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Dans le parc du mont Riding (Manitoba) – suite

Rencontre passionnante au cours d’une initiation au geocaching dans la région de Clear Lake : le GPS pointe sur la Cabane de la baie Deep. En
retrait du lac, dans une clairière, le chalet en bois rond est lieu historique du parc. Mais son principal intérêt est d’y rencontrer un artiste en résidence. Le parc développe ce programme depuis 2006 avec le Conseil des arts du Manitoba. Kevin Lee Burton nous attend près d’une « chaise Adirondack ». Un livre est posé sur l’accoudoir. « Je suis allé lire sur la plage, comme je le fais chaque jour », nous dira-t-il en nous
racontant l’une des journées-type qu’il passe ici. Cet autochtone de 32 ans est cinéaste à Winnipeg. Il a « gagné » le droit de venir en retraite
à cette cabane pour quatre semaines, deux en mai, deux en septembre. C’est un  »beau cadeau fait aux artistes, un lieu d’inspiration qui m’est
essentiel », confie-t-il. Il y poursuit l’écriture d’un scénario de film, son quatrième long métrage (documentaires comme fictions), « loin des
activités trépidantes de la ville. Il faut d’abord, confie-t-il, s’habituer au silence, écouter les sons de la forêt et du vent, apprivoiser la solitude, sans connection internet, Facebook et autres outils de communications au profit d’une re-connection avec la nature. L’homme est charmant, touchant. Il parle de son peuple cri, de la Nation God’Lake Narrow, de son souci comme cinéaste de la préservation des langues autochtones… On le quitte à regret, se promettant de voir un de ses films un jour !

Au Manitoba, suite…

De la bannique crie au pain ukrainien

La petite ville de Dauphin, au nord du parc du Mont Riding, abrite le musée historique de Fort Dauphin, un site reconstituant un fort des débuts de la colonisation en 1740, du temps de la traite de la fourrure. Dans le bâtiment principal, nous sommes conviés à préparer le frugal repas des « voyageurs » de l’époque : du bison séché mélangé à des baies de Saskatoon et de la graisse de bison. A l’aide d’une pierre, chacun écrasera quelques morceaux de bison séché et de baies pour réduire le tout en poudre. Celle-ci est mélangé à la graisse et prête à déguster. Le premier effet n’est pas mauvais mais l’arrière-goût, vaguement rance, est plutôt tenace. Direction le tipi où Rod Young nous attend autour d’un
bon feu. Il fait brûler quelques herbes sacrées avant de nous expliquer que chacune des treize perches soutenant le tipi cri désigne ce à quoi aspire ou croit son peuple : amour, humilité, ppartage, force…  C’est la première fois qu’on me parle ainsi d’un tipi ! Puis il nous montre comment cuire simplement la bannique : en enroulant la pâte en spirale au bout d’une tige de bois vert. Comme un morceau de guimauve ! Au bout de quelques minutes au-dessus des braises, il est prêt à manger…

Direction l’église ukrainienne de Dauphin.

La ville compte une importante communauté ukrainienne , avec quelque 3000 personnes sur 10.000 habitants. Elle organise chaque année en août et depuis 45 ans le Festival national ukrainien. Dans le sous-sol de l’église, un atelier de cuisine permet d’apprendre à décorer un pain à l’ukrainienne ! L’activité Baba’s Bread & Borscht (pain et borscht de grand-mère)  vise à faire connaître la façon de faire et surtout de décorer le pain traditionnel , tout en permettant aux visiteurs de goûter à des plats traditionnels. Les grands-mères de la communauté partagent leur savoir-faire en montrant comment malaxer la pâte à pain puis la décorer de motifs, tresses, fleurs, arabesques… Cela semble facile mais ça ne l’est pas car la pâte, très élastique, refuse parfois de répondre aux ordres !! Nous travaillons sérieusement sur nos « œuvres », pendant que quatre musiciens en costume traditionnel jouent des airs de leur pays d’origine. Les pains étant au four, nous dégustons borstch, viande, pierogis et de délicieux petits morceaux de pain enrobés de feuilles de betteraves recouvertes de fromage grillé… Après la tarte au citron, place à la danse pour digérer un peu. Mon passé de danses folkloriques dans un mouvement scout (EEDF en France) m’aide à retrouver le rythme de la polka…

Tourism Dauphin : www.tourismdauphin.ca; 1 877 566-5669

Dans le parc du Mont Riding, Manitoba – suite…

Flash italien        

Une boîte de cinq kilos pleine de tomates italiennes… Le
serveur l’a mise au milieu de la table avant d’apporter la pizza commandée…
qu’il a posée dessus, tout simplement ! J’ai bien aimé cet original dessous de
plat surélevé ! Nous étions au restaurant italien TR McKoys, au cœur du village
de Wasagaming, centre de villégiature au bord du Clear Lake, en plein cœur du
parc national du Mont Riding, au Manitoba. L’atmosphère chaleureuse du
restaurant tenait aussi à la présence d’un jeune guitariste et chanteur. Le
restaurant, comme de nombreux bâtiments du village sont en bois rond-rondins. Très
canadien ! Les plats sont particulièrement copieux et peuvent aisément se
partager.

Au coeur du Manitoba

En route pour visiter le parc national du Mont Riding, à
l’ouest du Manitoba (centre du Canada), en compagnie de journalistes canadiens, allemands et australiens, j’ai fait arrêt un soir à Winnipeg, la capitale de la province.
Temps frisquet déjà dans les Prairies canadiennes mais le soleil est de la
partie. Nous avons soupé au Mise  Bistro. Les proprios Terry et Sue Gereta (qui est une anglophone originaire de Chicoutimi, au Québec). Le resto se spécialise dans la cuisine des Prairies. Au goût, on ne voit guère ce qu’elle a d’original… On apprécie par contre son parti-pris pour l’approvisionnement en produits les plus locaux possibles.
Retour pour la nuit à l’hôtel Inn at The Forks, un joli hôtel-boutique du
quartier The Forks, quartier historique de la ville joliment restauré. Le futur
Musée canadien des droits de la personne, qui ouvrira en 2013, est en train de sortir de terre à deux pas de là. L’hôtel, de style très contemporain, est un
cinq étoiles « green key eco-rating » délivré par l’Association
hôtelière du Canada, le seul au Manitoba et dans le club select de huit au
Canada. Les chambres, avec beaucoup de bois, sont chaleureuses tout en étant simplement décorées. Mention particulière pour le superbe comptoir et lavabo en verre. Le directeur de l’hôtel nous dira au matin qu’il a été fabriqué par l’entreprise montréalaise Think-Glass !

Inn at the Forks : 204 942-6555

Expédition arctique pour une mosquée

Publié le 14 Septembre 2010

« Faisons de la mosquée de l’Arctique une réalité » : le slogan imprimé sur le maillot d’Hussain Guisti est un pari en voie d’être gagné. Cet ancien médecin d’Arabie saoudite, maintenant journaliste à Thompson (Manitoba, centre du Canada), a mené tambour battant, depuis un an, le projet fou de faire construire puis transporter une petite mosquée préfabriquée vers l’Arctique. « Je suis l’homme le plus fier au monde », lance-t-il avant de raconter la genèse du projet. En 2007, il avait créé une organisation sans but lucratif pour construire une mosquée à Thompson, petite ville de 14 000 habitants à 400 km au nord de Winnipeg. (lire la suite)

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