Lumières sur la ville
Le Festival Montréal en lumière annonçait cette semaine sa programmation gastronomique, pour sa quinzième édition, du 20 février au 2 mars.
Voici en vrac ce qui m’a le plus et le moins épatée !
– Lumière sur Montréal: le 18 février, en pré-ouverture, une soirée gastronomique (avec 25 chefs montréalais) et culturelle (avec Pierre Lapointe, Jorane et Michel Rivard notamment)…dans ce lieu magique qu’est la SAT (Société des arts technologiques), le tout au profit de Centraide qui distribue ses dons à divers organismes sans but lucratif de Montréal.
– San Francisco, ville à l’honneur: avec notamment la venue d’Emmanuelle Leftick, du Benu Restaurant, à La Fabrique. C’est l’une des étoiles montantes parmi les chefs d’Amérique et sa carte de visite compte le Torontois Susur Lee, resto que j’ai adoré en son temps !
– Un coup de chapeau à Haiti, avec entre autres un gros repas convivial orchestré par Stephan Berrouet Durand, du Plaza Hôtel de Port-au-Prince.
– La série des Amitiés gourmandes, sponsorisée par Air France
– Les Laurentides en ville: une série de rencontres de chefs montréalais et laurentiens.
– un cours de cuisine pour enfants: chez Appolo Concept, deux dimanches après-midis
– La Fête des fromages d’ici... avant l’envahissement attendu des fromages européens sur fond d’accord de libre-échange.
– Le dîner des anciens combattants (des anciens du Toqué!), en formule brunch au Toqué !
– un menu tout truffes à la Brasserie T.
– Les ateliers du Marché Jean-Talon, avec producteurs et chefs des Laurentides, animés par Jean-Paul Grappe.
– Les balades culinaires dans Montréal: centre-ville, Vieux-Montréal, Petite Italie ou quartier des spectacles.
– Au Pullman, le retour pour un soir de Paryse Taillefer, de la regrettée La Paryse.
LE MOINS
– le côté racoleur vedettes: ou comment se servir de vedettes pour attirer le client dans les restos qui les reçoivent pour un ou deux soirs? De Grégory Charles à France Castel, en passant par Alexandre Despatie ou Boucar Diouf… On aime ou on n’aime pas !
En cuisine avec René Bérard
J’adore les cours de cuisine, non seulement pour apprendre mais pour goûter à la cuisine des grands chefs…
Avec René Bérard, chef étoilé Michelin qui officie à son Hostellerie Bérard & Spa de La Cadière d’Azur, dans le Var, l’histoire commence par un tour au jardin… Luxuriant, le jardin s’étale à quelques kilomètres de l’hôtel au chaud soleil de Provence… même en octobre. Le « marchand de bonheur » n’a pas son pareil pour faire renifler ses herbes comestibles, exprimer sa fierté devant tel légume ou fruit en parcourant les allées.
Yeux rieurs et bagout sans égal, il nous ramène en cuisine où trône déjà un grand plat de légumes de saison. « Le Var est généreux, en soleil comme en rosé », dit René Bérard en servant un Bandol à la robe pâle à sa brigade d’un jour !
Puis, tablier sur soi, on plongera dans le beau panier pour préparer une tapenade, avec olives, câpres et anchois, apprendre à faire une purée d’ail, à creuser des courgettes pour les farcis provençaux, à préparer les aubergines pour un caviar, puis une crème brûlée à la vanille et lavande.
« Je ne fais pas de la cuisine farfelue », prévient-il mais plutôt « une cuisine provençale rustique, élégante et respectueuse du produit, une cuisine qui donne de l’émotion ». Respectueux du produit, notre homme tente d’en tirer la quintessence pour le bonheur de nos papilles, en jouant sur trois tons, « le croustillant, le moelleux et le mijoté ».
Après le boulot, le réconfort : on passe à table dehors, un pied dans le jardin, avec le chef qui se laisse aller à quelques confidences comme celle-ci : les cuisiniers sont comme des artichauts, des durs au cœur tendre! »
Saint-Tropez hors saison
J’en rêve depuis que j’ai visité ce village des bords de la Méditerranée qui attire tant de vedettes. En octobre, pour la course de voiliers « Les Voiles de Saint-Tropez », le petit port de pêche était encore très animé mais juste après il parait que presque tout ferme, des belles boutiques comme celle de Dior aux restos du bord de mer. C’est la saison que je préfère, quand la torpeur envahit les lieux de villégiature huppés. Les cafés et boutiques qui restent ouverts accueillent des locaux et étrangers qui peuvent plus facilement converser et les balades extérieures ont un petit goût de défendu…
Reste qu’assister avec la foule aux Voiles de Saint-Tropez fut un privilège, avec sortie en bateau (à moteur) en prime dans la baie, histoire d’aller voir de plus près quelques-uns des concurrents qui faisaient voile de tous bords ! 
A Saint-Tropez, j’ai goûté la fameuse « tarte tropézienne », que l’on dit bourrée d’une crème anglaise ferme. Elle a acquis sa célébrité en 1955 grâce au film « Et Dieu créa la femme », l’équipe de tournage s’étant entichée de cette douceur…
La vue du haut de la colline de la Citadelle sur le village comme sur la baie vaut le détour, comme la visite du Musée de l’Annonciade. En attendant l’ouverture pour l’été 2015 d’un Musée de la gendarmerie, en hommage au film fétiche « Le gendarme de Saint-Tropez »…
A la pêche aux moules bleues – Ile du Prince Édouard
La large baie St. Peters, peu profonde, s’engouffre vers l’intérieur des terres. Elle est très propice à la pêche, notamment pour les moules et les huîtres dont nous sommes si friands à l’approche de l’hiver… La mytiliculture (ou aquaculture de moules) existe depuis vingt ans sur l’île du Prince Édouard. Troisième industrie de l’île après l’agriculture et le tourisme, avec 16 millions de livres vendues par an, la culture de la moule bleue est passionnante à observer.
J’ai eu la chance en septembre dernier de faire un tour de bateau avec Terry Innis, le patron de la compagnie Atlantic Aqua Farm, qui exploite la marque Canadian Cove. Il nous montrera comment on place au départ des semences de moules à l’intérieur d’un long filet. Remplis comme des saucisses, les filets sont ensuite accrochés à un mètre de distance sur un cordage qu’on met a l’eau dans la baie avec des bouées en surface. Le processus de culture est 100 % naturel. Au bout de quelques semaines, les moules grossissent et font éclater les petites mailles du filet tout en s’accrochant aux grosses. Elles croissent ainsi en paquet le long du filet que les pêcheurs viennent vérifier tous les trois mois. Ils en profitent pour ajouter des bouées sur les cordages afin de maintenir les moules à environ quatre mètres en-dessous de la surface. Il faut compter dix-huit mois à deux ans pour un cycle complet.
Cette pêche « durable », très peu mécanisée, a lieu tout au long de l’année, y compris quand le gel recouvre la baie en février et mars. La compagnie emploie 135 personnes, y compris à son usine où les moules sont simplement nettoyées et empaquetées pour prendre la route du sud. Soixante pour cent de la production est vendue aux États-Unis et 40% au Canada, 80% en moules fraîches et 20% en moules congelées.
De nouveaux produits français bientôt au Québec ?
J’ai découvert lors du dernier événement d’Ubifrance à Montréal fin octobre plusieurs beaux produits français qu’on espère voir bientôt arriver au Québec:
– une soupe de poissons bien onctueuse de Chez Fonfon, une maison familiale de Marseille qui a son propre resto. Elle produit aussi bouillabaisse, rouille et aïoli. (www.chez-fonfon.com)
– une gelée de piment d’Espelette de la maison Gaztelua, du Pays Basque (www.maison-inona.com)
– même s’il n’est plus à découvrir le sel de Guérande, en version sel fin, gros sel ou fleur de sel, est toujours un beau produit. On rappelait qu’il était 100% naturel, non raffiné, non lavé et sans additif… J’ai bien aimé leurs sous-produits de sel aromatisé aux algues ou aux herbes. (www.seldeguerande.com).
– les lentillons de la Champagne: superbe petite lentille rose, à goût fin vaguement sucré spécifique du terroir calcaire de la Champagne. Produit par la petit compagnie de Reims Louise Bon, dont on aimerait bien une exportation vers Montréal ! (www.louisebon.com)
De nouveaux produits corses bientôt au Québec ?
Découvert lors du dernier événement d’Ubifrance à Montréal fin octobre plusieurs beaux produits corses qu’on espère voir bientôt arriver au Québec. Sinon, il faut aller les goûter sur place !
– les biscuits traditionnels de la maison Afa sous la marque Canistrelli: croquants à souhait, en versions amandes, figues et noix, citron, clémentines, châtaignes et autres combinaisons doucereuses. (www.biscuiterie-afa.com)
– les charcuteries corses de Folacci, près d’Ajaccio: copa, lonzo, jambon cru ou cuit, saucisson de porc
– les confitures, gelées et chutney de Corsica Gastronomia (www.charlesantona.com)
– l’huile d’olive très goûteuse de Corsic’Alive, classée appellation d’origine protégée.
– les fromages Pierucci aux saveurs du maquis corse, enrobés d’herbes de Provence pour certains, au lait de brebis ou de chèvre. (www.fromage-pierucci.com)
Paris et ses anges gardiens
Lu en vol dans le dernier numéro du magazine Aéroports de Paris Lifestyle (en bon français), cette info sur les « Airport Helper » (encore en bon français). Ces « anges gardiens » portent le badge « happy to help you » (toujours en bon français). Ils sont les nouveaux volontaires du Terminal 2A de Roissy-Charles de Gaulle, des salariés de l’aéroport et d’entreprises partenaires qui acceptent d’aider les voyageurs.
L’idée est venue de l’aéroport de Lyon et celui d’Orly a suivi, avec déjà plus de 500 volontaires au service des passagers. Bonne idée mais sûrement aussi un moyen pour les aéroports de limiter leurs frais de personnel assigné aux kiosques d’information ! Qu’en disent les syndicats ? Mystère…
Le Var dans tous ses états
Début d’octobre dans la douceur méditerranéenne… Un parfum de film de Pagnol ou de livre de Giono flotte sur le Var ! Entre Marseille et Cannes, ce département français chéri des touristes (9 millions par an) est seconde région touristique de France après Paris. Citez Saint-Tropez, Saint-Raphaël, Bandol et les lumières de Provence s’allument dans les yeux des voyageurs. Ces villes ultra-touristiques voisinent dans le Var avec des trésors cachés du littoral. Pas étonnant avec 400 kilomètres de côte, ponctuée de criques, plages de galets ou de sable, de calanques et de petits sentiers. Sans compter le Var vert qui s’ouvre sur un arrière-pays montagneux qui gagnerait à être mieux connu !
C’est là que s’étirent sur les coteaux les rangs de vignes et rien de mieux que de suivre la « route des vins de Provence » pour découvrir vignobles, vignerons et vins eux-mêmes. Sans bouder la gastronomie unique de cette région à fort accent méditerranéen.
Côté mer, on peut facilement faire le tour de petits ports de pêche du Var, se prélasser sur les plages même en basse saison, jouer les badauds sur les marinas abritant les yachts de luxe, faire de la plongée sous-marine ou en apnée avec un relief sous-marin et une faune aquatique variée. Tous les plaisirs aquatiques sont permis, de la voile à la pêche. Le Var est aussi de plus en plus prisé par les croisiéristes. En moyen ou long séjour en Provence, on peut aussi embarquer à Toulon pour une semaine sur l’eau en Méditerranée ou pour une escapade en Corse !
Côté nature, la randonnée pédestre est valorisée, tant sur le Sentier du littoral qui court sur une bonne partie de la côte varoise que par des itinéraires labellisés « sentiers varois de qualité ». A cheval, on traversera le magnifique Massif des Maures et en vélo, les amateurs suivront peut-être le parcours du littoral aménagé sur 80 kilomètres d’une ancienne voie ferrée dans les environs de Saint-Raphaël.
Côté patrimoine et culture, le Var compte plus de 80 musées de toutes sortes et une richesse historique sans pareil. L’idéal pour profiter au mieux de visites guidées ou non à prix doux est de se procurer le « pass sites » du Var.
Petit conseil : évitez juillet et août si vous préférez passer du bon temps dans le Var plutôt que dans les bouchons routiers ou les files de musées, magasins, toilettes…
















Grouille pour pas qu'ça rouille