Un avion « vintage » aux couleurs de Lufthansa
Lufthansa a un drôle de projet bien original: remettre en service un avion de collection Lockheed Super Constellation.
C’est cet avion qui assura la première liaison transatlantique de Lufthansa pour Montréal en 1956, rappelait Nils Haupt, direction des communications corporatives pour les Amériques, lors de l’inauguration de la ligne Montréal-Francfort mi-mai. Il racontait que la compagnie aérienne avait racheté à un collectionneur américain trois vieux Lockheed Super Constellation avec l’ambition d’en retaper un pour le faire voler, si possible en 2015.
Avec 50 sièges à bord, l’avion serait le petit bijou antique de Lufthansa pour des événements corporatifs, voire pour être offert à la location complète.
Une équipe de 80 personnes travaille dans une usine américaine à le remettre en état. Certaines pièces d’époque ont été achetées sur eBay, d’autres doivent être complètement refaites sur mesure… L’histoire ne dit pas encore combien il en coûtera à Lufthansa avant qu’il ne s’envole.
L’industrie canadienne des sables bitumineux dans une « ère d’incertitude »
C’est du moins ce que pense la sénatrice canadienne (de l’Alberta) Claudette Tardif rencontrée le 6 mai dernier à Ottawa. L’industrie attend toujours la réponse américaine sur le projet d’oléoduc Keystone XL, comme le feu vert du pipeline Northern Gateway pour faire sortir son pétrole côté Pacifique.
« Les Albertains souhaitent un équilibre entre production et respect de l’environnement et l’industrie devrait davantage mettre l’accent sur le plan environnemental », estime-t-elle. Les technologies innovatrices existent, notamment pour des méthodes d’extraction moins polluantes, qu’il faut, dit-elle, mettre de l’avant. On aimerait croire en la volonté de l’industrie de l’or noir de faire davantage pour l’environnement !
L’Accord de libre-échange Canada-Union européenne : ce n’est pas pour demain
La sénatrice canadienne Claudette Tardif, rencontrée le 6 mai dernier à Ottawa, ne croit pas à une mise en œuvre rapide du traité : « pas avant 18 mois ».
L’ambassadeur de France au Canada, Philippe Zeller, abonde dans le même sens : l’accord compte 600 pages à traduire dans toutes les langues de l’Union européenne avant d’être présenté aux Parlements de l’ensemble des pays membres. Quand le feu vert politique aura été donné (la fin des négociations sur certains points) avec signature de l’accord, il faudra compter douze mois, selon lui, pour compléter ce processus, plus six mois pour la mise en œuvre. Tablons donc pour « fin 2015-début 2016 ».
Il avance par ailleurs l’idée que la signature puisse faire l’objet en septembre prochain d’un sommet Canada-Union européenne en terre canadienne.
Nouveau vol Montréal-Francfort sur Lufthansa
Lufthansa procède aujourd’hui à l’inauguration de sa nouvelle liaison transatlantique Montréal-Francfort, avec cinq vols hebdomadaires sans escale jusqu’au 12 octobre à bord d’Airbus A340-300 et 330-300. Premier départ à 17h15 !
C’est la deuxième destination européenne, avec un Munich-Montréal, offerte au Québec.
Plaque-tournante européenne et mondiale pour Lufthansa, l’aéroport de Francfort fait de plus en plus concurrence à Roissy-Charles de Gaulle pour accueillir des voyageurs en transit de tous les continents.
La compagnie allemande lancera également le 5 juin prochain un vol Toronto-Munich, complétant ainsi son offre sur trois aéroports d’arrivée ou de départ au Canada, avec Montréal et Vancouver (et 17 destinations aux États-Unis).
Pour Lufthansa, le Canada est un marché en croissance et, comme celui des États-Unis, nettement plus profitable que ceux d’Asie où la concurrence féroce oblige à casser les prix.
L’industrie aérienne a longtemps cru que sa croissance viendrait des marchés d’Asie et du Moyen-Orient mais « il y a surcapacité sur ces marchés et beaucoup de compétiteurs » qui sont loin d’avoir les mêmes contraintes que des compagnies européennes comme Lufthansa, explique Nils Haupt, directeur des communications corporatives de Lufthansa pour les Amériques. Depuis plusieurs années, il n’y a plus de compagnies européennes ou américaines dans le top 10 mondial, rappelle-t-il.
Avec une marge de profit de 1,3% en 2013, les compagnies européennes n’ont guère le choix que de consolider leurs quelques marchés porteurs, notamment nord-américains.
Parmi les contraintes qui expliqueraient de pas pouvoir être aussi concurrentiel que certaines compagnies asiatiques, il y a celles, selon M. Haupt, liées à l’existence de régimes de pension des employés, la présence de syndicats, le non-subventionnement public de l’industrie (contrairement à Dubaï par exemple), la non-imposition de tarifs pour services à bord ou réservations particulières de sièges…
Pas question toutefois pour Lufthansa de revenir sur la gratuité des boissons servies par exemple mais pour la réservation de sièges particuliers, c’est déjà en route!
http://www.LH.com; 1 800 563-5954
François Hollande au Canada, dont le Québec, mi-octobre
Le président de la République française viendra faire son tour au Canada et au Québec mi-octobre pour « trois ou quatre jours », selon l’ambassadeur de France au Canada, Philippe Zeller. Ottawa, Québec, Montréal sont des passages obligés mais on aimerait lui montrer « une vision d’ensemble » du Canada, avec peut-être une étape plus à l’ouest du pays…
Suite de la saga des droits de scolarité d’étudiants français au Québec
Curieux comme certains vont vite en besogne pour crier victoire ! Dans la presse québécoise, on annonçait la semaine dernière que les Libéraux au pouvoir ne remettraient pas en cause l’avantage dont bénéficient les jeunes français qui viennent faire des études au Québec (où ils paient comme quelques autres francophones les mêmes frais de scolarité que les Québécois, soit environ 2000 $ par an, contrairement aux autres étrangers qui déboursent beaucoup plus d’argent). L’annonce d’un changement, inscrit au projet de budget par l’ancien gouvernement Marois et promis aussi par les Libéraux durant la dernière campagne électorale, avait provoqué un tollé dans la communauté française au Québec et fait jaser jusqu’au Quai d’Orsay.
La nouvelle ministre des Relations internationales, Christine Saint-Pierre, est revenue sur le sujet après avoir « senti l’inquiétude », indiquant ne pas vouloir remettre en cause « nos relations diplomatiques avec Paris » sur cette question. Ce qui ne veut pas dire que les Libéraux vont maintenir l’avantage des étudiants français au niveau actuel…
Rencontré début mai, le sénateur Michel Rivard, vice-président de l’association interparlementaire Canada-France, déplorait « l’irritant » du projet de hausse des frais de scolarité pour les Français au Québec. Et Philippe Zeller, ambassadeur de France au Canada rencontré le même jour à Ottawa, notait que personne n’avait cru bon d’informer le gouvernement français de la mesure intégrée dans le budget québécois… En jeu : 85 millions de dollars selon lui qui sont reversées aux universités pour les indemniser du manque à gagner actuel, alors que les retombées directes de l’accueil d’étudiants français au Québec seraient de 300 millions de dollars par an (frais de transport compris). Sans compter qu’au moins 15% restent ensuite au Québec.
La France, ajoutait-il, demandera à tout le moins un étalement dans le temps de la suppression de l’avantage, si Québec décidait de maintenir la mesure budgétaire, pour ne pas pénaliser les Français qui sont en ce moment aux études au Québec. Ce devrait être aussi l’occasion, selon lui, de réfléchir sur la coopération privilégiée qui unit la France et le Québec et sur les façons de la renforcer.
Affaire à suivre !
Le nouvel “hôtel-boutique” d’Air France
Fauteuil, lit, salon, chambre quasi-privée : la nouvelle « suite La Première », dévoilée hier à Shanghai par Air France et qui fera l’objet d’un autre événement à New York en juin, offre tout cela dans un « module » individuel qualifié de « suite haute couture ». Le voyage haut de gamme, sorte de classe affaires pour grandes fortunes, a évidemment son prix : environ 12.000 euros pour un aller-retour Paris-New York, contre 6.600 euros en classe affaires…
Après avoir dévoilé en février sa future classe Affaires, Air France poursuit sur sa lancée de séduction des plus riches, avec cette annonce de « montée en gamme de son offre » sur certains vols long-courriers. Avec modération puisqu’on prévoit d’équiper progressivement, à partir de septembre prochain, 19 Boeing 777-300 avec quatre « suites La Première » chacun.
Qu’obtiendra-t-on pour ce type de réservation ?
Exit le terme de « siège », bienvenue à « la suite privative » qui préserve l’intimité et procure un confort digne d’un hôtel-boutique sur trois mètres carrés !
Avec quatre hublots rien qu’à soi (à rideaux électriques), cette mini-cabine s’adapte à son occupant et à ses besoins. Le large fauteuil fait face à un écran tactile personnel de 24 pouces (61 cm) haute définition. Il se transforme en lit horizontal de 77 cm de large et plus de deux mètres de long, avec matelas installé à la demande, couette Sofitel et rideaux épais.
En version salon, bureau ou salle à manger, la suite se module pour accueillir un collègue, client ou employé, avec un autre siège face au fauteuil.
Le cuir est à l’honneur de cette suite « sophistiquée », tout comme d’autres matériaux nobles: tissus doux, suède,« accents boisés et touches métalliques ».
Pour le PDG d’Air France, Frédéric Gagey, c’est tout « l’art du voyage à la française » qui se reflète dans cette nouvelle offre en vol, conçue pour la compagnie aérienne par le fabricant B/E Aerospace en collaboration avec le designer Priestmangoode et Brandimage, agence de conseil en design et branding.
Si vous faites arrêt à Shanghai du 8 au 11 mai, à New York du 26 au 28 juin ou à Paris les 20 et 21 septembre, ne ratez pas l’une des expositions offertes en aérogare par Air France pour présenter ses nouvelles cabines, dont la suite La Première.
Restos: on ferme sur le Plateau Mont-Royal, à Montréal
L’un ferme vraiment ses portes alors que l’autre va déménager dans les Laurentides. C’est triste pour le Plateau ! Une institution que ce Continental, un restaurant qui a roulé sa bosse sur la rue Saint-Denis depuis des lustres.
Mon collègue Jean-Philippe Tastet écrivait dans Le Devoir la semaine dernière que les maisons classiques de ce style s’essouflaient, les clients allant désormais moins au restaurant pour le plaisir de manger que pour l’ambiance, la musique… Je ne suis sans doute pas représentative de la majorité car je vais surtout au restaurant pour ce qu’on y mange, pour découvrir un nouveau chef, comprendre les subtilités des saveurs et des textures dont certains savent si bien jouer et d’autres si mal !
Un qui justement sortait du lot, c’était bien La Porte, restaurant du boulevard Saint-Laurent qui ferme lui aussi fin mai. Cette artère commerciale mythique de Montréal va bien mal. On n’y compte plus les fermetures de boutiques et de restaurants. Mais par chance, il parait que La Porte renaitra de ses cendres dans le « nord ». Espérons dans le coin des Laurentides où j’ai un chalet !
Les appellations réservées, uniques au Québec
Outil inspiré d’Europe, la Loi sur les appellations réservées et les termes valorisants est unique au Québec et même en Amérique du Nord. Elle encadre la dénomination de produits à valeur ajoutée. Pour l’instant, seuls les produits biologiques et l’agneau de Charlevoix sont ainsi protégés. Quelque 1350 entreprises québécoises commercialisent de tels produits.
Le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV) assure la surveillance des appellations (principalement le bio), par inspections (450 en 2013) mais aussi par « participations citoyennes », autant dire dénonciations… L’organisme a des « dents », puisqu’il peut faire rappeler des produits, voire procéder à des saisies.
Pour l’avenir des appellations, « le défi est de voir les acteurs d’un secteur se concerter », disait fin avril la PDG du conseil, Anne-Marie Granger Godbout.
Plusieurs produits sont visés, comme le sirop d’érable, le cidre de glace, les produits sans OGM, le homard, le boeuf différencié, le bleuet sauvage mais aussi le vin de glace, le mais sucré de Neuville, la volaille Chantecler, les fromages fermiers du Québec et le fromage de vache canadienne, les poissons fumés traditionnellement, les bières de micro-brasseries.
Les projets d’appellations les plus avancés ou les plus prometteurs, selon Mme Granger Godbout, seraient les cidres et de vins de glace. Leurs producteurs ont en effet fait beaucoup de travail pour aller de l’avant, ensemble, en vue d’obtenir cette appellation. Bientôt !

Grouille pour pas qu'ça rouille