Premier GR nord-américain… en Gaspésie
Le 2 octobre, branle-bas de combat à Cap Gaspé en Gaspésie: on inaugure le premier GR en Amérique du Nord. Les GR sont très connus en France: ce sont des sentiers de Grande Randonnée superbement balisés.
Le GR québécois relie le parc Forillon à Matapédia, en passant par les bords du fleuve Saint-Laurent et les monts Chic-Chocs. Il emprunte le Sentier international des Appalaches (SIA). J’ai marché plusieurs fois sur certains tronçons vraiment exceptionnels du SIA, notamment du mont Logan à Petit-Sault.
L’an passé, j’ai participé à la première édition de la Traversée de la Gaspésie à bottines avec quelque 200 marcheurs dans une ambiance aussi colorée dans les arbres que dans le groupe… Le trajet était en grande partie sur le SIA, y compris dans la magnifique portion qui traverse le parc Forillon. Quel souvenir !
J’ai une pensée émue pour toutes les « bottines » qui seront à Cap Gaspé demain vendredi pour clore la seconde édition de la TDLG à bottine et participer à l’inauguration du GR A1, en présence de représentants de la Fédération française de la randonnée pédestre.
Quelle belle initiative…
La Martinique gourmande, à Montréal jusqu’au 27 septembre
Le temps est au beau fixe en ce début d’automne. C’est comme si la Martinique (sans la mer) était rendue à Montréal !
Et bien presque… en tout cas pour quelques jours encore dans 36 restaurant et bars qui offrent un menu ou des cocktails aux accents très martiniquais… 
Le Bob Saint-Pierre, au rhum Saint-James, Bénédictine, ananas, citron et sirop de canne, est le cocktail officiel de cette huitième édition.
Sur la terrasse arrière de Chez Sophie, sympathique nouveau resto de Griffintown, ce midi, j’ai dégusté par exemple des accras dignement revisités: pavé de morue grillée, agrémentée d’une délicate sauce au concombre et curry.
La liste des établissements participants est sur http://www.martiniquegourmande.ca
Vachement gourmand, vachement bon !
Toute une belle boutique-épicerie fine que celle-ci, au nom de Vachement gourmand !, ouverte place de la Commune à l’île des Sœurs (Montréal). Sandwichs originaux, pâtisseries exceptionnelles, sans compter des salades, des fromages du Québec, des chocolats de Christian Morel et toutes sortes de produits fins du Québec et d’ailleurs. A découvrir, à deux pas du pont Champlain pour ceux qui s’en vont en Estrie le week-end ou font du vélo le long du fleuve…
Elle a été ouverte par Bruno Méril, un Breton qui a échoué à la tête d’un restaurant au Luxembourg avec sa compagne Carine Billon-Piriat. Quinze ans plus tard, ils débarquent au Québec. Lui est sommelier de métier, meilleur ouvrier de France, elle fille d’un chef étoilé Michelin. Virginia Enea (qui a travaillé au Toqué, au Saint-James et avec Christian Faure) conçoit de divines pâtisseries.
Le lieu est ouvert depuis mai mais son inauguration officielle aura lieu ce samedi 12 septembre. Cette semaine, j’ai pu goûter à certains de leurs produits:
- les huiles d’olive et vinaigres de Modène distribués par Acema.

- les chips espagnoles Finca La Nava: bios, à l’huile d’olive, pas trop salées.
- des bières de microbrasseries québécoises et ontariennes, distribuées par Transbroue: j’y ai appris que les bières Glutenberg, sans gluten, brassées dans Hochelaga, font désormais le tour du monde. J’ai notamment goûté une Nuit d’automne à 10% d’alcool !
- des sandwichs orignaux aux noms évocateurs: Vachement saumon, sur pain à l’ancre de seiche; Vachement homard qui réinterprète la guédille, avec homard, crevettes, pamplemousse, mayo wasabi; Vachement parisien, le jambon-beurre revisité, avec beurre à la fleur de sel, fait maison…

- des desserts épatants, dont une tarte au citron déconstruite et savoureuse !
Avec un environnement de grandes entreprises et de résidents, le comptoir de prêt-à-manger-épicerie se double d’une terrasse et s’ouvre aux 5 à 7, lunchs d’affaires, réceptions en tout genre, ateliers d’accords mets-vins…
Une des bonnes – nouvelles – adresses de Montréal !
http://www.vachement gourmand.ca
Entrevue à Ici Radio Canada…
Demain… SAMEDI 13 JUIN 2015, je suis invitée à l’émission de ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE « Samedi et rien d’autre », animée par Joel Lebigot !
L’entrevue à propos de mon livre Les Inuits résistants! sera diffusée de 10h15 à 10h35. J’y serai en duo avec Lisa Koperqualuk de la Fédération des coopératives du Nouveau Québec (FCNQ) qui parlera du livre The Right To Be Cold de Sheila Watt-Cloutier, grande dame inuite.
L’émission peut être écoutée en différé sur http://ici.radio-canada.ca/emissions/samedi_dimanche/2014-2015/index.asp
Les Inuits résistants !
Mon livre sort en France ce 12 mars. France Culture en a fait mention en toute fin d’émission il y a deux jours. Suivez ce lien…
http://www.franceculture.fr/emission-tout-un-monde-nous-sommes-tous-des-surui-d-amazonie-2015-03-10
Le lodge El Silencio du Costa Rica, nouveau Relais & Châteaux
- Le marché est dans la serre
J’ai de la chance, ayant passé mes derniers jours de voyage au Costa Rica en novembre dernier dans ce qui allait devenir un nouveau Relais & Châteaux. L’El Silencio figure en effet au rang des 12 nouveaux promus de cette association prestigieuse d’auberges de charme et de tables remarquables à travers le monde.
Niché au cœur de la forêt tropicale et des montagnes du centre du Costa Rica, l’El Silencio est un écolodge de luxe qui fait de l’environnement sa priorité. À seulement 90 minutes de l’aéroport international de San José, il trône à 1.500 mètres d’altitude au milieu de la jungle, comme son joli spa, avec terrasse de yoga ouverte… Les suites-maisons, où dominent les matériaux naturels, sont décorées avec beaucoup de goût et invitent au repos !
J’ai eu aussi la chance de rencontrer le jeune chef du lodge, Andres Melendez, de faire le tour de sa serre biologique et de suivre un petit cours de cuisine en sa compagnie. « Le Costa Rica a toujours été un pont, me dira-t-il, entre Amérique du Nord et Amérique du Sud ». Des Indiens, cette cuisine a retenu entre autres le mais et le cacao qui servait de monnaie d’échange… Des Européens, surtout espagnols, sont arrivés le pain, le riz, la vache et tous ses sous-produits laitiers; des Caraïbes, les épices, le poivre, les haricots, le lait de coco, la banane plantain…. Et même les Indiens d’Inde et les Chinois, venus au Costa Rica aux 18ème et 19ème siècles y ont laissé le curry et le gingembre !
Chaque jour, avec son panier, et parfois avec des clients qui prennent avec lui un cours de cuisine, il fait le tour du jardin. A la serre, on cueille des feuilles de salade, des fines herbes, des oignons verts, des radis, du céleri, des fleurs de courgettes; dehors, des mûres pour les vinaigrettes ou desserts, des fruits dans les arbres… De grands bassins d’élevage abritent aussi des milliers de truites arc-en-ciel qui attendent leur tour pour un frais carpaccio, un tartare ou une grillade. A la basse-cour, les poules se laissent caresser comme des lapins. Elles ne finiront pas dans l’assiette, seulement leurs œufs !
« De la terre à la table » est la devise du chef cuisinier dont j’ai goûté deux jours de temps des plats très raffinés, tant en présentation qu’en goût : un carpaccio de truite sur lit de concombre et un tilapia monté sur une purée de courge ont figuré parmi mes préférés.
http://www.relaischateaux.com/elsilencio
http://www.visitcostarica.
Le grand tour de la Suisse en train
A partir de mi-février, on pourra faire le tour de la Suisse en train grâce à une carte-voyage revisitée : le Swiss Travel Pass. Vendue au Canada via http://www.raileurope.ca , elle permettra des voyages illimités pour 3 jours à un mois sur tout le réseau ferroviaire suisse, dont certains tronçons légendaires. Une carte familiale est offerte et le pass ouvre gratuitement les portes de 480 musées suisses.
Le train est un formidable moyen de visiter la Suisse. Les lignes sont nombreuses, les horaires aussi. La ponctualité est de mise, le confort aussi et les panoramas sont incroyables… On peut évidemment s’arrêter à la demande, réserver ses hôtels en même temps que les billets et profiter de nombreux attraits en train, à pied, en gondoles sur les montagnes…
Parmi les circuits offerts : le Bernina Express, le Glacier Express, la montée spectaculaire en train au Jungfraujoch, sommet de l’Europe; le train du fromage (jusqu’à fin avril)…
La pensée du jour
Quand nous étions enfants, nos parents nous disaient d' »aller jouer dehors voir le jour et rencontrer notre futur ». Quand on rentrait, il fallait expliquer d’où le vent soufflait et, si nous n’avions pas la bonne réponse, on nous renvoyait à l’extérieur.
Zacharias Kunuk, inuit, cinéaste, rencontré à Igloolik au Nunavut
Au pays du Mycryo et des dattes Medjool
J’ai reçu juste avant Noël un cadeau inusité. Dans le paquet bien isolé, il y avait un carré de côtelettes d’agneau, une botte d’estragon, du beurre, une boîte de dattes Medjool et du beurre de cacao Mycryo.
Le tout provenait de La Guilde culinaire, sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal, un endroit que j’affectionne tout particulièrement pour sa boutique et ses ateliers culinaires.
Le beurre de Mycryo, je connais et l’utilise depuis plusieurs années en cuisine. Il sent le cacao mais pas en bouche. Surprenant. Ce produit végétal naturel, anti-calorique, résistant aux cuissons à haute température, sans gluten et à effet neutre sur le taux de cholestérol est une manne en cuisine. Il enrobe viande, poisson, légumes pour en garder les sucs. Je l’adore !
Les dattes, je les aime en plein air mais en cuisine, j’ai plus de mal, même si le chef Jonathan Garnier nous avait déjà concocté à la Guilde culinaire l’an passé un lunch mémorable où la datte Medjool de Natural Delights était reine.
Les côtelettes d’agneau au beurre de dattes que j’ai préparées avec le dit-paquet cadeau furent proprement divines et j’ai hâte de refaire cette recette facile à exécuter. Pour le beurre de dattes, on broie au robot (ou à la main) 150 g de beurre, 75 g de dattes et un quart de botte d’estragon frais. On sale et on poivre avant de mettre au frigo.
Pour le carré de côtelettes: après les avoir séparées, saupoudrez-les de beurre de Mycryo, puis faites-les griller à la poêle. On y ajoute ensuite quelques cuillerées de beurre de dattes avant de servir.
Résultat: je me répète: divin !
Ma prochaine recette sera un velouté de carottes aux dattes…
http://www.laguildeculinaire.com
En canot à glace sur le Saint-Laurent
Des courses de canot à glace, il y en a plusieurs au Québec, notamment dans la capitale québécoise et dans la région de Charlevoix, mais regarder du bord de l’eau des athlètes s’escrimer à tirer et pousser leur long canot de fibre de verre sur les blocs de glace tourmentés du fleuve Saint-Laurent ou jouer de l’aviron dans les eaux libres ne me suffit pas ! Il y a longtemps que je voulais tenter l’expérience mais l’activité n’était pas ouverte au grand public… Cet hiver, une entreprise de Québec (Relèvénement) propose une initiation au canot à glace, une expérience vraiment originale pour qui aime se dépenser un peu.
Rendez-vous est pris à l’Anse Brown, sur le boulevard Champlain, à Québec. Juste avant un long quai du port de Québec, l’anse est une belle place pour mettre à l’eau le canot à glace, à moment de l’étal. Dûment équipés de vêtements ajustés et pas trop chauds, des bas et bottes de néoprène bloquées au Ducktape, des crampons, des protections pour les tibias et genoux, plus une veste de sauvetage, nous filons tirer à cinq le long canot sur la neige, puis sur la surface gelée du bord de fleuve. Non sans les consignes de sécurité et de travail en équipe.
En canot à glace, le capitaine est à l’arrière avec sa rame et les moussaillons tournés vers l’arrière, assis en position de manier l’aviron quand on aborde les zones d’eau. Le reste du temps, la position est d’être penché en avant, agrippé au bord du canot et à une barre transversale, un genou et une jambe à l’intérieur du canot et l’autre à l’extérieur, prête à trottiner sur la glace avec ses crampons, voire à faire le même mouvement dans l’eau… Le tout en rythme, si possible !
C’est parti pour un tour dans et sur le fleuve, les premiers embarquant avant de toucher l’eau pour ramer pendant que les deux autres trottinent à l’arrière pour pousser le canot à l’eau. A l’inverse, dès qu’une zone de glace est à traverser, les premiers se mettent en position de trottinette, voire sortent du canot pour le tirer, pendant que les deux autres rament encore avant d’atteindre la zone glacée.
Le tout est assez cardio et réclame une certaine agilité pour passer d’une position à l’autre, sur ordre du capitaine. La partie aviron n’est pas de tout repos mais réclame évidemment moins de tête que de muscles ! En une heure ou deux, on a de quoi en avoir à raconter: sur le passage d’un gros bateau qui arrive au loin et va s’accoster au quai du port, nous obligeant à un arrêt intempestif tout en nous donnant l’occasion de belles photos; deux fois, je me coincerai l’aviron sur le ventre, n’ayant pas bien utilisé le pic à glace au bout de l’aviron; une fois, je raterai ma cible de support dans le canot et me retrouverai assise sur un bloc de glace, à l’extérieur… Le métier rentre, avec un peu d’adrénaline et beaucoup de bonne humeur !














Grouille pour pas qu'ça rouille