Sculptures naturelles dans la baie de Fundy
A quarante kilomètres de Moncton, au Nouveau-Brunswick, la rivière Petitcodiac se jette dans la baie de Shepody au fond de la longue baie de Fundy. Le site des Rochers Hopewell vaut absolument le détour à marée basse. Du centre d’interprétation, il faut descendre sur un sentier pour atteindre la plage nichée dans une anse. De là, on longe les falaises et d’impressionnants rochers « pots de fleurs » aux formes bizarroïdes érodées par la pluie, le vent, les glaciers et les marées qui sont ici parmi les plus fortes au monde (17 mètres d’amplitude). Raison principale : l’eau qui s’engouffre dans la baie de Fundy comme dans un entonnoir. La baie – bras du golfe du Maine – est en effet large et profonde à son embouchure, tandis qu’au fond, elle l’est beaucoup moins. Le grès rouge de la côte échancrée est très friable et il faut prendre garde à ne pas passer trop près.
Halte migratoire réputée, surtout pour les bécasseaux semi-palmés et les pluviers, le site compte dix-sept structures rocheuses en forme de pots de fleurs (ou de verdure) et se visite à pied à marée basse. On peut s’y balader sur 2,5 kilomètres de plage en suivant le bas de falaises rouges et en admirant ces « pots de fleurs », hauts comme quatre étages, et quelques grottes marines sombres. Mais pas question d’aller sur les estrans Daniels qu’on aperçoit d’en haut des marches : ils ont onze kilomètres de long pour un de large à marée basse et une boue qui nous clouerait sur place comme dans du sable mouvant
Nouveautés Sépaq : les pour et les contre
Voici les points positifs et négatifs que je relève dans les nouveautés du réseau des parcs et réserves fauniques du Québec, gérés par la SÉPAQ…
Les pour :
– Fini le plastique, vive les porte-bûches réutilisables pour emporter du bois en vrac sur son site de camping. Les porte-bûches ont été fabriqués au Québec à partir de retailles de stores.
– L’accent mis dans les parcs nationaux pour faciliter l’accès des personnes à mobilité réduite. Le parc national d’Oka vient à cet égard d’obtenir la mention Kéroul 2012, un prix bien mérité, notamment pour avoir adapté deux tentes Huttopia et plusieurs autres équipements et sentiers à cette clientèle.
– Le développement des prêts-à-camper, tentes Huttopia et Hékipia, pour inciter les gens à aller camper, même si je préfère moi-même le camping sauvage…
– La souplesse de départ et d’arrivée, tous les jours de la semaine, à l’Auberge de montagne des Chic-Chocs, en Gaspésie.
Les contre :
– L’introduction du segway à la Station touristique Duchesnay : même si le véhicule monoplace est électrique, quelle drôle d’idée de mettre cet engin aux conducteurs statiques sur les mêmes pistes que cyclistes ou marcheurs !
– L’expérience des « parcours parcs », nouveau concept destiné à faire découvrir certains parcs à l’aide d’un téléphone intelligent : beaucoup de temps et d’argent dépensé pour ce projet destiné à être dans l’air du temps, au lieu d’inciter les visiteurs à profiter simplement de la nature en laissant leur téléphone de côté, le temps des vacances ou d’un week-end.
– « Donnez… la nature vous le rendra ». Je n’en reviens pas qu’un organisme para-gouvernemental lance une campagne de levée de fonds pour obtenir des dons de la population afin de réaliser des projets de conservation ! On peut contribuer en ligne au Fonds Parcs Québec ou déposer des sous dans une boîte de dons à l’entrée des parcs… On offre aussi la possibilité, via un don minimal de 25 dollars, d’adopter symboliquement un animal associé à un parc : nyctale de Tengmal, tortue serpentine, papillon lune, caribou montagnard, fou de Bassan, loutre, loup… Encore une idée bien néo-libérale pour éviter que le gouvernement (et le contribuable) paie pour le bien commun !





Grouille pour pas qu'ça rouille