Un spa théâtral
Quelle belle idée originale ont eu les propagandistes de l’ATSA (un groupe au nom peu politiquement correct d’Action terroriste socialement acceptable qui ne fait rien de terroriste mais tout dans le dérangement de nos petites habitudes…)
En plein Montréal, l’ATSA a décidé de transformer du 10 au 15 juin prochain un théâtre – l’Espace libre – et la rue Coupal adjacente en un spa public dénommé « Spa libre ». Il propose des forfaits amusants: « mouillez-vous » et « restez au sec ». Personnellement, je vais prendre le premier car j’adore les spas et ce n’est pas pour y rester au sec.
Avec ce projet, l’ATSA veut questionner notre relation au confort, le culte du bien-être et du « droit » au loisir, tout en évoquant les problèmes sociaux, politiques et internationaux auxquels nous sommes confrontés au quotidien. Comment ? En intégrant le spectateur dans une démarche déambulatoire dirigée… au Spa libre. Gougounes aux pieds, maillot et peignoir sur soi après passage aux vestiaires avec le forfait « mouillez-vous », vous serez guidés par le directeur du spa, le prof de yoga, un reporter et un trader dans les différentes stations extérieures et intérieures de détente et de réflexion collective: jardin, chaises longues, bain tourbillon, sauna, salle de massage et de méditation yoga-Humana Prana…
Au programme de cette drôle de pièce: « un moment vitaminé de détente et d’émotions régénératrices… peut-être pour mieux se révolter » ! En tout cas, sans manquer d’humour…
Billets: 514 521-4191 ou www.espacelibre.qc.ca
La Gaspésie sur deux roues
C’est dans la joie et la bonne humeur qui semblent si communicatives dès qu’on met un pied en Gaspésie que s’ouvrira à n’en pas douter le 6 juillet la « grande traversée de la Gaspésie à vélo », version estivale de la « TDLG » hivernale, à ski de fond, que j’ai eu le plaisir de suivre en 2012.
Séjour sportif mais aussi très social et culturel, la TDLG à vélo en est à sa deuxième édition. Le parcours de 434 kilomètres, d’Amqui à Gaspé, empruntera la verdoyante vallée de Matapédia avant de longer la Baie des chaleurs, puis de remonter vers Percé et Gaspé, le tout en six jours, avec beach party assurée. Il y en a pour tous les niveaux de cyclistes et la voiture-balai joue son rôle à la demande !
« Rouler vers le pur plaisir », est la devise de l’événement qui invite à pédaler à son rythme en admirant le paysage, à faire quelques visites en chemin et surtout à profiter de l’accueil légendaire des Gaspésiens !
Hier à Montréal, les porte-paroles Emmanuel Bilodeau et Édith Cochrane, comme la comédienne Sophie Faucher, ne tarissaient pas d’éloges sur l’organisation hors-pair de la TDLG à vélo, le fun qu’on y a, la sécurité bien assurée et le stress qu’on laisse loin derrière soi !
On attend cent inscriptions. Les forfaits tout inclus pour 7 jours varient de 1000$ en camping à 2500 $ en chambre individuelle, en passant par le dortoir et les chambres à 2 ou 4.
Le premier Grévin hors de France ouvre à Montréal: des vedettes plus vraies qu’en vrai
Au bout d’un couloir sombre, la lumière éclate dans la première galerie Paris-Québec du nouveau Grévin Montréal (avant Prague en 2014, puis Singapour). L’hommage à l’amitié franco-québécoise passe par la rencontre « scénarisée » de statues de cire hyperréalistes de vedettes. Michel Drucker pose ainsi avec l’animatrice québécoise Julie Snyder et le parolier Luc Plamondon; Aznavour n’a d’yeux que pour la chanteuse Marie Mai; Nicolas Vanier pousse son traîneau à chiens en direction de Gilles Vigneault; Franck Dubosc fait de l’humour avec Stéphane Rousseau, tandis qu’Yves Duteil gratte sa guitare avec Roch Voisine et l’imitatrice Véronic Dicaire.
Sur une reproduction de patinoire, Robert Charlebois joue au hockey avec les grands du Canadien de Montréal. Le « vrai » n’en revient pas de la finesse du « travail d’artiste » sur son frère jumeau qui « va vivre bien plus longtemps » que lui-même.
Les statues sont en effet plus vraies que nature. Tellement qu’en déambulant dans la salle de bal archi-comble le jour de l’inauguration, j’ai plusieurs fois dit pardon à une vedette de cire ! Et souris à ma reine préférée (ci-dessus) et astronaute préférée (ci-dessus).
Le musée parisien est plus que centenaire mais celui de Montréal est son porte-étendard pour dépoussiérer la « marque ». Il ne donne pas seulement une seconde vie à 120 personnalités, de Jacques Cartier à Céline Dion qui trône dans la salle de bal, avec René Angélil en arrière-plan ! Le Grévin Montréal offre aussi un spectacle multimédia immersif, une expérience interactive dans la peau d’un personnage de jeu vidéo et un atelier-découverte sur les coulisses de Grévin, avec captage numérique de la tête du visiteur et création virtuelle de sa propre statue, estampillée Grévin.
Ayant redonné vie aux derniers étages du Centre Eaton (ce qui devrait ravir les commerçants aux étages inférieurs), le Musée Grévin s’est aussi adjoint le chef Relais & Châteaux Jérôme Ferrer pour ouvrir un resto-boutique à l’ambiance très bistro parisien. Au menu du Café Grévin par Europea, petit déjeuner, boîtes à lunch, salades-repaset un rayon extra de boulangerie et pâtisseries fines. A déguster sur place ou à emporter.
Tourisme « accessible »
L’organisme Keroul a rendu publique la liste de six finalistes à la Mention Keroul 2013 décernée aux attraits touristiques ou culturels accessibles aux personnes à mobilité réduite.
– L’Aqua-taxi de l’entreprise Au feel de l’eau, en Outaouais
– La Maison symphonique de Montréal
– Le Manoir Mauvide-Genest, sur l’île d’Orléans
– Le Musée du fjord, au Saguenay
– L’Oratoire Saint-Joseph, à Montréal
– La Route des Gerbes d’Angelica, dans les Laurentides
Le lauréat sera connu lors du gala des Grands Prix du tourisme québécois le 14 mai à Gatineau.
Une Québécoise en Toscane
Il y a quelques semaines, j’ai fait la rencontre de Paula Papini Cook, 27 ans, viticultrice née en Montérégie, au Québec, et propriétaire d’un vignoble sur les hauteurs de la Toscane (entre Florence et Sienne !
Diplômée en agriculture de la réputée Université McGill, à Montréal, elle a étudié viticulture et œnologie à Angers, en France, puis en Italie, avant de chercher un nouveau port d’attache pour pratiquer le métier qu’elle aime. Et c’est en Toscane qu’elle a atterri.
Le Miccine compte sept hectares de vignes entre Radda in Chianti et Gaiole in Quianti, en plus d’une superbe villa rénovée et transformée en maison d’hôtes de style… toscan. Elle peut accueillir entre 8 et 10 personnes en quatre studios qui dominent le vignoble. Avec grande piscine et un chef qu’on peut faire venir à la demande pour mitonner de bons petits plats italiens. Pour quatre personnes, les prix varient de 1200 à 1800 euros la semaine selon la période.
L’idéal est sans doute d’aller y vivre l’expérience des vendanges fin septembre ou début octobre, un grand moment de convivialité et d’agapes comme je l’ai maintes fois expérimenté dans ma jeunesse à Bordeaux ! Reste qu’en tout temps, chez Mme Cook, les clients peuvent suivre les travaux quotidiens dans les vignes, comme au chai ou à la salle de dégustation.
La vigneronne a choisi de produire moins plutôt que plus, soit à peine 30.000 bouteilles par an. Ses cinq vins (quatre rouges et un blanc) sont de purs produits sans pesticide ni engrais chimique… en attente d’une certification bio pour les prochaines années.
On trouve notamment à la SAQ québécoise Le Miccine, Chianti Classico, 100% Sangiovese, 2009, au prix de 23,60 $. Élégant et moyennement acide, on lui reconnait un bouquet complexe de fruits murs.
http://www.lemiccine.com
Les Francofolies de Montréal ont 25 ans
L’Équipe Spectra dévoilait hier la programmation en salles de cet événement-phare de la chanson francophone, prévu du 13 au 22 juin. Un melting-pot qui fait tourbillonner les têtes et les oreilles, tant on cherche à plaire à tout le monde et surtout à remplir les salles. Faut ce qui faut !
Alain Simard, le PDG, estime que les Francofolies « ont le vent dans les voiles » depuis leur déplacement dans le créneau du mois de juin, où elles lancent la saison des festivals estivaux au Québec. Allez-voir les monstres sacrés mais ne négligez pas les « artistes en développement » qui font les premières parties, conseille-t-il.
Laurent Saulnier, brillant programmateur, a concocté une sélection aussi riche que d’habitude. Côté nostalgie, place Au Chants d’amour de Félix (Leclerc) en grand spectacle d’ouverture en salle, avec Gilles Vigneault comme chef de chœur ! En clôture, c’est un Salut à Claude Léveillée qui sera orchestré par plusieurs artistes québécois.
A noter: l’association avec le Théâtre du Nouveau Monde pour la présentation de six représentations de la pièce de théâtre musical Le chant de Sainte-Carmen de la Main, mis en scène par René-Richard Cyr à partir d’une pièce de Michel Tremblay; un hommage à Brel le 19 juin; le retour de Serge Lama, les 50 ans de scène de Robert Charlebois…
A suivre: la bombe Lisa LeBlanc; le jeune groupe Forêt; le buzzy man Karim Ouellet; Coeur de pirate en solo; Jorane au Gesu; les folles nuits aux Katacombes; Daphné chante Barbara, un must selon Laurent Saulnier.
Toutes infos sur www.francofolies.com
Comme à la campagne…
L’hôtel du Massif, à Baie-Saint-Paul, est « le plus urbain des hôtels de campagne », dit son directeur général Richard Germain en faisant la visite guidée des lieux. Ouverte depuis quelques mois, La Ferme a une parenté évidente avec le groupe des hôtels Germain où œuvrait lui-même auparavant M. Germain, le frère de Christiane Germain, la PDG du groupe… Il m’apprend (ou l’ai-je oublié) que Daniel Gauthier, l’homme derrière le méga-projet du Massif, a aussi investi dans les Germain. Presqu’une histoire de famille…
Hôtel-boutique lui aussi, La Ferme mêle néanmoins rustique et contemporain. On aime ces références permanentes en décoration au passé des lieux : une vraie grande ferme au milieu des champs donnant sur la baie, tout proche du centre-ville de Baie-Saint-Paul. Le bois voisine avec le béton dans des bâtiments au noms évocateurs : la Basse-cour, le Clos, la Bergerie, le Moulin. Certaines chambres ont des murs en portes de grange; toutes ont des reproductions de photos anciennes de la région… Lors de notre visite, une vieille dame s’est reconnue juchée sur une motoneige quand elle était nettement plus jeune !
Dans cet « anti-resort », les chambres sont aussi chaleureuses et bien conçues que les espaces communs, dont le lounge-bibliothèque-bar Le Bercail (avec vins au verre et petits repas à prix honnêtes), le Café du marché (et sa jolie boutique) et le Spa du Verger. Relativement modeste, celui-ci offre tout de même de très beaux espaces de relaxation, jouxtant le bain vapeur et le sauna à la lumière naturelle. Dans le couloir, une curieuse machine à glace: après le sauna, on peut s’enduire le corps de cette fine glace concassée avec huiles aromatiques !
L’hébergement de classe supérieure fait sa place aux moins argentés ! Au-dessus de la gare où arrive le train du Massif en provenance de Québec, il y a douze chambres vraiment originales, avec quatre lits escamotables de standard comparable aux autres. Au total 48 lits disponibles selon une formule de type auberge de jeunesse, empruntée selon Richard Germain à un hôtel suisse. A 175 dollars la chambre, pour quatre personnes, on approche du prix d’un refuge dans un parc québécois sans eau, ni électricité !
A l’étage du bâtiment principal, coup de cœur pour le restaurant Les Labours. Sa cuisine centrale ouvre sur la belle salle, elle-même abondamment éclairée de l’extérieur. Le service est rapide, efficace et chaleureux. A table, on se régale de bons produits du terroir charlevoisien, traités avec grande classe par le chef David Forbes, un ex de Leméac, à Montréal. De quoi compléter avec brio l’expérience d’un hébergement à La Ferme qu’on peut aussi coupler avec un bon spectacle, car La Ferme a une salle hors-pair côté acoustique et une programmation de haute volée !
Les plus : la literie ; mille détails de déco, dont de fabuleux luminaires, boîtes de lait recyclés et créations d’un atelier de jeunes décrocheurs de Baie-Saint-Paul. On comprend que La Ferme ait remporté tout récemment le premier prix des Retail and Leisure Interiors Awards 2012 – catégorie Hotels and Service Retailers !
Les moins : les « placotages-bavardages » au spa extérieur; les démarches un peu lentes à l’accueil.
Ski de printemps au Massif
Après la piste de luge expérimentée l’an passé (superbe), j’ai passé une journée pour le magazine Géo Plein Air à la station du Massif, dans Charlevoix le week-end dernier, juste avant la fin de saison prévue ce dimanche ! Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. N’étant pas une grande skieuse alpine, je me suis concentrée sur les pistes vertes et bleues à l’est de la station. Avec de la très belle neige en matinée et, température et passages de skieurs aidants, de belles bosses en fin d’après-midi… De quoi s’en mettre plein les cuisses !
J’ai adoré l’expérience avec cette vue incroyable sur le fleuve, l’Isle-aux-Coudres, les montagnes environnementales et des pistes suffisamment longues pour ne pas faire la file à tout bout de champ aux remontées mécaniques.
Les plus: le panorama, les remontées ultra-rapides, la variété des pistes, le restaurant Mer & Monts au sommet, pour une touche gastronomique.
Les moins: le prix relativement élevé à la journée ou à la demie-journée mais des forfaits intéressants si l’on compte skier plus souvent !
Du vélo pour la « belle » saison au Québec
La région de Drummondville est de triste mémoire pour moi, dont la voiture fut incendiée et abandonnée pour perte totale il y a quelques années dans cette ville du Centre-du-Québec, le tout pendant un voyage de presse de deux jours à bicyclette…
Comme je ne suis pas rancunière, il me fait tout de même plaisir d’annoncer une nouveauté vélo dans cette région déjà riche en pistes cyclables et forfaits vélo! L’Association touristique régionale et le Club Plein Air 5 Saisons de Drummondville offrent ainsi en juillet deux nouveaux forfaits « Vélotour » permettant aux cyclistes de suivre un itinéraire de 350 kilomètres en quatre jours, avec autant de nuitées dans des hôtels 4 étoiles certifiés « Bienvenue cyclistes », avec petits déjeuners et soupers inclus. Le séjour clé en mains comprend les services d’un guide, le transport des bagages et les collations ! Ceux qui préfèrent faire du vélo sans guide ou à d’autres dates (de mai à octobre) peuvent opter pour le « Circuit vélo régional ».
Les cartes cyclotouristiques de la région sont disponibles sur le site http://www.avelo.ca ou sur le site mobile m.tcdq.com.
Le tango du vin
J’emprunte ce beau titre au site Vitisphère qui, dans la dernière livraison de sa « e-lettre », rend compte d’une note de conjoncture bien instructive publiée par l’Organisation internationale de la Vigne et du Vin (OIV).
Tango en deux temps, avec un pas en avant côté consommation de vin et dix en arrière côté production pour l’année écoulée. Suit un texte qui – curieusement – évoque un équilibre mondial entre l’offre et la demande qui serait à portée de main. Les chiffres me semblent prouver le contraire malgré une légère amélioration: +0,6 % pour la consommation de vin en 2012, – 6% pour la production… Celle-ci a atteint 250, 9 millions d’hectolitres. Les vignobles les plus touchés par la baisse de production, surtout pour cause d’aléas climatiques, sont la Hongrie (-32%), l’Argentine (-24%), la France et la Nouvelle-Zélande (-17%). Les hausses les plus fortes concernent le Chili (+20%), la Grèce (+15%), la Chine (+13%), le Portugal (+9%) et l’Afrique du Sud (+8%).
La France demeure le premier producteur mondial de vins (avec une part de 20 % mais seulement 15% des exportations internationales), devant l’Italie et l’Espagne. A eux trois, ces pays représentent 51% de la production mondiale.
Pour la consommation, les Chinois affichent une hausse de 27 % de la leur tandis que l’Espagne et l’Italie connaissent un chute respective de 24% et de 14%.










Grouille pour pas qu'ça rouille