Salon du livre de Montréal- blocnotes
Le salon aura lieu du 20 au 25 novembre et semble porter par la polémique du pour ou contre un prix réglementé du livre. Une trentaine d’éditeurs ont fait irruption en conférence de presse le 5 novembre au nom du mouvement « Sauvons les livres ». Ils demandent au gouvernement, avec de nombreux petits libraires québécois, l’adoption urgente d’une mesure simple: limiter les rabais autorisés sur les prix des nouveautés à 10%… histoire de damer le pion aux Cosco et autres grandes surfaces de ce monde et de protéger minimalement les librairies.
Le salon voit le retour de l’initiative « la lecture en cadeau » avec ses boîtes de collecte de livres neufs pour enfants défavorisés qu’on retrouvera au salon et dans des librairies. J’ai bien aimé cette phrase de la porte-parole de la Fondation pour l’alphabétisation Marie Turgeon: « un bébé qui machouille un livre à six mois a de bonnes chances d’en dévorer le contenu plus tard ». Objectif de la campagne: récolter 40.000 livres cette année.
J’ai été estomaqué par ailleurs d’entendre la romancière Kim Thuy raconter comment son rapport au livre avait évolué, depuis qu’on l’a obligée au Vietnam, à huit ans, à déchirer des livres, un « geste barbare » , jusqu’à sa première visite au Salon du livre de Montréal, à son arrivée au Québec. Sans argent pour acheter un livre ! Le premier qu’elle a acheté était « L’amant », de Marguerite Duras, qu’elle a appris par cœur !
Touchante a aussi été Marie-Françoise Hébert, autre invitée d’honneur du salon, qui livre avec « Tu me prends en photo », en littérature-jeunesse, un ouvrage coup-de-poing sur la guerre.
Rodney Saint-Éloi est venu présenter le pays à l’honneur cette année au salon (Haïti) en relevant que « dans un pays où les gens ont faim, ils lisent pour trouver l’espérance du monde ». Et ils écrivent, comme en témoigneront les 800 titres haïtiens présentés au salon montréalais.
Quel ravissement aussi de revoir tout souriants le chef Normand Laprise et la photographe Dominique Malaterre (déjà gagnante du prix Lux 2013) pour la remise d’un prix hautement mérité: le Prix Marcel-Couture 2013, décerné le 5 novembre à « Toqué ! Les artisans d’une gastronomie québécoise », publié aux Éditions Du Passage.
Le mot de la fin va à Pierre Ouellet, poète, romancier, essayiste: »L’écriture et la lecture sont l’oxygène de l’esprit »
Le Var dans tous ses états
Début d’octobre dans la douceur méditerranéenne… Un parfum de film de Pagnol ou de livre de Giono flotte sur le Var ! Entre Marseille et Cannes, ce département français chéri des touristes (9 millions par an) est seconde région touristique de France après Paris. Citez Saint-Tropez, Saint-Raphaël, Bandol et les lumières de Provence s’allument dans les yeux des voyageurs. Ces villes ultra-touristiques voisinent dans le Var avec des trésors cachés du littoral. Pas étonnant avec 400 kilomètres de côte, ponctuée de criques, plages de galets ou de sable, de calanques et de petits sentiers. Sans compter le Var vert qui s’ouvre sur un arrière-pays montagneux qui gagnerait à être mieux connu !
C’est là que s’étirent sur les coteaux les rangs de vignes et rien de mieux que de suivre la « route des vins de Provence » pour découvrir vignobles, vignerons et vins eux-mêmes. Sans bouder la gastronomie unique de cette région à fort accent méditerranéen.
Côté mer, on peut facilement faire le tour de petits ports de pêche du Var, se prélasser sur les plages même en basse saison, jouer les badauds sur les marinas abritant les yachts de luxe, faire de la plongée sous-marine ou en apnée avec un relief sous-marin et une faune aquatique variée. Tous les plaisirs aquatiques sont permis, de la voile à la pêche. Le Var est aussi de plus en plus prisé par les croisiéristes. En moyen ou long séjour en Provence, on peut aussi embarquer à Toulon pour une semaine sur l’eau en Méditerranée ou pour une escapade en Corse !
Côté nature, la randonnée pédestre est valorisée, tant sur le Sentier du littoral qui court sur une bonne partie de la côte varoise que par des itinéraires labellisés « sentiers varois de qualité ». A cheval, on traversera le magnifique Massif des Maures et en vélo, les amateurs suivront peut-être le parcours du littoral aménagé sur 80 kilomètres d’une ancienne voie ferrée dans les environs de Saint-Raphaël.
Côté patrimoine et culture, le Var compte plus de 80 musées de toutes sortes et une richesse historique sans pareil. L’idéal pour profiter au mieux de visites guidées ou non à prix doux est de se procurer le « pass sites » du Var.
Petit conseil : évitez juillet et août si vous préférez passer du bon temps dans le Var plutôt que dans les bouchons routiers ou les files de musées, magasins, toilettes…
Quintessence de fleurs et de fruits
De passage à la réputée Confiserie Florian, à Nice, j’ai dégusté une bouchée de mandarine confite, produit-phare de la maison… Cette friandise gourmande laisse un goût de soleil incroyable en bouche. La maison est spécialisée dans la confiserie et la chocolaterie aux fleurs, rose, violette et jasmin surtout. J’ai particulièrement aimé le chocolat blanc à la violette, la mandarine confite et le Crousti.
A lire: Des fleurs et des fruits, livre de recettes sucrées et salées de 25 chefs français, signé Jacques Gantié et édité par la confiserie. Les recettes sont aussi sur son site internet.
www.confiserieflorian.com
Plus qu’un Relais et Châteaux
A Lorgues, dans l’arrière-pays varois, j’ai eu la chance de visiter le Château de Berne. Rien de mieux pour découvrir le Var vert que de déambuler dans ce vaste domaine, tout en collines et forêts, vergers et vignobles, couvrant 500 hectares. Au cœur du domaine trône une bastide qui abrite un hôtel à taille très humaine comme le sont tous les Relais & Châteaux. Si les prix associés à cette gamme d’hébergements vous font peur, sachez qu’on peut très bien passer une journée dans celui-ci sans y dormir et à frais réduits. Pique-nique-jazz en été, visite de la cave et initiation à la dégustation; randonnées pédestres ou en VTT sont notamment disponibles, en plus de cours de cuisine. Les prix du midi au restaurant L’Orangerie sont aussi très abordables et la table excellente. Pour 55 euros le pass journée, l’expérience sportive, gastronomique, œnologique et de détente est à vous ! En passant en automne, goûtez aux figues du château…
Le domaine est avant tout viticole, comme il l’était déjà à l’époque romaine, bien situé qu’il était sur un embranchement de la Via Aurelia, voie commerciale importante entre Italie et Espagne. L’oenotourisme est devenu sa marque de fabrique à partir de 1995, avec une touche appuyée sur l’art de vivre à la provençale depuis 2007 et le label Relais & Châteaux depuis 2009 . Le domaine a 118 hectares de vignes entre garrigues et oliveraies. Il produit quelque 750 000 bouteilles de grands vins par an sur deux millions au total, rosé de Provence en tête. Avec 85 % du total. Vin d’apéro autant que digne accompagnateur de repas provençaux , ce rosé clair, très aromatique et sec est divin !
Sur le sentier Fundy
C’est un projet quasi-pharaonique que celui du Sentier Fundy, sur les hauteurs de la baie du même nom, à l’est de Saint John, au Nouveau-Brunswick. La route panoramique, doublée d’un sentier multifonctions, court déjà le long de la côte quasi-vierge sur seize kilomètres, offrant des points-de-vue incroyables sur ses caps, ses petites baies, ses plages perdues. A terme, en octobre 2017 selon les plans (et le directeur général du parc Brian Clark), la route doublera de longueur tandis que le sentier pour randonneurs et cyclistes comptera une quarantaine de kilomètres et de nombreux belvédères. Coût total du projet : 70 millions de dollars.
En auto, on peut déjà stopper facilement le long de la route et marcher sur de courtes sections de sentiers pour aller voir les Chutes Fuller ou avoir vue plongeante sur la plage Pangburn, toute en galets roulant sous les vagues et longue d’un kilomètre. Au bout de la route actuelle, en forme d’épingle à cheveu, on a la chance de pouvoir voir une belle côte découpée, en falaises et caps, à l’ouest, et au contraire une large plage de sable entourée d’herbages, côté est. Au milieu du « parc », qui fait partie de la réserve mondiale de la biosphère de la baie de Fundy, on fait arrêt au centre d’interprétation, sur l’emplacement d’un ancien village de pêcheurs au bord de la Big Salmon River. En remontant un peu la rivière, on atteint un pont suspendu. De là, on peut partir en randonnée de quatre jours en direction du parc national Fundy. Il faut être entièrement autonome et l’on peut faire du camping sauvage, y compris sur les plages… à condition de veiller aux marées, dont l’amplitude est énorme dans la baie de Fundy. On peut aussi faire des sorties à la journée et profiter d’une navette le week-end. Pour demeurer dans le parc une nuit hors camping, une seule adresse : le Hearst Lodge, à deux heures à pied, arrêts compris, ou en navette. A cette ancienne résidence du magnat de l’édition William Randolph Hearst vous attend un bon repas au saumon et un lit douillet en pleine nature.
En route, arrêt requis dans le petit port de pêche de St. Martins, avec un joli pont couvert, et sur la côte au Caves Restaurant, pour sa chaudrée de fruits de mer et son savoureux sandwich au homard.
Dans la Baie de Fundy




Journée radieuse pour partir en balade… J’ai pris le départ de Montréal hier pour le Nouveau-Brunswick. À Saint John, le ciel était bas mais le plafond s’est rapidement levé pour laisser place à un beau soleil chaud… La charmante petite ville portuaire a sa place du marché près du port. Au Saint John Ale House, j’ai dégusté un sandwich au homard très goûteux avec une salade aux épinards bien relevée. Sur la place trônent de drôles de personnages en bois, sculptures très réalistes signées John Hooper: un homme caché derrière son journal; un couple avec enfant…. De là, nous avons filé vers le terminal du traversier devant nous mener à l’ile Manan dans la Baie de Fundy. Belle traversée avec vue sur la côte découpée, ses phares, avant d’atteindre l’île. Le Shorecrest Lodge où nous logeons est rustique à souhait mais plein de charme. tout comme le sera le Whale Cove Cottages où nous souperons, certains de crabe cake et halibut, d’autres de cotes d’agneau. Sur le chemin du retour, le coucher de soleil était au rendez-vous pour la photo !
De l’or ou des grands magasins pour maigrir
La ville de Dubaï n’est jamais à court d’idées et d’argent… Alors qu’un tiers de la population des Émirats arabes unis est obèse à force de manger de la junk food, elle a décidé d’offrir de l’or aux habitants qui perdraient plus de deux kilos en un mois. Le participants se sont fait peser dans un parc public le 19 juillet et sont remontés sur la balance un mois plus tard. Sur les gagnants, trois (tirés au sort) auraient reçu une pièce d’or valant 4000 euros et les autres se seraient partagé l’équivalent de 35.000 euros. L’histoire ne dit pas s’ils devront rembourser en cas de prise de poids subséquente…
Au Qatar aussi, on s’inquiète des nombreux cas d’obésité chez les hommes et les femmes. Au point de prendre d’originales initiatives. Comme celle de quatre gigantesques galeries marchandes qui ont lancé un programme « un pas vers la santé. Marchez plus, marchez dans la galerie ». Des plans de parcours sont fournis pour marcher avant l’ouverture des magasin ou après la fermeture. On y indique durée et nombre de calories susceptibles d’être perdues. Exemple: à Doha, le Hyatt Plaza Mall propose un trajet de 1200 pas à faire en douze minutes pour brûler 70 calories.
Le homard envahit Paris
Je ne l’ai pas expérimenté mais il paraît qu’il déferle sur Paris: le lobster roll ou hotdog au homard.
En fait, on le trouvait déjà au Spring du chef américain Daniel Rose depuis 2009 mais le voici aussi au Lobster bar qui vient d’ouvrir dans le 1er arrondissement; en croque-homard canadien dans la cantine-épicerie Jeanne B, rue de L’épicerie dans le 18ème; à la vapeur avec pamplemousse sur une galette marocaine au Café Prunier, place de La Madeleine; en club-sandwich au nouveau bar à huîtres de Chez Dessirier dans le 17ème ou en hotdog chic fidèlement new-yorkais a la Brasserie de Valois, dans le 8ème arrondissement.
Avis aux amateurs !
De Var et de rosé
Sympathique offensive oeno-touristique que celle menée la semaine dernière à Montréal et Québec par le département français du Var, avec présidents du Conseil général et de la Chambre de commerce et d’industrie, plus une belle brochette de gens de la région. Entre Marseille et Cannes, il y a Bandol, Toulon, Saint-Tropez, Saint-Raphaël… : une côte, plus un arrière-pays provençal qui ne manquent pas de charme, surtout si on les découvre hors haute saison estivale.
Mes notes de cette rencontre:
– Du 27 au 30 septembre, cette année, les plus grands voiliers du monde feront escale dans le port de Toulon. Trois mâts goélette, quatre mâts barque, brigantine… Les nouveaux géants des mers, venus de Barcelone et en route vers l’Italie et les Baléares seront accessibles pour visites et balades en mer ! On peut même embarquer pour une étape de leur course entre France, Italie et Espagne.
– Les ports du Var sont aussi devenus des haltes de choix pour bateaux de croisières. Lors d’un séjour dans la région, pourquoi ne pas justement en profiter pour faire soi-même une croisière d’une semaine à partir de Toulon ? Au programme: la Méditerranée, avec arrêts notamment à Pise, Rome, Florence et Barcelone (tous les lundis, de mai à octobre; www.royalcaribbean.fr).
– La « route des vins », avec les rosés de Provence pour vedettes des visites de vignobles et vignerons, subit une cure de jouvence. Le Var est le premier département de vin rosé au monde, tandis que les rosés de Provence assureraient la moitié des ventes de ce nectar au Québec ! Période idéale pour aller les goûter sur place : le temps des vendanges, généralement du 20 août au 20 septembre (www.vinsdeprovence.com).
– René Bérard, chef étoilé Michelin de l’hostellerie Bérard à La Cadière d’Azur, sur les coteaux du Bandol, s’est présenté comme un « marchand de bonheur ». L’ambassadeur du terroir varois a venté les mérites des vins de Provence et de la gastronomie provençale, avec des chefs qui veulent mettre à l’avant-plan qualité et plats-maison. Un sceau marquant ! (www.hotel-berard.com).













Grouille pour pas qu'ça rouille