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Une soirée Outaouais avec Véronique Rivest

Jeudi dernier, j’étais invitée par Tourisme Outaouais à une soirée VIP à la Guilde culinaire, au 6381, boulevard Saint-Laurent, à Montréal. Occasion de faire un tour dans leur superbe boutique pour le plaisir des yeux  ! J’en ai tout de même profité pour refaire le plein de beurre Mycryo, beurre de cacao vraiment intéressant en cuisine. Cette matière grasse « noble » est une vraie bénédiction: zéro cholestérol, très résistant à la chaleur, contrairement au beurre, bon enrobant pour les viandes, poissons et légumes dont il retient jus et sucs !

La sommelière Véronique Rivest animait pendant la soirée un atelier sur les accords mets et vins.  Elle y a fait l’éloge du « plaisir », propre à chacun, en matière de goût pour le vin et nous a fait faire quelques expériences, dont celle de mordre dans une tranche de citron avant de goûter un Gewurztraminer bien acide qui s’en trouvait étonnamment adouci…

J’ai bien aimé aussi avoir son avis sur les bouchons à vis ou en plastique qui remplacent de plus en plus les traditionnels bouchons de liège. Elle préfère de loin les capsules à vis que les bouchons en plastique. Lors d’une dégustation à l’aveugle, elle dit n’avoir pas vu de différence entre un vin sous bouchon de liège et le même sous capsule à vis !

Notre sommelière préférée a renvoyé en cuisine au cours de la soirée une bouteille de vin rouge que personne autour de la table n’avait vu bouchonné ! Mais elle nous a aussi invités à ne pas confondre vin bouchonné et vin boisé ! Comme j’aime les vins boisés, personnellement, j’ai bien du boire sans m’en rendre compte un bon lot de bouchonnés dans ma vie…

On est tout excité surtout par le prochain départ de « notre » meilleure sommelière pour le Japon (elle -même est plutôt sur le stress de la préparation). Véronique Rivest, « meilleur sommelier du Canada » en 2006 et 2012, puis des Amériques l’an passé, s’en va défendre les couleurs du Canada pour la troisième fois au concours du « meilleur sommelier du monde ». Il aura lieu du 27 au 29 mars au Japon. On souhaite la meilleure des chances sur le podium à cette sympathique grande dame du vin, déjà dans le top 12 mondial en 2007 et 2010 ! Évidemment, on n’est pas chauvin…

www.tourismeoutaouais.com

www.laguildeculinaire.com

www.veroniquerivest.com

 

Une nouvelle « Table du sommelier » à Québec

Inverser la proposition gastronomique, voilà l’idée toute nouvelle mise de l’avant dès le 27 février prochain par le restaurant Panache de l’Auberge Saint-Antoine à Québec. Chaque mercredi, le chef Julien Dumas proposera la Table du sommelier : vous choisissez vos vins et lui choisit vos plats en harmonie.

Le forfait comprend 4 services (deux entrées, un plat, un dessert), incluant un verre de vin par service, le tout pour 120 dollars avant service et taxes. Pour 22 $ de plus, vous aurez droit à un verre de vin supplémentaire, avec plateau de fromages assortis ! En prime : un Kir Panache gratuit pour les dix premières réservations chaque semaine.

A noter: la cave à vin du Panache est réputée, avec plus de 12000 bouteilles, de nombreux vins de garde et importations privées, plus de 700 étiquettes et 14 pays couverts .

Autre nouveauté: le brunch du Panache, à 18 dollars. La salade de saumon, avec gaufre de pommes de terre, crème raifort, sauce au fromage blanc et citron vert me fait saliver même à distance !

L’Auberge Saint-Antoine est un superbe Relais & Châteaux « urbain », très hôtel-boutique et bien situé dans le Vieux-Québec.

Tél.418-692-1022; www.saint-antoine.com

Sur la route: de Nice à Ventimille

Quoi de plus simple que de passer de la Riviera française à l’italienne quand on séjourne un peu dans la région de Nice. Même sans voiture, on peut s’y rendre en train. Ventimille est la première petite ville après la frontière et nombreux sont ceux qui, de France, vont y faire une excursion d’une journée, voire seulement le marché. Car les prix sont plus doux qu’en France et le lieu idéal pour acheter des fromages artisanaux comme la P1120550P1120569« burrata » des Pouilles, une belle boule de mozzarella au cœur crémeux, ou un gros morceau de parmesan ! Côté charcuterie, place surtout au San Daniele, l’un des meilleurs jambons crus  au monde.

Au retour, on se paie un coucher de soleil sur la Méditerranée.

Bouchées surréalistes

Hier soir, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, à Montréal, on dévoilait un rideau de scène peint par Dali en 1944 pour un ballet new-yorkais dont je vous reparlerai. La toile immense est surprenante mais pour l’heure je voudrais partager en pensée les délices qui ont suivi cette présentation.

Signées Antonin  Mousseau-Rivard, les bouchées servies au cocktail étaient incroyalement originales. Le menu lui-même, concocté par le chef du Contemporain, le restaurant du Musée d’art contemporain de Montréal, était « inspiré par l’oeuvre de Dali », c’est dire ! Le torero hallucinogène ne lui fut pas mais ce tartare de boeuf aux armillaires et fromage Fleurs-des-Monts commençait bien la dégustation. Suivait un délicat tartare de thon au jeune gingembre et perle à la pêche blanche, dénommé La pêche au thon. Si la Galatée aux sphères ( pomme ratte fumée, yaourt à la truite fumée et caviar de truite) m’a laissé songeuse, j’ai littéralement adoré Ceci n’est pas une cerise-hommage au surréalisme: imaginez une cerise posée sur un pain d’épices, avec gelée aux mûres et fraises, qui en bouche dégage une grand air de foie gras. Somptueux ! Tellement, pardonnez-moi, que j’en ai oublié d’en faire une photo pour immortaliser la chose…. Le Gala aux deux cotelettes d’agneau en équilibre sur ses épaules ne pouvait rivaliser mais La tentation de Saint-Antoine (une huître frite avec wakame, mayo japonaise et melon confit) a eu un goût prononcé de « revenez-y ». En finale, Le miel est plus doux que le sang, en macaron miel-chèvre vanillé, a emporté définitivement mon adhésion… à l’oeuvre de Dali revisitée en cuisine !  Du grand art culinaire…

Le nouveau Guide Restos Voir est arrivé

Comme le Beaujolais nouveau, le Guide Restos Voir auquel je collabore comme critique depuis plusieurs années, revient chaque automne… L’édition 2013, avec plus de 700 adresses recommandées de restaurants et boutiques gourmandes, vient de paraître, en vente en librairie au prix de 19,95 $. Nouveauté cette année: en achetant une carte Boutique Voir, on obtient un rabais de 19,95$, soit le prix du guide…

http://www.guiderestos.com; http://www.boutique.voir.ca

Place aux « artisans d’une gastronomie québécoise »

Cinq livres à la naissance: c’est le poids du petit dernier des livres de la sphère gourmande du Québec: Toqué !, édité par Les éditions du passage. Un « beau » livre, mis en vente ce jour à 69 dollars et qu’on aura du mal à tenir entre ses mains en cuisine ou au lit pour la lecture du soir. Ça tombe bien car l’ouvrage n’est pas vraiment un livre de cuisine (ou de recettes), ni un livre gourmand, même si l’on y trouve des recettes et beaucoup d’informations sur des produits. Sous sa belle couverture blanche, aussi sobre qu’élégante, se cache un véritable « manifeste » en faveur de l’artisan alimentaire québécois, membre à part entière – du pêcheur de maquereau ou du producteur de semences anciennes jusqu’au chef-cuisinier du Toqué ! et même de ses clients – d’une chaîne alimentaire soucieuse de qualité, de fraîcheur et de développement durable. Au-travers de l’expérience racontée du Toqué!, ce livre en est en quelque sorte le « témoin », notait l’interviewer-vedette Stephan Bureau lors du lancement. « Si nous faisons une cuisine si « identifiée », c’est en grande partie grâce à tous ces producteurs qui nous font découvrir tant de produits. Ce qu’ils nous envoient nous stimule », soulignait pour sa part Normand Laprise.

Les photos de Dominique Malaterre, qui signe aussi la direction artistique du projet, occupent une place de choix dans l’ouvrage. Elles reflètent l’intime (en portraits) autant que la beauté (en assiettes et visions du Québec). La couleur flamboyante pour la présentation de plats alléchants ou certains portraits des « artisans » du Toqué ! et de ses amis producteurs contraste sans nullement choquer avec le noir et blanc mat d’autres portraits de chefs ou de superbes paysages du Québec, prises sur quatre saisons. « Je voulais notamment témoigner de la grandeur de ce pays et de ses paysages », dit la photographe qui s’est prise de passion pour ce projet et pour l’équipe qui l’a mené à bien, côté édition comme côté Toqué !.

Cette équipe soudée, on la sent au Toqué! quand par exemple son copropriétaire Normand Laprise parle de son allumé chef des cuisines Charles-Antoine Crête comme du « chef qui m’inspire le plus »… Comme lorsqu’ils se renvoient la balle sur l’importance de « rester ce que l’on est tout en allant de l’avant » (N. Laprise) et sur le respect du produit (C.A. Crête). J’ai bien aimé ce dernier, roi de la « scrap » (récupération alimentaire) mise au service de la gastronomie, expliquant la genèse de son « cre-thon »: parce qu’il ne peut supporter de voir 20 livres sur 100 d’un thon gaspésien partir aux poubelles…

En prime

L’éditrice Julia Duchastel racontait lors du lancement avoir eu l’idée du livre, le premier du genre pour les Éditions du passage, après le visionnement du film « Dur à cuire ».

Charles Lapointe, PDG de Tourisme Montréal, a mis la table du prochain événement « Montréal à table » qui aura lieu la semaine prochaine (97 menus de restaurants pendant 11 jours à prix raisonnables), en soulignant la part importante (52%) de l’offre culinaire dans le choix d’une destination par les touristes. A Montréal même, a-t-il relevé, les touristes dépensent en moyenne 525 millions de dollars par an dans des restaurants.

Conseil de Normand Laprise: « Lisez le livre, cuisinez après »

Photos de Une, portrait de Normand Laprise et couverture de livre: Dominique Malaterre

Record historique ( à la baisse) des vendanges en France

Vitisphère rapporte, dans sa E-lettre du 8 octobre, que la France devrait produire à peine un peu plus de 40,6 millions d’hectolitres de vins en 2012, au vu des prévisions de récolte de raisins, soit une baisse de 20% par rapport à 2011. Raison avancée : une baisse tendancielle des surfaces de vignes en production et la météo sèche du mois de septembre.

Toutes les catégories de vins produits sont touchées par la diminution de production, qui atteindrait 15 % pour les vins d’appellation, 19 % pour celle des vins d’Indications Géographiques Protégés, 22 % pour les vins destinés aux eaux-de-vie et 42 % pour les Vins Sans Indications Géographiques, lesquels avaient il est vrai connu une production très forte en 2011. Si les prévisions se confirment, la France se maintiendrait d’extrême justesse à la première place des pays producteurs de vins dans le monde…

Le nouveau Guide Restos de Voir

 La nouvelle édition du Guide Restos / Guide Gourmand Voir, auquel je collabore depuis plusieurs années, notamment pour faire la tournée de restaurants dans certaines régions du Québec, sort en librairie le 24 octobre prochain.

On peut consulter sa nouvelle mouture sur le site Guide Restos Voir! Et obtenir des rabais de 25 à 40 % dans certains restaurants ou boutiques gourmandes québécoises via le site boutique.voir.ca.

Cuisine des rues du monde

Ce jeudi, un nouveau resto-bar ouvre ses portes au 1641 rue Saint-Denis dans le Quartier latin de Montréal.

L’Ambassade Boris se définit comme une nouvelle adresse de « cuisine de rue », inspirée des saveurs des quatre coins du monde. A découvrir en même temps qu’une bière-maison Boris !

www.ambassadeboris.com

Nouvelle étape pour le projet du Massif, dans Charlevoix

Même si le Train du Massif a été remis sur les rails au printemps, avec arrêt au nouvel hôtel La Ferme à Baie-Saint-Paul, c’est cette semaine (le 20 septembre) qu’auront lieu les célébrations officielles de l’ouverture de l’hôtel. En grande pompe, avec départ de Québec en train, visites guidées des pavillons de La Ferme et évidemment allocutions, notamment de Daniel Gauthier, président du groupe Le Massif.

Pour l’occasion, on soulignera aussi le dixième anniversaire de l’acquisition de la Montagne (la station de ski Le Massif) par M. Gauthier. Depuis, son projet a grandi de bien belle façon, avec la station mais aussi le train, l’hôtel La Ferme, une belle piste de luge que j’ai testée l’hiver passé et plusieurs autres grands projets en cours. De quoi dynamiser la région de Charlevoix !