Au Marais de la Rivière aux Cerises- Magog-Québec
Le temps était printanier ce week-end dans les Cantons de l’est, au Québec. Les érables coulent et le sirop nouveau n’est pas loin. La faible couverture de neige de cet hiver rend déjà les pistes de ski de fond peu praticables. Occasion d’aller plutôt se balader à pied au Marais de la Rivière aux Cerises à Magog. Bien connu des ornithologues du printemps à l’automne, ce joli parc quasiment sur pilotis est tout de même sympathique à découvrir en hiver. Il faut d’abord « braver » un sentier forestier encore glacé par endroits ou très boueux avant d’atteindre un trottoir de bois qui file en lacets et boucles à travers le marais encore enneigé. On a vue sur le clocher de Magog et on entend un peu la vie urbaine mais avec quelle vue ouverte sur la rivière, les quenouilles, un joli pont, un abri pour observer les canards… quand il y en aura ! Au retour, arrêt au Centre d’interprétation du Marais, une jolie bâtisse de bois avec expo très didactique pour une clientèle familiale.
Piste historique de ski de fond: La Maple Leaf
En balade dans les Laurentides, à la recherche des pistes historiques de ski de fond qui jalonnent le territoire des « Pays d’En-Haut » pour un futur article de Géo Plein Air, j’ai découvert ce vieux panneau de signalisation: il semble provenir d’une boîte de conserve, avec impression de la feuille d’érable… qu’un chasseur a pris un jour pour cible !
En ski-raquette dans les Laurentides
Nouveauté dans le domaine de la « glisse », voici le ski-raquette qui devrait plaire aux amateurs de raquettes un peu lassés de descendre à pied de belles pentes de neige fraîche ! J’ai expérimenté la chose il y a quelques jours dans les Laurentides avec Marc-André Lebuis, guide-fondateur d’Eco Aventure Monde qui organise des sorties d’initiation hivernale aussi bien à la Forêt Montmorency que dans la Vallée Bras-du-Nord (région de Québec) et le parc régional Val David-Val Morin (Laurentides). J’ai bien aimé le concept qui fait gagner environ 30% de distance (ou de temps) par rapport à une sortie de raquettes. On peut emprunter des sentiers de raquettes (surtout en montée et sur le plat) mais pour les descentes, mieux vaut passer dans la poudreuse. C’est là que les choses peuvent se gâter si l’on n’est pas très bon dans le hors piste en général… mais on peut toujours descendre les pentes dans la neige folle en zigzaguant pour ne pas prendre trop de vitesse. Ceux qui savent faire du télémark (comme Marc-André sur la photo) goûtent davantage aux joies de la descente ! Selon lui, la technique s’apprendrait en une seule sortie de groupe…
Le ski-raquette a 125 à 145 cm de long, une bonne largeur et une fixation universelle avec ajustement facile. Une peau synthétique, facilitant la montée, est intégrée à la base du ski. Le modèle utilisé (HOK d’Altai Skis) est fabriqué par deux Québécois, dont un ancien de Karhu.
Destination France 2013
L’événement Destination France 2013, organisé par Atout France au Canada avec une trentaine d’exposants, battait son plein cette semaine avec arrêts à Montréal, Toronto, Vancouver et Calgary. Occasion pour Armelle Tardy-Joubert, directrice d’Atout France au Canada, de rendre hommage à ces « bâtisseurs de rêves » que sont les professionnels de l’industrie touristique.
Infos glanées en vrac lors de la rencontre de presse du 26 février:
– La France célèbre cette année le centième anniversaire de sa loi sur les monuments historiques.
–Atout France Canada vient de lancer un webzine « rendez-vous en France ».
–Les Canadiens ont dépensé 945 millions d’euros en 2011 en France, chiffre en hausse !
– Air France renouvelle son offre de trois vols quotidiens de Montréal vers Paris du 3 juin au 29 septembre. La compagnie mise sur la nouvelle compagnie HOP pour améliorer son offre inter-régions qui faciliterait les déplacements en France. A compter du 31 mars, Hop (regroupement de trois compagnies à faibles coûts d’Air France) offrira des tarifs à 55 euros l’aller simple. De quoi bien concurrencer le TGV et les autres compagnies aériennes à rabais. Air France développe par ailleurs un partenariat avec Westjet, ce qui devrait améliorer les liaisons en Amérique du Nord.
Paris:
– réouverture du musée Picasso cet été
– Au Jardin des Tuileries, on fêtera du 30 mai au 2 juin les 400 ans de la naissance d’André Le Nôtre, son grand architecte-paysagiste.
– La Pyramide du Louvre aura 25 ans en janvier 2014 !
Ailleurs: une Cité du chocolat ouvrira à la fin de l’été dans la région Rhône-Alpes
Essai de trottinette des neiges
C’est l’un des nouveaux sports d’hiver à la mode au Québec: la trottinette des neiges tirée par un chien « normal ». J’ai testé la chose le week-end dernier dans le parc régional des Appalaches (région de Chaudière-Appalaches) sur neige fraîche. Les beaux pitous vaillants (surtout des bouviers bernois réputés pour leur endurance) tiraient la langue. Et nous devions patiner allègrement pour les aider, même sur terrain quasi-plat. Un excellent exercice cardio-musculaire (cuisses-fessier) ! En phase de récupération (tous les 500 mètres), voyez les chiens à l’œuvre sur la photo ci-dessous… J’ai résumé l’essai en un « mini-traîneau à chiens » avec certes moins de défis que le vrai avec chiens puissants type Husky, en terme de vitesse (bienvenue aux adeptes de la glisse lente) et de conduite de traîneau (moins sportive dans les virages) mais pour la dépense physique, le partage est plus égal entre patineur et chien, parole de testeuse ! On pourrait aussi appeler ça de la patinette sur neige quoique qu’on puisse bien trotter pour ne pas trop fatiguer les toutous.
Le parc régional des Appalaches a choisi pour « niche » les propriétaires de chiens en mal de balades de toutes sortes, dont celle-ci. On peut y louer trottinette et harnais pour pas cher ou participer à une sortie guidée d’initiation.
Entre New York et la Floride, il y a le New Jersey
Certains États américains viennent régulièrement à Montréal vanter leurs mérites en tant que destination touristique, histoire d’accroître leur clientèle québécoise. Une délégation du Vermont est ainsi venue à l’automne pour tenter d’attirer plus de skieurs québécois sur ses pistes et j’ai pu moi-même tester celles de la station Smugglers’ Notch le mois dernier.
Le 21 février, c’était au tour d’une délégation du New Jersey, avec sa lieutenant-gouverneur Kim Guadagno et la directrice du tourisme du Cape May County, Diane Wieland, de faire la route en direction du nord. Principalement pour venir rassurer les Québécois très friands des plages du New Jersey du fait que la région n’a été qu' »égratignée » par le passage de l’ouragan Sandy en octobre dernier. Les sites touchés sont en train d’être nettoyés ou réparés et tout sera « comme à la normale » pour la saison estivale. Qu’on se le dise à l’heure de la préparation des vacances estivales !
Une soirée Outaouais avec Véronique Rivest
Jeudi dernier, j’étais invitée par Tourisme Outaouais à une soirée VIP à la Guilde culinaire, au 6381, boulevard Saint-Laurent, à Montréal. Occasion de faire un tour dans leur superbe boutique pour le plaisir des yeux ! J’en ai tout de même profité pour refaire le plein de beurre Mycryo, beurre de cacao vraiment intéressant en cuisine. Cette matière grasse « noble » est une vraie bénédiction: zéro cholestérol, très résistant à la chaleur, contrairement au beurre, bon enrobant pour les viandes, poissons et légumes dont il retient jus et sucs !
La sommelière Véronique Rivest animait pendant la soirée un atelier sur les accords mets et vins. Elle y a fait l’éloge du « plaisir », propre à chacun, en matière de goût pour le vin et nous a fait faire quelques expériences, dont celle de mordre dans une tranche de citron avant de goûter un Gewurztraminer bien acide qui s’en trouvait étonnamment adouci…
J’ai bien aimé aussi avoir son avis sur les bouchons à vis ou en plastique qui remplacent de plus en plus les traditionnels bouchons de liège. Elle préfère de loin les capsules à vis que les bouchons en plastique. Lors d’une dégustation à l’aveugle, elle dit n’avoir pas vu de différence entre un vin sous bouchon de liège et le même sous capsule à vis !
Notre sommelière préférée a renvoyé en cuisine au cours de la soirée une bouteille de vin rouge que personne autour de la table n’avait vu bouchonné ! Mais elle nous a aussi invités à ne pas confondre vin bouchonné et vin boisé ! Comme j’aime les vins boisés, personnellement, j’ai bien du boire sans m’en rendre compte un bon lot de bouchonnés dans ma vie…
On est tout excité surtout par le prochain départ de « notre » meilleure sommelière pour le Japon (elle -même est plutôt sur le stress de la préparation). Véronique Rivest, « meilleur sommelier du Canada » en 2006 et 2012, puis des Amériques l’an passé, s’en va défendre les couleurs du Canada pour la troisième fois au concours du « meilleur sommelier du monde ». Il aura lieu du 27 au 29 mars au Japon. On souhaite la meilleure des chances sur le podium à cette sympathique grande dame du vin, déjà dans le top 12 mondial en 2007 et 2010 ! Évidemment, on n’est pas chauvin…
Une nouvelle « Table du sommelier » à Québec
Inverser la proposition gastronomique, voilà l’idée toute nouvelle mise de l’avant dès le 27 février prochain par le restaurant Panache de l’Auberge Saint-Antoine à Québec. Chaque mercredi, le chef Julien Dumas proposera la Table du sommelier : vous choisissez vos vins et lui choisit vos plats en harmonie.
Le forfait comprend 4 services (deux entrées, un plat, un dessert), incluant un verre de vin par service, le tout pour 120 dollars avant service et taxes. Pour 22 $ de plus, vous aurez droit à un verre de vin supplémentaire, avec plateau de fromages assortis ! En prime : un Kir Panache gratuit pour les dix premières réservations chaque semaine.
A noter: la cave à vin du Panache est réputée, avec plus de 12000 bouteilles, de nombreux vins de garde et importations privées, plus de 700 étiquettes et 14 pays couverts .
Autre nouveauté: le brunch du Panache, à 18 dollars. La salade de saumon, avec gaufre de pommes de terre, crème raifort, sauce au fromage blanc et citron vert me fait saliver même à distance !
L’Auberge Saint-Antoine est un superbe Relais & Châteaux « urbain », très hôtel-boutique et bien situé dans le Vieux-Québec.
Tél.418-692-1022; www.saint-antoine.com
A pied autour de Saint-Hospice, à Saint-Jean-Cap-Ferrat – France
Du port de plaisance de Saint-Jean-Cap-Ferrat, dans les Alpes-Maritimes, une belle petite balade consiste à faire le « tour de Saint-Hospice », une mini-presqu’île de la grande, dans un sens ou dans l’autre.
Côté sud, la boucle de trois kilomètres surplombe les plages Les Fosses et Les Fossettes via un passage piétonnier. Le sentier littoral longe une pinède tout en épousant les contours de la côte. Il ne faut pas manquer, en route, de quitter le sentier par une étroite traverse afin d’aller visiter la chapelle du 11ème siècle trônant sur les hauteurs de la colline. En revenant sur vos pas, l’itinéraire littoral se poursuit jusqu’à la Pointe de Saint-Hospice ouvrant sur le large, puis revient vers la jolie plage de Paloma et les premières maisons du village. On peut poursuivre, peut-être après le lunch arrosé d’un rosé de Provence dans l’un des restaurants du port, sur la promenade Maurice Rouvier, un autre sentier goudronné de deux kilomètres de long en bordure de la baie de Saint-Jean.
La Villa Ephrussi de Rothschild
La presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat, dans les Alpes-Maritimes (France) réserve bien des surprises ! Sur sa partie la plus haute se dresse ainsi l’un des plus beaux « palais » de la Côte d’Azur. La Villa Ephrussi de Rothschild, avec ses incroyables jardins, a été transformée en musée. Après le roi Léopold II de Belgique, tombé en amour avec la presqu’île au point d’en acheter au fil des ans une bonne part de son « flanc » ouest, la Baronne Béatrice Ephrussi de Rothschild « craque » elle aussi pour une bande de sept hectares de maquis rocailleux et en pente sur le haut de la colline. Mais avec quelle vue, tant sur la baie de Villefranche-sur-mer d’un côté que sur celle de Beaulieu-sur-mer de l’autre! En 1912, elle s’installe dans le palais qu’elle a fait construire, d’inspiration Renaissance italienne.
Face à la terrasse, un magnifique jardin d’eau fait office de « poupe » à un grand paquebot végétal, forme donnée à un luxuriant aménagement paysager. Neuf jardins thématiques (exotique, japonais, provençal…) se succèdent entre des allées de gravier, quelques marches de pierre, de jolis détours à l’ombre ou en plein soleil. Une roseraie occupe la pointe sud de l’éperon rocheux et même en hiver, il y a des fleurs à voir et sentir ! La visite de le villa débute dans un immense patio où la baronne donnait de grandes réceptions. Femme d’un banquier russe, elle a fait décorer toutes les pièces de ce palais des plus beaux marbres, tapisseries, meubles, tapis et porcelaines de l’époque qu’on admire en se promenant sur les étages tout en jetant un œil sur le grandiose panorama extérieur…












Grouille pour pas qu'ça rouille