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L’amiante sera interdit au Canada d’ici à 2018

Le pays fut l’un des plus gros producteurs d’amiante au monde et même le leader du secteur après la seconde guerre mondiale.

Article publié sur le monde.fr le 16 décembre 2016

Le gouvernement canadien a annoncé, jeudi 15 décembre, qu’il interdira l’amiante et l’importation de produits qui en contiennent d’ici à 2018, sans toutefois empêcherpour l’instant l’exploitation de résidus miniers. « Des preuves irréfutables nous ont amenés à prendre des mesures concrètes pour interdire l’amiante », a déclaré la ministre des sciences, Kirsty Duncan.

Le premier ministre, Justin Trudeau, en avait fait l’une de ses promesses électorales en 2015. Son gouvernement va préparer de nouveaux règlements qui interdiront la production, l’utilisation et l’importation ou l’exportation d’amiante, après consultation en 2017. De nouvelles mesures de protection seront édictées pour les travailleurs et les codes du BTP seront modifiés. Ottawa a toutefois laissé la porte ouverte, pour des raisons économiques, à la revalorisation des résidus d’amiante, dont on pourrait notamment extraire du magnésium, dans les villesproches d’anciennes mines, comme Asbestos et Thetford Mines, au Québec.

2 300 malades chaque année

L’annonce a été faite au centre de cancérologie d’un hôpital d’Ottawa, en présence de quatre ministres du gouvernement fédéral. La ministre de la santé, Jane Philpott, a déclaré que les ravages de l’amiante seraient ressentis encore pour plusieurs années au Canada à cause de nouveaux diagnostics liés à une exposition antérieure. « Respirer des fibres d’amiante, a-t-elle ajouté, peut causer de graves problèmes de santé, dont le cancer du poumon. L’exposition peut aussi engendrer le mésothéliome, un cancer rare et agressif. » Selon la Société canadienne du cancer, près de 2 300 cas de maladies liées à l’amiante sont décelés chaque année au niveau national.

Ottawa compte aussi revoir sa position en vue de la prochaine rencontre des signataires de la Convention de Rotterdam, traité qui régit le commerce international de produits dangereux, pour rejoindre les 156 pays qui considèrent l’amiante comme faisant partie de cette liste. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) condamne ce produit depuis trente ans, a rappelé la ministre de l’environnement, Catherine McKenna.

Le Canada fut l’un des plus gros producteurs d’amiante au monde et même le leader du secteur après la seconde guerre mondiale. Il a gardé des mines en activité jusqu’en 2011, rechignant à reconnaître les menaces posées par cette fibre minérale. Après la fermeture de la dernière mine en activité, à Asbestos, au Québec, le pays a continué à importer des produits contenant de l’amiante, notamment des plaquettes de frein automobiles et des tuyaux utilisés dans le BTP.

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Le Canada adopte un accord a minima pour réduire les émissions de gaz à effet de serre

**Le texte prévoit la mise en place d’une taxe carbone progressive à partir de 2018. Deux provinces, le Saskatchewan et le Manitoba, ont refusé de le signer.

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a dévoilé, vendredi 9 décembre, un plan national de lutte contre le changement climatique qualifié certes d’«ambitieux», mais à l’issue incertaine au vu des récentes décisions en faveur d’oléoducs controversés qui accéléreront la production du pétrole issu des sables bitumineux.

« Le Canada ne peut pas se permettre de vaciller » dans la lutte contre le changement climatique et « doit faire sa part », même si ses émissions de gaz à effet de serre pèsent moins de 2 % du total mondial, a déclaré M. Trudeau lors d’une réunion avec les premiers ministres des provinces et des territoires qui était destinée à entériner une nouvelle stratégie nationale.

Ils se sont entendus sur les moyens qui doivent permettre d’atteindre des cibles absolues de réduction des gaz à effet de serre mais le Manitoba et le Saskatchewan ont refusé de signer l’accord, s’opposant à la mise en place d’une taxe carbone.

Devenir « un leader mondial en matière d’énergie propre »

Pour réduire les émissions de 30 % d’ici à 2030 par rapport à leur niveau de 2005 – c’est l’engagement pris par Ottawa lors de l’accord de Paris en décembre 2015 –, le Canada devra les diminuer de 742 à 523 mégatonnes.

L’effort des provinces, allié à des réductions de méthane du secteur énergétique ainsi que des hydrofluorocarbures – ces gaz dont l’effet de serre est 14 000 fois plus puissant que le CO2 sont principalement utilisés comme réfrigérants, dans les climatiseurs et les réfrigérateurs – permettrait d’éliminer 89 mégatonnes.

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Blogue Ulysse : Je grouille à la pêche

Article paru sur mon blogue Grouille pour pas qu’ça rouille le 10 juin 2016

A moins de jouer de la mouche les deux pieds et même la moitié du corps immergé dans une rivière, la pêche n’est pas à proprement parler une activité de plein air très « grouillante ». Mais comme le mois de juin est bon pour titiller le poisson et que les jours sont les plus longs de l’année, pourquoi ne pas essayer le « prêt-à-pêcher » offert dans plusieurs réserves fauniques gérées par la SEPAQ ? On est dehors, il fait beau et il y a toujours de belles randonnées à faire à pied ou en vélo aux alentours.

Direction : la réserve faunique Papineau-Labelle, à cheval sur l’Outaouais et les Laurentides. Rendez-vous au poste d’accueil Mulet pour récupérer permis de pêche, droits d’accès à la pêche, cannes à pêche, coffres à pêche, leurres à pêche… Le forfait « prêt-à-pêcher » donne aussi droit à un beau chalet en bois rond au lac Kennedy, en plein cœur de la réserve.

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Au Canada, une société veut capturer le CO2 pour en faire du combustible

Article publié le 27 avril 2016 dans le monde.fr

L’air semble si pur sur la route côtière, sinueuse, qui mène de North-Vancouver à Whistler, en Colombie-Britannique. A mi-chemin, le village de Squamish est niché au fond d’une large baie, encadrée de sommets enneigés. Passé le yacht-club, un chemin se faufile entre le terrain d’une compagnie forestière et le terminal portuaire. Carbon Engineering a posé ses pénates juste avant la plage : le hangar et les quelques installations extérieures de son unité pilote réussissent déjà, après moins d’un an, à retirer de l’air ambiant 1 tonne de CO2 par jour, l’équivalent d’un vol Paris-New York aller-retour pour un passager.

Plus de 90 millions de tonnes de CO2 sont émises chaque jour dans le monde. La petite société de Calgary (Alberta), dont le projet a été financé – entre autres – par Bill Gates, figure parmi les onze finalistes du prix Virgin Earth, récompensant les meilleures solutions d’élimination des gaz à effet de serre. Elle a de grandes ambitions : « aspirer » directement de l’atmosphère, d’ici à 2020, 1 million de tonnes de CO2 par an et le recycler pour produire 400 millions de litres de carburant synthétique, principalement pour le transport lourd (avions, camions, camionnettes…) avec de bons revenus à la clé, incluant la vente de crédits carbone.

« La machine du progrès est en marche »

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À Lac La Biche, l’attente des sinistrés de Fort McMurray, au Canada

Article publié sur le monde.fr le 8 mai 2016

Sur la route menant d’Edmonton à Fort McMurray (Alberta), dont les 80 000 habitants ont été évacués mardi 3 mai pour cause d’incendie de forêt, la nature se réveille, les arbres verdissent, les grands champs de céréales s’assèchent, les oiseaux migrateurs filent vers le nord. Le contraste est frappant avec l’horreur vécue 430 kilomètres plus loin, au cœur des champs de l’industrie des sables bitumineux dont Fort McMurray est la capitale. Au moins 1 600 maisons ont été détruites par le feu, qui a déjà brûlé plus de 200 000 hectares de forêt.

La radio annonce l’évacuation du site pétrolier de Syncrude. Peu après, trois autobus pleins, identifiés à son nom, passent en direction sud sur l’autoroute 63, qui traverse Fort McMurray. Suivront plusieurs pick-up ou voitures couverts de cendres. Ils sont les premiers à avoir, samedi 7 mai, après l’enfer de mardi, vécu le cauchemar de retraverser leur ville dans une épaisse fumée, quittant leurs abris depuis l’exode : les camps au nord de la localité que l’industrie pétrolière a mis à leur disposition. En fin de journée, les autorités annonçaient que la plupart des 17 000 « évacués du nord » se trouvaient désormais au sud de Fort McMurray, voire à Edmonton, ou à Vancouver, en Colombie-Britannique voisine, après l’organisation de convois routiers et de ponts aériens.

« Je n’ai pas dormi pendant trois jours »

Hébergés dans le centre, les évacués attendent de savoir si et quand ils pourront retourner chez eux.

Hébergés dans le centre, les évacués attendent de savoir si et quand ils pourront retourner chez eux. JASON FRANSON POUR LE MONDE

A 240 kilomètres de Fort McMurray, à l’intersection de l’autoroute 63 et de la route de Lac La Biche, où se sont réfugiés de nombreux sinistrés, deux ouvriers de Carillion, l’entreprise chargée de l’entretien de l’autoroute, jouent les agents d’information. « La barricade de la police est à 20 kilomètres de Fort McMurray », explique Rob Rulens à ceux qui montent vers le nord. On ne passe pas. Aux sinistrés, il donne de l’eau et leur montre la route pour rejoindre le Bold Center, à Lac La Biche.

La petite ville, à 50 kilomètres de là, surplombe un lac majestueux. Paradis des pêcheurs, campeurs et golfeurs, elle a accueilli 4 400 personnes en quatre jours au Bold Center. Le parking du grand centre de loisirs est plein. Dehors, un air de fête de village : il fait chaud, les barbecues fument et les tables de pique-nique sont bien occupées, mais les mines sont basses. Femme de ménage à l’hôpital de Fort McMurray, Antoinette-Juliette Smith a quitté précipitamment la ville, encore en uniforme, une fois les patients évacués mardi. Après une nuit dans un camp avec son mari, Rodney Naude, travailleur pour Suncor, elle a pu s’habiller de pied en cap à Anzac, grâce à des dons. « Je n’ai pas dormi pendant trois jours », dit-elle. Le lit de camp du Bold Center fut providentiel, même si le couple, d’origine sud-africaine, aimerait qu’on lui trouve une chambre. Et surtout qu’on leur ramène leur chien, resté à la maison, en attendant de pouvoir y retourner eux-mêmes.

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Au Canada, l’exode par terre et par air pour fuir l’incendie à Fort McMurray

Article paru dans le monde.fr le 7 mai 2016

L’incendie de forêt qui a forcé l’évacuation de 80 000 habitants de la région de Fort McMurray, en Alberta, a encore progressé vendredi 6 mai. Pendant que les pompiers luttaient contre le gigantesque brasier pour protéger les zones d’habitations et les infrastructures stratégiques, les autorités ont déclenché vendredi matin une vaste opération, routière et aérienne, pour évacuer vers le sud de Fort McMurray, Calgary et Edmonton tous ceux qui s’étaient réfugiés dans des camps de l’industrie pétrolière et gazière au nord de la capitale de l’or noir, après l’ordre général d’évacuation donné mardi.

Sur 25 000 sinistrés ayant pris cette direction, 7 000 ont quitté les camps par un pont aérien tandis que les autres attendaient l’autorisation de reprendre la route, a précisé vendredi la première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, notant que la population réagissait avec calme, comme lors de la première évacuation. L’autorisation est venue à 7 heures du matin, déclenchant un embouteillage continu sur l’autoroute 63, artère principale de circulation pour accéder au nord comme au sud de Fort McMurray.

Toute la journée, un long convoi de voitures et de camionnettes, avançant à pas de tortue sous une chaleur écrasante, occupait deux voies de l’autoroute. Escortés par des policiers, survolés par des hélicoptères militaires assurant la surveillance aérienne, leurs occupants ont dû traverser la ville dévastée avant de poursuivre vers le sud. L’exode pourrait durer quatre jours, a averti le responsable albertain de la prévention des incendies, Chad Morrison, alors que le premier ministre canadien, Justin Trudeau, promettait de se rendre dans la région sans préciser de date.

Lire aussi :   Fort McMurray, une région pétrolière en crise frappée par les flammes

« La ville n’est pas près d’être sécurisée »

A Lac La Biche, première agglomération à 291 kilomètres au sud de Fort McMurray, on se préparait vendredi, avec l’aide de la Croix-Rouge et de bénévoles, à accueillir de nouveaux habitants de la ville sinistrée. « Trois mille sept cents se sont déjà arrêtés ici depuis mardi pour profiter des services de secours mis en place, manger, dormir, se vêtir, précise Jihad Moghrabi, responsable des communications de Lac La Biche County, qui compte 29 000 habitants. Nous sommes prêts à fournir à ceux arrivant du Nord l’aide matérielle mais aussi le réconfort dont ils ont besoin. Ils ont vécu une expérience traumatisante, mais ceux que nous avons vus sont dans un bon état d’esprit. » Nombreux seront sans doute ceux qui poursuivront leur route – plus sereinement qu’au Nord – pour rejoindre familles ou amis, voire un autre centre de secours à Edmonton ou à Calgary.

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Au Canada, un incendie de forêt transforme Fort McMurray en ville fantôme

Article publié dans Le Monde.fr le 5 mai 2016

Déjà 10 000 hectares brûlés et près de 90 000 personnes évacuées. La région de Fort McMurray, dans le nord de l’Alberta (Canada), où un violent incendie de forêt fait rage depuis le 1er mai, était toujours en situation de crise mercredi 4 mai au soir. L’Alberta a décrété l’état d’urgence, vingt-quatre heures après l’évacuation de la ville, et les autorités se préparaient au pire, que le feu encore hors de contrôle en ravage une bonne partie. L’industrie pétrolière et gazière, qui a donné naissance à cette cité et dont les installations ne sont pas touchées par l’incendie, a mis à la disposition des évacués plusieurs camps de travailleurs.

Vidée de ses habitants, tous sains et saufs, la capitale des sables bitumineux n’était plus que l’ombre d’elle-même mercredi, avec une épaisse fumée dans l’air et plusieurs quartiers dévastés. Si le centre de la ville est épargné, seize cents maisons ont été détruites dans trois quartiers du Sud : Waterways, Beacon Hill et Abasand.

La journée de mardi a été éprouvante pour la population. Des personnes isolées ont été évacuées par hélicoptère, et l’autoroute 63, artère principale pour quitter Fort McMurray par le nord ou le sud, connaissait un embouteillage monstre. Avec un mur de feu pour décor, de nombreux évacués ont abandonné leur véhicule faute d’avoir eu le temps de faire le plein. Près de 70 000 personnes ont quitté la ville par le sud et 17 000 par le nord. Quelque 20 000 habitants − dont une centaine de patients de l’hôpital local − ont pris la route ou l’avion pour Edmonton, capitale de la province.

Tandis que 250 pompiers luttaient d’arrache-pied mercredi contre le brasier, assistés par des avions-citernes et des hélicoptères, les secours s’organisaient. Bien que la cause de l’incendie reste inconnue, les responsables de la sécurité rappellent que les feux sont fréquents dans le nord-ouest du Canada, mais souvent plus tard dans la saison. La sécheresse et un temps très chaud ont contribué au déclenchement ou à la progression rapide de celui-ci.

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Les « voies ensoleillées » de Justin Trudeau

Article publié sur LE MONDE le 1er avril 2016 • Texte écrit avec Nicolas Bourcier 

Au coin du ring, vêtu de rouge, 81 kg, « Justin Truuuuudeauuu ! », hurle le speaker. Applaudissements nourris dans la salle. Le jeune député sautille, mouline du poing. Casque encollé sur la tête, tatouage à l’épaule, ses bras fins et musculeux brassent l’air sans relâche. Le regard est droit, figé, encadré d’un léger sourire, narquois diront les mauvaises langues, déterminé surtout. En face, vêtu de bleu, le très athlétique et conservateur Patrick Brazeau. Nouveaux applaudissements.

Présentations terminées, le match de boxe pour une collecte de fonds caritatifs peut commencer. Brazeau se rue sur son adversaire tête bêche, joue des poings et s’essouffle dès les premières secondes. Justin Trudeau virevolte, place ses banderilles. Feinte de corps, pas de danse, il a le swing léger, l’allonge efficace. Au troisième round, l’arbitre arrête le combat. Brazeau est laminé, le nez en sang.

Dans le public, la mère de Justin, Margaret Trudeau, ou « la belle Margot », comme elle était surnommée du temps où elle était la First Lady aux côtés du premier ministre Pierre Elliott Trudeau, est émue aux larmes.

Sur la chaîne anglophone Sun News, le commentateur lâche : « Justin est devenu un homme ! » Le public est debout. Ottawa n’avait jamais rien vu de tel. La politique est certes un sport de combat, mais, ce 31 mars  2012, un élu n’a pas seulement mis sa réputation en jeu, il a aussi déployé avec style la palette de ses talents. Le lendemain, Justin Trudeau annonce d’un ton calme qu’il ne boxera plus, désireux de se consacrer exclusivement à la politique.

Tout est là. « Pendant ces cinq minutes dans le ring, on apprend tout ce qu’il y a à savoir sur Trudeau, l’homme qui veut devenir premier ministre, alors qu’il cherche à obtenir la direction du moribond Parti libéral du Canada », écrira dans la foulée Althia Raj dans un petit ouvrage savoureux intitulé L’Aspirant (Editions Huffington Post, 2013).

Justin, rejeton de la figure flamboyante de l’histoire de la politique canadienne des années 1970 à 1980. Justin, l’héritier au physique de beau gosse, qui n’a jamais eu l’apparence d’un combattant traditionnel mais n’hésite pas à monter au front. Althia Raj ajoute : « Il est judicieux, calculateur, plus intelligent que vous ne le pensez. »

Fils prodige

Moins de quatre ans plus tard, on apprendra que son adversaire Patrick Brazeau a été mis en examen dans une sombre histoire de détournement de fonds et trafic de stupéfiants. Justin Trudeau, lui, est devenu à 43 ans premier ministre du Canada, le 4 novembre 2015.

La parabole est presque trop parfaite. Au terme d’une folle campagne, le fils prodige a remporté haut la main les élections générales. Il a su s’imposer dans un pays que l’on disait trop grand, trop compliqué à gérer pour ce jeune quadra qui n’a jamais présenté un seul projet de loi durant ses quatre ans passés au Parlement.

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Quelques bonnes adresses bruxelloises

cycliste

On dort dans un train ? Au Train Hostel, dans le quartier Schaerbeek, pas très loin de la gare du Nord : une auberge bien originale où l’on dort dans une couchette, une cabine ou une suite de vrai train…

Pour manger typiquement belge sans se ruiner: au T’Kelderke, 15, Grand Place

Pour découvrir un resto de quartier, près du Palais Royal, offrant notamment d’excellents chicons au gratin: Le Schievelavabo, 52, rue du Collège Saint-Michel.

Pour dormir sur ses deux oreilles au centre-ville: Ibis Centre Sainte-Catherine. Chambres petites mais très fonctionnelles; petit déjeuner-buffet pantagruélique; accueil hors-pair.

-On se déplace en vélo: le Villo! est le frérot du Vélib parisien, aussi facile d’utilisation et tellement libérateur. Idéal pour partir le nez au vent se balader dans Bruxelles et découvrir ses trésors cachés, petites rues, bords de canal, passages couverts… mais attention aux mollets , il y a du relief dans certains quartiers !

Retour sur images du Québec authentique (Mauricie-Lanaudière):2ème épisode

P1170541 - CopieRien de tel qu’une bonne journée de grisaille en cette fin d’automne au Québec pour se remémorer des souvenirs plus colorés. Comme ceux qui me restent si bien en mémoire d’une virée en octobre sur le site Atikamekw de Matakan dans la région de Lanaudière. Deuxième épisode…

Dormir sous un tipi

A peine débarqué de l’hydravion, on fait le tour du « propriétaire » en transportant nos bagages sous un grand tipi garni de branches de conifères odorantes. La presqu’île abritant le campement traditionnel n’est pas large, le vent souffle fort et il fait un froid de canard. On attendra longtemps en soirée un groupe de musiciens venu en bateau de Manawan, le village de la communauté Atikamekw. Trop de vent, les « Black Bear » arriveront juste avant notre départ le lendemain pour un joyeux concert !

De mai à octobre, le site de Matakan accueille des visiteurs en bordure du grand lac Kempf. Nous sommes à 220 kilomètres à vol d’oiseau de Montréal, au nord de la région de Lanaudière. Un autre monde pourtant qu’on découvre à petites doses au hasard de nos conversations avec Yann, vingt ans, qui sera notre guide, Norbert , notre chef-cuisinier, ou Nazaire le pêcheur.

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La pêche miraculeuse au lac Kempf

Le Québec authentique, c’est ici qu’il se vit, avec une frange de sa population trop souvent négligée… ou mythifiée ! Les Indiens d’aujourd’hui gardent leurs traditions bien vivantes mais ils sont aussi pleinement intégrés dans la vie moderne. A Matakan, à raison de 14 clients sur place à la fois, on a le temps de vraiment découvrir le lieu et les gens. Ces rencontres sont en effet le suc, la quintessence de tels séjours en nature, au milieu de nulle part.

Avec Yann, on est servi ! Dès l’arrivée, il nous reçoit autour d’un grand feu de bois extérieur, construit en forme de tortue, sorte d’emblème traditionnel, avec une carapace pour flotter et des pattes « comme des pagaies » pour avancer. Plus tard, il nous montrera comment les Atikamekw sculptent des dessins sur des morceaux d’écorce qui décoreront des objets artisanaux, dont de très jolis paniers.

Après un bon repas où le gibier est à l’honneur, le groupe embarque en soirée dans un canot rabaska. A nous les rames pour un petit tour sur l’eau et sous les étoiles ! Dans la nuit noire, Yann le conteur n’a pas son pareil pour envoûter les visiteurs.

C’est à la lampe frontale ensuite que les plus courageux prennent le chemin du grand tipi. Un feu brûle au centre mais la température ne dépasse pas zéro à l’intérieur de la tente. Pourtant, ce sera une nuit de rêve passée au fond d’un bon sac de couchage. L’œil ouvert de temps en temps perçoit les flammes mouvantes. Une bonne âme a maintenu le feu en activité toute la nuit !

Le lendemain, Yann nous conduit a à pied sur un petit sentier, s’arrêtant souvent pour nous parler des vertus médicinales ou autres des plantes et des arbres qui nous entourent. Par ici la gomme d’épinette servant autant de colle naturelle que de pansement sur les plaies quand on la mélange à de la graisse d’ours. Par là la belle mousse qui, séchée et bouillie, servait autrefois de couches pour les bébés ou d’éponge à vaisselle. Les racines d’épinettes se ramollissent et se coupent dans le sens de la longueur pour servir de corde pour le canot ou les paniers; le plantain s’applique bouilli sur les plaies, le pin rouge, le thé du Labrador ou le sorbier se distillent en tisane. La forêt est un vrai trésor dont on ne soupçonne pas le contenu !

Ce jour-là, nous irons aussi pêcher avec Nazaire, autre conteur… d’histoires de pêche ! Il a « planté » la veille deux filets dans une grande baie. Nous partons les relever en bateau. Ce sera la pêche miraculeuse : dorés, brochets, carpes. Quand il relève son filet, c’est le festival du gros poisson d’eau douce !DSCN4098 - Copie - Copie

En rentrant, arrêt requis au bord d’une falaise. Yann nous montre à même la roche des pétroglyphes attestant d’un présence humaine depuis au moins 3.000 ans. Second arrêt à la belle petite île de l’Amour. Elle est réservée aux couples en voyages de noce, avec guide, bateau et évidemment conjoint exclusif ! Comme chambre nuptiale, le tipi sur plateforme est magnifique et on y promet du luxe avec déco traditionnelle de qualité! En plus d’une offre de mariage à la mode Atikamekw, par le chef de la communauté et, si l’on veut, en costumes traditionnels fabriqués sur mesure.

L'île de l'Amour

L’île de l’Amour

 

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