Un week-end à Québec
Invitée à Québec récemment, j’ai redécouvert le Café du Monde qui fêtait cette année ses vingt-cinq ans. Je n’ai pas été déçue. En pleine gare maritime, on grimpe par un escalier imposant pour aboutir dans l’immense salle. A droite, la cuisine ouverte, puis une série d’espaces figurant quasiment des salles différentes. Complètement réaménagé, le restaurant offre un nouveau visage depuis le printemps, avec une grand terrasse et une verrière superbe. Bois, verre et acier inoxydable, avec des teintes de gris charcoal donnent à l’ensemble un look très actuel.
Le restaurant s’affiche comme une brasserie à la française mais son décor et même sa table sont à mon avis plus nord-américains que français ! Et c’est tant mieux. Pour faire son choix, une grand ardoise se promène entre les tables, en plus du menu. Les classiques boudin, foie gras et huîtres (irréprochables) voisinent avec beaucoup de poissons, une bavette, un foie de veau ou un pot-au-pot de fruits de mer des îles de la Madeleine. J’opte pour le panier vapeur, ses moules, crevettes et poissons; mes compagnes pour la dorade entière et la lotte en sauce. En finale, la crème glacée frite avec caramel au beurre salé a emporté le pleine adhésion de toutes !
Bons points : le service ultra-rapide, très prévenant sans l’être trop; des plats copieux et surtout bien faits. Et une mention spéciale pour Cédric Boutevillain, le gérant du café à l’accent du sud et à la bonne humeur communicative !
Au sortir de table, une petite marche-santé me conduit à l’Hôtel Le Germain-Dominion, dans le Vieux-Québec. Très bel hôtel-boutique d’une chaîne québécoise réputée ! Optez si vous pouvez pour une chambre côté fleuve. Vous aurez peut-être la chance, comme moi, d’avoir vue sur un gros bateau de croisière en balade sur le Saint-Laurent. Et chaque soir sur le (faux) feu qui brûle dans la tour de l’ancienne caserne de pompiers Dalhousie, repaire depuis longtemps de la compagnie Ex-Machina de Robert Lepage, célèbre metteur en scène-cérateur québécois.
Dernière balade « hivernale » en Estrie – deuxième arrêt


De retour du Mont-Mégantic, j’ai fait arrêt à Sutton pour une sortie de ski de fond. Belle surprise que de découvrir la nouvelle auberge D & K, style Nouvelle-Angleterre, qui trône en plein coeur du charmant village. Les quatre proprios en deux couples d’amis sont des fans finis de la populaire série télé Les Arpents verts, d’où ce nom sibyllin qui évoque les familles Douglas et Kimball, personnages principaux de la télésérie. La comparaison s’arrête là. L’hôtel-resto a un style résolument contemporain même s’il occupe les lieux d’un ancien magasin général, au bord de la rivière Sutton. On adore ses huit chambres chaleureuses où les matériaux bruts sont mis en valeur (tout comme au restaurant du rez-de-chaussée). Une mezzanine et l’on accueille deux enfants ou deux adultes de plus dans la chambre. Ici, on a songé à la clientèle familiale mais aussi aux cyclistes qui pédalent souvent en groupe masculin ou féminin et qui ne veulent pas toujours partager un lit double ! Dans ces chambres, on a le choix avec quatre beaux lits simples qui se transforment à la demande en deux lits King et inversement ! Au restaurant, cuisine bistro avec plats irréprochables et copieux petits déjeuners ! Voilà une très bonne adresse à prix honnêtes pour les Cantons de l’est.
J’ai aussi visité Sutton-en-haut, le centre de ski de fond et de raquette local, géré désormais par une coopérative de solidarité, sans toutefois pouvoir tester ses pistes pour cause de pluie battante ! Il faudra y revenir l’hiver prochain… J’en ai profité pour fouiner dans les boutiques de Sutton et ai bien aimé Vert Partout, au 22-1, rue Principale Nord. On y trouve toutes sortes d’objets écolos, recyclés, récupérés, transformés… De quoi patienter en attendant l’heure du lunch au Cafetier, café de village bien sympathique, avec grandes tables à partager avec de parfaits inconnus, des soupes, salades et sandwichs maison aussi bons qu’originaux. Excellent café de surcroît ! Au 9, rue Principale Nord.

Grouille pour pas qu'ça rouille