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Dany Laferrière, nouvel immortel

Dany LaferrièreLes Éditions Boréal sabraient le champagne le 29 janvier à Montréal en l’honneur d’un auteur-phare, Dany Laferrière, élu tout récemment à l’Académie française.

Plein d’humour, l’écrivain et président de Boréal Jacques Godbout a venté les mérites du nouvel immortel au « curriculum vitae exemplaire » qui se baladait déjà de Port-au-Prince à Montréal, Miami et Paris. « S’il a un passeport canadien, a-t-il ajouté, il est d’abord sujet littéraire, comme on disait autrefois sujet britannique ».

Dany Laferrière, qui se présente volontiers comme étant « de nulle part », a lui aussi réjoui l’assistance par son langage coloré. Morceaux choisis:

« Ce qui fait peur quand on est immortel, c’est le nombre de discours qui nous attend ».

« La devise qui me plaît est celle-ci: lent à se décider; prompt à agir ».

« Port-au-Prince, c’est la ville du jeune homme, qui écrit déjà et a risqué sa vie; Montréal m’a appris la liberté, la vie quotidienne, le vin, les après-midis sans fin, la nuit »…

Lumières sur la ville

Le Festival Montréal en lumière annonçait cette semaine sa programmation gastronomique, pour sa quinzième édition, du 20 février au 2 mars.

Voici en vrac ce qui m’a le plus et le moins épatée !

Lumière sur Montréal: le 18 février, en pré-ouverture, une soirée gastronomique (avec 25 chefs montréalais) et culturelle (avec Pierre Lapointe, Jorane et Michel Rivard notamment)…dans ce lieu magique qu’est la SAT (Société des arts technologiques), le tout au profit de Centraide qui distribue ses dons à divers organismes sans but lucratif de Montréal.

– San Francisco, ville à l’honneur: avec notamment la venue d’Emmanuelle Leftick, du Benu Restaurant, à La Fabrique. C’est l’une des étoiles montantes parmi les chefs d’Amérique et sa carte de visite compte le Torontois Susur Lee, resto que j’ai adoré en son temps !

Un coup de chapeau à Haiti, avec entre autres  un gros repas convivial orchestré par Stephan Berrouet Durand, du Plaza Hôtel de Port-au-Prince.

La série des Amitiés gourmandes, sponsorisée par Air France

Les Laurentides en ville: une série de rencontres de chefs montréalais et laurentiens.

un cours de cuisine pour enfants: chez Appolo Concept, deux dimanches après-midis

La Fête des fromages d’ici... avant l’envahissement attendu des fromages européens sur fond d’accord de libre-échange.

Le dîner des anciens combattants (des anciens du Toqué!), en formule brunch au Toqué !

un menu tout truffes à la Brasserie T.

Les ateliers du Marché Jean-Talon, avec producteurs et chefs des Laurentides, animés par Jean-Paul Grappe.

Les balades culinaires dans Montréal: centre-ville, Vieux-Montréal, Petite Italie ou quartier des spectacles.

Au Pullman, le retour pour un soir de Paryse Taillefer, de la regrettée La Paryse.

LE MOINS

– le côté racoleur vedettes: ou comment se servir de vedettes pour attirer le client dans les restos qui les reçoivent pour un ou deux soirs? De Grégory Charles à France Castel, en passant par Alexandre Despatie ou Boucar Diouf… On aime ou on n’aime pas !

Salon du livre de Montréal- blocnotes

Le salon aura lieu du 20 au 25 novembre et semble porter par la polémique du pour ou contre un prix réglementé du livre. Une trentaine d’éditeurs ont fait irruption en conférence de presse le 5 novembre au nom du mouvement « Sauvons les livres ». Ils demandent au gouvernement, avec de nombreux petits libraires québécois, l’adoption urgente d’une mesure simple: limiter les rabais autorisés sur les prix des nouveautés à 10%… histoire de damer le pion aux Cosco et autres grandes surfaces de ce monde et de protéger minimalement les librairies.

Le salon voit le retour de l’initiative « la lecture en cadeau » avec ses boîtes de collecte de livres neufs pour enfants défavorisés qu’on retrouvera au salon et dans des librairies. J’ai bien aimé cette phrase de la porte-parole de la Fondation pour l’alphabétisation Marie Turgeon: « un bébé qui machouille un livre à six mois a de bonnes chances d’en dévorer le contenu plus tard ». Objectif de la campagne: récolter 40.000 livres cette année.

J’ai été estomaqué par ailleurs d’entendre la romancière Kim Thuy raconter comment son rapport au livre avait évolué, depuis qu’on l’a obligée au Vietnam, à huit ans, à déchirer des livres, un « geste barbare » , jusqu’à sa première visite au Salon du livre de Montréal, à son arrivée au Québec. Sans argent pour acheter un livre ! Le premier qu’elle a acheté était « L’amant », de Marguerite Duras, qu’elle a appris par cœur !

Touchante a aussi été Marie-Françoise Hébert, autre invitée d’honneur du salon, qui livre avec « Tu me prends en photo », en littérature-jeunesse, un ouvrage coup-de-poing sur la guerre.

Rodney Saint-Éloi est venu présenter le pays à l’honneur cette année au salon (Haïti) en relevant que « dans un pays où les gens ont faim, ils lisent pour trouver l’espérance du monde ». Et ils écrivent, comme en témoigneront les 800 titres haïtiens présentés au salon montréalais.

Quel ravissement aussi de revoir tout souriants le chef Normand Laprise et la photographe Dominique Malaterre (déjà gagnante du prix Lux 2013) pour la remise d’un prix hautement mérité: le Prix Marcel-Couture 2013, décerné le 5 novembre à « Toqué ! Les artisans d’une gastronomie québécoise », publié aux Éditions Du Passage.

Le mot de la fin va à Pierre Ouellet, poète, romancier, essayiste: »L’écriture et la lecture sont l’oxygène de l’esprit »

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