La pensée du jour
Quand nous étions enfants, nos parents nous disaient d' »aller jouer dehors voir le jour et rencontrer notre futur ». Quand on rentrait, il fallait expliquer d’où le vent soufflait et, si nous n’avions pas la bonne réponse, on nous renvoyait à l’extérieur.
Zacharias Kunuk, inuit, cinéaste, rencontré à Igloolik au Nunavut
Au pays du Mycryo et des dattes Medjool
J’ai reçu juste avant Noël un cadeau inusité. Dans le paquet bien isolé, il y avait un carré de côtelettes d’agneau, une botte d’estragon, du beurre, une boîte de dattes Medjool et du beurre de cacao Mycryo.
Le tout provenait de La Guilde culinaire, sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal, un endroit que j’affectionne tout particulièrement pour sa boutique et ses ateliers culinaires.
Le beurre de Mycryo, je connais et l’utilise depuis plusieurs années en cuisine. Il sent le cacao mais pas en bouche. Surprenant. Ce produit végétal naturel, anti-calorique, résistant aux cuissons à haute température, sans gluten et à effet neutre sur le taux de cholestérol est une manne en cuisine. Il enrobe viande, poisson, légumes pour en garder les sucs. Je l’adore !
Les dattes, je les aime en plein air mais en cuisine, j’ai plus de mal, même si le chef Jonathan Garnier nous avait déjà concocté à la Guilde culinaire l’an passé un lunch mémorable où la datte Medjool de Natural Delights était reine.
Les côtelettes d’agneau au beurre de dattes que j’ai préparées avec le dit-paquet cadeau furent proprement divines et j’ai hâte de refaire cette recette facile à exécuter. Pour le beurre de dattes, on broie au robot (ou à la main) 150 g de beurre, 75 g de dattes et un quart de botte d’estragon frais. On sale et on poivre avant de mettre au frigo.
Pour le carré de côtelettes: après les avoir séparées, saupoudrez-les de beurre de Mycryo, puis faites-les griller à la poêle. On y ajoute ensuite quelques cuillerées de beurre de dattes avant de servir.
Résultat: je me répète: divin !
Ma prochaine recette sera un velouté de carottes aux dattes…
http://www.laguildeculinaire.com
En canot à glace sur le Saint-Laurent
Des courses de canot à glace, il y en a plusieurs au Québec, notamment dans la capitale québécoise et dans la région de Charlevoix, mais regarder du bord de l’eau des athlètes s’escrimer à tirer et pousser leur long canot de fibre de verre sur les blocs de glace tourmentés du fleuve Saint-Laurent ou jouer de l’aviron dans les eaux libres ne me suffit pas ! Il y a longtemps que je voulais tenter l’expérience mais l’activité n’était pas ouverte au grand public… Cet hiver, une entreprise de Québec (Relèvénement) propose une initiation au canot à glace, une expérience vraiment originale pour qui aime se dépenser un peu.
Rendez-vous est pris à l’Anse Brown, sur le boulevard Champlain, à Québec. Juste avant un long quai du port de Québec, l’anse est une belle place pour mettre à l’eau le canot à glace, à moment de l’étal. Dûment équipés de vêtements ajustés et pas trop chauds, des bas et bottes de néoprène bloquées au Ducktape, des crampons, des protections pour les tibias et genoux, plus une veste de sauvetage, nous filons tirer à cinq le long canot sur la neige, puis sur la surface gelée du bord de fleuve. Non sans les consignes de sécurité et de travail en équipe.
En canot à glace, le capitaine est à l’arrière avec sa rame et les moussaillons tournés vers l’arrière, assis en position de manier l’aviron quand on aborde les zones d’eau. Le reste du temps, la position est d’être penché en avant, agrippé au bord du canot et à une barre transversale, un genou et une jambe à l’intérieur du canot et l’autre à l’extérieur, prête à trottiner sur la glace avec ses crampons, voire à faire le même mouvement dans l’eau… Le tout en rythme, si possible !
C’est parti pour un tour dans et sur le fleuve, les premiers embarquant avant de toucher l’eau pour ramer pendant que les deux autres trottinent à l’arrière pour pousser le canot à l’eau. A l’inverse, dès qu’une zone de glace est à traverser, les premiers se mettent en position de trottinette, voire sortent du canot pour le tirer, pendant que les deux autres rament encore avant d’atteindre la zone glacée.
Le tout est assez cardio et réclame une certaine agilité pour passer d’une position à l’autre, sur ordre du capitaine. La partie aviron n’est pas de tout repos mais réclame évidemment moins de tête que de muscles ! En une heure ou deux, on a de quoi en avoir à raconter: sur le passage d’un gros bateau qui arrive au loin et va s’accoster au quai du port, nous obligeant à un arrêt intempestif tout en nous donnant l’occasion de belles photos; deux fois, je me coincerai l’aviron sur le ventre, n’ayant pas bien utilisé le pic à glace au bout de l’aviron; une fois, je raterai ma cible de support dans le canot et me retrouverai assise sur un bloc de glace, à l’extérieur… Le métier rentre, avec un peu d’adrénaline et beaucoup de bonne humeur !
Week-end de rêve au Massif du Sud
Après une bonne tempête de neige, rien de tel qu’un week-end de ski pour en profiter. En route pour une série d’articles « duos ski alpin-ski de fond », j’ai opté récemment pour la station touristique Massif du Sud, dans Chaudière-Appalaches.
Du bas des pistes de ski alpin, on ne voit qu’une partie de ce qu’elle offre car, passé un bon surplomb, le remonte-pentes poursuit son chemin sur un plateau en déclinaison plus légère. Quel terrain de jeu ! Nous le découvrons en compagnie d’un guide de la station: pistes vertes tirant plutôt sur le bleu, bleues vraiment bleues, qui démarrent généralement en douceur pour attaquer ensuite le dénivelé de « front » sur des pistes larges, peu glacées et avec quelques beaux passages en neige fraîche. Au total, 400 mètres de descente! J’ai particulièrement aimé l’expérience en sous-bois, ma première, sur une partie facile de la nouvelle piste « bipolaire ». La station est d’ailleurs réputée pour ses sous-bois.
Ma leçon de ski en sous-bois, donnée par le guide: « regarde entre les arbres, pas les arbres ».
Le lendemain, après une bonne nuit en chalet, on remonte au sommet en ski de fond ! Le sentier du Mont-du-Midi démarre dans un décor féérique, sur une crête battue par les vents qui ont transformé les arbres enneigés en vrais fantômes de glace. La piste large et bien tracée court sur la crête avant de dévaler tranquillement la pente, passant près d’un secteur d’éoliennes, puis rejoignant un premier refuge (Le Versant). La descente se poursuit jusqu’au refuge du Milieu puis la piste passe en lisière du mont Chocolat. On peut rejoindre alors le poste d’accueil du parc régional du Massif du Sud ou poursuivre le long de la rivière des Mornes, en légère montée, jusqu’au pied des pistes de ski alpin.
Les plus: les pistes en sous-bois; la vue sur les montagnes alentour; la yourte du sommet (à louer); le relais chauffé du sommet; la beauté de la crête en ski de fond; la qualité de la nourriture à la cafétéria; les chalets près du bas des pistes.
Les moins: la lenteur du remonte-pentes.
Station de ski: http://www.massifdusud.net
Hébergement Massif du Sud: http://www.massifdusud.net
Parc régional: http://www.massifdusud.com
Un voyage gourmand au Costa Rica
Vous avez envie de soleil et de chaleur en ce mois de janvier. Lisez l’article que j’ai écrit pour le journal Le Soleil et qui vous propose un voyage gourmand au Costa Rica.
La pura vida, cette joie de vivre dont le Costa Rica a fait son slogan, a des ramifications jusque dans sa cuisine. De plus en plus prisé l’hiver par les Québécois, ce pays est davantage reconnu pour ses plages et ses activités écotouristiques que comme destination gourmande. Pourtant, il est possible d’y découvrir de bons produits et plats autres que le gallo pinto (riz et haricots) ou le pollo à toutes les sauces… Encore que même cette cuisine traditionnelle soit si parfumée qu’on aime y revenir, y compris au petit déjeuner. De la région centrale à la côte Pacifique, suivez le guide des saveurs au pays des Ticos!
Le Monde : Un cocktail de polluants affecte l’Artique
Article publié sur le monde.fr le 19 décembre 2014
A l’heure où les changements climatiques s’accélèrent, l’Arctique est plus que jamais affecté par la présence de contaminants dans le sol, l’eau ou l’atmosphère. La future présidence américaine du Conseil de l’Arctique (pour 2015-2017) l’a mis sur sa liste de priorités.
Les spécialistes de l’Arctique réunis à Ottawa, au Canada, la semaine dernière pour la conférence Arctic Change 2014 n’ont pas fait montre d’un grand optimisme. La fonte du pergélisol menace de libérer massivement dans l’atmosphère du méthane et du mercure. Dans la mer et les sédiments de l’archipel arctique canadien, mercure et méthylmercure sont à des niveaux toujours plus élevés, selon les chercheurs.
Concentration de mercure et méthylmercure
Kang Wang, de l’université du Manitoba (Canada), a récemment observé dans la mer de Beaufort une concentration importante de mercure et une production inhabituelle de méthylmercure dans le sous-sol. La situation est encore plus grave dans la baie de Baffin, à l’est de l’Arctique canadien.
Charles Gobeil, de l’Institut national de recherche scientifique de Québec, relève que l’accumulation de ces deux contaminants dans le réseau trophique marin est « à un niveau tel qu’elle pose des risques pour plusieurs espèces marines comme pour les Inuits » qui les consomment, selon une étude de sédiments collectés du détroit de Béring à la baie de Baffin. Le mercure s’accumule aussi par bioaccumulation et bioamplification dans le zooplancton, ajoute Jesse Carrie, de l’université du Manitoba, avec des concentrations élevées dans la mer de Beaufort et celle des Tchouktches, côté russe.
Pollution importée et locale
En matière de pollution atmosphérique, les ajouts à la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POPs) ne suffisent pas. « Un cocktail complexe » de produits chimiques anciens et nouveaux, incluant les nouveaux composés perfluorés (pour imperméabiliser des tissus) ou les retardateurs de flamme (ajoutés à une grande variété de produits pour les rendre moins inflammables), se retrouve chez les mammifères, oiseaux marins et ours polaires, constate Robert Letcher, du ministère canadien de l’environnement. Lire la Suite…
Un endroit pour faire du ski-raquette
Vous voulez essayer une nouvelle façon de se promener en plein-air durant l’hiver. Découvrez le ski-raquette : voyez les détails dans ce court texte publié dans Géo Plein air.
Photo: Anne Pélouas
En skis Hok dans les Laurentides
Le ski-raquette a bien changé depuis ses débuts. Après le scandinave Karhu, Altai Skis a développé au Québec son modèle Hok en deux longueurs: 1,2 m et 1,45 m. Pour en faire l’expérience, rendez-vous pour une sortie de trois heures avec Marc-André Lebuis, d’Éco Aventure Monde, au parc régional Val-David–Val-Morin. [Lire la suite]
Doublé ski alpin-ski de fond au Vermont
- ski alpin
- ski de fond
Pour une série d’articles ski alpin-ski de fond en préparation pour le magazine Géo Plein Air, j’ai débuté la saison très tôt fin 2014… par chance, vu qu’elle a mal tourné ensuite ! Première étape à Stowe, au Vermont, un centre de villégiature très prisé des Américains comme des Québécois, étant donné la courte distance routière pour s’y rendre depuis Montréal.
Pas de neige sur la route et ses alentours le 20 décembre mais en pénétrant dans le secteur des montagnes, elle était bien là, en quantité suffisante, tant pour le ski alpin que le ski de fond.
J’ai eu la chance de profiter d’un superbe samedi ensoleillé à la station du Stowe Mountain Resort, un hôtel chic doublé de superbes pistes à flanc du mont Mansfield que j’ai gravi plusieurs fois en été et automne dans le passé mais sans doute par la face nord !
Du grand lodge, on accède au bas des pistes en gondole pour traverser la route et quatre remonte-pentes ou gondoles (très rapides) permettent d’atteindre la crête pour profiter ensuite de la descente sur une bonne gamme de pistes. En qualité de skieuse tout juste intermédiaire, je me spécialise dans les vertes et bleues. En qualité de contemplatrice invétérée, je vote pour la vue de l’Upperliftline et du Gondolier en plein soleil de midi. J’ai aussi adoré descendre la longue piste verte Toll Road, dans un étroit couloir d’arbres croulant sous la neige, la bleue Sunrise, la Crossover et toutes les bleues partant du Gondolier.
En après-midi, quand le soleil se cache, retour vers le lodge en gondole pour aller s’épivarder sur les pistes ensoleillées à flanc du mont Spruce, le petit frère du mont Mansfield. La bleue Sterling sera un pur délice.
En milieu d’après-midi, on file ensuite au spa sympa du Stowe Mountain Lodge pour profiter du sauna, du bain vapeur et du bain tourbillon (ou d’un massage). Il ne faut pas oublier d’aller passer du temps avec un bon livre ou une revue dans la magnifique salle de repos à l’étage: ultra-confortable et tranquille ! On peut aussi aller faire un tour gratuit à la piscine extérieure (avec entrée par l’intérieur), chauffée mais très modérément.
L’hôtel, dont le service à la clientèle est irréprochable (ce qui est normal sans être toujours évident dans une gamme de prix élevés), a des chambres très chaleureuses, avec cuisinettes, qui sont quasiment des suites. Pour les familles ou les groupes d’amis, il y en a même qui ont une entrée commune avec deux chambres ensuite. Le restaurant Solstice, dans l’hôtel, offre des repas de fine cuisine mais on peut aussi souper au lounge, si l’on n’a pas envie de se faire à manger dans les chambres.
- La station Stowe Mountain Resort au lever du soleil
- Chambre au resort
A noter: l’hôtel affiche très « bienvenue aux chiens ». Il y en a beaucoup, avis donc aux personnes allergiques !
Pour le ski de fond, il faut reprendre l’auto pour aller vers le village sur la route 108 et rejoindre à droite le Cross country touring center de Stowe Mountain. Ses pistes sont sur le territoire très varié de la Forêt du mont Mansfield. Je n’ai pas pu tester autre chose que la boucle principale (facile) étant donné les conditions mais il y a là beaucoup de potentiel en montagne pour les amateurs de pistes bleues et noires.
Seule ombre au tableau: le coût élevé du billet de ski de fond: à 26 dollars US par jour, c’est un record. Surtout avec un seul refuge-relais à bonne distance du départ. Au retour, il y a tout de même une belle yourte chauffée pour manger au chaud et se changer avant le retour vers Montréal !
Conférence de l’Arctique : la fonte du pergélisol
Des villages inuits qu’on songe à déplacer, des routes impraticables, des côtes érodées, du méthane et du carbone libérés dans les airs… Le pergélisol, ce sol autrefois gelé en permanence, n’est plus ce qu’il était. La liste des méfaits découlant de sa dégradation en Arctique s’allonge au rythme du réchauffement climatique, qui touche gravement les régions polaires.
A la conférence internationale Arctic Change 2014, qui vient de réunir à Ottawa (Canada) plus de mille scientifiques, le sujet figurait en tête des thèmes traités lors de séances très courues. « Personne ne soupçonnait, il y a quelques années, que le pergélisol jouerait un tel rôle », résume Hugues Lantuit, directeur des recherches en dynamiques côtières à l’Institut de recherche polaire et marine de Potsdam, en Allemagne. Ni qu’il aurait « des impacts directs si importants sur ceux qui vivent en Arctique, avec des coûts socio-économiques majeurs », ajoute Martin Fortier, président du comité organisateur de la conférence et directeur du réseau canadien des centres d’excellence ArcticNet.
Priorité de recherche
La gravité de la situation est telle qu’on ne peut plus laisser le sujet aux seuls spécialistes du pergélisol, note Warwick Vincent, directeur scientifique du Centre d’études nordiques à Québec et expert en écosystèmes d’eau douce. Objet de deux…
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Des idées de sorties de ski
L’hiver est arrivé, la neige s’installe et plusieurs semaines de ski sont devant nous. Voici quelques articles que j’ai écris pour Géo Plein air que vous pouvez consulter pour vous inspirer et trouver des idées de sentiers de ski à parcourir.
Skier dans l’histoire
La Canadienne: du super-tracé au vrai hors-piste

Photo : Anne Pélouas
Beau soleil, neige fraîche… on part! La Canadienne commence à l’extrémité nord-est du Réseau Plein Air Saint-Adolphe-d’Howard pour finir au Camping Sainte-Agathe-des-Monts, 12 km plus loin. Petite distance pour un aller simple si on laisse une seconde auto au point d’arrivée. À moins d’être obligé – comme nous – de revenir sur ses pas.
Blizzard sur la Whizzard
La piste historique Whizzard (ou Wizzard, selon les cartes) faisait autrefois la liaison entre Prévost (anciennement Shawbridge), Mont-Rolland, Sainte-Adèle et Val-Morin. On la retrouve encore entière sur certaines cartes des années 1980, mais bonne chance à qui voudrait la faire en totalité aujourd’hui, perdue qu’elle est dans les lotissements… Dans le secteur hors-piste Far Hills du parc régional Val-David–Val-Morin, il en reste à tout le moins un court tronçon plutôt olé olé pour des skieurs qui n’ont pas froid aux yeux. Deux options s’offrent alors à vous.
Sur la piste des Vikings
Pourquoi choisir une piste quand on peut les avoir toutes? Celles-ci portent parfois des noms comme Crown, mais plus souvent la signalisation indique des couleurs: verte, rouge, bleue, jaune, orange (avec un casque de Viking en surimpression). Les 50 km de pistes du club Viking, fondé en 1929 avec Jackrabbit à titre de membre honoraire, ont de quoi plaire à tous les amateurs de ski de fond. Il y a du relief, une belle forêt, quelques pistes damées et d’autres qui ne le sont pas!
Une portion de Gillespie

Photo : Anne Pélouas
Si la Gillespie a déjà été l’épine dorsale du réseau de ski de fond de Sainte-Agathe-des-Monts (piste 4 du réseau du parc régional Val-Morin–Val-David), tel n’est plus le cas aujourd’hui. L’idéal pour retrouver un bon circuit sur cette piste légendaire est de partir du secteur Far Hills du parc régional de Val-David–Val-Morin par la tranquille piste 1 puis par la 10. Par beau temps (moins 20 degrés, ciel bleu et neige crissante), la traversée plein nord du lac Lavallée est un vrai bonheur!




















Grouille pour pas qu'ça rouille