Les cyclistes bienvenus dans les parcs québécois
La SÉPAQ annonce avoir signé un protocole d’entente avec Vélo Québec pour obtenir l’attestation Bienvenue Cyclistes ! En échange, les parcs, centres touristiques et réserves du Québec sous gestion de la Sépaq vont offrir aux voyageurs se déplaçant uniquement à bicyclette des emplacements de camping sans réservation. Premier arrivé, premier servi toutefois !
Une bonne nouvelle pour les cyclotouristes.
Déjeuners sur l’herbe
J’aime beaucoup cette idée de la chaîne Relais & Châteaux qui propose tous les week-ends de juin en France, en Suisse et au Liechtenstein des paniers pique-nique à base de produits du terroir préparés par les grands chefs de ses établissements réputés. Ils sont à déguster dans leurs jardins ou un lieu proche !
Les plus:
-repas gratuit pour les enfants de moins de 10 ans (dans la limite de trois!)
-du homard breton pour un pique-nique à Belle-Ile en mer; du champagne à Champillon, du pâté en croûte aux truffes à Vézelay; des charcuteries et fromages corses à Calvi…
Les moins:
-tout de même 45 euros par personne
-dommage que cette initiative n’ait pas encore franchi l’Atlantique…
La pensée du jour
« Les arbres ont des racines et moi j’ai des jambes ».
J’ai bien aimé cette citation de l’écrivain anglo-franco-américain George Steiner, se nommant lui-même « vagabond ». Elle a été reprise par un autre vagabond, récemment décédé: Georges Moustaki, héros dans l’univers naissant de ma culture musicale adolescente.
Elle ne pouvait que plaire à celle qui a toujours des fourmis dans les jambes et les racines aléatoires d’une immigrée… Sans compter que, par un drôle de hasard, ma fille vient de m’écrire que j’étais… son arbre !
Un arbre sans racine mais avec jambes ? Si j’étais meilleure dans le domaine, j’en ferai un dessin !
Retour aux Sources… de Caudalie
J’avais visité et séjourné aux Sources de Caudalie, à Martillac, près de Bordeaux, il y a plus de deux ans. J’avais adoré le Château Smith Haut Laffite planté dans son décor de vignes et la gentillesse de Florence et Daniel Cathiard, ex-champions de ski alpin tous les deux, reconvertis en vignerons. Leurs filles Mathilde et Alice ont créé pour leur part et respectivement la marque Caudalie de produits de beauté et de soins à base de sous-produits de la vigne, ainsi qu’un fabuleux spa de vinothérapie, adjacent à un hôtel de charme, boutique-hôtel de campagne, membre du réseau des Small Luxury Hotels.
Je viens de revisiter le site, tout en bâtiments « régionaux », répliques de maisons landaises, d’une bastide en pierre de taille d’Aquitaine, près d’un bassin et de son île aux Oiseaux, avec sa propre réplique de cabane sur pilotis d’Arcachon. Cette « suite (à plus de 750 euros la nuit) vient tout juste d’être redécorée intérieurement par l’étoile montante de la haute couture parisienne, Maxime Simoens. J’ai bien aimé ses papiers peints, mixte de blanc et de bleu, en rayures inégales, style codes-barres (logo de sa marque) et le beau sol en ardoise de la salle de bains. Le directeur m’a appris qu’en plus d’avoir racheté une belle « chartreuse » dans la région, le Château Le Thil, avec ajout de 9 chambres, de quatre salles de réception, dans un parc classé, à 1,5 km des Sources de Caudalie, les propriétaires ont entamé un agrandissement sur le site même de Martillac: avec 15 chambres supplémentaires dans un nouveau bâtiment, un troisième restaurant et une cave à vin digne de ce nom. Ouverture prévue en juin 2014. Le nouveau restaurant sera un nouveau concept de « cave à manger », à la fois bar à vin et bar à tapas, avec une épicerie fine. On y trouvera sûrement cette « fleur de sel de Merlot » qui figure au rang des créations récentes des Sources de Caudalie.
J’ai eu pour cette seconde visite un coup de coeur pour la salle de dégustation actuelle, carrée, à l’étage d’un des bâtiments, avec vue à 360 degrés sur la campagne environnante. Et pour le chef Nicolas Masse, depuis 4 ans à la tête du restaurant étoilée Michelin La Grand Vigne. J’ai participé avec lui à un cours de cuisine printanière sur le thème « fleurs, fruits et légumes ». Nous y avons concocté en groupe une salade croquante vitaminée avec de petits légumes en julienne dans une feuille de riz, accompagnée de gambas grillés et fraise, puis du merlu enrobé dans une fleur de courgette avec asperges vertes rôties, courgettes et sabayon à l’orange. Moi qui fuyait devant toute recette avec sabayon, croyant que c’était trop difficile à faire, j’en suis ressortie avec l’avis contraire ! Puis le groupe est passé à table, pour déguster ces dits plats, avec un accord mets et vins parfait. Superbe journée !
Du Velib au Bixi en passant par le VCUB
De retour de France, je retrouve mon vieux vélo pour me déplacer dans Montréal, avec de très bons souvenirs de mes nouvelles découvertes: le Velib’ parisien qui m’a permis de bouder le métro et re-visiter Paris autrement qu’à pied; le VCUB de Bordeaux utilisé en complément au tramway pour aller plus loin que le centre-ville ou pour changer… et profiter à plein des jolis quais sur Garonne de cette ville qui s’ouvre de nouveau à plein sur son fleuve.
Et pour finir, j’ai découvert trois Bixis trônant pour attirer le touriste dans le hall de reprise des bagages à l’aéroport de Montréal. De quoi rester dans la note !
Paris en Vélib’
Il fait frais sur Paris depuis trois jours que j’y suis pendant que Montréal est en beau printemps fleuri et chaud ! En reportage pour Le Soleil, je profite de mes temps libres pour arpenter Paris… Ayant attrapé la piqûre du vélo en janvier dernier, lors d’une visite guidée en vélo électrique, je me suis décidée à tester le Vélib’. Avec ses bons et ses mauvais côtés, surtout en comparaison avec le Bixi montréalais….
La première étape a été laborieuse: comprendre le cheminement permettant d’atteindre la « sortie » d’un vélo a pris l’assistance de mon ami Normand, doublée de celle d’une gentille cycliste. Il faut valider 36 fois divers choix proposés à l’écran, obtenir un numéro d’abonné, le taper encore, puis choisir un numéro de vélo, puis courir au vélo, appuyer sur un bouton et tirer le vélo de son ancrage ce qui requiert une certaine force… Puis le vélo n’est pas toujours en bon état: pneu crevé, selle qui descend sans arrêt, pédalier défectueux…
Me voilà bien en selle le 8 mai – jour férié – pour remonter des bords de Seine vers le Trocadéro et la rue de Passy. Le lendemain, j’y prends goût en sortant du Monde où j’étais allée dire bonjour à tous mes chefs de service. Je file sur mon vélo sur de larges boulevards, une microscopique piste cyclable, une voie autobus-vélo… jusqu’à Montparnasse. En route, la selle de mon vélo se baisse au maximum et ne tient pas remontée malgré mes tentatives. Je finis donc le trajet en petit bonhomme !
Pour ne pas payer plus que l’abonnement 24 h – 1,70 euro – il faut larguer le vélo avant 30 minutes… mais la station repérée est pleine de vélos ! Je cherche pendant 10 minutes une autre station et elle ne sont pas faciles à trouver autour de Montparnasse. Pour retrouver un magasin, je descends la rue de Rennes jusqu’à la Seine pour la remonter ensuite complètement jusqu’à la gare de train où je dois acheter un billet pour Bordeaux… Un peu d’exercice physique ne me fait pas de mal.
Ce matin, départ en taxi aux aurores pour participer à une visite guidée du marché de Rungis. De retour à Denfert-Rochereau à 9h30, je repère une station de velib’ et me voilà repartie sur la trotte, en direction du Centre culturel canadien, rue de Constantine, où je suis attendue pour une visite d’expo d’art inuit… J’enfourche le vélo pour m’apercevoir que le pédalier est en piteux état… mais pas le temps d’en changer. Je ferai le trajet avec un bruit persistant et un pédalage aléatoire…
L’entretien de ces vélos parisiens laisse vraiment à désirer mais malgré les désagréments l’expérience velib’ en ces jours de « ponts » où la circulation auto est minimale me plait tout de même beaucoup. Une autre façon de découvrir Paris le nez en l’air !
Un spa théâtral
Quelle belle idée originale ont eu les propagandistes de l’ATSA (un groupe au nom peu politiquement correct d’Action terroriste socialement acceptable qui ne fait rien de terroriste mais tout dans le dérangement de nos petites habitudes…)
En plein Montréal, l’ATSA a décidé de transformer du 10 au 15 juin prochain un théâtre – l’Espace libre – et la rue Coupal adjacente en un spa public dénommé « Spa libre ». Il propose des forfaits amusants: « mouillez-vous » et « restez au sec ». Personnellement, je vais prendre le premier car j’adore les spas et ce n’est pas pour y rester au sec.
Avec ce projet, l’ATSA veut questionner notre relation au confort, le culte du bien-être et du « droit » au loisir, tout en évoquant les problèmes sociaux, politiques et internationaux auxquels nous sommes confrontés au quotidien. Comment ? En intégrant le spectateur dans une démarche déambulatoire dirigée… au Spa libre. Gougounes aux pieds, maillot et peignoir sur soi après passage aux vestiaires avec le forfait « mouillez-vous », vous serez guidés par le directeur du spa, le prof de yoga, un reporter et un trader dans les différentes stations extérieures et intérieures de détente et de réflexion collective: jardin, chaises longues, bain tourbillon, sauna, salle de massage et de méditation yoga-Humana Prana…
Au programme de cette drôle de pièce: « un moment vitaminé de détente et d’émotions régénératrices… peut-être pour mieux se révolter » ! En tout cas, sans manquer d’humour…
Billets: 514 521-4191 ou www.espacelibre.qc.ca
La Gaspésie sur deux roues
C’est dans la joie et la bonne humeur qui semblent si communicatives dès qu’on met un pied en Gaspésie que s’ouvrira à n’en pas douter le 6 juillet la « grande traversée de la Gaspésie à vélo », version estivale de la « TDLG » hivernale, à ski de fond, que j’ai eu le plaisir de suivre en 2012.
Séjour sportif mais aussi très social et culturel, la TDLG à vélo en est à sa deuxième édition. Le parcours de 434 kilomètres, d’Amqui à Gaspé, empruntera la verdoyante vallée de Matapédia avant de longer la Baie des chaleurs, puis de remonter vers Percé et Gaspé, le tout en six jours, avec beach party assurée. Il y en a pour tous les niveaux de cyclistes et la voiture-balai joue son rôle à la demande !
« Rouler vers le pur plaisir », est la devise de l’événement qui invite à pédaler à son rythme en admirant le paysage, à faire quelques visites en chemin et surtout à profiter de l’accueil légendaire des Gaspésiens !
Hier à Montréal, les porte-paroles Emmanuel Bilodeau et Édith Cochrane, comme la comédienne Sophie Faucher, ne tarissaient pas d’éloges sur l’organisation hors-pair de la TDLG à vélo, le fun qu’on y a, la sécurité bien assurée et le stress qu’on laisse loin derrière soi !
On attend cent inscriptions. Les forfaits tout inclus pour 7 jours varient de 1000$ en camping à 2500 $ en chambre individuelle, en passant par le dortoir et les chambres à 2 ou 4.
Une Québécoise en Toscane
Il y a quelques semaines, j’ai fait la rencontre de Paula Papini Cook, 27 ans, viticultrice née en Montérégie, au Québec, et propriétaire d’un vignoble sur les hauteurs de la Toscane (entre Florence et Sienne !
Diplômée en agriculture de la réputée Université McGill, à Montréal, elle a étudié viticulture et œnologie à Angers, en France, puis en Italie, avant de chercher un nouveau port d’attache pour pratiquer le métier qu’elle aime. Et c’est en Toscane qu’elle a atterri.
Le Miccine compte sept hectares de vignes entre Radda in Chianti et Gaiole in Quianti, en plus d’une superbe villa rénovée et transformée en maison d’hôtes de style… toscan. Elle peut accueillir entre 8 et 10 personnes en quatre studios qui dominent le vignoble. Avec grande piscine et un chef qu’on peut faire venir à la demande pour mitonner de bons petits plats italiens. Pour quatre personnes, les prix varient de 1200 à 1800 euros la semaine selon la période.
L’idéal est sans doute d’aller y vivre l’expérience des vendanges fin septembre ou début octobre, un grand moment de convivialité et d’agapes comme je l’ai maintes fois expérimenté dans ma jeunesse à Bordeaux ! Reste qu’en tout temps, chez Mme Cook, les clients peuvent suivre les travaux quotidiens dans les vignes, comme au chai ou à la salle de dégustation.
La vigneronne a choisi de produire moins plutôt que plus, soit à peine 30.000 bouteilles par an. Ses cinq vins (quatre rouges et un blanc) sont de purs produits sans pesticide ni engrais chimique… en attente d’une certification bio pour les prochaines années.
On trouve notamment à la SAQ québécoise Le Miccine, Chianti Classico, 100% Sangiovese, 2009, au prix de 23,60 $. Élégant et moyennement acide, on lui reconnait un bouquet complexe de fruits murs.
http://www.lemiccine.com









Grouille pour pas qu'ça rouille