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Le Prix Albert Londres remis à Montréal le 10 mai

Tout un honneur !

Montréal a été choisie comme ville-hôtesse pour la remise du prestigieux Prix Albert Londres qui fête son 80ème anniversaire cette année. Surnommé le « Goncourt du journalisme » , le prix récompense le meilleur reportage de la presse écrite et le meilleur reportage audiovisuel de l’année, signé par un grand reporter francophone de moins de 40 ans.

« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie » : disait Albert Londres, l’un des premiers journalistes d’enquête au monde !

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Le premier Grévin hors de France ouvre à Montréal: des vedettes plus vraies qu’en vrai

Grévin2Musée Grévin1

Au bout d’un couloir sombre, la lumière éclate dans la première galerie Paris-Québec du nouveau Grévin Montréal (avant Prague en 2014, puis Singapour). L’hommage à l’amitié franco-québécoise passe par la rencontre « scénarisée » de statues de cire hyperréalistes de vedettes. Michel Drucker pose ainsi avec l’animatrice québécoise Julie Snyder et le parolier Luc Plamondon; Aznavour n’a d’yeux que pour la chanteuse Marie Mai; Nicolas Vanier pousse son traîneau à chiens en direction de Gilles Vigneault; Franck Dubosc fait de l’humour avec Stéphane Rousseau, tandis qu’Yves Duteil gratte sa guitare avec Roch Voisine et l’imitatrice Véronic Dicaire.

Sur une reproduction de patinoire, Robert Charlebois joue au hockey avec les grands du Canadien de Montréal. Le « vrai » n’en revient pas de la finesse du « travail d’artiste » sur son frère jumeau qui « va vivre bien plus longtemps » que lui-même.

Les statues sont en effet plus vraies que nature. Tellement qu’en déambulant dans la salle de bal archi-comble le jour de l’inauguration, j’ai plusieurs fois dit pardon à une vedette de cire ! Et souris à ma reine préférée (ci-dessus) et astronaute préférée (ci-dessus).

Le musée parisien est plus que centenaire mais celui de Montréal est son porte-étendard pour dépoussiérer la « marque ». Il ne donne pas seulement une seconde vie à 120 personnalités, de Jacques Cartier à Céline Dion qui trône dans la salle de bal, avec René Angélil en arrière-plan ! Le Grévin Montréal offre aussi un spectacle multimédia immersif, une expérience interactive dans la peau d’un personnage de jeu vidéo et un atelier-découverte sur les coulisses de Grévin, avec captage numérique de la tête du visiteur et création virtuelle de sa propre statue, estampillée Grévin.

Ayant redonné vie aux derniers étages du Centre Eaton (ce qui devrait ravir les commerçants aux étages inférieurs), le Musée Grévin s’est aussi adjoint le chef Relais & Châteaux Jérôme Ferrer  pour ouvrir un resto-boutique à l’ambiance très bistro parisien. Au menu du Café Grévin par Europea, petit déjeuner, boîtes à lunch, salades-repaset un rayon extra de boulangerie et pâtisseries fines. A déguster sur place ou à emporter.

 www.grevin-montreal.com

Cuisine électro

Photo EP Bergen guitar

J’adore recevoir ce genre de communiqué de presse sur de vrais originaux.

Issu de la galaxie des Bergen, bien connus des critiques gastronomiques québécois puisqu’ils sont en charge des communications pour les Relais & Châteaux canadiens, celui-ci fait toutefois bande-à-part.

Eric-Pierre Bergen (dit EP), est le co-fondateur de Bran Van 3000, auteur-compositeur-interprète-producteur d’une musique bien spéciale. Il vient de « mijoter » un album dédié à sa deuxième passion, la cuisine !

L’aimant conviviale et rythmée, il livre avec Cooking Jams – L’album gourmand une compilation de compositions électro originales, adaptée au chef qui mitonne ses plats comme plus tard à table, en fond sonore.

« Mes meilleurs souvenirs, dit-il, sont souvent ceux passés autour d’une table.  En regardant les photos de famille, on croirait que j’ai passé ma vie à table et dans mon cas, en cuisine avec ma mère qui a développé mes techniques, mon palais et l’amour du bon et du vrai ».

Les pièces musicales sont disponibles dès à présent sur ITUNES et AMAZON .

 

Les Francofolies de Montréal ont 25 ans

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L’Équipe Spectra dévoilait hier la programmation en salles de cet événement-phare de la chanson francophone, prévu du 13 au 22 juin. Un melting-pot qui fait tourbillonner les têtes et les oreilles, tant on cherche à plaire à tout le monde et surtout à remplir les salles. Faut ce qui faut  !

Alain Simard, le PDG, estime que les Francofolies « ont le vent dans les voiles » depuis leur déplacement dans le créneau du mois de juin, où elles lancent la saison des festivals estivaux au Québec. Allez-voir les monstres sacrés mais ne négligez pas les « artistes en développement » qui font les premières parties, conseille-t-il.

Laurent Saulnier, brillant programmateur, a concocté une sélection aussi riche que d’habitude. Côté nostalgie, place Au Chants d’amour de Félix (Leclerc) en grand spectacle d’ouverture en salle, avec Gilles Vigneault comme chef de chœur ! En clôture, c’est un Salut à Claude Léveillée qui sera orchestré par plusieurs artistes québécois.

A noter: l’association avec le Théâtre du Nouveau Monde  pour la présentation de six représentations de la pièce de théâtre musical Le chant de Sainte-Carmen de la Main, mis en scène par René-Richard Cyr à partir d’une pièce de Michel Tremblay; un hommage à Brel le 19 juin; le retour de Serge Lama, les 50 ans de scène de Robert Charlebois…

A suivre: la bombe Lisa LeBlanc; le jeune groupe Forêt; le buzzy man  Karim Ouellet; Coeur de pirate en solo; Jorane au Gesu; les folles nuits aux Katacombes; Daphné chante Barbara, un must selon Laurent Saulnier.

Toutes infos sur www.francofolies.com

 

Le jardin du capitaine

Elle s’appelle Mimi Lépine et est bien sympathique. L’artiste-peintre québécoise lançait il y a quelques jours à Montréal un livre dont la couverture avait accroché mon œil: un joli dessin coloré sur l’île d’Orléans et son pont, que j’emprunte une fois par mois pour raisons familiales. Mimi Lépine a une maison sur le cap de Sainte-Pétronille à l’île d’Orléans et c’est là qu’elle a rencontré Pierre Paul Plante. C’est son histoire d’enfant (devenu capitaine) qu’elle raconte avec beaucoup de fraîcheur dans « Le jardin du capitaine », à travers les souvenirs d’un homme bercé par le fleuve Saint-Laurent comme par les traditions ancestrales, à une époque où le reste du Québec s’enflammait dans une « Révolution tranquille » pas si tranquille.

Au lancement organisé par la maison d’édition Art Global, chez Tapeo, dans le quartier Villeray, c’est le brillant journaliste-animateur Jean-François Lépine, le frère cadet de  l’auteure, qui la présentait avec beaucoup de respect et d’humour… Ce qu’il n’avait guère (et on le comprend) quelques jours plus tard en annonçant son propre départ de Radio-Canada après plus de quarante ans au service de la chaîne de télévision nationale. Il œuvrait à mieux faire comprendre l’actualité internationale, devenue au fil des ans le parent plus que pauvre de Radio-Canada, ce dont il se désole comme bien d’autres, dont moi !

http://www.artglobal.ca

Marcher au Québec

Je viens de recevoir un beau « pavé » des Éditions Bipède: Répertoire des lieux de marche au Québec. Ce guide de plus de 500 pages publié par la Fédération québécoise de la marche en est à sa huitième édition. Il est extrêmement complet et fourmille d’informations précieuses sur 763 lieux de promenade ou de randonnée, couvrant toutes les régions de la province. Son poids n’en fait certes pas un guide à mettre dans son petit sac à dos de jour ou son gros de longue randonnée mais au moins dans l’auto ! De fait, c’est plutôt un « sélectionneur » de sorties à consulter  la maison. Il comprend aussi 765 points d’accès géoréférencés et 647 codés pour appareils mobiles, histoire d’être bien dans l’air du temps !

http://www.fqmarche.qc.ca

Une nouvelle « Table du sommelier » à Québec

Inverser la proposition gastronomique, voilà l’idée toute nouvelle mise de l’avant dès le 27 février prochain par le restaurant Panache de l’Auberge Saint-Antoine à Québec. Chaque mercredi, le chef Julien Dumas proposera la Table du sommelier : vous choisissez vos vins et lui choisit vos plats en harmonie.

Le forfait comprend 4 services (deux entrées, un plat, un dessert), incluant un verre de vin par service, le tout pour 120 dollars avant service et taxes. Pour 22 $ de plus, vous aurez droit à un verre de vin supplémentaire, avec plateau de fromages assortis ! En prime : un Kir Panache gratuit pour les dix premières réservations chaque semaine.

A noter: la cave à vin du Panache est réputée, avec plus de 12000 bouteilles, de nombreux vins de garde et importations privées, plus de 700 étiquettes et 14 pays couverts .

Autre nouveauté: le brunch du Panache, à 18 dollars. La salade de saumon, avec gaufre de pommes de terre, crème raifort, sauce au fromage blanc et citron vert me fait saliver même à distance !

L’Auberge Saint-Antoine est un superbe Relais & Châteaux « urbain », très hôtel-boutique et bien situé dans le Vieux-Québec.

Tél.418-692-1022; www.saint-antoine.com

A pied autour de Saint-Hospice, à Saint-Jean-Cap-Ferrat – France

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Du port de plaisance de Saint-Jean-Cap-Ferrat, dans les Alpes-Maritimes, une belle petite balade consiste à faire le « tour de Saint-Hospice », une mini-presqu’île de la grande, dans un sens ou dans l’autre.

Côté sud, la boucle de trois kilomètres surplombe les plages Les Fosses et Les Fossettes via un passage piétonnier. Le sentier littoral longe une pinède tout en épousant les contours de la côte. Il ne faut pas manquer, en route, de quitter le sentier par une étroite traverse afin d’aller visiter la chapelle du 11ème siècle trônant sur les hauteurs de la colline. En revenant sur vos pas, l’itinéraire littoral se poursuit jusqu’à la Pointe de Saint-Hospice ouvrant sur le large, puis revient vers la jolie plage de Paloma et les premières maisons du village. On peut poursuivre, peut-être après le lunch arrosé d’un rosé de Provence dans l’un des restaurants du port, sur la promenade Maurice Rouvier, un autre sentier goudronné de deux kilomètres de long en bordure de la baie de Saint-Jean.

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La Villa Ephrussi de Rothschild

P1120496La presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat, dans les Alpes-Maritimes (France) réserve bien des surprises ! Sur sa partie la plus haute se dresse ainsi l’un des plus beaux « palais » de la Côte d’Azur. La Villa Ephrussi de Rothschild, avec ses incroyables jardins, a été transformée en musée. Après le roi Léopold II de Belgique, tombé en amour avec la presqu’île au point d’en acheter au fil des ans une bonne part de son « flanc » ouest, la Baronne Béatrice Ephrussi de Rothschild « craque » elle aussi pour une bande de sept hectares de maquis rocailleux et en pente sur le haut de la colline. Mais avec quelle vue, tant sur la baie de Villefranche-sur-mer d’un côté que sur celle de Beaulieu-sur-mer de l’autre! En 1912, elle s’installe dans le palais qu’elle a fait construire, d’inspiration Renaissance italienne.

Face à la terrasse, un magnifique jardin d’eau fait office de « poupe » à un grand paquebot végétal, forme donnée à un luxuriant aménagement paysager. Neuf jardins thématiques (exotique, japonais, provençal…) se succèdent entre des allées de gravier, quelques marches de pierre, de jolis détours à l’ombre ou en plein soleil. Une roseraie occupe la pointe sud de l’éperon rocheux et même en hiver, il y a des fleurs à voir et sentir ! La visite de le villa débute dans un immense patio où la baronne donnait de grandes réceptions. Femme d’un banquier russe, elle a fait décorer toutes les pièces de ce palais des plus beaux marbres, tapisseries, meubles, tapis et porcelaines de l’époque qu’on admire en se promenant sur les étages tout en jetant un œil sur le grandiose panorama extérieur…

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Villa Grecque Kérylos

La Grèce antique à Beaulieu sur mer (France)

Site de la Villa Kérylos

Il fallait être un riche passionné de l’Antiquité grecque pour faire construire et décorer un tel chef-d’œuvre de raffinement ! C’est l’archéologue, anthropologue et mécène Théodore Reinach qui conçut à la Belle époque, au tout début du 20ème siècle, avec l’aide de l’architecte Emmanuel Pontremoli, cette réplique unique au monde d’une maison noble de l’île grecque Délos du IIème siècle avant Jésus-Christ. Elle occupe un emplacement de choix sur la Pointe des fourmis, à l’extrémité de la baie du même nom, non loin de la villa de Gustave Eiffel !

Dès l’entrée monumentale, toute en marbres et mosaïques, on est charmé par les lieux. Suit une cour centrale, un péristyle à colonnes ouvert sur le ciel et entouré de quelques pièces magnifiquement meublées, avec un rare souci du détail. La bibliothèque est particulièrement réussie avec des bureaux, des étagères, des fauteuils de bois, le tout très travaillé mais néanmoins avec une grande sobriété. Dans la salle à manger ont été reproduites table à trois pieds et lit pour manger… à la romaine ! Là comme au salon adjacent, les sols sont décorés de magnifiques céramiques en mosaïques, les plafonds quasi-sculptés en caissons arborent des couleurs chaudes et le marbre est partout. A l’étage, on déambule de chambre en chambre. Le bois de citronnier est de rigueur pour le mobilier tandis que le cèdre est maître au plafond des salles de bain. Le marbre y est toutefois omniprésent. La baignoire seule de Monsieur Reinach pèserait une tonne de marbre…

Ne manquez un petit tour à l’extérieur même en hiver ou au printemps, pour profiter de la vue, puis au sous-sol où est installé un atelier de céramique et la Galerie des Antiques. Celle-ci présente quelques moulages de grandes statues gréco-romaines qui n’ont guère d’intérêt autre que de trôner dans une pièce très originale qui tourne en rond avec de grandes baies vitrées au ras de l’eau !

(Villa Kérylos : impasse Gustave-Eiffel, Beaulieu sur mer; www.villa-kerylos.com; tarif combiné avec la visite de la Villa Ephrussi de Rothschild)

L'une des belles mosaïques de la villaLa bibliothèque