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Canot à glace et ski dans Géo Plein air

extrait_geopleinair_skiÀ lire dans Géo Plein Air –numéro de janvier-février 2016.    

La neige tarde à «s’installer» dans plusieurs régions du Québec comme près de la frontière américaine mais il y en a suffisamment pour pratiquer ski alpin et ski de fond. Voici 5 duos gagnants pour pratiquer les deux sur un même site (ou presque) au cours d’un week-end : à Stowe, au Vermont; au Mont Grand-Fonds, dans Charlevoix; au Massif du Sud, dans Chaudière-Appalaches; au Mont Blanc et au Mont Tremblant dans les Laurentides; à Stoneham et Lac-Beauport dans la région de Québec.

Un article sur le sur canot à glace
Le canot à glace, seulement pour les pros ? Sans se prendre pour ces valeureux coureurs qui affrontent les glaces et zones en eau extrait_geopleinair_canoelibre du fleuve Saint-Laurent lors de grands compétitions hivernales, on peut apprendre les rudiments de ce sport complet in situ ! C’est à Québec que ça se passe… Je l’ai vécu, je le raconte dans le dernier numéro de Géo Plein Air.

Photo : Anne Pélouas

Photo : Anne Pélouas

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Retour sur images du Québec authentique (Mauricie-Lanaudière):2ème épisode

P1170541 - CopieRien de tel qu’une bonne journée de grisaille en cette fin d’automne au Québec pour se remémorer des souvenirs plus colorés. Comme ceux qui me restent si bien en mémoire d’une virée en octobre sur le site Atikamekw de Matakan dans la région de Lanaudière. Deuxième épisode…

Dormir sous un tipi

A peine débarqué de l’hydravion, on fait le tour du « propriétaire » en transportant nos bagages sous un grand tipi garni de branches de conifères odorantes. La presqu’île abritant le campement traditionnel n’est pas large, le vent souffle fort et il fait un froid de canard. On attendra longtemps en soirée un groupe de musiciens venu en bateau de Manawan, le village de la communauté Atikamekw. Trop de vent, les « Black Bear » arriveront juste avant notre départ le lendemain pour un joyeux concert !

De mai à octobre, le site de Matakan accueille des visiteurs en bordure du grand lac Kempf. Nous sommes à 220 kilomètres à vol d’oiseau de Montréal, au nord de la région de Lanaudière. Un autre monde pourtant qu’on découvre à petites doses au hasard de nos conversations avec Yann, vingt ans, qui sera notre guide, Norbert , notre chef-cuisinier, ou Nazaire le pêcheur.

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La pêche miraculeuse au lac Kempf

Le Québec authentique, c’est ici qu’il se vit, avec une frange de sa population trop souvent négligée… ou mythifiée ! Les Indiens d’aujourd’hui gardent leurs traditions bien vivantes mais ils sont aussi pleinement intégrés dans la vie moderne. A Matakan, à raison de 14 clients sur place à la fois, on a le temps de vraiment découvrir le lieu et les gens. Ces rencontres sont en effet le suc, la quintessence de tels séjours en nature, au milieu de nulle part.

Avec Yann, on est servi ! Dès l’arrivée, il nous reçoit autour d’un grand feu de bois extérieur, construit en forme de tortue, sorte d’emblème traditionnel, avec une carapace pour flotter et des pattes « comme des pagaies » pour avancer. Plus tard, il nous montrera comment les Atikamekw sculptent des dessins sur des morceaux d’écorce qui décoreront des objets artisanaux, dont de très jolis paniers.

Après un bon repas où le gibier est à l’honneur, le groupe embarque en soirée dans un canot rabaska. A nous les rames pour un petit tour sur l’eau et sous les étoiles ! Dans la nuit noire, Yann le conteur n’a pas son pareil pour envoûter les visiteurs.

C’est à la lampe frontale ensuite que les plus courageux prennent le chemin du grand tipi. Un feu brûle au centre mais la température ne dépasse pas zéro à l’intérieur de la tente. Pourtant, ce sera une nuit de rêve passée au fond d’un bon sac de couchage. L’œil ouvert de temps en temps perçoit les flammes mouvantes. Une bonne âme a maintenu le feu en activité toute la nuit !

Le lendemain, Yann nous conduit a à pied sur un petit sentier, s’arrêtant souvent pour nous parler des vertus médicinales ou autres des plantes et des arbres qui nous entourent. Par ici la gomme d’épinette servant autant de colle naturelle que de pansement sur les plaies quand on la mélange à de la graisse d’ours. Par là la belle mousse qui, séchée et bouillie, servait autrefois de couches pour les bébés ou d’éponge à vaisselle. Les racines d’épinettes se ramollissent et se coupent dans le sens de la longueur pour servir de corde pour le canot ou les paniers; le plantain s’applique bouilli sur les plaies, le pin rouge, le thé du Labrador ou le sorbier se distillent en tisane. La forêt est un vrai trésor dont on ne soupçonne pas le contenu !

Ce jour-là, nous irons aussi pêcher avec Nazaire, autre conteur… d’histoires de pêche ! Il a « planté » la veille deux filets dans une grande baie. Nous partons les relever en bateau. Ce sera la pêche miraculeuse : dorés, brochets, carpes. Quand il relève son filet, c’est le festival du gros poisson d’eau douce !DSCN4098 - Copie - Copie

En rentrant, arrêt requis au bord d’une falaise. Yann nous montre à même la roche des pétroglyphes attestant d’un présence humaine depuis au moins 3.000 ans. Second arrêt à la belle petite île de l’Amour. Elle est réservée aux couples en voyages de noce, avec guide, bateau et évidemment conjoint exclusif ! Comme chambre nuptiale, le tipi sur plateforme est magnifique et on y promet du luxe avec déco traditionnelle de qualité! En plus d’une offre de mariage à la mode Atikamekw, par le chef de la communauté et, si l’on veut, en costumes traditionnels fabriqués sur mesure.

L'île de l'Amour

L’île de l’Amour

 

Retour sur images du Québec Authentique (Mauricie-Lanaudière) – 1er épisode

Rien de tel qu’une bonne journée de grisaille en cette fin d’automne au Québec pour se remémorer des souvenirs plus colorés. Comme ceux qui me restent si bien en mémoire d’une virée en octobre sur le site Atikamekw de Matakan dans la région de Lanaudière.

Premier épisode : embarquement immédiat à bord d’un hydravion sur la rivière Saint-Maurice, aux allures de grand fleuve.
Le site d’Hydravion Aventure est idéal pour une envolée vers le nord. J’adore ces hydravions, véritables coucous de brousse qui ressemblent un peu à ma première 2 CV des années 1970: les pièces de la carlingue tiennent avec des boulons, des écrous ou des rivets, et on fait presque corps avec les éléments extérieurs, surtout le vent ! Mais ce sont les meilleurs…

Manque de chance : il pleut quand nous nous préparons à embarquer. Retour au pavillon d’accueil. C’est l’occasion de prendre le temps : pour admirer la déco intérieure bien léchée du bâtiment tout nouveau, tout neuf, et faire connaissance avec les proprios d’Hydravion Aventure. Alain et Laure sont venus de France s’installer au bord du Saint-Maurice. Lui a été pilote de Mirage dans l’armée française. Le voici bien au calme, jeune retraité fringuant mais plein de projets pour faire rouler cette belle entreprise aérienne qui compte plusieurs Beaver, Piper et Cessna amarrés au quai. Ils sont toujours prêts pour les apprentis-pilotes, pour un survol de la région, un safari nordique dans les Torngats, un petit forfait avion-motoneige ou hydravion-canot. Ou pour aller comme nous rendre visite aux Atikamekw de Manawan…

En décollage sur le Saint-Maurice

En décollage sur le Saint-Maurice

C’est parti ! Avec Xavier, à l’accent de Bayonne, lui aussi ancien pilote de Mirage français, on est entre de bonnes mains. Le décollage sur la rivière est un vrai bonheur : après quelques minutes pour réchauffer le moteur, l’hydravion s’avance gentiment sur l’eau avant de prendre son élan, puis il s’élève dans les airs avant d’attendre sa vitesse de croisière (160 km/h). Comme il demeure à 300 mètres d’altitude, on a tout le loisir d’admirer le paysage. GRANDIOSE !

 

D’abord, il y a cette rivière majestueuse dont on suit le cours vers le nord de la Mauricie, bordée de forêts en feu, aux couleurs de l’été des Indiens. Très vite, bye bye la civilisation. Les villages se font plus rares, puis ce seront les chalets, les camps de pêche blottis dans le creux d’une baie. On s’enfonce vers le nord, les traces humaines se limitent à une piste perdue, long ruban de gravier qui tranche le paysage au scalpel: des collines à la végétation chargée de couleurs (jaune, orange, rouge, vert); des épinettes serrées comme des sardines; des lacs rond, en croix, longiligne, avec ou sans îles, à perte de vue. Dont l’immense Wapizagonke, du parc national de la Mauricie, que j’ai souvent « canoté ». Comme les tentacules du grand réservoir du Lac Taureau où j’ai fait du kayak-camping bien des fois, le voir de haut plutôt qu’au ras de l’eau est une expérience magique.

La forêt, entre automne et hiver

La forêt, entre automne et hiver

Ici, les conifères scintillent, drapés d’une fine neige tombée dans la nuit. Là, c’est un camaïeu de couleurs forestières qui forme une peinture grandeur nature sous nos yeux. Là-bas, des lacs frissonnent sous le vent. On vit en accéléré le passage de l’automne à l’hiver, les feuillus de moins en moins feuillus, les conifères givrés…

Théâtre d’ombre, théâtre d’illusion ? Je crois voir un troupeau d’animaux en mouvement. Ce n’est que l’ombre d’un bouquet d’épinettes sur l’eau qui bouge à la vitesse de l’hydravion! Une heure plus tard, les yeux grands ouverts, on surplombe la rive du réservoir Kempf. Le pilote vire à gauche, tourne en rond dans le ciel au-dessus de la presqu’île de Matakan, petit bout de terre perdu dans l’immensité aquatique. Il amorce sa descente, rasant la cime des arbres, pour finir sur l’eau, frein naturel, dans un joyeux tremblement. Nous sommes arrivés à bon port. En territoire Atikamekw.

Forfait vedette d’un trio de choc de mai à octobre: Le Baluchon Eco-Villégiature/Tourisme Manawan/Hydravion Aventure ; http://www.hydravion.ca/index.php/fr/nos-forfaits/excursions.html

Manawan

 

 

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La Gaspésie, la liberté… en ski ou en raquette

De la montagne à la mer, en Gaspésie.

De la montagne à la mer, en Gaspésie.

La TDLG, c’est reparti. Après les bottines cet automne, on annonce le retour de la Traversée de la Gaspésie à ski de fond et à raquette, du 20 au 27 février, et il reste encore des places.

Parole de journaliste et néanmoins amie des TDLG, qui offrent ce superbe forfait de « vacances sportives tout inclus »: on y intègre une grande famille dont le cœur est gaspésien et les enfants de partout au Québec ou d’ailleurs. A chaque retrouvaille, la joie est là !

A tout seigneur, tout honneur (la Gaspésie): la plaquette des TDLG, signée ricochet design et remise lors de la conférence de presse de lundi à Montréal, est agrémentée de petits mots de journalistes et participants.

Claudine Royparle TDLG chez Kanuk, à Montréal

Claudine Roy parle TDLG chez Kanuk, à Montréal

Je retiens ceux de Gabriel Durocher, de la TDLG à ski 2015: « Je ne suis pas sûr d’avoir traversé la Gaspésie. J’ai plutôt l’impression que c’est elle qui m’a traversé »… Et elle laisse des traces, je peux vous le dire. Tellement qu’on veut toujours y revenir, c’est bien embêtant…

En février, il y aura toujours près de 200 km à se mettre sous les skis en six jours, ou 100 sous les raquettes. Tout au long de la journée, sur les sentiers ou les pistes, on retrouvera les musiciens Luc Proulx, Lou Babin, Nemo Venba, Dany Nicolas et le collectif Kilombo. Plus l’accordéonniste Sylvie Gallant.

Pause au son de l'accordéon

Pause au son de l’accordéon

Isabel Richer, Sophie Faucher et Pierre Brassard se chargent de vous étirer les muscles zygomatiques chaque matin et chaque soir.

Parmi les invités 2016: le brillant auteur de BD Michel Rabagliati, l’aventurier-pompier Sébastien Lapierre et le navigateur de l’Arctique Philippe Hercher.

On célèbre le partage, les produits du terroir, en plus « de la vie et de la beauté du monde », comme dit la Grande Manitoute Claudine Roy.

 

 

« Route des huîtres » en Virginie

Au resto-@AnnePélouasLors de mon dernier reportage pour le Huffington Post Québec la semaine dernière en Virginie, j’ai rencontré des gens fort sympathiques qui m’ont bien fait aimer cet état que je ne connaissais pas.
Il y a eu d’abord une réception haute en couleurs avec Terence R. McAuliffe, le gouverneur de la Virginie, pour l’inauguration de la toute nouvelle Virginia Oysters Trail, un parcours autant gourmand que culturel ! Un rigolo, le gouverneur, dont le discours a bien fait rire l’assistance. Puis, il a ouvert (difficilement) quelques huîtres. La soirée dans les jardins du superbe hôtel The Tinns Inn, à Irvington, m’a permis de faire le tour gourmand en accéléré sur la pelouse où les kiosques des producteurs d’huîtres et de vignerons se succédaient. Comme vin et huître vont bien ensemble…Huîtres barbecue-@AnnePélouas

Plus tôt, j’avais aimé rencontrer les « watermen » de la Rappahannock River Oyster Company, l’un des plus gros producteurs d’huîtres de la Virginie. Voir comment un bébé-huître devient en l’espace de 18 mois maximum une huître propre à la consommation fut un régal. Le mollusque passe du bac à bébés à la pouponnière de la « ferme » de Topping, dans des cages immergées directement dans le petit port de Locklies, puis séjourne dans une autre cage au fond de la baie avant de rentrer provisoirement au bercail ! Nous avons embarqué dans une chaloupe de la compagnie pour aller relever une cage dans la baie. J’y ai mangé une huître des plus fraîches avant de revenir au quai pour assister au tri et à la mise en sacs d’expédition.

Le lendemain, petit tour à Virginia Beach… sous la pluie. Les grands resorts collés sur la mer, ce n’est pas trop mon genre mais la promenade piétonne et cycliste est tout de même bien agréable. J’ai surtout aimé manger de gros pétoncles au Bubba’s sur Shore Drive, avec vue sur l’eau. Pour y apprendre que la proprio est une Québécoise installée là depuis longtemps. Je l’ai d’ailleurs rencontrée deux jours plus tard à la porte d’à côté: une poissonnerie-boutique où j’ai acheté deux douzaines d’huîtres pour les faire goûter à mes amis de Montréal ! Excellentes encore…

En fin d’après-midi, j’ai entrepris un vrai périple pour rejoindre la Côte Est (East Shore) par le superbe pont-tunnel qui traverse la baie Chesapeake (voir mon précédent billet).

Chesapeake Bay Bridge-Tunnel is known as one of the Seven Engineering Wonders of the Modern World. It showcases the beauty of the Cheaspeake Bay and delights motorist driving to Virginia's Eastern Shore.  www.Virginia.org, Virginia Tourism Corporation

Chesapeake Bay Bridge-Tunnel is known as one of the Seven Engineering Wonders of the Modern World. It showcases the beauty of the Cheaspeake Bay and delights motorist driving to Virginia’s Eastern Shore.
http://www.Virginia.org, Virginia Tourism Corporation

La péninsule de la Côte Est est superbe, pourvu qu’on s’écarte de la route principale pour emprunter plutôt les petites routes, côté mer ou côté baie. Les champs de coton, le villages historiques, les jolies forêts de pin et la vue sur l’eau, rien de plus beau !

La cerise sur le sunday ? Un mémorable coucher de soleil sur la baie de Chesapeake en kayak de mer. J’étais partie en après-midi avec une guide de South East Expeditions pour me rendre jusqu’au vignoble de Chatham Vineyards, au fond de Church Creek. Original: une heure de kayak, petite marche-santé sur le domaine viticole, puis visite en compagnie de l’un des propriétaires et dégustation de toute leur gamme de vins. Impressionnant: autant les blancs que les rouges et même un très bon vin de dessert, à prix relativement doux. Au retour, j’ai eu cette superbe surprise d’un coucher de soleil flamboyant. Coucher de soleil en kayak-@AnnePélouas

Seul regret: je n’ai pas eu trop le temps d’explorer les villages de Cape Charles et Onancock mais j’ai tout de même eu la chance de séjourner dans deux magnifiques maisons coloniales transformées en B & B: Cape Charles House et The Onancock InnB&BCapeCharlesHouse

Les couleurs de l’aventure

En route pour Hydravion Aventures

En route pour Hydravion Aventures

En route pour Hydravion Aventures[/caption]C’est au plus fort des couleurs automnales que notre groupe s’est envolé en hydravion vers le site Atikamekw de Manawan, histoire de « tester » un forfait alléchant. Baptisé Le Québec authentique (du nom de cette belle association des deux régions de la Mauricie et de Lanaudière), il propose un séjour de deux nuits au Baluchon Eco-Villégiature, un vol en hydravion vers la presqu’île de Matakan, avec deux nuits ensuite sur le site traditionnel des Atikamekw de Manawan, du printemps à l’automne.

Au Baluchon, il y a pléthore de choix d’activités, de la marche au vélo de montagne, de l’équitation au canot, du géocaching au tir à l’arc. sans compter la bonne bouffe et les bières de la Nouvelle-France !
Mais là, cette partie est finie pour nous: on embarque en hydravion et pour une bonne heure qui nous permettra de survoler une grande partie de la Mauricie et de Lanaudière.
A notre arrivée chez Hydravion Aventures, il pleut. Nous aurons donc un peu de temps pour parler aux proprios Alain et Laure, deux Français qui se sont lancés en affaire ici. Alain est comme Xavier, le pilote qui nous accompagnera, un ancien pilote de Mirage, l’avion de chasse de l’armée française… Rien à voir avec ces sympathiques coucous Beaver, Cessna ou Piper, montés sur flotteur et qui font la réputation des grands espaces canadiens.
La pluie a cessé. C’est l’heure d’embarquer pour un vrai voyage « dans le paysage ». J’adore la sensation des envols sur l’eau, comme sur le dos d’un grand oiseau qui s’élève lentement dans les airs mais pas trop. Quelques villages en contrebas et nous voilà déjà complètement dépaysés. Bye bye la civilisation.
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Nous survolons des collines chargées de couleurs, jaune, rouge, orange, verte… Les lacs se succèdent, dont le grand Wapizagonke du parc de la Mauricie qui fut l’un des premiers plans d’eau que j’ai arpentés en canot au Québec. Un autre immense, avec une toute petite île au milieu, précède un forêt d’épinettes qui scientillent, drapés d’un fin manteau de neige. D’autres lacs frissonnent sous le vent, en longqs rubans sinueux,  tout en rondeur, en croix… Les forêts se transforment, les conifères prenant le dessus sur les feuillus. Le tout forme un vrai labyrinthe de lacs et forêts entrelacés.
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Le Beaver poursuit sa route vers le nord à 160 km heure. Voici le grand Réservoir du lac Taureau dont j’aime les plages estivales en kayak-camping. Du ciel, il étale ses tentacules, dévoilent ses îles et ses presquîles, son barrage. Parfois, un chemin de terre surgi de nulle part coupe le paysage, comme un trait au scalpel dans la chair forestière. L’ombre d’un bouquet d’épinettes fait apparaître un mirage, celui d’un troupeau en mouvement. Mais non, c’est notre hydravion qui bouge.
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Le réservoir Kempf est en vue. Un petit tour au-dessus de la presqu’île de Manawan nous donne une bonne idée de sa magnificence. L’hydravion rase la côte aux arbres colorés avant d’amerrir. Voilà, nous y sommes, au pays des Atikamekw.

24 heures avec mon Baluchon

C’est court, je sais, passer seulement une nuit à L’Auberge Le Baluchon… mais ainsi va la vie parfois. Ce n’est pas la première fois que je séjourne dans cette auberge de la Mauricie qui brille par son orientation éco-touristique et j’y reviens toujours avec plaisir. Pas une fois où je n’y ai fait de belles découvertes.

En ce vendredi soir d’automne, j’ai goûté avec délice la cuisine de Sabrina Lemay, nouvelle cheffe du Baluchon. Elle a fait ses armes auprès de Jean-Luc Boulay, chef propriétaire du prestigieux restaurant Saint-Amour à Québec. Le menu en quatre services fait la part belle aux produits du terroir avec de surprenantes variations, du velouté de patates douces au paprika fumé à l’escabèche de truite fumée locale, du cerf rouge, betteraves et topinambours aux pétoncles et lentilles, sans compter avant le dessert, le passage par le trou normand au calvados : obligatoire !

Première neige au Baluchon

Première neige au Baluchon

Après une bonne nuit de sommeil dans l’une des chambres rénovées du Baluchon, avec vue sur la forêt et plein de clins d’œil boisés en décoration, surprise au matin : il a neigé. Dans les couleurs de l’automne, ce premier tapis blanc semble encore irréel mais c’est charmant. Par un joli trottoir de bois, on accède au café-bistro pour le petit déjeuner.

Bienvenue au petit déjeuner et au lunch au Baluchon !

Bienvenue au petit déjeuner et au lunch au Baluchon !

La salle à manger est chaleureuse et le petit salon attenant digne des plus cossus clubs de pêche des temps anciens.

Bienvenue au petit déjeuner et au lunch au Baluchon !

Humili-yoga

Facile le yoga ?

Facile le yoga ?

En route à pied pour le « Chalet au bout du rouleau ». Nous avons rendez-vous pour une heure de yoga. J’en suis tout excitée mais ce sera de courte durée… Après une heure de torture, j’ai mal partout : aux poignets, au dos, aux jambes et surtout à la tête. Bien mauvais pour l’estime de moi-même, cette petite séance qui m’a vu me comparer (très négativement) à mes compagnes qui avaient l’air de beaucoup jouir du temps passé à se contorsionner sur leur tapis, tandis que mes articulations grinçaient et refusaient de m’obéir. Souplesse : zéro pour la fille un peu maso ! Heureusement, le professeur était très gentil et le bruit du ruisseau voisin a compensé pour un salut au soleil qui par chance n’a pas été filmé…

Direction, le Spa
Au spa du Baluchon, j’ai eu droit ensuite à un super-massage, incluant orteils, doigts et vertèbres cervicales. Avec la délicate attention d’un coussin chaud sur les pieds, la nuque, les yeux…
En me rendant plus tard au sauna et aux bains extérieurs, j’ai vraiment pris le temps d’admirer la décoration où le bois est mis à l’honneur en intérieur comme en extérieur. Le bois de grange, les bardeaux, des morceaux de tronc, des tableaux sur les murs avec du bois intégré… c’est joli comme tout.


Promis :
-l’été prochain, je teste le nouveau forfait Le Baluchon-Maïkan Aventures pour faire du kayak de lac en lac sur deux, quatre ou six jours, dans le nord de la Mauricie
-l’automne prochain, je re-teste le vélo de montagne sur le magnifique territoire du Baluchon, tout en collines et petites forêts, vu qu’on y travaille à un tracé amélioré et des pistes plus longues.

Premier GR nord-américain… en Gaspésie

Vue du haut du Mont Saint-Alban lors de la cinquième journée de la Traversée.

Vue du haut du Mont Saint-Alban lors de la cinquième journée de la Traversée.

Le 2 octobre, branle-bas de combat à Cap Gaspé en Gaspésie: on inaugure le premier GR en Amérique du Nord. Les GR sont très connus en France: ce sont des sentiers de Grande Randonnée superbement balisés.

Le GR québécois relie le parc Forillon à Matapédia, en passant par les bords du fleuve Saint-Laurent et les monts Chic-Chocs. Il emprunte le Sentier international des Appalaches (SIA). J’ai marché plusieurs fois sur certains tronçons vraiment exceptionnels du SIA, notamment du mont Logan à Petit-Sault.

L’an passé, j’ai participé à la première édition de la Traversée de la Gaspésie à bottines avec quelque 200 marcheurs dans une ambiance aussi colorée dans les arbres que dans le groupe… Le trajet était en grande partie sur le SIA, y compris dans la magnifique portion qui traverse le parc Forillon. Quel souvenir !

J’ai une pensée émue pour toutes les « bottines » qui seront à Cap Gaspé demain vendredi pour clore la seconde édition de la TDLG à bottine et participer à l’inauguration du GR A1, en présence de représentants de la Fédération française de la randonnée pédestre.

Quelle belle initiative…

Tremblant gourmand pour «foodies» actifs

Texte publié sur le Huffington Post Québec le 14 septembre 2015

Manger, boire, bouger? Pourquoi choisir quand on peut lier activités physiques (plus ou moins modérées) et expériences épicuriennes? La deuxième édition de l’événement Tremblant Gourmand bat son plein depuis samedi dernier dans la station des Laurentides et le beau temps chaud attendu pour cette semaine devrait inciter tous ceux qui le peuvent à faire l’école buissonnière pour y participer… Aux autres, on suggère de ne pas rater l’apothéose des réjouissances, le week-end des 19 et 20 septembre.

Pour profiter de la plupart des activités, ainsi que de rabais dans les boutiques et restaurants du village piétonnier, le mieux est d’opter pour un «passeport», vendu au coût de 30 dollars.

 ON MANGE!

Les «foodies» sont gâtés : la Foire des artisans les accueille le week-end au bas du village, sur la place des Voyageurs, avec des kiosques de dégustations variées: pains, produits à l’érable, champignons sauvages… La Place Saint-Bernard, en haut du village, est toutefois le centre névralgique du festival, en semaine comme le week-end. On navigue ici aussi de kiosque en kiosque pour goûter un morceau de La Vlimeuse, tout nouveau fromage à pâte molle et croute lavée de la Fromagerie Mont-Tremblant, une cuillérée de miel grand cru du producteur de Mont-Laurier Miels d’Anicet, un verre de cidre de glace ou quelques bières de microbrasseries.

Les restaurateurs du village ne sont pas en reste. Tous affichent des rabais sur leurs menus, certains plats ou boissons, pour les possesseurs du passeport Tremblant gourmand.

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Un détour chez Roger L’Ermite dans Lanaudière

Article paru le 20 juillet 2015 sur canoë.ca

Depuis son ouverture en 2010, le site Chez Roger l’Ermite, à Saint-Côme, dans Lanaudière, n’en finit pas de s’agrandir, sans pour autant y perdre son âme. Un nouvel écogîte et un petit camping viennent désormais compléter l’offre d’hébergement de ce domaine pas comme les autres.

Le nouveau chalet La Rive, très lumineux et doté d’un toit végétal, porte bien son nom. Il est installé tout près de la rivière à Boule, tout comme les emplacements de camping, qui sont vraiment à deux pas pour se mettre à l’eau.

Les quatre autres écogîtes de Chez Roger l’Ermite sont disséminés dans la forêt à flanc de colline. Pas un qui ne se ressemble sauf qu’ils sont tous rustiques à souhait, fabriqués en bois coupé sur place, sans eau courante, avec toilettes au compost et énergie solaire. L’intérieur est néanmoins confortable et décoré avec beaucoup de goût et d’originalité par Martin Paradis, le maître des lieux.

C’est pour partager sa passion du bois et permettre aux visiteurs de se ressourcer dans la nature que Martin a conçu son projet. «Jeune, dit-il, je vivais en forêt, je grimpais aux arbres et y construisais des cabanes. Après avoir travaillé dans un bureau, j’ai eu envie de revenir aux sources. Je suis devenu arboriculteur et j’ai commencé à récupérer de beaux troncs d’arbres, puis à en faire des planches. L’idée de construire ces maisonnettes rustiques et de proposer ainsi un hébergement alternatif est ensuite venue naturellement.»

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