Un petit tour au parc du mont-Tremblant
Par une magnifique journée hivernale, bien froide, je suis allée re-découvrir la piste de ski de fond Le Malard dont une portion a été réouverte cette année, à la demande générale…
Ce n’est pas le genre de piste qui me fait frémir de plaisir: un peu trop large, un peu trop prévisible, pas assez… hors-piste à mon goût.
Mais, la longueur de la balade en a fait un très bon exercice et la longue descente finale de La Malard en fin de parcours m’a tout de même bien plu.
On débute du beau Centre de découverte au lac Monroe par une portion plutôt plate en bordure du petit lac Monroe, puis jusqu’au refuge Le Ravage. Ensuite commence une longue montée sur La Ouache en forêt et qui n’offre guère d’intérêt jusqu’à atteindre u peu de hauteur. Là, quand les arbres sont chargés de neige, surtout aux alentours du refuge La Ouache, la forêt est bien jolie et les montagnes bien visibles autour. Passé le refuge, la grimpette est presque finie et on se laisse aller dans la pente sans trop d’inquiétude vu la largeur de la piste damée. On avale alors les kilomètres pour rejoindre l’intersection avec une piste verte qui ramène vers le lac Monroe, avec 19 kilomètres au compteur.
Les plus : le refuge La Ouache pour le lunch; la descente qui suit; le coup d’oeil sur les chalets EXP si l’on n’y dort pas; le superbe centre de découverte.
Les moins : le manque de variation dans la piste; le manque de points-de-vue.
La Cuvée : nouveau bar à vins à Montréal
Tout près de la station de métro Berri, à Montréal (avec aussi stationnement gratuit), on descend quelques marches pour se retrouver dans l’ambiance chaleureuse de La Cuvée, le nouveau bistro-bar à vins ouvert par l’Auberge Le Pomerol. On ne s’attend pas à moins d’une membre de la bannière Hôtellerie champêtre qui en compte très peu en milieu urbain au Québec. Les propositions du chef Jonathan Knafo, côté bistro, sont d’un très bon rapport qualité-prix, surtout pour les midis, avec de sérieux accents de cuisine française. Le tartare et frites à 10 dollars, qui dit mieux ? Pour le bar à vins, on fait confiance au sommelier Maxim Laliberté pour des choix éclairés et on attend du proprio argentin (celui du resto Atame) quelques belles découvertes de son pays d’origine. J’en ai profité pour visiter quelques-unes des 27 chambres du Pomerol: plutôt petites mais bien douillettes dans un décor raffiné. Les paniers-déjeuners pour démarrer la journée sans se presser dans sa chambre ont la côte, ici comme dans plusieurs autres établissements de Montréal et Québec.
La pensée du jour
« La terre vous enseignait sans cesse qu’il faut accepter ce que l’on ne peut empêcher ».
Dans Petite musique de chambre sur le mont Kenya: Vivienne de Watteville
Le lodge El Silencio du Costa Rica, nouveau Relais & Châteaux
- Le marché est dans la serre
J’ai de la chance, ayant passé mes derniers jours de voyage au Costa Rica en novembre dernier dans ce qui allait devenir un nouveau Relais & Châteaux. L’El Silencio figure en effet au rang des 12 nouveaux promus de cette association prestigieuse d’auberges de charme et de tables remarquables à travers le monde.
Niché au cœur de la forêt tropicale et des montagnes du centre du Costa Rica, l’El Silencio est un écolodge de luxe qui fait de l’environnement sa priorité. À seulement 90 minutes de l’aéroport international de San José, il trône à 1.500 mètres d’altitude au milieu de la jungle, comme son joli spa, avec terrasse de yoga ouverte… Les suites-maisons, où dominent les matériaux naturels, sont décorées avec beaucoup de goût et invitent au repos !
J’ai eu aussi la chance de rencontrer le jeune chef du lodge, Andres Melendez, de faire le tour de sa serre biologique et de suivre un petit cours de cuisine en sa compagnie. « Le Costa Rica a toujours été un pont, me dira-t-il, entre Amérique du Nord et Amérique du Sud ». Des Indiens, cette cuisine a retenu entre autres le mais et le cacao qui servait de monnaie d’échange… Des Européens, surtout espagnols, sont arrivés le pain, le riz, la vache et tous ses sous-produits laitiers; des Caraïbes, les épices, le poivre, les haricots, le lait de coco, la banane plantain…. Et même les Indiens d’Inde et les Chinois, venus au Costa Rica aux 18ème et 19ème siècles y ont laissé le curry et le gingembre !
Chaque jour, avec son panier, et parfois avec des clients qui prennent avec lui un cours de cuisine, il fait le tour du jardin. A la serre, on cueille des feuilles de salade, des fines herbes, des oignons verts, des radis, du céleri, des fleurs de courgettes; dehors, des mûres pour les vinaigrettes ou desserts, des fruits dans les arbres… De grands bassins d’élevage abritent aussi des milliers de truites arc-en-ciel qui attendent leur tour pour un frais carpaccio, un tartare ou une grillade. A la basse-cour, les poules se laissent caresser comme des lapins. Elles ne finiront pas dans l’assiette, seulement leurs œufs !
« De la terre à la table » est la devise du chef cuisinier dont j’ai goûté deux jours de temps des plats très raffinés, tant en présentation qu’en goût : un carpaccio de truite sur lit de concombre et un tilapia monté sur une purée de courge ont figuré parmi mes préférés.
http://www.relaischateaux.com/elsilencio
http://www.visitcostarica.
Le grand tour de la Suisse en train
A partir de mi-février, on pourra faire le tour de la Suisse en train grâce à une carte-voyage revisitée : le Swiss Travel Pass. Vendue au Canada via http://www.raileurope.ca , elle permettra des voyages illimités pour 3 jours à un mois sur tout le réseau ferroviaire suisse, dont certains tronçons légendaires. Une carte familiale est offerte et le pass ouvre gratuitement les portes de 480 musées suisses.
Le train est un formidable moyen de visiter la Suisse. Les lignes sont nombreuses, les horaires aussi. La ponctualité est de mise, le confort aussi et les panoramas sont incroyables… On peut évidemment s’arrêter à la demande, réserver ses hôtels en même temps que les billets et profiter de nombreux attraits en train, à pied, en gondoles sur les montagnes…
Parmi les circuits offerts : le Bernina Express, le Glacier Express, la montée spectaculaire en train au Jungfraujoch, sommet de l’Europe; le train du fromage (jusqu’à fin avril)…
La pensée du jour
Quand nous étions enfants, nos parents nous disaient d' »aller jouer dehors voir le jour et rencontrer notre futur ». Quand on rentrait, il fallait expliquer d’où le vent soufflait et, si nous n’avions pas la bonne réponse, on nous renvoyait à l’extérieur.
Zacharias Kunuk, inuit, cinéaste, rencontré à Igloolik au Nunavut
Au pays du Mycryo et des dattes Medjool
J’ai reçu juste avant Noël un cadeau inusité. Dans le paquet bien isolé, il y avait un carré de côtelettes d’agneau, une botte d’estragon, du beurre, une boîte de dattes Medjool et du beurre de cacao Mycryo.
Le tout provenait de La Guilde culinaire, sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal, un endroit que j’affectionne tout particulièrement pour sa boutique et ses ateliers culinaires.
Le beurre de Mycryo, je connais et l’utilise depuis plusieurs années en cuisine. Il sent le cacao mais pas en bouche. Surprenant. Ce produit végétal naturel, anti-calorique, résistant aux cuissons à haute température, sans gluten et à effet neutre sur le taux de cholestérol est une manne en cuisine. Il enrobe viande, poisson, légumes pour en garder les sucs. Je l’adore !
Les dattes, je les aime en plein air mais en cuisine, j’ai plus de mal, même si le chef Jonathan Garnier nous avait déjà concocté à la Guilde culinaire l’an passé un lunch mémorable où la datte Medjool de Natural Delights était reine.
Les côtelettes d’agneau au beurre de dattes que j’ai préparées avec le dit-paquet cadeau furent proprement divines et j’ai hâte de refaire cette recette facile à exécuter. Pour le beurre de dattes, on broie au robot (ou à la main) 150 g de beurre, 75 g de dattes et un quart de botte d’estragon frais. On sale et on poivre avant de mettre au frigo.
Pour le carré de côtelettes: après les avoir séparées, saupoudrez-les de beurre de Mycryo, puis faites-les griller à la poêle. On y ajoute ensuite quelques cuillerées de beurre de dattes avant de servir.
Résultat: je me répète: divin !
Ma prochaine recette sera un velouté de carottes aux dattes…
http://www.laguildeculinaire.com
En canot à glace sur le Saint-Laurent
Des courses de canot à glace, il y en a plusieurs au Québec, notamment dans la capitale québécoise et dans la région de Charlevoix, mais regarder du bord de l’eau des athlètes s’escrimer à tirer et pousser leur long canot de fibre de verre sur les blocs de glace tourmentés du fleuve Saint-Laurent ou jouer de l’aviron dans les eaux libres ne me suffit pas ! Il y a longtemps que je voulais tenter l’expérience mais l’activité n’était pas ouverte au grand public… Cet hiver, une entreprise de Québec (Relèvénement) propose une initiation au canot à glace, une expérience vraiment originale pour qui aime se dépenser un peu.
Rendez-vous est pris à l’Anse Brown, sur le boulevard Champlain, à Québec. Juste avant un long quai du port de Québec, l’anse est une belle place pour mettre à l’eau le canot à glace, à moment de l’étal. Dûment équipés de vêtements ajustés et pas trop chauds, des bas et bottes de néoprène bloquées au Ducktape, des crampons, des protections pour les tibias et genoux, plus une veste de sauvetage, nous filons tirer à cinq le long canot sur la neige, puis sur la surface gelée du bord de fleuve. Non sans les consignes de sécurité et de travail en équipe.
En canot à glace, le capitaine est à l’arrière avec sa rame et les moussaillons tournés vers l’arrière, assis en position de manier l’aviron quand on aborde les zones d’eau. Le reste du temps, la position est d’être penché en avant, agrippé au bord du canot et à une barre transversale, un genou et une jambe à l’intérieur du canot et l’autre à l’extérieur, prête à trottiner sur la glace avec ses crampons, voire à faire le même mouvement dans l’eau… Le tout en rythme, si possible !
C’est parti pour un tour dans et sur le fleuve, les premiers embarquant avant de toucher l’eau pour ramer pendant que les deux autres trottinent à l’arrière pour pousser le canot à l’eau. A l’inverse, dès qu’une zone de glace est à traverser, les premiers se mettent en position de trottinette, voire sortent du canot pour le tirer, pendant que les deux autres rament encore avant d’atteindre la zone glacée.
Le tout est assez cardio et réclame une certaine agilité pour passer d’une position à l’autre, sur ordre du capitaine. La partie aviron n’est pas de tout repos mais réclame évidemment moins de tête que de muscles ! En une heure ou deux, on a de quoi en avoir à raconter: sur le passage d’un gros bateau qui arrive au loin et va s’accoster au quai du port, nous obligeant à un arrêt intempestif tout en nous donnant l’occasion de belles photos; deux fois, je me coincerai l’aviron sur le ventre, n’ayant pas bien utilisé le pic à glace au bout de l’aviron; une fois, je raterai ma cible de support dans le canot et me retrouverai assise sur un bloc de glace, à l’extérieur… Le métier rentre, avec un peu d’adrénaline et beaucoup de bonne humeur !
Week-end de rêve au Massif du Sud
Après une bonne tempête de neige, rien de tel qu’un week-end de ski pour en profiter. En route pour une série d’articles « duos ski alpin-ski de fond », j’ai opté récemment pour la station touristique Massif du Sud, dans Chaudière-Appalaches.
Du bas des pistes de ski alpin, on ne voit qu’une partie de ce qu’elle offre car, passé un bon surplomb, le remonte-pentes poursuit son chemin sur un plateau en déclinaison plus légère. Quel terrain de jeu ! Nous le découvrons en compagnie d’un guide de la station: pistes vertes tirant plutôt sur le bleu, bleues vraiment bleues, qui démarrent généralement en douceur pour attaquer ensuite le dénivelé de « front » sur des pistes larges, peu glacées et avec quelques beaux passages en neige fraîche. Au total, 400 mètres de descente! J’ai particulièrement aimé l’expérience en sous-bois, ma première, sur une partie facile de la nouvelle piste « bipolaire ». La station est d’ailleurs réputée pour ses sous-bois.
Ma leçon de ski en sous-bois, donnée par le guide: « regarde entre les arbres, pas les arbres ».
Le lendemain, après une bonne nuit en chalet, on remonte au sommet en ski de fond ! Le sentier du Mont-du-Midi démarre dans un décor féérique, sur une crête battue par les vents qui ont transformé les arbres enneigés en vrais fantômes de glace. La piste large et bien tracée court sur la crête avant de dévaler tranquillement la pente, passant près d’un secteur d’éoliennes, puis rejoignant un premier refuge (Le Versant). La descente se poursuit jusqu’au refuge du Milieu puis la piste passe en lisière du mont Chocolat. On peut rejoindre alors le poste d’accueil du parc régional du Massif du Sud ou poursuivre le long de la rivière des Mornes, en légère montée, jusqu’au pied des pistes de ski alpin.
Les plus: les pistes en sous-bois; la vue sur les montagnes alentour; la yourte du sommet (à louer); le relais chauffé du sommet; la beauté de la crête en ski de fond; la qualité de la nourriture à la cafétéria; les chalets près du bas des pistes.
Les moins: la lenteur du remonte-pentes.
Station de ski: http://www.massifdusud.net
Hébergement Massif du Sud: http://www.massifdusud.net
Parc régional: http://www.massifdusud.com
Doublé ski alpin-ski de fond au Vermont
- ski alpin
- ski de fond
Pour une série d’articles ski alpin-ski de fond en préparation pour le magazine Géo Plein Air, j’ai débuté la saison très tôt fin 2014… par chance, vu qu’elle a mal tourné ensuite ! Première étape à Stowe, au Vermont, un centre de villégiature très prisé des Américains comme des Québécois, étant donné la courte distance routière pour s’y rendre depuis Montréal.
Pas de neige sur la route et ses alentours le 20 décembre mais en pénétrant dans le secteur des montagnes, elle était bien là, en quantité suffisante, tant pour le ski alpin que le ski de fond.
J’ai eu la chance de profiter d’un superbe samedi ensoleillé à la station du Stowe Mountain Resort, un hôtel chic doublé de superbes pistes à flanc du mont Mansfield que j’ai gravi plusieurs fois en été et automne dans le passé mais sans doute par la face nord !
Du grand lodge, on accède au bas des pistes en gondole pour traverser la route et quatre remonte-pentes ou gondoles (très rapides) permettent d’atteindre la crête pour profiter ensuite de la descente sur une bonne gamme de pistes. En qualité de skieuse tout juste intermédiaire, je me spécialise dans les vertes et bleues. En qualité de contemplatrice invétérée, je vote pour la vue de l’Upperliftline et du Gondolier en plein soleil de midi. J’ai aussi adoré descendre la longue piste verte Toll Road, dans un étroit couloir d’arbres croulant sous la neige, la bleue Sunrise, la Crossover et toutes les bleues partant du Gondolier.
En après-midi, quand le soleil se cache, retour vers le lodge en gondole pour aller s’épivarder sur les pistes ensoleillées à flanc du mont Spruce, le petit frère du mont Mansfield. La bleue Sterling sera un pur délice.
En milieu d’après-midi, on file ensuite au spa sympa du Stowe Mountain Lodge pour profiter du sauna, du bain vapeur et du bain tourbillon (ou d’un massage). Il ne faut pas oublier d’aller passer du temps avec un bon livre ou une revue dans la magnifique salle de repos à l’étage: ultra-confortable et tranquille ! On peut aussi aller faire un tour gratuit à la piscine extérieure (avec entrée par l’intérieur), chauffée mais très modérément.
L’hôtel, dont le service à la clientèle est irréprochable (ce qui est normal sans être toujours évident dans une gamme de prix élevés), a des chambres très chaleureuses, avec cuisinettes, qui sont quasiment des suites. Pour les familles ou les groupes d’amis, il y en a même qui ont une entrée commune avec deux chambres ensuite. Le restaurant Solstice, dans l’hôtel, offre des repas de fine cuisine mais on peut aussi souper au lounge, si l’on n’a pas envie de se faire à manger dans les chambres.
- La station Stowe Mountain Resort au lever du soleil
- Chambre au resort
A noter: l’hôtel affiche très « bienvenue aux chiens ». Il y en a beaucoup, avis donc aux personnes allergiques !
Pour le ski de fond, il faut reprendre l’auto pour aller vers le village sur la route 108 et rejoindre à droite le Cross country touring center de Stowe Mountain. Ses pistes sont sur le territoire très varié de la Forêt du mont Mansfield. Je n’ai pas pu tester autre chose que la boucle principale (facile) étant donné les conditions mais il y a là beaucoup de potentiel en montagne pour les amateurs de pistes bleues et noires.
Seule ombre au tableau: le coût élevé du billet de ski de fond: à 26 dollars US par jour, c’est un record. Surtout avec un seul refuge-relais à bonne distance du départ. Au retour, il y a tout de même une belle yourte chauffée pour manger au chaud et se changer avant le retour vers Montréal !

























Grouille pour pas qu'ça rouille