Les Iles du Pot à l’Eau-de-vie sur le fleuve
Le Sauvagîles fend l’eau et ses vagues quand le phare, tout habillé de rouge, se découvre à l’horizon, grossit et grossit jusqu’à l’approche finale. On débarque sur un long quai de bois qui grimpe sur les rochers de la petite île escarpée. Les visiteurs d’un jour partiront bientôt et l’île du Pot-du-Phare sera alors toute à nous! C’est la seule île accessible de l’archipel du Pot à l’Eau-de-Vie.
Géré par la Société Duvetnor, l’archipel (qui doit son nom à son utilisation discrète au temps de la prohibition) est une des merveilles du Saint-Laurent, un site de rêve pour une nuit de rêve… Occupé à partir de 1861, et laissé à l’abandon en 1975, cet endroit a été brillamment restauré et réaménagé par Duvetnor. Autour du phare pimpant, la maison du gardien est unique en son genre. Trois chambres décorées à l’ancienne y accueillent désormais ceux qui ont réservé pour la nuit. On y dort comme dans un musée! Le forfait comprend un souper de fine cuisine régionale servi dans la salle à manger de l’ancien gardien. Ne traînez pas à table, car le coucher de soleil n’attend pas… On en profite sur la terrasse, assis sur des chaises Adirondacks, en solitaire sur un rocher ou du haut du phare.
Au matin, on prend le temps d’admirer à la jumelle les voiliers et vraquiers qui passent au loin, ou les oiseaux, nombreux sur le petit bout de terre. L’île du Pot-du-Phare est notamment une vraie «crèche» à eiders, où la Société Duvetnor récolte le duvet dans les nids à la fin de la période d’incubation. Une occasion de faire le suivi biologique de l’espèce
Découvrez des Via Ferrata québécoises
Article paru sur le site canoe.ca en mai 2015
Via Ferrata: 11 parcours rocheux au Québec
Le fjord du Saguenay à vos pieds, la canopée de la forêt de Charlevoix vue de haut, les bouillons d’un canyon près de Québec ou d’une chute en Outaouais… C’est avec tous les sens qu’on découvre certains paysages du Québec en empruntant une Via Ferrata.
Hybride entre la randonnée pédestre et l’escalade, cette activité de plein air ne requiert pas de compétence particulière, sauf être un peu en forme. Ultra-sécuritaires, les sorties sont toujours guidées et offrent différents degrés de difficultés (facile, intermédiaire, avancé) et des durées variables. Dans tous les cas, on s’en met plein la vue.
Nées en Italie, les Via Ferrata (dits aussi «parcours ferrés») se sont multipliées ces dernières années au Québec. Les onze actuelles sont désormais regroupées pour offrir une «Route des Via Ferrata», avec passeport pour profiter de rabais quand on se promène d’une région à une autre.
Le principe est toujours le même: on met son casque et on enfile un harnais d’escalade muni de deux mousquetons dont on apprend vite le maniement. Ils servent à s’attacher en permanence à un câble courant sur une paroi rocheuse. On progresse alors à son rythme le long du câble en déplaçant un mousqueton après l’autre (pour ne jamais être sans protection).
À l’horizontale, en montée ou en descente, les itinéraires sont agrémentés d’échelles et de marches d’acier pour faciliter la tâche. Et il ne faut oublier les pauses photos, car le jeu en vaut la chandelle.
Cliquez ici pour pouvoir avoir un coup d’oeil sur les 11 circuits proposés.
Entrevue à Ici Radio Canada…
Demain… SAMEDI 13 JUIN 2015, je suis invitée à l’émission de ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE « Samedi et rien d’autre », animée par Joel Lebigot !
L’entrevue à propos de mon livre Les Inuits résistants! sera diffusée de 10h15 à 10h35. J’y serai en duo avec Lisa Koperqualuk de la Fédération des coopératives du Nouveau Québec (FCNQ) qui parlera du livre The Right To Be Cold de Sheila Watt-Cloutier, grande dame inuite.
L’émission peut être écoutée en différé sur http://ici.radio-canada.ca/emissions/samedi_dimanche/2014-2015/index.asp
Faites du camping en ville
ARTICLE PUBLIÉ SUR LE SITE DE canoe.ca | voyages
Un nouveau camping s’apprête à voir le jour au parc national des Îles-de-Boucherville. Le site sera opérationnel le 17 juillet 2015, mais les réservations sont ouvertes depuis le 22 mai. N’attendez pas si vous voulez vous échapper de Montréal et goûter aux plaisirs du camping sans vous éloigner.
L’île Grosbois, où le nouveau site est implanté, est l’une des plus sauvages du petit archipel, situé au milieu du Saint-Laurent, à l’est de Montréal. Malgré la proximité de la ville, le dépaysement est garanti, d’autant que le camping n’est pas accessible en voiture, mais seulement à pied, en vélo, canot, kayak ou chaloupe. Pour faire le trajet de trois kilomètres depuis l’île Sainte-Marguerite, avec passage de rivière sur un bac à câble, l’idéal est de partir avec un chariot (gratuit) ou de faire transporter ses bagages jusqu’au camping. Le parc offre aussi en location embarcations et vélos.
Sur place, on monte sa tente sur l’un des 54 emplacements sans services ou on s’installe dans l’une des 21 tentes Huttopia. Un dépanneur et des installations sanitaires complètes sont sur le site. Adossé à un boisé, le camping est tourné vers le Vieux-Boucherville tandis que l’autre côté de l’île a vue sur les marais.
L’île Grosbois mérite le déplacement. Au nord du parc, ceinturée par un sentier de sept kilomètres, elle est bucolique à souhait. On passe allègrement de champs de maïs à des zones d’herbages où la faune trouve refuge. Il y a de grandes chances d’y voir des cerfs de Virginie et une multitude d’oiseaux.
«Ce qui est bien, a souligné Rémi Chapados, responsable du service à la clientèle du parc, c’est qu’on est toujours à proximité de l’eau et les haltes nautiques offrent de beaux points de vue, avec aires de pique-nique à l’ombre de grands saules.»
En canot ou kayak, le chenal du Courant est un haut lieu d’observation d’oiseaux et, en vélo, le parc a une bonne vingtaine de kilomètres de pistes. Parfait pour se dégourdir les jambes.
Bon plan: les activités de découverte sont gratuites jusqu’à 17 ans, avec accompagnement d’un parent. Prêt pour un safari au crépuscule, une «chasse» au castor, la découverte d’un marais prolifique ou une remontée dans l’histoire de l’île Grosbois qui abrite un site archéologique amérindien?
Infos et réservations : www.parcquebec.com; 1 800 665-6527
Du kayak et des glaces sur le Saint-Laurent
Le printemps s’est pointé le 21 mars et tranquillement les adeptes de kayak sortent leurs embarcations pour profiter des eaux québécoises. Je vous propose une sortie sur le fleuve avec Katabatik dans un texte sur le site de canoë.ca.
Fini le ski, bonjour le kayak!
De la descente sur les pistes de ski à la glisse au fil de l’eau, il n’y a souvent qu’un pas à franchir. Les fanatiques du kayak de mer trépignent à l’idée de sortir leur embarcation dès la moindre brèche dans la glace d’un lac près de chez eux ou du grand fleuve Saint-Laurent.
Dans Charlevoix, à hauteur de l’estuaire, les glaces sont en mouvement dès la mi-février, ouvrant des veines d’eau libre qui font le bonheur des kayakistes. Jusqu’à fin avril au moins, de petits «icebergs» se baladent à la surface, au gré des marées, offrant un spectacle très spécial à ceux qui s’en approchent. Cap à l’Aigle, à l’est de La Malbaie, est le seul endroit au Québec où l’on peut participer à une sortie guidée sur le Saint-Laurent en kayak de mer, version hivernale-printanière. Et il reste encore quelques belles semaines pour cela.
Depuis 10 ans, l’entreprise éco-touristique Katabatik propose de telles escapades d’une demi-journée avec tout l’équipement requis: le kayak avec sa jupette quasi-hermétique, une combinaison isothermique, bas, bottillons et gants en néoprène pour avoir bien chaud aux extrémités.
«Pagayer est en soi le premier plaisir, surtout avec le sentiment d’être les premiers à se retrouver ainsi sur le fleuve quand l’hiver cède la place au printemps», note son directeur, Sébastien Savard.
Les sentiers secrets des orphelins dans les Laurentides
C’est le printemps, le beau temps s’en vient. Vous avez envie de nouveaux sentiers. Je vous invite à découvrir le réseau des Sentiers des Orphelins sur lequel j’ai écrit un article, publié sous l’onglet Voyages du site canoë.ca.
Que ce soit à pied ou à vélo, on pourra dans les semaines à venir enfin profiter de la nature printanière. Voici un beau circuit des Laurentides – et un secret encore bien gardé – à découvrir gratuitement, celui des sentiers des Orphelins.
Pour s’y rendre, il faut filer plein ouest depuis l’autoroute 15 à la hauteur de Saint-Sauveur pour rejoindre Morin-Heights. Ceux qui connaissent le parc Corridor aérobique, ancienne voie de chemin de fer reliant Morin-Heights à Amherst, n’auront pas à chercher longtemps. Le Réseau de sentiers des Orphelins, récemment aménagé par la municipalité de Wentworth-Nord, est en quelque sorte une excroissance de cette piste, transformée en piste de ski de fond l’hiver et de vélo le reste de l’année. On en part et on y revient pour compléter une belle boucle de 11 km, à faire à pied, en vélo de montagne ou vélo hybride. Au programme: des arbres, des tapis de mousse, de l’eau et un exercice sportif relativement modéré.
HOMMAGE ET PAYSAGES
Le nom du réseau rend hommage à des milliers de jeunes Montréalais qui ont résidé à l’Orphelinat agricole Notre-Dame-de-Montfort en apprenant un métier au tournant du 19e siècle. Et comme il est aménagé sur des «terrains orphelins», finalement acquis par la municipalité locale en 2009, il porte doublement bien son nom.
Un petit tour au parc du mont-Tremblant
Par une magnifique journée hivernale, bien froide, je suis allée re-découvrir la piste de ski de fond Le Malard dont une portion a été réouverte cette année, à la demande générale…
Ce n’est pas le genre de piste qui me fait frémir de plaisir: un peu trop large, un peu trop prévisible, pas assez… hors-piste à mon goût.
Mais, la longueur de la balade en a fait un très bon exercice et la longue descente finale de La Malard en fin de parcours m’a tout de même bien plu.
On débute du beau Centre de découverte au lac Monroe par une portion plutôt plate en bordure du petit lac Monroe, puis jusqu’au refuge Le Ravage. Ensuite commence une longue montée sur La Ouache en forêt et qui n’offre guère d’intérêt jusqu’à atteindre u peu de hauteur. Là, quand les arbres sont chargés de neige, surtout aux alentours du refuge La Ouache, la forêt est bien jolie et les montagnes bien visibles autour. Passé le refuge, la grimpette est presque finie et on se laisse aller dans la pente sans trop d’inquiétude vu la largeur de la piste damée. On avale alors les kilomètres pour rejoindre l’intersection avec une piste verte qui ramène vers le lac Monroe, avec 19 kilomètres au compteur.
Les plus : le refuge La Ouache pour le lunch; la descente qui suit; le coup d’oeil sur les chalets EXP si l’on n’y dort pas; le superbe centre de découverte.
Les moins : le manque de variation dans la piste; le manque de points-de-vue.
La pensée du jour
« La terre vous enseignait sans cesse qu’il faut accepter ce que l’on ne peut empêcher ».
Dans Petite musique de chambre sur le mont Kenya: Vivienne de Watteville
Le lodge El Silencio du Costa Rica, nouveau Relais & Châteaux
- Le marché est dans la serre
J’ai de la chance, ayant passé mes derniers jours de voyage au Costa Rica en novembre dernier dans ce qui allait devenir un nouveau Relais & Châteaux. L’El Silencio figure en effet au rang des 12 nouveaux promus de cette association prestigieuse d’auberges de charme et de tables remarquables à travers le monde.
Niché au cœur de la forêt tropicale et des montagnes du centre du Costa Rica, l’El Silencio est un écolodge de luxe qui fait de l’environnement sa priorité. À seulement 90 minutes de l’aéroport international de San José, il trône à 1.500 mètres d’altitude au milieu de la jungle, comme son joli spa, avec terrasse de yoga ouverte… Les suites-maisons, où dominent les matériaux naturels, sont décorées avec beaucoup de goût et invitent au repos !
J’ai eu aussi la chance de rencontrer le jeune chef du lodge, Andres Melendez, de faire le tour de sa serre biologique et de suivre un petit cours de cuisine en sa compagnie. « Le Costa Rica a toujours été un pont, me dira-t-il, entre Amérique du Nord et Amérique du Sud ». Des Indiens, cette cuisine a retenu entre autres le mais et le cacao qui servait de monnaie d’échange… Des Européens, surtout espagnols, sont arrivés le pain, le riz, la vache et tous ses sous-produits laitiers; des Caraïbes, les épices, le poivre, les haricots, le lait de coco, la banane plantain…. Et même les Indiens d’Inde et les Chinois, venus au Costa Rica aux 18ème et 19ème siècles y ont laissé le curry et le gingembre !
Chaque jour, avec son panier, et parfois avec des clients qui prennent avec lui un cours de cuisine, il fait le tour du jardin. A la serre, on cueille des feuilles de salade, des fines herbes, des oignons verts, des radis, du céleri, des fleurs de courgettes; dehors, des mûres pour les vinaigrettes ou desserts, des fruits dans les arbres… De grands bassins d’élevage abritent aussi des milliers de truites arc-en-ciel qui attendent leur tour pour un frais carpaccio, un tartare ou une grillade. A la basse-cour, les poules se laissent caresser comme des lapins. Elles ne finiront pas dans l’assiette, seulement leurs œufs !
« De la terre à la table » est la devise du chef cuisinier dont j’ai goûté deux jours de temps des plats très raffinés, tant en présentation qu’en goût : un carpaccio de truite sur lit de concombre et un tilapia monté sur une purée de courge ont figuré parmi mes préférés.
http://www.relaischateaux.com/elsilencio
http://www.visitcostarica.
La pensée du jour
Quand nous étions enfants, nos parents nous disaient d' »aller jouer dehors voir le jour et rencontrer notre futur ». Quand on rentrait, il fallait expliquer d’où le vent soufflait et, si nous n’avions pas la bonne réponse, on nous renvoyait à l’extérieur.
Zacharias Kunuk, inuit, cinéaste, rencontré à Igloolik au Nunavut






Grouille pour pas qu'ça rouille