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Quintessence de fleurs et de fruits

P1140676De passage à la réputée Confiserie Florian, à Nice, j’ai dégusté une bouchée de mandarine confite, produit-phare de la maison… Cette friandise gourmande laisse un goût de soleil incroyable en bouche. La maison est spécialisée dans la confiserie et la chocolaterie aux fleurs, rose, violette et jasmin surtout. J’ai particulièrement aimé le chocolat blanc à la violette, la mandarine confite et le Crousti.
A lire: Des fleurs et des fruits, livre de recettes sucrées et salées de 25 chefs français, signé Jacques Gantié et édité par la confiserie. Les recettes sont aussi sur son site internet.
www.confiserieflorian.com

Même les toilettes de la confiserie sont aux couleurs niçoises

Même les toilettes de la confiserie sont aux couleurs niçoises

Salade niçoise

Nice la charmeuse ! P1140647

De la Promenade des Anglais à la Colline du Château, des ruelles du Vieux-Nice au décor original d’un hôtel Windsor, en passant par des rencontres avec des Niçois de naissance ou d’adoption, cette ville des Alpes maritimes est un vrai bonheur. Sa « coulée verte » qui reliera le Jardin Albert 1er au Musée d’art moderne d’ici la fin de l’année n’est pas encore achevée au centre-ville mais la végétation est déjà reine alentour, sur les collines.

J’ai aimé le doux mélange d’architectures art déco, Liberty et niçoise de la ville, avec un quatuor de couleurs sur les façades: terre de sienne, jaune, rouge, vert délavé pour les volets notamment. La Place Massena en est un bon exemple. Aux maisons colorées succèdent de vrais palais comme le Palais Rusca, sur la place du Palais de justice.
De la place du marché que se partagent les antiquaires le lundi, les fleuristes et maraîchers le reste de la semaine, il faut grimper avec un ascenseur gratuit au sommet de la colline de l’ancien château pour avoir la plus belle vue sur Nice, côté mer, côté ville et côté arrière-pays. Attention au coup de canon qui est tiré chaque jour à midi du haut de la colline !

En redescendant à pied vers le port de plaisance, on se délecte des points de vue sur la rade de Nice, ses maisons colorées au nord, avant d’atteindre l’aérienne place Garibaldi, avec ses arcades et ses bâtiments anciens dont les balcons sont presque tous des trompe-l’œil. Le quartier Bonaparte, mixture de quartier populaire et quartier gai, vaut le détour. Comme les alentours du port de plaisance, où restos et galeries d’art se disputent le mètre carré. On ira aussi y admirer les pimpants « pointus », bateaux traditionnels très colorés, plutôt que les gros yachts, avant de filer dans les ruelles quasi-moyenâgeuses du Vieux-Nice.

P1140627P1140673Au marché des antiquaires

Dans le lobby de l'hôte Windsor

Dans le lobby de l’hôtel Windsor

Plus qu’un Relais et Châteaux

P1140377A Lorgues, dans l’arrière-pays varois, j’ai eu la chance de visiter le Château de Berne. Rien de mieux pour découvrir le Var vert que de déambuler dans ce vaste domaine, tout en collines et forêts, vergers et vignobles, couvrant 500 hectares. Au cœur du domaine trône une bastide qui abrite un hôtel à taille très humaine comme le sont tous les Relais & Châteaux. Si les prix associés à cette gamme d’hébergements vous font peur, sachez qu’on peut très bien passer une journée dans celui-ci sans y dormir et à frais réduits. Pique-nique-jazz en été, visite de la cave et initiation à la dégustation; randonnées pédestres ou en VTT sont notamment disponibles, en plus de cours de cuisine. Les prix du midi au restaurant L’Orangerie sont aussi très abordables et la table excellente. Pour 55 euros le pass journée, l’expérience sportive, gastronomique, œnologique et de détente est à vous ! En passant en automne, goûtez aux figues du château…

Le domaine est avant tout viticole, comme il l’était déjà à l’époque romaine, bien situé qu’il était sur un embranchement de la Via Aurelia, voie commerciale importante entre Italie et Espagne. L’oenotourisme est devenu sa marque de fabrique à partir de 1995, avec une touche appuyée sur l’art de vivre à la provençale depuis 2007 et le label Relais & Châteaux depuis 2009 . Le domaine a 118 hectares de vignes entre garrigues et oliveraies. Il produit quelque 750 000 bouteilles de grands vins par an sur deux millions au total, rosé de Provence en tête. Avec 85 % du total. Vin d’apéro autant que digne accompagnateur de repas provençaux , ce rosé clair, très aromatique et sec est divin !

www.chateauberne.com

P1140378Un aperçu du domaine

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De dunes et de déportation au parc national de l’Ile du Prince Édouard.

P1140202C’est en visitant ce parc magnifique de la côte nord de l’île que j’ai appris que les Anglais l’avaient débaptisée – elle s’appelait Saint-Jean – après avoir déporté en 1758 des milliers de colons acadiens. Triste histoire qui flotte encore sur la région. Le parc national est divisé en trois secteurs. J’ai visité celui de Greenwich, le plus à l’est. Il occupe la péninsule du même nom. Ne manquez pas la visite du centre d’interprétation, avec arrêt à la salle de projection, vraiment originale: au sol, un grand « carré » de sable blanc… oval en fait, qui sert d’écran, en plus d’un autre écran au mur. On regarde le film qui raconte l’histoire de la région depuis une mezzanine.

En route pour une balade à pied ! Le parc compte trois sentiers de randonnée, sans compter les marches sur la plage. Le sentier Tlaqatik (4,8 km aller-retour) a des panneaux d’interprétation  historique et mène au bord de la baie St. Peters. Le sentier Havre Saint-Pierre (1,1 km) suit le rivage de la baie sur le terrain d’une ancienne ferme mais le plus intéressant est sans conteste celui des Dunes de Greenwich (4,8 km aller-retour). Il emprunte un long trottoir de bois qui mène a la mer. En chemin, on découvre une forêt d’épinettes blanches au pied desquelles pousse la clintonie d’Amérique. Le sentier de bois transite par une zone encore forestière, avec de grands tapis de lichen. Le guide nous apprend que ce sont des « dunes tertiaires » ou dunes grises, troisième section de dunes à l’intérieur des terres: sur le sol de sable, le lichen appelé cladonie des rennes, des arbres et arbustes (dont la myrique d’Amérique) ont pris racine depuis la nuit des temps. Le sentier longe ensuite l’étang Bowley, un plan d’eau douce bordé de quenouilles et autres plantes qu’affectionnent les oiseaux de rivage et hérons bleus. Ce barachois est en fait un ancien plan d’eau salé coupé du golfe du Saint-Laurent par des bancs de sable et qui s’est peu a peu dessalé. 

D’une terrasse d’observation au bout du trottoir de bois, on embrasse la vue sur l’étang et les dunes secondaires, dont une dite parabolique à cause de sa forme en croissant. À l’arrière de la plage, ces dunes, comme des rubans de contre-crêtes végétalisées ont voyagé et continuent de se déplacer lentement à l’intérieur des terres. Passé le cordon littoral, tout en touffes d’ammophile à ligule, la longue plage de Greenwich s’étend à perte de vue. Le vent souffle fort sur les dunes comme en mer, avec de bonnes vagues. Le vent est frais et il faut marcher pour ne pas avoir froid. On peut aussi faire le tour de la péninsule à pied par la plage mais non durant l’été car le parc veut protéger les pluviers siffleurs, espèce en danger, au moment de la nidification.

www.parcscanada.gc.ca/ipe

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Air France-KLM, leader mondial « transport » pour le développement durable

Pour la neuvième fois consécutive, Air France-KLM se classe au top des compagnies aériennes pour ses performances en matière de développement durable et au cinquième rang du secteur élargi des transports, selon le Dow Jones Substainability Index. A titre d’exemple, KLM a récemment débuté l’exploitation de vols longs-courriers approvisionnés en biocarburant. Air France investit pour sa part pour continuer à alléger le poids de ses appareils.

On salue de telles initiatives alors que la situation financière de la compagnie n’est pas si rose… Le PDG d’Air France Frédéric Gagey vient d’annoncer « un sureffectif de 2800 personnes » en 2014 !

http://www.airfranceklm.com

Vitrine montréalaise pour artistes et artisans émergents

Heureuse initiative que celle du Crystal Hôtel qui a lancé mi-septembre à Montréal ses « soirées Art & Bulles » pour promouvoir des artistes et artisans émergents. Chaque deuxième mercredi du mois, l’hôtel organisera ainsi des 5 à 7 nouveau genre pour aller à la rencontre d’un créateur local œuvrant dans la peinture, la photo, la mode, les cosmétiques ou la joaillerie. L’artiste-peintre Joanie Rémillard ouvrait le bal le 11 septembre au nouveau Bar à vin du Crystal. Les œuvres des artistes ou artisans seront mis en valeur lors du 5 à 7 et demeureront exposées pour un mois dans le lobby de l’hôtel-spa.

http://www.hotellecrystal.com

Sculptures naturelles dans la baie de Fundy

P1140183A quarante kilomètres de Moncton, au Nouveau-Brunswick, la rivière Petitcodiac se jette dans la baie de Shepody au fond de la longue baie de Fundy. Le site des Rochers Hopewell vaut absolument le détour à marée basse. Du centre d’interprétation, il faut descendre sur un sentier pour atteindre la plage nichée dans une anse. De là, on longe les falaises et d’impressionnants rochers « pots de fleurs » aux formes bizarroïdes érodées par la pluie, le vent, les glaciers et les marées qui sont ici parmi les plus fortes au monde (17 mètres d’amplitude). Raison principale : l’eau qui s’engouffre dans la baie de Fundy comme dans un entonnoir. La baie – bras du golfe du Maine –  est en effet large et profonde à son embouchure, tandis qu’au fond, elle l’est beaucoup moins. Le grès rouge de la côte échancrée est très friable et il faut prendre garde à ne pas passer trop près.

Halte migratoire réputée, surtout pour les bécasseaux semi-palmés et les pluviers, le site compte dix-sept structures rocheuses en forme de pots de fleurs (ou de verdure) et se visite à pied à marée basse. On peut s’y balader sur 2,5 kilomètres de plage en suivant le bas de falaises rouges et en admirant ces « pots de fleurs », hauts comme quatre étages, et quelques grottes marines sombres. Mais pas question d’aller sur les estrans Daniels qu’on aperçoit d’en haut des marches : ils ont onze kilomètres de long pour un de large à marée basse et une boue qui nous clouerait sur place comme dans du sable mouvant

www.rochershopewellrocks.ca

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Algonquin Resort, fleuron historique canadien

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 Quel privilège de passer une nuit à l’Algonquin Resort. L’hôtel de 233 chambres est magnifiquement situé sur les hauteurs de St. Andrews, en bordure de la Baie de Fundy, au Nouveau-Brunswick. L’hôtel qui figure parmi les fleurons historiques de la villégiature de bord de mer au Canada fait l’objet de rénovations majeures avant son inauguration prévue le 9 octobre mais d’après son directeur général Tim Ostrem, ce sera plutôt fin octobre ou début novembre. Nous avons néanmoins déjà pu profiter de l’hôtel en dormant dans l’une de ses superbes chambres, après avoir visité son golf au coucher du soleil. 

Le Spa aura des soins signature au miel local et au chocolat noir, confie M. Ostrem. Le Resort a, en plus de ses piscines et de son spa, une plage privée.

Membre du réseau des hôtels Autograph, dans la gamme des luxueux indépendants, l’Algonquin Resort fait néanmoins partie de la chaîne Marriott.

www.algonquinresort.ca 

Sur le sentier Fundy

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C’est un projet quasi-pharaonique que celui du Sentier Fundy, sur les hauteurs de la baie du même nom, à l’est de Saint John, au Nouveau-Brunswick. La route panoramique, doublée d’un sentier multifonctions, court déjà le long de la côte quasi-vierge sur seize kilomètres, offrant des points-de-vue incroyables sur ses caps, ses petites baies, ses plages perdues. A terme, en octobre 2017 selon les plans (et le directeur général du parc Brian Clark), la route doublera de longueur tandis que le sentier pour randonneurs et cyclistes comptera une quarantaine de kilomètres et de nombreux belvédères. Coût total du projet : 70 millions de dollars.

En auto, on peut déjà stopper facilement le long de la route et marcher sur de courtes sections de sentiers pour aller voir les Chutes Fuller ou avoir vue plongeante sur la plage Pangburn, toute en galets roulant sous les vagues et longue d’un kilomètre. Au bout de la route actuelle, en forme d’épingle à cheveu, on a la chance de pouvoir voir une belle côte découpée, en falaises et caps, à l’ouest, et au contraire une large plage de sable entourée d’herbages, côté est. Au milieu du « parc », qui fait partie de la réserve mondiale de la biosphère de la baie de Fundy, on fait arrêt au centre d’interprétation, sur l’emplacement d’un ancien village de pêcheurs au bord de la Big Salmon River. En remontant un peu la rivière, on atteint un pont suspendu. De là, on peut partir en randonnée de quatre jours en direction du parc national Fundy. Il faut être entièrement autonome et l’on peut faire du camping sauvage, y compris sur les plages… à condition de veiller aux marées, dont l’amplitude est énorme dans la baie de Fundy. On peut aussi faire des sorties à la journée et profiter d’une navette le week-end. Pour demeurer dans le parc une nuit hors camping, une seule adresse : le Hearst Lodge, à deux heures à pied, arrêts compris, ou en navette. A cette ancienne résidence du magnat de l’édition William Randolph Hearst vous attend un bon repas au saumon et un lit douillet en pleine nature.

www.fundytrailparkway.com

En route, arrêt requis dans le petit port de pêche de St. Martins, avec un joli pont couvert, et sur la côte au Caves Restaurant, pour sa chaudrée de fruits de mer et son savoureux sandwich au homard.

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