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Ministers Island

 

P1140036P1140033 P1140031 P1140030On comprend que le riche William Van Horne ait fait de cette île  sauvage son lieu de vacances estivales à la fin du 19ème siècle. Accessible seulement à marée basse à pied ou en voiture via un banc de gravier de 500 mètres environ, l’île séduit par sa nature autant que par son histoire, intimement liée à celle de celui qui fut chargé par le Canadien Pacifique de la construction du rail entre Montréal et Vancouver ! L’homme fit érigerune résidence de 50 pièces sur Ministers Island pour y passer ses vacances avec famille et amis. Passablement décrépie de l’intérieur, la Résidence Covenhoven a beaucoup de charme de l’extérieur, comme en ont ses .jardins et sa « cabine » de bains, jolie construction ronde au-dessus des rochers de la baie de Fundy, où l’on pouvait se changer avant d’aller plonger dans une piscine naturelle d’eau salée. Dans la maison qui domine la baie de Passamaquoddy sont accrochées de nombreux tableaux signés Van Horne. Peintre prolifique, il est a mon goût meilleur en « huile » qu’en aquarelle. Il fut aussi l’architecte paysagiste du domaine. Son leitmotive:  dormir est une très mauvaise habitude. Certaines pièces ont d’originales antiquités: un boulier dans la grande salle de billard; des carreaux de faïence bleue entourant le foyer d’une chambre d’enfant…. Le clou de la visite extérieure, en plus de la cabine de bains, est la ferme qui occupait au moins vingt personnes a l’époque de Van Horne. La grange à bétail accueillait vaches et chevaux et était reliée à une curieuse crèmerie surmontée d’un petit moulin à vent pour faire venir le lait par voie souterraine ! On peut faire le tour de l’île à pied sur sept kilomètres via un chemin de terre tout en profitant de la vue sur la baie de Fundy.www.ministersisland.net

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En kayak de mer au large de l’île Grand Manan

P1140023P1140020P1140003Le kayak de mer est l’une des activités-phare de l’île Grand Manan, au Nouveau-Brunswick.  De Seal Cove, j’ai fait une courte sortie matinale avec Adventure High. L’entreprise éco-touristique a son bureau à la sortie du traversier. À Seal Cove, il pleut un peu pour visiter le site historique des fumoirs de harengs et sardines. Nous partons sur l’eau, longeant les cabanes sur pilotis, avec leurs vieux bardeaux de cèdre. Sur les quais sont entassés des casiers à homards. L’une des maisons sur pilotis est un charmant bed & breakfast. On sort du port en groupe avec Ryan pour guide. Plus loin dans la Baie de Fundy, on pratique l’aquaculture pour le saumon de l’Atlantique. Nous longeons une plage. Le temps est frais et la pluie fine mais le vent faible. L’eau est calme. A l’approche d’une falaise, un aigle s’envole au-dessus de nos têtes. Le groupe pagaie jusqu’à une petite pointe de terre qui s’avance dans la baie, en compagnie de deux huards en balade. Sur le chemin du retour, Ryan me parle de ses hivers en Antarctique où lui et Kevin,le patron de l’entreprise, guident des touristes en kayak à partir d’un bateau de croisière de la compagnie Quark Expeditions, basée au Vermont. De quoi rêver de kayak polaire ! En attendant, je me dis que revenir sur l’île Grand Manan l’été prochain pour un reportage sportif (kayak, randonnée, vélo, observation d’oiseaux) serait bien sympa !

www.adventurehigh.com

Théâtre d’été à Sainte-Adèle

Les vacances sont faites pour sortir du train-train quotidien et se payer du bon temps.

Une fois n’est pas coutume, je suis allée voir une pièce de « théâtre d’été » comme il s’en joue dans chaque région du Québec durant la saison estivale. Rarement de drame épique ou songé dans ce genre théâtral mais plutôt des pièces dans le style vaudeville-boulevard. Ce qui n’exclue pas de passer une bonne soirée pleine d’humour !

Tel fut le cas avec « Femme cherche homme désespérément », vu au Théâtre Sainte-Adèle, une très sympathique salle  de spectacles des Laurentides, choisie parce que mon amie Suzanne Bouchard en assure l’assistance à la mise en scène et la régie tout au long de l’été…

La comédie, signée Carole Tremblay et mise en scène par Michel Poirier, est portée par deux personnages féminins, dont l’une veut aider l’autre à trouver l’âme soeur via un réseau de rencontres par internet. La pièce doit beaucoup au jeu de la bouillonnante comédienne Chantal Baril. Les autres sont Mireille Deyglun, Roger La Rue et Daniel Thomas.

On peut opter pour la pièce seule ou pour un forfait souper-spectacle, du jeudi au samedi jusqu’au 2 septembre sauf prolongations.

http://www.theatresainteadele.com

450 227-1389 ou 514 990-7272

La pensée du jour

« Je ne suis pas homme à suivre les folies du moment, je sais raison garder quand tout autour de moi l’on s’agite. Cela dit, je ne suis pas non plus de ces êtres obtus et arrogants qui se forment des opinions comme les huîtres forment leurs perles, puis se referment dessus. J’ai mes idées, mes convictions mais je ne suis pas sourd à la respiration du monde ».

Amin Maalouf: Le Périple de Baldassare.

Mosaïcultures à Montréal

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C’est une exposition en plein air à ne pas manquer cet été au Jardin botanique de Montréal. Pleine de poésie et de nature…

Les Mosaïcultures internationales sont de retour à Montréal, sous le thème « Terre d’espérance », après leur création en 2000. En 2003, on pouvait voir ces étranges sculptures végétales dans le Vieux Port de Montréal. En 2006, l’événement avait pris la poudre d’escampette en Chine et en 2009 au Japon. A l’heure des commandites ou sponsors obligatoires, c’est Qatar Airlines qui joue le rôle de premier partenaire cette année !

Le parcours en boucle propose, en compétition les unes avec les autres, 48 mosaïcultures, créées par 200 artistes-horticulteurs de vingt pays, qu’on découvre en se baladant du sud au nord du Jardin botanique, avec virage aux portes de l’Arboretum et retour par le Jardin des Premières-Nations et celui de Chine. Géantes ou non, uniques ou démultipliées pour raconter une « histoire végétale », la plupart étonnent par leurs magnifiques compositions artistiques !

Mon coup de coeur va sans chauvinisme aucun à « L’homme qui plantait des arbres », mosaïculture de Montréal, devant le géantissime « Planter des platanes pour attirer le Phoenix » (de Beijing, Chine) et les incroyables « fragiles grenouilles » d’Atlanta (États-Unis). Pour l’originalité du sujet, j’ai bien aimé la vieille camionnette de « Ces fermiers qui nourrissent la planète », conçue par la Californie.

Mention spéciale au « work in progress » de « La terre, notre maison », composée de plusieurs panneaux de terre à la verticale dans lesquels les visiteurs plantent eux-mêmes des végétaux selon un dessin pré-établi.

Les plus: la découverte des plantes du Jardin botanique; la superbe intégration des mosaïcultures aux plate-bandes et recoins du dit jardin.

Les moins: la mosaïculture française « Papillon de Comesse », à la réalisation à peine débutée lors de l’inauguration du 21 juin; l’insignifiant Nanuk (Nunavut, Canada); le prix d’entrée, excessif !

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De Var et de rosé

Sympathique offensive oeno-touristique que celle menée la semaine dernière à Montréal et Québec par le département français du Var, avec présidents du Conseil général et de la Chambre de commerce et d’industrie, plus une belle brochette de gens de la région. Entre Marseille et Cannes, il y a Bandol, Toulon, Saint-Tropez, Saint-Raphaël… : une côte, plus un arrière-pays provençal qui ne manquent pas de charme, surtout si on les découvre hors haute saison estivale.

Mes notes de cette rencontre:

– Du 27 au 30 septembre, cette année, les plus grands voiliers du monde feront escale dans le port de Toulon. Trois mâts goélette, quatre mâts barque, brigantine… Les nouveaux géants des mers, venus de Barcelone et en route vers l’Italie et les Baléares seront accessibles pour visites et balades en mer ! On peut même embarquer pour une étape de leur course entre France, Italie et Espagne.

– Les ports du Var sont aussi devenus des haltes de choix pour bateaux de croisières. Lors d’un séjour dans la région, pourquoi ne pas justement en profiter pour faire soi-même une croisière d’une semaine à partir de  Toulon ? Au programme: la Méditerranée, avec arrêts notamment à Pise, Rome, Florence et Barcelone (tous les lundis, de mai à octobre; www.royalcaribbean.fr).

– La « route des vins », avec les rosés de Provence pour vedettes des visites de vignobles et vignerons, subit une cure de jouvence. Le Var est le premier département de vin rosé au monde, tandis que les rosés de Provence assureraient la moitié des ventes de ce nectar au Québec ! Période idéale pour aller les goûter sur place : le temps des vendanges, généralement du 20 août au 20 septembre (www.vinsdeprovence.com).

– René Bérard, chef étoilé Michelin de l’hostellerie Bérard à La Cadière d’Azur, sur les coteaux du Bandol, s’est présenté comme un « marchand de bonheur ». L’ambassadeur du terroir varois a venté les mérites des vins de Provence et de la gastronomie provençale, avec des chefs qui veulent mettre à l’avant-plan qualité et plats-maison. Un sceau marquant ! (www.hotel-berard.com). 

www.visitvar.fr

Prix Félix-Leclerc

Au premier jour des Francofolies de Montréal, l’auteur-compositeur-interprète québécois Karim Ouellet s’est vu décerner le Prix Félix-Leclerc de la chanson francophone 2013 (volet Québec). Le chanteur et guitariste se décroche une place pour les Francofolies de La Rochelle en 2014 et trois bourses totalisant 15.000 $.

Le jeune Québécois d’origine sénégalaise lancera son plus récent album en France en septembre prochain mais on pourra l’entendre dès le 21 juin à Paris, lors de la Fête de la musique, pour un spectacle québécois intitulé « La nuit boréale ».

Karim Ouellet