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La pensée du jour

« Les arbres ont des racines et moi j’ai des jambes ».

J’ai bien aimé cette citation de l’écrivain anglo-franco-américain George Steiner, se nommant lui-même « vagabond ». Elle a été reprise par un autre vagabond, récemment décédé: Georges Moustaki, héros dans l’univers naissant de ma culture musicale adolescente.

Elle ne pouvait que plaire à celle qui a toujours des fourmis dans les jambes et les racines aléatoires d’une immigrée… Sans compter que, par un drôle de hasard, ma fille vient de m’écrire que j’étais… son arbre !

Un arbre sans racine mais avec jambes ? Si j’étais meilleure dans le domaine, j’en ferai un dessin !

 

La pensée de la semaine

Je la vole à Olivier Choinière qui, lors de la dernière conférence de presse du Festival Transamériques à Montréal, a dit cette phrase que j’adore:

« Les rêves n’ont pas de budget… du moins jusqu’au réveil ». Il évoquait ainsi « Chante avec moi », cette drôle de comédie musicale à 50 comédiens créée l’an passé et qui revient au FTA en mai prochain pour le plus grand plaisir de ceux qui l’ont raté.

A l’Usine C,  les 25, 26, 27 mai

www.fta.qc.ca

L’heure (paroles: Anne Pélouas)

C’est un bras qui s’étire
Petit matin câlin
Et dans le creux des draps
Je sens ta peau satin
Ta bouche tout sourire
Te voilà, tu es là
.
Il y’a des heures magiques, bien plus belles que d’autres
C’est sur le Pacifique, un grand bateau, le nôtre
Il y’a des heures magiques, bien plus belles que d’autres
Mais y’a des heures tragiques, plus dures que les autres
.
C’est un bras qui s’étire
Petit matin chagrin
Et dans le creux des draps
Je sens le feu éteint
Personne pour se blottir
Bien sûr, tu n’es plus là
.
Il y’a des heures tragiques, plus dures que les autres
C’est comme le Titanic, un grand naufrage, le nôtre
Il y’a des heures tragiques, plus dures que les autres
Mais y’a des heures magiques, bien plus belles que d’autres
.
Un rayon de soleil
Sur la table dressée
Deux couverts vermeil
Et un café fumant
Sur la table enlacés
Nos doigts jouent les aimants
.
Il y’a des heures magiques, bien plus belles que d’autres
Comme dans la mer Baltique, un beau plongeon, le nôtre
Il y’a des heures magiques, bien plus belles que d’autres
Mais y’a des heures tragiques, plus dures que les autres.
.
Un rayon de soleil
Sur la table délaissée
Eclaire le champ d’bataille
C’est aujourd’hui que j’paie
Pour trop d’amour donné
Mes doigts seuls sur l’émail
.
Il y’a des heures tragiques, plus dures que les autres
C’est un iceberg arctique, un gros glaçon, le nôtre
Il y’a des heures tragiques, plus dures que les autres
Mais y’a des heures magiques, bien plus belles que d’autres
.
Dans ton regard étrange
Sur le sommet d’un mont
Je vois deux petits anges
Qui rêvent de grands espaces
Et nos corps vagabonds
Sur la pierre se prélassent
.
Il y’a des heures magiques, bien plus belles que d’autres
Des instants angéliques, cet azur, c’est le nôtre
Il y’a des heures magiques, bien plus belles que d’autres
Mais y’a des heures tragiques, plus dures que les autres
.
Dans ton regard étrange
Au beau milieu du pont
Je vois que je dérange
Tes plans pour traverser
Et nos corps moribonds
Sur le pont vont s’quitter
.
Il y’a des heures tragiques, plus dures qu’aucune autre
Des instants maléfiques, malgré nous on s’y vautre
Il y’a des heures tragiques, plus dures qu’aucune autre
Mais y’a des heures magiques, plus belles qu’aucune autre
.
Un accent de musique
Et tu danses et tu voles
Tu me prends par la taille
Tourbillon frénétique
Histoire sans parole
De deux corps qui tressaillent
.
Il y a des heures magiques, bien plus belles que d’autres
Et y’a des heures tragiques, pas mal plus dures que d’autres
Glissements tectoniques, pas’d’choix, ce sont les nôtres
Il y a des heures magiques dilalalalala
Et y’a des heures tragiques dilalalalala

Béluga (paroles: Anne Pélouas)

C’était un beau matin d’automne
A l’heure où certaines cloches sonnent
Le réveil ou le déjeuner
Couché entre deux gros rochers
T’avais l’air du dormeur du val
Même sans personne qui tire une balle
Dans l’bout d’en bas de l’Ile Verte
.
J’aime pas le bruit
J’aime le silence
Mais y’a des jours
Où je m’ennuie
De tes discours
Plein d’éloquence
Bé-lu-ga…
Bé-lu-ga…
.
Ils sont ailleurs, bien cravatés
Doucettement climatisés
Dans leurs bureaux, dans leurs usines
Ils se gorgent de caféine
Et jettent au fleuve sans un remords
Des tonnes de leurs déchets de mort
Avant d’aller courir, alertes
.
J’aime pas le noir
J’aime l’arc-en-ciel
Mais y’a des jours
J’voudrais plus voir
Tous ces vautours
Industriels
Bé-lu-ga…
Bé-lu-ga…
.
Toi, t’as fini ta course folle
Ta lutte contre toutes leurs fioles
T’étais pas d’taille à les contraindre
Et ton troupeau peut bien se plaindre
Lui faudrait plus qu’un porte-voix
Pour qu’ils se mettent à faire des lois
Qui ne rendent pas le fleuve inerte
.
J’aime pas le froid
J’aime la chaleur
Mais y’a des jours
J’irais tout droit
Trouver secours
Dans vos vapeurs
Bé-lu-gas…
Bé-lu-gas…
.
C’était un beau matin d’automne
Quand j’y pense, encore je frissonne
Non pas de frette mais bien de glace
De t’avoir vu de guerre lasse
Abandonner tes jeux marins
Venir t’échouer, vilain destin
Dans l’bout d’en bas de l’Ile Verte.
.
J’aime pas ta mort
J’aime mieux la vie
Mais y’a des jours
J’prends tous les torts
D’ce monde de sourds
Qui te punit
D’avoir choisi
Le fleuve pour lit
Bé-lu-ga…
D’avoir choisi
Le fleuve pour lit
Bé-lu-ga…
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