SOUVENEZ – VOUS (4)

Quel souvenir ! Quelle époque! Quelle horreur !

Avatar de jlpiallatLES HAUTS DE HURLE VALENCE

LA  PETITE  FILLE  DU  VIETMAN

AAA

Le 8 juin 1972, un avion des Etats-Unis a bombardé au napalm la population de Trang Bang.

Kim Phuc était là avec sa famille. Avec ses vêtements en feu, la fillette de neuf ans s’enfuit avec la population. A un certain moment, ses vêtements se sont consumés. La célèbre image du photographe Nick Ut fut prise à ce moment là. Kim Phuc fut conduite par le photographe à l’hôpital où elle est restée pendant 14 mois pour y subir 17 opération de greffes de peau. Toute personne qui regarde cette photo peut voir l’intensité de la souffrance humaine de la guerre, en particulier pour les enfants.

Aujourd’hui, Pham Thi Kim Phuc est mariée et mère de deux enfants. Elle vit au Canada, présidente de la « fondation Kim Phuc qui a pour mission d’aider les enfants victimes de la guerre » et est une ambassadrice pour l’UNESCO.

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Salon du livre de Montréal- blocnotes

Le salon aura lieu du 20 au 25 novembre et semble porter par la polémique du pour ou contre un prix réglementé du livre. Une trentaine d’éditeurs ont fait irruption en conférence de presse le 5 novembre au nom du mouvement « Sauvons les livres ». Ils demandent au gouvernement, avec de nombreux petits libraires québécois, l’adoption urgente d’une mesure simple: limiter les rabais autorisés sur les prix des nouveautés à 10%… histoire de damer le pion aux Cosco et autres grandes surfaces de ce monde et de protéger minimalement les librairies.

Le salon voit le retour de l’initiative « la lecture en cadeau » avec ses boîtes de collecte de livres neufs pour enfants défavorisés qu’on retrouvera au salon et dans des librairies. J’ai bien aimé cette phrase de la porte-parole de la Fondation pour l’alphabétisation Marie Turgeon: « un bébé qui machouille un livre à six mois a de bonnes chances d’en dévorer le contenu plus tard ». Objectif de la campagne: récolter 40.000 livres cette année.

J’ai été estomaqué par ailleurs d’entendre la romancière Kim Thuy raconter comment son rapport au livre avait évolué, depuis qu’on l’a obligée au Vietnam, à huit ans, à déchirer des livres, un « geste barbare » , jusqu’à sa première visite au Salon du livre de Montréal, à son arrivée au Québec. Sans argent pour acheter un livre ! Le premier qu’elle a acheté était « L’amant », de Marguerite Duras, qu’elle a appris par cœur !

Touchante a aussi été Marie-Françoise Hébert, autre invitée d’honneur du salon, qui livre avec « Tu me prends en photo », en littérature-jeunesse, un ouvrage coup-de-poing sur la guerre.

Rodney Saint-Éloi est venu présenter le pays à l’honneur cette année au salon (Haïti) en relevant que « dans un pays où les gens ont faim, ils lisent pour trouver l’espérance du monde ». Et ils écrivent, comme en témoigneront les 800 titres haïtiens présentés au salon montréalais.

Quel ravissement aussi de revoir tout souriants le chef Normand Laprise et la photographe Dominique Malaterre (déjà gagnante du prix Lux 2013) pour la remise d’un prix hautement mérité: le Prix Marcel-Couture 2013, décerné le 5 novembre à « Toqué ! Les artisans d’une gastronomie québécoise », publié aux Éditions Du Passage.

Le mot de la fin va à Pierre Ouellet, poète, romancier, essayiste: »L’écriture et la lecture sont l’oxygène de l’esprit »

Gastronotes – Menu tout dattes

C’est la proposition un brin étonnante que nous faisait la semaine dernière à Montréal le chef Jonathan Garnier, de la Guilde culinaire.

De retour d’un voyage en Californie à la découverte d’exploitations de dattes de la Vallée Bard qui sont commercialisées sous la marque Natural Delights, il nous a expliqué l’origine des dattes Medjool, autrefois réservées au roi du Maroc. Dix-huit dattiers marocains ont depuis pris le chemin de la Californie. Il n’en restent que 6 mais bien plantés dans le sens du vent, ils se sont rapidement multipliés.

J’y ai appris que pour avoir une bonne qualité de dattes, on ne gardait qu’un régime sur dix. Elles deviennent alors plus grosses et plus juteuses. Ventant les mérites des dattes pour la santé, Jonathan m’a bien intéressée avec son lait aux dattes infusées pour sportifs et ses idées de tajine en dessert avec amandes, cannelle et fruits secs, de glace ou de crème anglaise à la datte.

Passons à table

On débute par un samossa de chèvre et ketchup de dattes, suivi par un petit velouté de carottes aux dattes et mini-burger au porc effiloché et sauce aux dattes BBQ (divin).

J’ai surtout aimé le tartare de saumon et son émulsion de dattes. Le tartare était lié par une huile au citron et agrémenté de pois wasabi écrasés, ce qui donnait un mélange de textures aussi curieux que réussi. Le foie gras de canard (au torchon mais cuit à la vapeur) avec croustillant de dattes aux épices et gelée de lime présentait plutôt un intéressant mélange de saveurs douces et astringentes.

Suivait une drôle de papillote de bar du Chili dans un sac plastique dont je ne vois guère l’utilité autre que de voir à travers ! Le poisson était accompagné d’une délicieuse purée de chorizo, datte et ail. Il semble que le mariage soit aussi bon avec de la morue charbonnière.

Jonathan nous présentait ensuite une double côtelette d’agneau qu’il aime très cuites. Avec beurre de dattes et estragon (peu goûteux) et moelleux de polenta excellent. Ne sachant pas très bien réussir une polenta, j’ai pris sa recette: un quart de crème, un quart de lait, la moitié de bouillon et un peu d »ail, le tout mêlé à la polenta puis cuite 20 minutes dans un peu de beurre…

Au final, une mousse au chocolat était accompagnée d’une crème glacée aux dattes. Irrésistible.

En prime, je retiens l’idée (en plus de les manger en collations sportives) d’utiliser la datte comme agent sucrant et celle (hors-dattes) de mettre un peu de citron dans un risotto avant de servir !

http://www.naturaldelights.ca

http://www.laguildeculinaire.com

 

Le Var dans tous ses états

P1140421Début d’octobre dans la douceur méditerranéenne… Un parfum de film de Pagnol ou de livre de Giono flotte sur le Var ! Entre Marseille et Cannes, ce département français chéri des touristes (9 millions par an) est seconde région touristique de France après Paris.  Citez Saint-Tropez, Saint-Raphaël, Bandol et les lumières de Provence s’allument dans les yeux des voyageurs. Ces villes ultra-touristiques voisinent dans le Var avec des trésors cachés du littoral. Pas étonnant avec 400 kilomètres de côte, ponctuée de criques, plages de galets ou de sable, de calanques et de petits sentiers. Sans compter le Var vert qui s’ouvre sur un arrière-pays montagneux qui gagnerait à être mieux connu !

C’est là que s’étirent sur les coteaux les rangs de vignes et rien de mieux que de suivre la « route des vins de Provence » pour découvrir vignobles, vignerons et vins eux-mêmes. Sans bouder la gastronomie unique de cette région à fort accent méditerranéen.

Côté mer, on peut facilement faire le tour de petits ports de pêche du Var, se prélasser sur les plages même en basse saison, jouer les badauds sur les marinas abritant les yachts de luxe, faire de la plongée sous-marine ou en apnée avec un relief sous-marin et une faune aquatique variée. Tous les plaisirs aquatiques sont permis, de la voile à la pêche. Le Var est aussi de plus en plus prisé par les croisiéristes. En moyen ou long séjour en Provence, on peut aussi embarquer à Toulon pour une semaine sur l’eau en Méditerranée ou pour une escapade en Corse !P1140484

Côté nature, la randonnée pédestre est valorisée, tant sur le Sentier du littoral qui court sur une bonne partie de la côte varoise que par des itinéraires labellisés « sentiers varois de qualité ». A cheval, on traversera le magnifique Massif des Maures et en vélo, les amateurs suivront peut-être le parcours du littoral aménagé sur 80 kilomètres d’une ancienne voie ferrée dans les environs de Saint-Raphaël.

Côté patrimoine et culture, le Var compte plus de 80 musées de toutes sortes et une richesse historique sans pareil. L’idéal pour profiter au mieux de visites guidées ou non à prix doux est de se procurer le « pass sites » du Var.

Petit conseil : évitez juillet et août si vous préférez passer du bon temps dans le Var plutôt que dans les bouchons routiers ou les files de musées, magasins, toilettes…

http://www.visitvar.fr

http://www.routedesvinsdeprovence.com

P1140427P1140614P1140408P1140557 - Copie

Quintessence de fleurs et de fruits

P1140676De passage à la réputée Confiserie Florian, à Nice, j’ai dégusté une bouchée de mandarine confite, produit-phare de la maison… Cette friandise gourmande laisse un goût de soleil incroyable en bouche. La maison est spécialisée dans la confiserie et la chocolaterie aux fleurs, rose, violette et jasmin surtout. J’ai particulièrement aimé le chocolat blanc à la violette, la mandarine confite et le Crousti.
A lire: Des fleurs et des fruits, livre de recettes sucrées et salées de 25 chefs français, signé Jacques Gantié et édité par la confiserie. Les recettes sont aussi sur son site internet.
www.confiserieflorian.com

Même les toilettes de la confiserie sont aux couleurs niçoises

Même les toilettes de la confiserie sont aux couleurs niçoises

Salade niçoise

Nice la charmeuse ! P1140647

De la Promenade des Anglais à la Colline du Château, des ruelles du Vieux-Nice au décor original d’un hôtel Windsor, en passant par des rencontres avec des Niçois de naissance ou d’adoption, cette ville des Alpes maritimes est un vrai bonheur. Sa « coulée verte » qui reliera le Jardin Albert 1er au Musée d’art moderne d’ici la fin de l’année n’est pas encore achevée au centre-ville mais la végétation est déjà reine alentour, sur les collines.

J’ai aimé le doux mélange d’architectures art déco, Liberty et niçoise de la ville, avec un quatuor de couleurs sur les façades: terre de sienne, jaune, rouge, vert délavé pour les volets notamment. La Place Massena en est un bon exemple. Aux maisons colorées succèdent de vrais palais comme le Palais Rusca, sur la place du Palais de justice.
De la place du marché que se partagent les antiquaires le lundi, les fleuristes et maraîchers le reste de la semaine, il faut grimper avec un ascenseur gratuit au sommet de la colline de l’ancien château pour avoir la plus belle vue sur Nice, côté mer, côté ville et côté arrière-pays. Attention au coup de canon qui est tiré chaque jour à midi du haut de la colline !

En redescendant à pied vers le port de plaisance, on se délecte des points de vue sur la rade de Nice, ses maisons colorées au nord, avant d’atteindre l’aérienne place Garibaldi, avec ses arcades et ses bâtiments anciens dont les balcons sont presque tous des trompe-l’œil. Le quartier Bonaparte, mixture de quartier populaire et quartier gai, vaut le détour. Comme les alentours du port de plaisance, où restos et galeries d’art se disputent le mètre carré. On ira aussi y admirer les pimpants « pointus », bateaux traditionnels très colorés, plutôt que les gros yachts, avant de filer dans les ruelles quasi-moyenâgeuses du Vieux-Nice.

P1140627P1140673Au marché des antiquaires

Dans le lobby de l'hôte Windsor

Dans le lobby de l’hôtel Windsor

Plus qu’un Relais et Châteaux

P1140377A Lorgues, dans l’arrière-pays varois, j’ai eu la chance de visiter le Château de Berne. Rien de mieux pour découvrir le Var vert que de déambuler dans ce vaste domaine, tout en collines et forêts, vergers et vignobles, couvrant 500 hectares. Au cœur du domaine trône une bastide qui abrite un hôtel à taille très humaine comme le sont tous les Relais & Châteaux. Si les prix associés à cette gamme d’hébergements vous font peur, sachez qu’on peut très bien passer une journée dans celui-ci sans y dormir et à frais réduits. Pique-nique-jazz en été, visite de la cave et initiation à la dégustation; randonnées pédestres ou en VTT sont notamment disponibles, en plus de cours de cuisine. Les prix du midi au restaurant L’Orangerie sont aussi très abordables et la table excellente. Pour 55 euros le pass journée, l’expérience sportive, gastronomique, œnologique et de détente est à vous ! En passant en automne, goûtez aux figues du château…

Le domaine est avant tout viticole, comme il l’était déjà à l’époque romaine, bien situé qu’il était sur un embranchement de la Via Aurelia, voie commerciale importante entre Italie et Espagne. L’oenotourisme est devenu sa marque de fabrique à partir de 1995, avec une touche appuyée sur l’art de vivre à la provençale depuis 2007 et le label Relais & Châteaux depuis 2009 . Le domaine a 118 hectares de vignes entre garrigues et oliveraies. Il produit quelque 750 000 bouteilles de grands vins par an sur deux millions au total, rosé de Provence en tête. Avec 85 % du total. Vin d’apéro autant que digne accompagnateur de repas provençaux , ce rosé clair, très aromatique et sec est divin !

www.chateauberne.com

P1140378Un aperçu du domaine

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De dunes et de déportation au parc national de l’Ile du Prince Édouard.

P1140202C’est en visitant ce parc magnifique de la côte nord de l’île que j’ai appris que les Anglais l’avaient débaptisée – elle s’appelait Saint-Jean – après avoir déporté en 1758 des milliers de colons acadiens. Triste histoire qui flotte encore sur la région. Le parc national est divisé en trois secteurs. J’ai visité celui de Greenwich, le plus à l’est. Il occupe la péninsule du même nom. Ne manquez pas la visite du centre d’interprétation, avec arrêt à la salle de projection, vraiment originale: au sol, un grand « carré » de sable blanc… oval en fait, qui sert d’écran, en plus d’un autre écran au mur. On regarde le film qui raconte l’histoire de la région depuis une mezzanine.

En route pour une balade à pied ! Le parc compte trois sentiers de randonnée, sans compter les marches sur la plage. Le sentier Tlaqatik (4,8 km aller-retour) a des panneaux d’interprétation  historique et mène au bord de la baie St. Peters. Le sentier Havre Saint-Pierre (1,1 km) suit le rivage de la baie sur le terrain d’une ancienne ferme mais le plus intéressant est sans conteste celui des Dunes de Greenwich (4,8 km aller-retour). Il emprunte un long trottoir de bois qui mène a la mer. En chemin, on découvre une forêt d’épinettes blanches au pied desquelles pousse la clintonie d’Amérique. Le sentier de bois transite par une zone encore forestière, avec de grands tapis de lichen. Le guide nous apprend que ce sont des « dunes tertiaires » ou dunes grises, troisième section de dunes à l’intérieur des terres: sur le sol de sable, le lichen appelé cladonie des rennes, des arbres et arbustes (dont la myrique d’Amérique) ont pris racine depuis la nuit des temps. Le sentier longe ensuite l’étang Bowley, un plan d’eau douce bordé de quenouilles et autres plantes qu’affectionnent les oiseaux de rivage et hérons bleus. Ce barachois est en fait un ancien plan d’eau salé coupé du golfe du Saint-Laurent par des bancs de sable et qui s’est peu a peu dessalé. 

D’une terrasse d’observation au bout du trottoir de bois, on embrasse la vue sur l’étang et les dunes secondaires, dont une dite parabolique à cause de sa forme en croissant. À l’arrière de la plage, ces dunes, comme des rubans de contre-crêtes végétalisées ont voyagé et continuent de se déplacer lentement à l’intérieur des terres. Passé le cordon littoral, tout en touffes d’ammophile à ligule, la longue plage de Greenwich s’étend à perte de vue. Le vent souffle fort sur les dunes comme en mer, avec de bonnes vagues. Le vent est frais et il faut marcher pour ne pas avoir froid. On peut aussi faire le tour de la péninsule à pied par la plage mais non durant l’été car le parc veut protéger les pluviers siffleurs, espèce en danger, au moment de la nidification.

www.parcscanada.gc.ca/ipe

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