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Francofolies de Montréal 2014

J’aime bien l’affiche de la 26ème édition du festival de la chanson francophone qui aura lieu du 12 au 22 juin: un ours brun tenant un poisson et une guitare électrique sous le bras, tout en dominant la ville de Montréal. L’ours n’a pas trop l’air québécois mais ce n’est pas si grave !
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On présentait ce mardi la programmation extérieure très chargée de l’événement qui fait courir les foules, marquant le début de la saison des festivals « de rue » à Montréal. J’ai bien aimé la courte prestation du Français Hippocampe Fou, un drôle de moineau qui fait dans le rap hip-hop. Gagnant du Prix Félix-Leclerc 2013 côté français, il vient présenter son album Aquatrip mais nous promet une bonne dose d’improvisation sur scène. Nous en avons eu un avant-goût très réussi !
Louis-Jean Cormier ouvrira le bal des Francos en extérieur avec un grand spectacle mettant aussi en vedette Bertrand Belin, Klô Pelgag et Jimmy Hunt, tandis que « La symphonie rapaillée » assurera la clôture ».La poésie de Gaston Miron au service de Douze hommes rapaillés va forcément faire mouche sur la grande scène Bell !
Entre les deux, il faudra courir d’une scène à l’autre, de midi ou 17h jusqu’à au moins minuit pour découvrir espoirs, révélations, découvertes (je ne comprends pas trop la différence) venus des quatre coins de la francophonie mondiale. Il y aura de tout pour tout le monde.
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Un avion « vintage » aux couleurs de Lufthansa

Lufthansa a un drôle de projet bien original: remettre en service un avion de collection Lockheed Super Constellation.
C’est cet avion qui assura la première liaison transatlantique de Lufthansa pour Montréal en 1956, rappelait Nils Haupt, direction des communications corporatives pour les Amériques, lors de l’inauguration de la ligne Montréal-Francfort mi-mai. Il racontait que la compagnie aérienne avait racheté à un collectionneur américain trois vieux Lockheed Super Constellation avec l’ambition d’en retaper un pour le faire voler, si possible en 2015.
Avec 50 sièges à bord, l’avion serait le petit bijou antique de Lufthansa pour des événements corporatifs, voire pour être offert à la location complète.
Une équipe de 80 personnes travaille dans une usine américaine à le remettre en état. Certaines pièces d’époque ont été achetées sur eBay, d’autres doivent être complètement refaites sur mesure… L’histoire ne dit pas encore combien il en coûtera à Lufthansa avant qu’il ne s’envole.

Restos: on ferme sur le Plateau Mont-Royal, à Montréal

L’un ferme vraiment ses portes alors que l’autre va déménager dans les Laurentides. C’est triste pour le Plateau ! Une institution que ce Continental, un restaurant qui a roulé sa bosse sur la rue Saint-Denis depuis des lustres.
Mon collègue Jean-Philippe Tastet écrivait dans Le Devoir la semaine dernière que les maisons classiques de ce style s’essouflaient, les clients allant désormais moins au restaurant pour le plaisir de manger que pour l’ambiance, la musique… Je ne suis sans doute pas représentative de la majorité car je vais surtout au restaurant pour ce qu’on y mange, pour découvrir un nouveau chef, comprendre les subtilités des saveurs et des textures dont certains savent si bien jouer et d’autres si mal !
Un qui justement sortait du lot, c’était bien La Porte, restaurant du boulevard Saint-Laurent qui ferme lui aussi fin mai. Cette artère commerciale mythique de Montréal va bien mal. On n’y compte plus les fermetures de boutiques et de restaurants. Mais par chance, il parait que La Porte renaitra de ses cendres dans le « nord ». Espérons dans le coin des Laurentides où j’ai un chalet !

C’est parti !

photo (5)Devinez où ?

Après des semaines d’incertitude, de démarches administratives, de tractations, de formulaires à remplir, me voilà de nouveau en route pour l’une de mes destinations préférées: le Nord du Canada. Je suis partie hier matin de Montréal sur les ailes de First Air, avec un avion dont la queue arborait ce magnifique chien de traîneau sur fond de toundra gelée. Trois semaines de découvertes, de rencontres, de paysages colorés en bleu et blanc m’attendent.

L’érable dans tous ses états

Lors de la Fête de l’érable 2014 organisée début février par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, l’optimisme était de mise quant à l’avenir du sirop made in Québec et aux produits qui lui sont associés. J’ai bien aimé goûter à l’eau d’érable de marque Napsi pendant tout un repas au Sofitel de Montréal. Pour sa deuxième année, cette eau d’érable a dépassé le million de litres vendus.

Le réseau des « créatifs de l’érable », chefs, boulangers, traiteurs, brasseurs, pâtissiers ou glaciers, sont maintenant plus de 100 au Québec. Au concours 2013 qu’il organise, Thomas Ginieis, du Valois, a remporté le 1er prix avec un homard ivre… Dave Carlos-Bélanger, de l’Auberge des Glacis, gagnait le second prix avec un esturgeon à l’eau d’érable et Olivier Perret, du Renoir, le troisième prix avec une pieuvre grillée et truffe d’été, eau d’érable et citron vert. Le concours 2014 a pour thème « les alcools d’érable du Québec ».

La Fédération a fini l’année 2013 avec un record de récolte et des ventes dans plus de 50 pays, dont les États-Unis où les ventes ont dépassé celles de 2012. Avec 7300 entreprises, l’industrie a le vent en poupe et ne manque pas de projets, dont celui d’organiser des « ateliers pédagogiques de l’érable » pour les enfants du primaire. Elle cherche aussi à faire reconnaître l’érablière comme un site naturel du patrimoine mondial de l’Unesco ! La fédération met aussi de l’avant la contribution de ses membres acériculteurs au bilan carbone de la province, avançant que les forêts exploitées pour le sirop d’érable sont d' »importants réservoirs de carbone ».

Selon une étude de l’Université Laval, le sirop d’érable aurait un effet positif sur l’indice glycémique et les hormones métaboliques du corps humain. Riche en glucose et en minéraux (manganèse, magnésium, zinc), il serait nettement meilleur que d’autres sucres naturels pour la santé et pour les sportifs.

Pour en savoir plus: http://www.jaimelerable.ca

En Toscane chez une viticultrice québécoise – 4 – Tourisme oenologique

Le Miccine, situé à une vingtaine de kilomètres de Montevarchi et Sienne, en Toscane, on peut se balader sur les petites routes de campagne verdoyante. Les panneaux routiers affichent des flocons de neige, signe que les hivers ne sont pas toujours cléments dans la région… Du printemps à l’automne, elle a un charme aussi doux que fou. La route des châteaux du Chianti en fait visiter plusieurs dans un rayon de seulement dix kilomètres.

On en profite pour faire arrêt dans quelques beaux villages. Le plus proche, Gaiole, se visite à pied. A la Cantinetta del Chianti, sorte de dépanneur de luxe, les produits fins sont à l’honneur: vins évidemment mais aussi fromages, huiles d’olive, biscotti, charcuteries, sauces pour les pasta… A l’heure du lunch, un assortiment de charcuteries-fromages se partage facilement en petite terrasse sur la rue. Ricardo vous conseillera sur le meilleur vin accompagnateur de sa sélection de fromages au lait de brebis ou vache, certains en croûte de tomate ou à l’huile d’olive, plus ou moins vieillis. Le verre de Chianti est à moins de 5 euros et l’assiette de fromages à 11 euros. Pour 5 euros, je conseille fortement sa Panzanella, salade traditionnelle de la région aux tomates, oignons, olives et pain rassi baignant dans une bonne huile d’olive !

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Dans le temps des vendanges, il faut goûter au Schiacchiata All’uva, une drôle de pizza rectangulaire, sucrée et garnie de raisins avec pépins croquants, accompagnée de Vinsanto, un doux vin de dessert… On peut aussi y tremper quelques Cantucci ou Cantuccini, délicieux biscuits secs aux amandes ou noisettes, spécialité toscane !

Pour les cyclistes ou les amoureux d’antiquités, la surprenante course de vélos anciens Eroica est toujours programmée pour le début d’octobre dans la région de Gaiole ! Du village, un circuit de sentiers d’une douzaine de kilomètres permet aussi de rejoindre plusieurs châteaux de la région. On peut aussi y louer un scooter pour sortir des sentiers battus et aller faire un tour sur les collines du Chianti, par exemple du côté de Castelnuovo dei Sabbioni, un vieux village quasi-abandonné sur les hauteurs d’un autre: Cavriglia. Ou se rendre sur le site du château de Brolio, au sommet d’une autre colline près de Gaiole. Partie du réseau de défense florentin, on y voit Sienne par beau temps !

On file ensuite, via une route en lacets, à Radda in Chianti, une autre village à arpenter à pied. Perché sur les hauteurs, avec vignes et forêts à perte de vue, il dévoile ses vieilles pierres, ses rues étroites bordées de boutiques touristiques, son église et sa mairie avec expositions à la cave, dans l’ancienne prison… Sur la place de l’église, il fait bon prendre un café ou déguster un verre de chianti. Encore et toujours.

http://www.comune.gaiole.si.it; http://www.lacantinettadelchianti.it; http://www.lemiccine.com

En Toscane chez une viticultrice québécoise – 3 – Tourisme oenologique

Les vacanciers qui louent chambre ou appartement au Miccine aiment bien vivre au rythme du vignoble. Au temps des vendanges – généralement dans la première quinzaine d’octobre – Paula Cook leur fait toujours faire un tour guidé du domaine, en leur expliquant les ressorts de son travail en viticulture intégrée et bio. Ils peuvent mettre la main à la pâte en participant aux vendanges, voir les gens travailler au chais…

Le printemps est aussi une excellente saison pour visiter la Toscane. « En mai et juin, explique Paula, il faut faire le choix des bourgeons à conserver sur les ceps de vignes et c’est le temps de l’embouteillage du vin, de l’étiquetage, de la préparation des commandes. Les gens adorent participer ! »

Évidemment, les dégustations sont aussi à l’honneur au Miccine. Pour cinq euros, on peut goûter à toute la gamme des cinq vins de la propriété… remboursable à l’achat d’une bouteille.

Le studio se loue 90 euros pour deux et les deux appartements pour quatre personnes entre 1500 et 1800 euros la semaine. On peut aussi louer les services d’un chef local pour un repas ou un cours de cuisine italienne !

http://www.lemiccine.com

Dany Laferrière, nouvel immortel

Dany LaferrièreLes Éditions Boréal sabraient le champagne le 29 janvier à Montréal en l’honneur d’un auteur-phare, Dany Laferrière, élu tout récemment à l’Académie française.

Plein d’humour, l’écrivain et président de Boréal Jacques Godbout a venté les mérites du nouvel immortel au « curriculum vitae exemplaire » qui se baladait déjà de Port-au-Prince à Montréal, Miami et Paris. « S’il a un passeport canadien, a-t-il ajouté, il est d’abord sujet littéraire, comme on disait autrefois sujet britannique ».

Dany Laferrière, qui se présente volontiers comme étant « de nulle part », a lui aussi réjoui l’assistance par son langage coloré. Morceaux choisis:

« Ce qui fait peur quand on est immortel, c’est le nombre de discours qui nous attend ».

« La devise qui me plaît est celle-ci: lent à se décider; prompt à agir ».

« Port-au-Prince, c’est la ville du jeune homme, qui écrit déjà et a risqué sa vie; Montréal m’a appris la liberté, la vie quotidienne, le vin, les après-midis sans fin, la nuit »…

Québec, une fenêtre sur le Saint-Laurent

A l’occasion de mon dernier grand reportage pour le magazine français Thalassa, j’ai eu la chance de rencontrer quelques personnes passionnantes !

P1140255En tête de file figure le grand chef du Fairmont Château Frontenac qui a eu la gentillesse de me recevoir un samedi matin. Baptiste Peupion n’a pas la tâche facile, arrivé au moment ou le fleuron de l’hôtellerie-restauration à Québec entamait des travaux majeurs. Un programme de rénovation des chambres est en cours. 150 sur 610 on d’ores et déjà reçu un lifting ! Le hall principal sera complètement transformé, le centre de santé agrandi et un plan complet de réaménagement de la restauration est entamé.

C’est au bar Saint-Laurent, dont j’adore les boiseries anciennes et la vue sur le fleuve, que j’ai rencontré le chef des cuisines. Il m’a appris que le bar en rotonde allait être complétement modernisé, alors qu’un bar à vin, le 1608, doublé d’un bar à fromages verra le jour ! Autre nouveauté: un bistro « évolutif », le Sam, offrira une ambiance décontractée, alors que Le Champlain conservera son parti-pris résolu pour la fine cuisine régionale. R.ouverture prévue en mars. Coût des travaux: 66 millions de dollars.

Espérons que le « château » emblématique de Québec ne perdra pas son âme dans la bataille…