La pensée de la semaine

Je réfléchis de plus en plus souvent à la mort. J’ai l’impression de me trouver dans une forêt où l’on abat les arbres l’un après l’autre et qui devient petit à petit une clairière.

Vaclav Havel, quelques mois avant sa propre mort…

Aviation et lutte aux changements climatiques

Grâce à Lufhansa, on apprenait le 5 janvier que le prix des billets d’avion pour les vols en direction et en provenance d’Europe augmentait dès janvier. Cette fois, non pour cause de hausse du prix du carburant mais pour compenser leurs émissions de carbone. Les compagnies aériennes visées doivent désormais détenir des certificats de droits d’émission de CO2. En 2012, 82 pour cent de ces certificats seront attribués gratuitement aux compagnies aériennes, mais les autres seront payants. Plus la compagnie aura connu de croissance, plus elle devra acheter de certificats. Lufthansa devra ainsi payer pour au moins 35 pour cent de certificats au coût d’environ 130 millions d’euros cette année. Qui paiera la facture ? Le consommateur, évidemment, mais pour le bien commun. Une fois n’est pas coutume !

Source: www.lufthansa.com

Voyager par avion en 2011

Malgré les crises de toutes sortes et les hausses de prix, on n’a jamais autant voyagé par avion qu’en 2011!

D’après un communiqué du 4 janvier de l’OACI, qui a son siège à Montréal, le trafic aérien a augmenté de 5,1% l’an passé avec  2,7 milliards de personnes transportées.

Les voyages d’affaires et de loisirs, notamment vers les marchés émergents, sont particulièrement en hausse. En Chine, on constate une augmentation de 10% des voyages intérieurs.

Les compagnies aériennes du Moyen-Orient et celles d’Europe sont celles qui ont le plus profité de la hausse du trafic international…

Gastronotes-Québec

Halte Canard

On annonce l’arrivée d’un nouveau joueur sur le marché québécois du foie gras et autres produits de canard. Bonne nouvelle à l’approche de Noël… Le Canard goûteux est une ferme artisanale (doublée du gîte Au lit de l’Ange, à Victoriaville) installée à Saint-Christophe d’Arthabaska, région Centre-du-Québec. Les proprios affichent leurs valeurs en faveur d’une agriculture durable et d’une production la plus naturelle possible. On les encourage !

Sites : www.canardgouteux.com; www.gitedelange.com

Actu plein air

Les Karavaniers lancent leur nouveau site web (www.karavaniers.com), avec cadeaux plein air à la clé…

Karavaniers forme une seule entreprise avec Karavaniers (voyages d’aventure, comme l’alpinisme, le trek et le kayak de mer), Karavaniers Nature (voyages d’observation et de photographie animalière), Sur la route (voyages à vélo) et Détour Nature (marcher, pagayer, pédaler depuis le Québec)

Quand Vancouver rime avec hôtel vert !

On connaissait déjà quelques initiatives d’hôtels de Vancouver  – comme d’ailleurs – en faveur du développement durable (non retrait des serviettes propres,  recyclage, toits verts…), voici que certains vont plus loin avec le programme de green keys et une écocertification… Je viens de passer une nuit dans deux de ces hôtels du centre-ville de Vancouver: le Listel et le Coast  Harbour. Le premier est un sympathique hôtel-boutique qui affiche de belles œuvres d’art sur ces murs et des sculptures ailleurs. Dans les chambres, une petite poubelle verte trône à côté de ses grandes sœurs, la poubelle à vrais déchets et celle de recyclage. Elle est destinée aux matières compostables ! Géniale idée…  Je la retrouverai aussi au Coast Harbour Hotel le lendemain. Lise Magee, directrice de relations publiques m’apprendra que le resto de l’hotel est aussi membre  du programme Ocean Wise, développé par l’Aquarium de Vancouver pour identifier les espèces marines en danger. Les restaurants sont invités à les retirer de leur menu en privilégiant poissons et fruits de mer  reconnus comme faisant l’objet d’une « pêche durable ». Côté déchets organiques (viandes comprises), le restaurant du Listel (O’Doul’s) en recycle 400 kilos par semaine. Direction compost. L’hôtel a ses panneaux solaires, alimentant son système de chauffage-eau, avec économies de 30% sur la consommation de gaz naturel…

www.thelistelhotel.com

www.coasthotels.com

La pensée de la semaine

Je crois que la littérature vous plonge dans le passé ou dans l’avenir; or, à la guerre, on ne s’imagine soi-même qu’au présent. On conjugue tout ce qu’on fait ou doit faire, tout ce qu’on pense  qu’au présent. Il y a donc un problème de concordance des temps.

Jean Hatzfeld : La ligne de flottaison

Voyages A Rabais à l’honneur

Sylvie Myre, de Voyages À Rabais, remporte l’un des Grands Prix de l’Entrepreneur décerné par la firme Ernst & Young
La présidente du plus important détaillant de voyages francophones au Québec s’est distinguée dans la catégorie Produits et services d’entreprise au consommateur. Bravo !

http://www.voyagesarabais.com; 1-866-771-8937

Histoire allemande… au nord d’Edmonton (Alberta)

Was ist das ?

En allant visiter le parc national du Canada Elk Island, qui n’est pas sur une île malgré son nom, drôle de rencontre avec une garde-parc. Evelyne Henke nous accompagne en bus dans ce parc, surtout réputé pour sa population de bisons des plaines et des bois. Elle-même se trimbale avec une marionnette de bison à la main pour expliquer « son » parc. Pas seulement pour les enfants mais pour aider les visiteurs qui ne parlent pas anglais à la comprendre. Très volubile et passionnée, cette blonde qui a l’âge de la retraite refuse de quitter son boulot, craignant de s’ennuyer. En fin de visite, elle nous racontera une histoire hilarante. Elle commence en disant qu’elle a bien du mal avec les
touristes allemands (au risque de choquer quelques-uns de mes collègues allemands présents) car ils ne savent que dire «  was ist das ? Was ist
das » (qu’est-ce que c’est ?) à tout bout de champ… sans écouter les réponses. Tout le monde dans le bus se demande si elle dit ça sérieusement. Puis elle nous raconte qu’il y a une quinzaine d’années, un campeur allemand s’est pointé au bureau d’accueil alors qu’il était fermé. Elle l’a renvoyé vertement en lui disant de revenir le lendemain. Le dit Allemand se pointe à l’ouverture du jour suivant. Elle lui fait visiter le centre d’interprétation et le voilà qui dit « was ist das ? Was ist das ? » sans arrêt. Excédée, elle finit par lui dire de l’écouter au lieu de toujours poser la même question. Ou de s’en aller.

Le lendemain, c’est elle qui part en voyage en Australie pour deux semaines et qui retrouve-t-elle à son retour au parc : le même Allemand « was ist das »… que son air « bête » et désagréable a si peu rebiffé qu’il n’a pas tardé à lui dire autre chose que « was ist das ? » pour
finir par devenir son mari quelques semaines plus tard…