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Au Baron rouge

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C’est la nouvelle responsable presse de l’organisme Atout France à Montréal, Marie-Andrée Boucher, qui m’avait donné cette « bonne adresse » de bar à vins – Le Baron rouge – à Paris dont l’un des proprios, Daniel Gaulliard, aurait un lien familial avec celui du Quai des Brumes montréalais… Me voilà en route en Vélib’ de la place de l’Étoile à La Bastille, en passant par les quais de la Seine. En vingt minutes !

Je cherche un peu le marché d’Alligre, que j’ai beaucoup fréquenté quand j’habitais à Paris il y a près de trente ans… Le marché est toujours aussi populaire même un samedi matin et les vendeurs haranguent la foule pour venter les mérites de leurs belles fraises, belles tomates, beaux radis, belles fleurs…

Tout près du marché, je découvre Le Baron rouge, un troquet à l’ancienne qui vend encore du vin à la tire… directement de barriques. Il se spécialise dans le vin de Touraine. Sur l’heure de midi, les habitués se pressent au bar, debout, pour l’apéro, tandis qu’un groupe d’Allemands entoure une grosse barrique servant de table. On déguste des vins au verre et, pour accompagnement, l’assiette de charcuteries ou celle de fromages variés est très populaire. J’hésite moi-même entre l’assiette mixte copa, tomme ou Pyrénées pour 10 euros mais opte finalement pour un verre de rosé à deux euros et une belle assiette santé de rillettes de la mer (morue aux algues) avec pain grillé, pour 8 euros. Délicieuse ! En saison, on peut aussi déguster des huîtres d’Arcachon avec un bon petit blanc. La halte est salutaire, tant pour le corps que l’esprit !

Avant de repartir sur mon Vélib’, je m’amuse à regarder un Asiatique qui s’est assis à une table du bar. Il est bizarrement habillé d’un KWay, haut et bas. Sur la table, un verre de rosé, et devant lui une toile posée sur un drôle de chevalet: le manche télescopique d’une petite valise à roulettes. Il y dessine l’intérieur du bar à vin…

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Du Velib au Bixi en passant par le VCUB

De retour de France, je retrouve mon vieux vélo pour me déplacer dans Montréal, avec de très bons souvenirs de mes nouvelles découvertes: le Velib’ parisien qui m’a permis de bouder le métro et re-visiter Paris autrement qu’à pied; le VCUB de Bordeaux utilisé en complément au tramway pour aller plus loin que le centre-ville ou pour changer… et profiter à plein des jolis quais sur Garonne de cette ville qui s’ouvre de nouveau à plein sur son fleuve.

Et pour finir, j’ai découvert trois Bixis trônant pour attirer le touriste dans le hall de reprise des bagages à l’aéroport de Montréal. De quoi rester dans la note !

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Paris en Vélib’

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Il fait frais sur Paris depuis trois jours que j’y suis pendant que Montréal est en beau printemps fleuri et chaud ! En reportage pour Le Soleil, je profite de mes temps libres pour arpenter Paris… Ayant attrapé la piqûre du vélo en janvier dernier, lors d’une visite guidée en vélo électrique, je me suis décidée à tester le Vélib’. Avec ses bons et ses mauvais côtés, surtout en comparaison avec le Bixi montréalais….

La première étape a été laborieuse: comprendre le cheminement permettant d’atteindre la « sortie » d’un vélo a pris l’assistance de mon ami Normand, doublée de celle d’une gentille cycliste. Il faut valider 36 fois divers choix proposés à l’écran, obtenir un numéro d’abonné, le taper encore, puis choisir un numéro de vélo, puis courir au vélo, appuyer sur un bouton et tirer le vélo de son ancrage ce qui requiert une certaine force… Puis le vélo n’est pas toujours en bon état: pneu crevé, selle qui descend sans arrêt, pédalier défectueux…

Me voilà bien en selle le 8 mai – jour férié – pour remonter des bords de Seine vers le Trocadéro et la rue de Passy. Le lendemain, j’y  prends goût en sortant du Monde où j’étais allée dire bonjour à tous mes chefs de service. Je file sur mon vélo sur de larges boulevards, une microscopique piste cyclable, une voie autobus-vélo… jusqu’à Montparnasse. En route, la selle de mon vélo se baisse au maximum et ne tient pas remontée malgré mes tentatives. Je finis donc le trajet en petit bonhomme !

Pour ne pas payer plus que l’abonnement 24 h – 1,70 euro – il faut larguer le vélo avant 30 minutes… mais la station repérée est pleine de vélos ! Je cherche pendant 10 minutes une autre station et elle ne sont pas faciles à trouver autour de Montparnasse. Pour retrouver un magasin, je descends la rue de Rennes jusqu’à la Seine pour la remonter ensuite complètement jusqu’à la gare de train où je dois acheter un billet pour Bordeaux… Un peu d’exercice physique ne me fait pas de mal.

Ce matin, départ en taxi aux aurores pour participer à une visite guidée du marché de Rungis. De retour à Denfert-Rochereau à 9h30, je repère une station de velib’ et me voilà repartie sur la trotte, en direction du Centre culturel canadien, rue de Constantine, où je suis attendue pour une visite d’expo d’art inuit… J’enfourche le vélo pour m’apercevoir que le pédalier est en piteux état… mais pas le temps d’en changer. Je ferai le trajet avec un bruit persistant et un pédalage aléatoire…

L’entretien de ces vélos parisiens laisse vraiment à désirer mais malgré les désagréments l’expérience velib’ en ces jours de « ponts » où la circulation auto est minimale me plait tout de même beaucoup. Une autre façon de découvrir Paris le nez en l’air !

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