Entre New York et la Floride, il y a le New Jersey
Certains États américains viennent régulièrement à Montréal vanter leurs mérites en tant que destination touristique, histoire d’accroître leur clientèle québécoise. Une délégation du Vermont est ainsi venue à l’automne pour tenter d’attirer plus de skieurs québécois sur ses pistes et j’ai pu moi-même tester celles de la station Smugglers’ Notch le mois dernier.
Le 21 février, c’était au tour d’une délégation du New Jersey, avec sa lieutenant-gouverneur Kim Guadagno et la directrice du tourisme du Cape May County, Diane Wieland, de faire la route en direction du nord. Principalement pour venir rassurer les Québécois très friands des plages du New Jersey du fait que la région n’a été qu' »égratignée » par le passage de l’ouragan Sandy en octobre dernier. Les sites touchés sont en train d’être nettoyés ou réparés et tout sera « comme à la normale » pour la saison estivale. Qu’on se le dise à l’heure de la préparation des vacances estivales !
Une soirée Outaouais avec Véronique Rivest
Jeudi dernier, j’étais invitée par Tourisme Outaouais à une soirée VIP à la Guilde culinaire, au 6381, boulevard Saint-Laurent, à Montréal. Occasion de faire un tour dans leur superbe boutique pour le plaisir des yeux ! J’en ai tout de même profité pour refaire le plein de beurre Mycryo, beurre de cacao vraiment intéressant en cuisine. Cette matière grasse « noble » est une vraie bénédiction: zéro cholestérol, très résistant à la chaleur, contrairement au beurre, bon enrobant pour les viandes, poissons et légumes dont il retient jus et sucs !
La sommelière Véronique Rivest animait pendant la soirée un atelier sur les accords mets et vins. Elle y a fait l’éloge du « plaisir », propre à chacun, en matière de goût pour le vin et nous a fait faire quelques expériences, dont celle de mordre dans une tranche de citron avant de goûter un Gewurztraminer bien acide qui s’en trouvait étonnamment adouci…
J’ai bien aimé aussi avoir son avis sur les bouchons à vis ou en plastique qui remplacent de plus en plus les traditionnels bouchons de liège. Elle préfère de loin les capsules à vis que les bouchons en plastique. Lors d’une dégustation à l’aveugle, elle dit n’avoir pas vu de différence entre un vin sous bouchon de liège et le même sous capsule à vis !
Notre sommelière préférée a renvoyé en cuisine au cours de la soirée une bouteille de vin rouge que personne autour de la table n’avait vu bouchonné ! Mais elle nous a aussi invités à ne pas confondre vin bouchonné et vin boisé ! Comme j’aime les vins boisés, personnellement, j’ai bien du boire sans m’en rendre compte un bon lot de bouchonnés dans ma vie…
On est tout excité surtout par le prochain départ de « notre » meilleure sommelière pour le Japon (elle -même est plutôt sur le stress de la préparation). Véronique Rivest, « meilleur sommelier du Canada » en 2006 et 2012, puis des Amériques l’an passé, s’en va défendre les couleurs du Canada pour la troisième fois au concours du « meilleur sommelier du monde ». Il aura lieu du 27 au 29 mars au Japon. On souhaite la meilleure des chances sur le podium à cette sympathique grande dame du vin, déjà dans le top 12 mondial en 2007 et 2010 ! Évidemment, on n’est pas chauvin…
Une nouvelle « Table du sommelier » à Québec
Inverser la proposition gastronomique, voilà l’idée toute nouvelle mise de l’avant dès le 27 février prochain par le restaurant Panache de l’Auberge Saint-Antoine à Québec. Chaque mercredi, le chef Julien Dumas proposera la Table du sommelier : vous choisissez vos vins et lui choisit vos plats en harmonie.
Le forfait comprend 4 services (deux entrées, un plat, un dessert), incluant un verre de vin par service, le tout pour 120 dollars avant service et taxes. Pour 22 $ de plus, vous aurez droit à un verre de vin supplémentaire, avec plateau de fromages assortis ! En prime : un Kir Panache gratuit pour les dix premières réservations chaque semaine.
A noter: la cave à vin du Panache est réputée, avec plus de 12000 bouteilles, de nombreux vins de garde et importations privées, plus de 700 étiquettes et 14 pays couverts .
Autre nouveauté: le brunch du Panache, à 18 dollars. La salade de saumon, avec gaufre de pommes de terre, crème raifort, sauce au fromage blanc et citron vert me fait saliver même à distance !
L’Auberge Saint-Antoine est un superbe Relais & Châteaux « urbain », très hôtel-boutique et bien situé dans le Vieux-Québec.
Tél.418-692-1022; www.saint-antoine.com
A pied autour de Saint-Hospice, à Saint-Jean-Cap-Ferrat – France
Du port de plaisance de Saint-Jean-Cap-Ferrat, dans les Alpes-Maritimes, une belle petite balade consiste à faire le « tour de Saint-Hospice », une mini-presqu’île de la grande, dans un sens ou dans l’autre.
Côté sud, la boucle de trois kilomètres surplombe les plages Les Fosses et Les Fossettes via un passage piétonnier. Le sentier littoral longe une pinède tout en épousant les contours de la côte. Il ne faut pas manquer, en route, de quitter le sentier par une étroite traverse afin d’aller visiter la chapelle du 11ème siècle trônant sur les hauteurs de la colline. En revenant sur vos pas, l’itinéraire littoral se poursuit jusqu’à la Pointe de Saint-Hospice ouvrant sur le large, puis revient vers la jolie plage de Paloma et les premières maisons du village. On peut poursuivre, peut-être après le lunch arrosé d’un rosé de Provence dans l’un des restaurants du port, sur la promenade Maurice Rouvier, un autre sentier goudronné de deux kilomètres de long en bordure de la baie de Saint-Jean.
La Villa Ephrussi de Rothschild
La presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat, dans les Alpes-Maritimes (France) réserve bien des surprises ! Sur sa partie la plus haute se dresse ainsi l’un des plus beaux « palais » de la Côte d’Azur. La Villa Ephrussi de Rothschild, avec ses incroyables jardins, a été transformée en musée. Après le roi Léopold II de Belgique, tombé en amour avec la presqu’île au point d’en acheter au fil des ans une bonne part de son « flanc » ouest, la Baronne Béatrice Ephrussi de Rothschild « craque » elle aussi pour une bande de sept hectares de maquis rocailleux et en pente sur le haut de la colline. Mais avec quelle vue, tant sur la baie de Villefranche-sur-mer d’un côté que sur celle de Beaulieu-sur-mer de l’autre! En 1912, elle s’installe dans le palais qu’elle a fait construire, d’inspiration Renaissance italienne.
Face à la terrasse, un magnifique jardin d’eau fait office de « poupe » à un grand paquebot végétal, forme donnée à un luxuriant aménagement paysager. Neuf jardins thématiques (exotique, japonais, provençal…) se succèdent entre des allées de gravier, quelques marches de pierre, de jolis détours à l’ombre ou en plein soleil. Une roseraie occupe la pointe sud de l’éperon rocheux et même en hiver, il y a des fleurs à voir et sentir ! La visite de le villa débute dans un immense patio où la baronne donnait de grandes réceptions. Femme d’un banquier russe, elle a fait décorer toutes les pièces de ce palais des plus beaux marbres, tapisseries, meubles, tapis et porcelaines de l’époque qu’on admire en se promenant sur les étages tout en jetant un œil sur le grandiose panorama extérieur…
Villa Grecque Kérylos
La Grèce antique à Beaulieu sur mer (France)
Il fallait être un riche passionné de l’Antiquité grecque pour faire construire et décorer un tel chef-d’œuvre de raffinement ! C’est l’archéologue, anthropologue et mécène Théodore Reinach qui conçut à la Belle époque, au tout début du 20ème siècle, avec l’aide de l’architecte Emmanuel Pontremoli, cette réplique unique au monde d’une maison noble de l’île grecque Délos du IIème siècle avant Jésus-Christ. Elle occupe un emplacement de choix sur la Pointe des fourmis, à l’extrémité de la baie du même nom, non loin de la villa de Gustave Eiffel !
Dès l’entrée monumentale, toute en marbres et mosaïques, on est charmé par les lieux. Suit une cour centrale, un péristyle à colonnes ouvert sur le ciel et entouré de quelques pièces magnifiquement meublées, avec un rare souci du détail. La bibliothèque est particulièrement réussie avec des bureaux, des étagères, des fauteuils de bois, le tout très travaillé mais néanmoins avec une grande sobriété. Dans la salle à manger ont été reproduites table à trois pieds et lit pour manger… à la romaine ! Là comme au salon adjacent, les sols sont décorés de magnifiques céramiques en mosaïques, les plafonds quasi-sculptés en caissons arborent des couleurs chaudes et le marbre est partout. A l’étage, on déambule de chambre en chambre. Le bois de citronnier est de rigueur pour le mobilier tandis que le cèdre est maître au plafond des salles de bain. Le marbre y est toutefois omniprésent. La baignoire seule de Monsieur Reinach pèserait une tonne de marbre…
Ne manquez un petit tour à l’extérieur même en hiver ou au printemps, pour profiter de la vue, puis au sous-sol où est installé un atelier de céramique et la Galerie des Antiques. Celle-ci présente quelques moulages de grandes statues gréco-romaines qui n’ont guère d’intérêt autre que de trôner dans une pièce très originale qui tourne en rond avec de grandes baies vitrées au ras de l’eau !
(Villa Kérylos : impasse Gustave-Eiffel, Beaulieu sur mer; www.villa-kerylos.com; tarif combiné avec la visite de la Villa Ephrussi de Rothschild)
Visite de palace
En balade à Saint-Jean-Cap-Ferrat, dans le sud de la France début janvier, j’ai visité l’un des plus beaux palaces de la Côte d’Azur. Le Grand Hôtel du Cap Ferrat domine la pointe de la presqu’île avec une vue incroyable sur la mer et des jardins dont on devine la beauté même en hiver. A défaut de loger sur place – certaines suites coûtent 4.000 euros la nuit – on peut à tout le moins aller prendre un verre à l’heure de l’apéritif (comme le cocktail Cocteau à la Suze) ou à l’heure du thé.
www.saintjeancapferrat.fr; www.cotedazur-tourisme.com; www.grand-hotel-cap-ferrat.com
Saint-Jean-Cap-Ferrat
Paradis de milliardaires, la jolie presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat ne coûte rien à qui veut en faire le tour à pied sur un charmant sentier du littoral. De criques en petites plages, il suit le relief, serpentant au milieu des rochers du bord de mer. Attention de ne pas s’en éloigner si le vent se lève car les vagues pourraient bien vous doucher ! Le tout a un charme fou et les visites de quelques belles villas célèbres agrémentent les courts séjours comme les plus longs dans cette région des Alpes-Maritimes, non loin de la frontière italienne, où le climat est tout doux, même en hiver. 
Sur la route: de Nice à Ventimille
Quoi de plus simple que de passer de la Riviera française à l’italienne quand on séjourne un peu dans la région de Nice. Même sans voiture, on peut s’y rendre en train. Ventimille est la première petite ville après la frontière et nombreux sont ceux qui, de France, vont y faire une excursion d’une journée, voire seulement le marché. Car les prix sont plus doux qu’en France et le lieu idéal pour acheter des fromages artisanaux comme la 
« burrata » des Pouilles, une belle boule de mozzarella au cœur crémeux, ou un gros morceau de parmesan ! Côté charcuterie, place surtout au San Daniele, l’un des meilleurs jambons crus au monde.
Au retour, on se paie un coucher de soleil sur la Méditerranée.
Sur les traces de Cocteau !

L’une des premières mosaïques signées Jean Cocteau, dans le patio de la Villa Santo Sospir, l’une des petites merveilles de la presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat, sur la Côte d’Azur.










Grouille pour pas qu'ça rouille