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La Coupole revisitée

Le restaurant associé à l’Hôtel Le Crystal, à deux pas du Centre Bell au cœur de Montréal, avait déjà de la gueule dans le genre « brasserie française à la mode nord-américaine », tant côté décor qu’à table mais il vient de se re-vamper avec brio.

Après un passage au nouveau bar à vin (où les cocktails sont à l’honneur), on passe à table dans une ambiance raffinée pour goûter à un menu réinventé sous la houlette d’une chef-conseil bien connue: Anne Desjardins, ex chef-proprio de L’eau à la bouche, qui avait périclité avant de disparaître. Elle apporte au jeune chef Cédric Désilets (ex-Auberge Godefroy de Bécancour) son expérience dans la mise en valeur des produits du terroir québécois.

Le menu propose d’abord un burger spécial bœuf AAA et deux beaux tartares de bœuf et saumon. J’aime particulièrement les « plaisirs à partager » en trois versions d’ardoises de charcuteries artisanales, de fromages du Québec ou de saumon-esturgeon fumés de Saint-Alexis. Idéales pour goûter à tout entre amis !

En entrée, le clafoutis aux champignons est particulièrement original et goûteux. La carte en dix propositions de plats signatures d’Anne Desjardins est alléchante et souvent surprenante, non dans ses choix premiers (filet de truite, côte de bœuf, risotto ou suprême de canard par exemple) mais dans les modes de cuisson (poulet braisé à l’hydromel, confit…) et les accompagnements originaux: purée de fèves blanches à l’ail rôti, risotto à la courge musquée, champignons et poireaux, purée de céleri-rave et pommes.

En dessert, on rajeunit ici le traditionnel pouding chômeur québécois; la tatin de pommes peut s’adjoindre un foie gras poêlé et le macaron au citron est un vrai délice…

http://www.restaurantlacoupole.ca

Galerie d’art à L’Ane rouge

A Nice, il y a un charmant restaurant donnant sur le port de plaisance où, pour 26 euros, on goûte le midi à un délicieux menu provençal. Mais il y a plus. En discutant avec le chef-propriétaire Michel Devillers, j’ai appris l’origine du nom de son restaurant… un hommage au peintre Chagall et à l’une des œuvres qui composait son bestiaire pictural. Par qui ? Par sa maîtresse Anne Imbert qui en fut la propriétaire ! Imaginez l’ambiance de ce resto à l’époque où Chagall, Picasso, Matisse le fréquentaient, amoureux qu’ils étaient tous de la lumière de Nice… Comme Cocteau, venu en voisin de Villefranche sur mer ou de Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Tandis que le chef actuel me parlait de son goût de bien faire les choses tant en cuisine que pour son approvisionnement, mon œil était attiré par une sculpture d’un âne élancé, tout rouge, dans l’entrée du restaurant. Signée Patrick Gibelli, un monégasque « protégé du Prince de Monaco », me dira Michel Devillers. Lui-même aime tellement son travail qu’il compte accueillir une expo de l’artiste fin mars prochain. La sculpture d’entrée n’est pas la seule évocation de cet âne rouge chagallien qu’on retrouve notamment sur de jolis couverts à poisson.

Retour au chef dont le poisson est la spécialité même s’il est fils de boucher. Il m’amuse en me parlant de son « pêcheur particulier » qui a la clé du resto et lui réserve chaque matin une surprise. Il donne priorité à la pêche locale mais travaille aussi en direct avec un pêcheur breton ! De la Bretagne à Nice, ce n’est pas trop loin ? Il répond que le pêcheur l’appelle pour lui dire qu’il a 3 lottes, 5 bars, une raie… A 21 h, le poisson part en camion pour Avignon, puis Nice… Au matin suivant, il est au resto, prêt à être cuisiné.

Avis à ceux qui aiment la poutine, mets supposément vedette du Québec et que je trouve personnellement sans intérêt (sauf au foie gras ou au homard): la poutine peut être bien autre chose que des frites avec du fromage en grain et une vulgaire sauce brune. Michel Devillers m’apprend que la poutine est le nom de l’alevin de la sardine !

Avant que je ne le quitte, il me demande si je suis déjà allée aux îles des Saintes (Guadeloupe). « Non, pourquoi ? » Il me répond que je ressemble aux femmes de cet archipel ! Bizarre… je ne suis pas Antillaise. « Aux Saintes, la population est de descendance bretonne », m’apprend-il. Tout s’explique donc, puisque je suis moi-même bretonne de nom et de grand-père paternel !

http://www.anerougenice.com

Au Skyspa de Sainte-Foy

La saison hivernale est la meilleure pour profiter d’un spa, avec expérience thermique et éventuellement bon massage ou soins esthétiques. En visite à Québec début décembre, j’ai eu la chance de tester le Skyspa à l’occasion de son deuxième anniversaire !

Il trône au sommet d’une tour à bureaux du boulevard Laurier dans une ambiance bien urbaine mais dès qu’on franchit la porte de l’ascenseur, on entre dans une autre dimension. Place à la détente ! Le spa n’est pas si grand mais bien organisé pour maximiser l’espace… et éviter les problèmes « humains »! D’un côté, il y a une zone de silence et de l’autre une zone de chuchotements permis, avec – pour chacune – sauna, bain vapeur, salle de repos et espace extérieur comprenant bains froids et tourbillons. Ainsi, certains peuvent se retrouver entre amis pour placoter doucement pendant que d’autres optent pour le silence total. La salle de repos pour les premiers est ouverte sur le coin-repas où l’on peut aussi siroter un bon verre de vin.

Pour les massages, aux traditionnels suédois, californiens, shiatsu, pierres chaudes ou huiles aromatiques s’ajoutent notamment l’original lomi-lomi, qu’on dit influencé par les arts martiaux et la danse, et le lomi-atsu, fusion entre shiatsu et lomi-lomi. Intriguant !

Le massage signature Sky, inspiré de techniques provenant des quatre coins du monde, promet pour sa part rien de moins qu’une « expérience multi-sensorielle unique qui vous fera renaître »….

Les plus: la gentillesse et le professionnalisme du personnel d’accueil; les massages hors-pair; la superbe salle de repos, côté Silence, ouvrant sur la ville via de larges baies vitrées; la séparation des zones silence et chuchotement (même si certains ne savent visiblement pas que chuchoter n’est pas parler à voix haute…

Les moins: le coin-repas offrant un choix très limité, surtout en fin de soirée.

www.skyspa.ca

Thalassa… au Québec

Ce n’est pas l’émission de télé vedette en France pour parler de mer, de marins, de ports… mais le magazine du même nom, nouvelle publication de 2013, signée des Éditions Milan.

Le troisième numéro, tout juste sorti en France et attendu d’ici peu au Québec, comporte un gros dossier sur Québec et le fleuve Saint-Laurent, qui fait la couverture. Et j’ai eu l’honneur autant que le plaisir d’en choisir le contenu, de faire de superbes reportages en août-septembre et de l’écrire ensuite !

Les photos sont de mon ami Bertrand Lemeunier, qui n’a pas hésité une seconde à grimper au mât d’un vieux voilier pour prendre une photo vraiment originale, ni à enfiler une culotte de pêcheur pour s’avancer dans la vase du fleuve à Rivière-Ouelle !

A venir sur mon blogue: les moments forts de ce grand reportage !

http://www.journaux.fr/thalassa

https://i0.wp.com/www.journaux.fr/images/revues/M4228.jpg

Des nouvelles de l’État de New York

Ils sont venus en grand nombre à Montréal cet automne, vanter les mérites du tourisme dans l’État de New York. Avec leur sympathique logo  « I love NY », le love étant un beau cœur rouge.

Gavin Landry, directeur du tourisme pour l’état, se réjouissait de la forte poussée du tourisme canadien en 2012-2013, particulièrement du côté du Québec, avec 600.000 visiteurs. Ce qui ne les empêche pas de lancer une nouvelle offensive de charme dans l’est canadien pour conforter ce lien touristique et pousser les visiteurs à aller découvrir Rochester, Syracuse ou la région des Adirondacks. Personnellement, j’en ai surtout retenu l’idée d’aller faire un tour l’an prochain dans la région des 1000 îles du fleuve Saint-Laurent, non loin du lac Ontario que je ne connais que du côté canadien et qui doit compter son lot de maisons de villégiature historiques et de jolis parcours en kayak de mer !

www.iloveny.com

Rencontre au sommet

Les voyages nous réservent parfois de drôles de rencontres ou de liens entre des personnes rencontrées. Ainsi en fut-il pour moi des grands chefs Baptiste Peupion et René Bérard.

De passage dans le Var, en France, pour un cours de cuisine avec René Bérard, le chef étoilé Michelin de La Cadière d’Azur n’a eu que des éloges à me faire du chef des cuisines du Fairmont- Le Château Frontenac, à Québec… Je venais justement de l’interviewer dans le cadre d’un dossier sur Québec et le fleuve Saint-Laurent, que publie le nouveau magazine français Thalassa, dnas son numéro 3 tout juste sorti des presses. J’ai bien aimé sa simplicité et sa disponibilité, lui qui travaille fort – après quelques mois seulement au Québec – à la rénovation complète des cuisines et restaurant du fleuron hôtelier de la ville de Québec !

En tant que vice-président national des maîtres cuisiniers de France, René Bérard m’a annoncé vouloir faire entrer Baptiste Peupion dans la bande !

La route des vins de Provence

P1140387Les rangs de vignes s’étirent sur les coteaux du Var… Premier arrêt à la Maison des vins de Côtes de Provence, aux Arcs-sur-Argens. Le Var a trois appellations principales de vins de Provence (rouge, blanc et rosé) : Côtes de Provence, Coteaux d’Aix-en-Provence et Coteaux varois en Provence. La première compte à elle seule 800 références de vins, dont le fameux rosé dont le Var est le premier producteur au monde… Même en hiver, sur une terrasse réchauffée par le soleil provençal, on ne résiste pas au plaisir de boire un rosé à l’heure du lunch.

A la Maison des vins de Côtes de Provence, un atelier d’œnologie s’impose. Il y sera fortement question de différences de terroirs et de cépages propres à la Provence. En cours de route, on déguste six vins (blancs, rosés et rouges) en trois étapes chacun, passant de l’examen visuel à l’olfactif, puis au gustatif. Ce dernier permet d’apprécier le degré de sucre, d’acidité et d’amertume, ainsi que la persistance aromatique du vin en bouche. Si les blancs de Provence, aux belles couleurs or pâle, sont peu connus, ils sont pourtant bien équilibrés. Même chose pour les rouges qui offrent une belle variété de grands crus charpentés et de vins légers aux parfums de petits fruits rouges ou de fleurs !

Le rosé à couleur saumonée règne malgré tout en maître. Premier vin de l’histoire, il est né et a grandi en Provence, prenant au fil du temps et des terroirs des notes affirmées de fruits frais ou exotiques, de fleurs ou d’épices. La dégustatrice nous apprendra que le jus du raisin noir servant à l’élaboration du rosé est incolore. Seule la peau contient des pigments colorés qui sont libérés dans le jus pendant la macération. P1140388

Vous repartirez peut-être avec un « nuancier de rosés de Provence », en six couleurs aux noms de melon, pêche, mandarine, groseille, pomelo et mangue, pour poursuivre les dégustations averties à la maison !

http://www.vinsdeprovence.com; http://www.routedesvinsdeprovence.com

Concentré de Provence

 

A Cogolin, dans le Var, la boutique de la Conserverie Au Bec Fin est pleine de petits et grands pots aux couleurs et saveurs de Provence, faciles à emporter dans ses bagages. Le comptoir de vins de Provence est bien fourni… Créée par deux amoureux de la cuisine provençale, la conserverie artisanale offre un choix impressionnant de produits fins : soupe de poissons ou de marrons, bouillabaisse ou bisque d’écrevisses, tapenades, anchoïades, sardinades, confits de légumes ou de figues… Les papilles nord-américaines en éveil succomberont à coup sûr au « Provenço Ketchup » de la maison !

http://www.au-bec-fin.com; http://www.visitvar.fr