Notes d’une journaliste (aussi) politique
J’étais en balade la semaine dernière entre Ottawa, Toronto et Montrėal afin de suivre pour Le Monde le Premier ministre français en voyage officiel au Canada pour la première fois. C’est au pas de course que nous filions d’un rendez-vous a un autre, parfois sans même avoir le temps d’entendre l’invité de marque, comme à l’Université de Toronto! Raison : la GRC avait refusé que le minibus des journalistes français prenne place dans le cortège officiel du chef de gouvernement, lequel avait l’immense avantage de stopper le trafic routier, à l’heure de pointe de l’après-midi, pour se rendre à l’aéroport Pearson ! Las, contrairement à Ottawa où nous faisions partie du cortège (5 limousines, des dizaines de voitures, une ambulance, deux minibus), nous avons passé plus d’une heure dans les embouteillages torontois avec la crainte de ne pas arriver à temps sur le tarmac pour embarquer dans l’avion officiel de la délégation. Finalement, le conducteur a attrapé la queue du cortège près de l’aéroport et sommes arrivés à temps, avec mon article quasiment écrit dans le bus !
Comme au matin, pour le vol Ottawa-Toronto, l’accueil à bord de l’Airbus A 310 de l’armée de l’air française (assurant les voyages du Premier ministre français) est irréprochable. Pour calmer les esprits, rien de tel qu’une coupe de vrai champagne ou d’un bon bourgogne…
A bord, certains journalistes se reposent tandis que d’autres (comme moi et le journaliste de l’AFP) travaillent, confortablement assis dans des sièges typiques classe affaire. Au vol aller, vers 11h30, nous avions eu droit à un repas froid gastronomique, illustré par la photo ci-dessous! Avec crevettes aux petits légumes, flan d’asperges et poisson fumé, purée de champignons, brochette de bœuf, fromages fins et dessert, le tout servi avec de vrais couverts et verres en verre pour le champagne ou un château Margaux… Mais seulement cinq minutes pour l’avaler avant l’atterrissage…
A l’avant de l’appareil, les ministres et les grands pontes de l’industrie qui les accompagnent; à l’arrière, les conseillers de tout ce beau monde et les journalistes. Pas beaucoup d’échanges entre les deux « zones », ceux de la première se gardant d’approcher la « clique » journalistique. Certains viennent tout de même « vendre leur salade » aux journalistes, comme cet attaché de presse de Joe Oliver, ministre canadien des ressources naturelles, qui vient me parler sables bitumineux albertains et pipeline Keystone pour lequel le gouvernement canadien fait des pieds et des mains ces temps-ci dans l’entourage d’Obama pour qu’il l’accepte. Un autre, chef de PME visiblement passionné, viendra m’entretenir de son logiciel libre qui fait un tabac en France et qu’il veut vendre maintenant au Canada via une filiale à Montréal.
La veille, réception et discours du Premier ministre à l’ambassade de France à Ottawa, magnifiquement située sur le bord de la rivière des Outaouais. Buffet de luxe, dont de délicieux macarons au foie gras, vin et champagne coulant à flot… On attrape un morceau au passage car il n’y aura pas forcément de repas ensuite pour nous, pauvres journalistes obligés de suivre M. Ayrault mais ensuite de courir écrire nos papiers ou de monter nos reportages télé ou radio pendant que les membres de la délégation mangent tranquillement… Nous fumes toutefois très bien traités par les accompagnateurs presse de la délégation, ayant toujours dans les salles de presse de bons buffets pour alimenter nos neurones.
Piste historique de ski de fond: La Maple Leaf
En balade dans les Laurentides, à la recherche des pistes historiques de ski de fond qui jalonnent le territoire des « Pays d’En-Haut » pour un futur article de Géo Plein Air, j’ai découvert ce vieux panneau de signalisation: il semble provenir d’une boîte de conserve, avec impression de la feuille d’érable… qu’un chasseur a pris un jour pour cible !
Passeport détente hivernale
J’aime bien l’idée de ce trio de bains nordiques offert en « passeport 3B » par le Bota Bota du Vieux-Montréal, le Balnea de Bromont et le petit dernier des spas urbains, installé dans une ancienne église du Plateau Mont-Royal, le Bath Room, même si je n’aime guère son nom tout english ! Chez ce dernier, le bain flottant en eau salée est la spécialité.
Le passeport est offert en pré-vente pour 150 $ dans chacun des spas ou en ligne sur leurs sites.
Le nouveau Guide Restos Voir est arrivé
Comme le Beaujolais nouveau, le Guide Restos Voir auquel je collabore comme critique depuis plusieurs années, revient chaque automne… L’édition 2013, avec plus de 700 adresses recommandées de restaurants et boutiques gourmandes, vient de paraître, en vente en librairie au prix de 19,95 $. Nouveauté cette année: en achetant une carte Boutique Voir, on obtient un rabais de 19,95$, soit le prix du guide…
En kayak avec Nirlik
J’ai récemment fait une sortie de deux jours en kayak de mer avec Florence d’Allaire, qui opère depuis cette année une bien belle entreprise à la marina de Saint-Michel-de-Bellechasse (région de Chaudière-Appalaches). Ensemble, nous avons traversé la voie maritime du Saint-Laurent vers l’île d’Orléans avant de longer la rive. Nous avons planté les tentes sur la grève, sur le terrain d’un groupe de scouts, à la Pointe d’Argentenay. Temps superbe, eau calme, vue sur les gros cargos qui passent jour et nuit, souper gastronomique en plein air, lever du soleil rouge, puis retour en vadrouillant entre quelques îles (habitées par de riches propriétaires) avant de piquer vers Berthier-sur-mer. Deux jours époustouflants, super-bien organisés par Nirlik, que je recommande à tous !
Leur saison n’est pas finie et l’automne s’annonce enore très beau sur l’eau !
Tous les détails sur www.nirlik.net
Québec: écogîte et yourtes dans la vallée Missisquoi
Au Québec, les amateurs de balades en canot ou kayak dans les marécages et petits ruisseaux serpentant dans les hautes herbes connaissent assurément ceux de la vallée Missisquoi dans les Cantons-de-l’est. C’est dans cet univers étranger et charmeur que les Côteaux Missisquoi ont inauguré cet été des hébergements rustiques originaux : un écogîte et deux yourtes, disponibles toute l’année. De là, on peut rejoindre les Sentiers de l’Estrie, pour la randonnée pédestre et la raquette en hiver. Activités proposées sur le site : randonnée, ski de fond (hors piste), raquette, mycologie, ornithologie, observation d’étoiles, ressourcement…. www.coteauxmissisquoi.com.
De retour d’Inde
Je me suis discrètement éclipsée de ce blogue pendant plus de deux mois, emportée par un tsunami de travail en juin, puis par un long voyage en Inde du Nord, avec retour par l’Allemagne et la France.
L’Inde du Nord m’a charmée par ses paysages, ses habitants, sa cuisine même si je craignais de mal supporter pauvreté, odeurs, déserts arides… J’y ai passé cinq semaines à voyager en duo, puis en groupe pour un fabuleux trek au Ladakh, organisé par le Québécois Chinook Aventure.
Depuis deux semaines, le quotidien québécois Le Soleil (www.lesoleil.com) publie ma série « Inde du Nord » qui racontera en partie ce voyage, de Delhi la capitale à Dharamsala, refuge du Dalai Lama, en passant par le Cachemire attachant et le Ladakh des hauteurs himalayennes. Durant cette période, j’ai tenu un autre blogue dont je vous livrerai l’essentiel ici-même, dans les prochaines semaines. Agrémenté de mes impressions, coups de cœur et photos de voyages, signées Diane Turcotte.
Foulage de raisins
Voilà qui me ramène des années en arrière, à l’époque de mes études universitaires à Bordeaux. Je travaillais alors tous les automnes aux vendanges dans le Bordelais et mon meilleur souvenir est celui d’un séjour dans une famille de vignerons de l’Entre-Deux-Mers où l’on foulait encore le raisin aux pieds (avec bottes de caoutchouc bien terreuses parfois) avant d’aller déguster des repas pantagruéliques (matin, midi et soir). Le vin coulait à flot (sauf au petit déjeuner) pour faire passer le tout…
Autant dire que cette annonce du « premier championnat québécois de foulage », organisé par la Route des vins de Brome-Missisquoi le 15 septembre prochain ne pouvait que piquer ma curiosité…L’événement aura lieu au Vignoble Domaine Les Brome, dans les Cantons-de-l’est. Au programme : le foulage – qui consiste à presser les raisins avec les pieds – par quarante équipes de deux personnes. Chacune aura trois minutes pour produire le plus de jus possible dans un baril qui contient environ dix kilos de raisins. La grande finale durera cinq minutes. Une compétition qui promet de bonnes sueurs pour les participants et beaucoup de plaisir pour les spectateurs !
Coût : 20$ par équipe. Date limite d’inscription : le 4 septembre sur le site www.domainelesbrome.com.
A consulter : www.laroutedesvins.ca/fr/







Grouille pour pas qu'ça rouille