La chute du roi de l’infidélité
Dans Le Monde daté du 2 septembre, je signe une page Enquête sur le «personnage» pour le moins sulfureux nommé Noel Biderman qui a créé le site Ashley Madison, spécialisé dans les rencontres adultères. Avec des histoires parfois peu ragoûtantes ! Grandeur et déconfiture pour lui comme pour le groupe Avid Life Media dont il vient de démissionner de la présidence à la suite des révélations du groupe de hackers The Impact Team.
Il aimait parader dans les shows télévisés nord-américains et donner des conférences sur l’industrie du divertissement. C’en est fini : Nœl Biderman, qui s’accordait le titre de «roi de l’infidélité», est tombé de son piédestal vendredi 28 août. Le créateur du site canadien Ashley Madison, victime d’un piratage retentissant, a dû démissionner de la présidence d’Avid Life Media (ALM), société mère de la plate-forme de rencontres adultères.
La décision, prise «d’un commun accord», selon la compagnie torontoise, survient moins de deux mois après le piratage du site par un groupe qui se nomme The Impact Team. Avid Life Media ayant refusé sa demande de fermer le site au slogan accrocheur («La vie est courte. Prenez un(e) amant(e)»), les hackeurs ont rendu publiques, le 18 août, des données concernant une trentaine de millions d’utilisateurs à travers le monde.
La cyberattaque mobilise la police canadienne, le FBI, le département américain de la sécurité intérieure et les experts en piratage informatique. Elle touche des millions de personnes qui, de Paris à Séoul, New York ou Tel-Aviv, craignent désormais de voir étalées sur la place publique des informations sensibles les concernant, eux qui croyaient pouvoir chercher en toute discrétion, par le biais du site Ashley Madison, une aventure extraconjugale.
Un détour chez Roger L’Ermite dans Lanaudière
Article paru le 20 juillet 2015 sur canoë.ca
Depuis son ouverture en 2010, le site Chez Roger l’Ermite, à Saint-Côme, dans Lanaudière, n’en finit pas de s’agrandir, sans pour autant y perdre son âme. Un nouvel écogîte et un petit camping viennent désormais compléter l’offre d’hébergement de ce domaine pas comme les autres.
Le nouveau chalet La Rive, très lumineux et doté d’un toit végétal, porte bien son nom. Il est installé tout près de la rivière à Boule, tout comme les emplacements de camping, qui sont vraiment à deux pas pour se mettre à l’eau.
Les quatre autres écogîtes de Chez Roger l’Ermite sont disséminés dans la forêt à flanc de colline. Pas un qui ne se ressemble sauf qu’ils sont tous rustiques à souhait, fabriqués en bois coupé sur place, sans eau courante, avec toilettes au compost et énergie solaire. L’intérieur est néanmoins confortable et décoré avec beaucoup de goût et d’originalité par Martin Paradis, le maître des lieux.
C’est pour partager sa passion du bois et permettre aux visiteurs de se ressourcer dans la nature que Martin a conçu son projet. «Jeune, dit-il, je vivais en forêt, je grimpais aux arbres et y construisais des cabanes. Après avoir travaillé dans un bureau, j’ai eu envie de revenir aux sources. Je suis devenu arboriculteur et j’ai commencé à récupérer de beaux troncs d’arbres, puis à en faire des planches. L’idée de construire ces maisonnettes rustiques et de proposer ainsi un hébergement alternatif est ensuite venue naturellement.»
Éloge de la lenteur : TGV Paris-Barcelone
Neuf heures du matin en gare de Lyon, dans la capitale française : 6h15 plus tard, passées en TGV, on peut être à Barcelone la vibrante… mais pourquoi se priver de découvrir en cours de séjour quelques-unes des belles villes qui se trouvent sur le trajet, d’autant que leurs gares sont au cœur des cités?
Roulant presque toujours à 295 km̸ h, le TGV est en soi une expérience. Après la bousculade des quais de gare parisienne, l’ambiance feutrée des voitures bien insonorisées fait déjà descendre l’adrénaline d’un cran. Un regard vers l’extérieur et on a déjà quitté la grande ville pour filer vers le sud-est de la France. Du haut des voitures duplex, on a la plus belle vue panoramique. Défilent un aqueduc romain, des champs de céréales, des forêts, des troupeaux de vaches et de moutons, quelques villages… Cette traversée de paysages en accéléré nous mène bientôt à la vallée du Rhône. Coteaux et vallons se succèdent, avec les premiers vignobles et champs de lavande, la garrigue et le roc calcaire qui affleure. Dans le confort du TGV climatisé, on sent déjà la chaleur du sud…
Une visite au pays du sel et de sa fleur, la Guérande
Entre terre et mer, un paysage complètement atypique se dévoile : le plat pays vu de loin ne l’est nullement lorsqu’on sillonne la route étroite qui serpente sur un terre-plein argileux, bordé de milliers de rectangles d’eau luisante ou de grands étangs… jusqu’au bord de mer Atlantique.
Sur la presqu’île de Guérande, juste au nord de la station balnéaire huppée de La Baule, on est au cœur de marais salants qui couvrent 2000 hectares. Du travail du paludier à la table, où le sel de Guérande et la délicate fleur de sel sont réputés partout dans le monde, il y a tout un savoir-faire ancestral et artisanal à découvrir. Les paludiers sont de curieux agriculteurs « miniers » : de vrais alchimistes, capables dans leurs salines de faire surgir de l’eau de mer ces fins produits 100% naturels, très riches en oligo-éléments et étonnamment pauvres en sodium. Le tout au terme d’un processus complexe d’évaporation de l’eau et de cristallisation du sel du à l’effet conjugué du vent, du soleil, de l’eau et de la main de l’Homme.
Sortie de plein air
Rendez-vous d’abord à Terre de Sel, au pied du joli village fortifié de Guérande, halte de choix pour la nuit et qui mérite aussi une bonne demi-journée de visite : tour de ronde sur les remparts, balade dans les rues pavées autour d’une belle Collégiale, shopping chez les artisans… Terre de Sel offre pour sa part une autre visite instructive. L’organisme à vocation touristique est une filiale de la Coopérative Les Salines de Guérande, qui regroupe les deux tiers des 300 paludiers de la région, avec une jolie boutique et une exposition permanente. On y organise aussi à l’année de nombreux tours guidés dans les marais salants, qui plairont autant aux adultes qu’aux enfants. En compagnie d’un guide naturaliste, on peut par exemple partir à pied, jumelles au cou, pour une petite virée à la fois ornithologique, agricole et culturelle ! Site naturel classé, les marais salants abritent 300 espèces d’oiseaux, dont de nombreux migrateurs attirés dans ce qui est un véritable garde-manger semi-marin…
Les Iles du Pot à l’Eau-de-vie sur le fleuve
Le Sauvagîles fend l’eau et ses vagues quand le phare, tout habillé de rouge, se découvre à l’horizon, grossit et grossit jusqu’à l’approche finale. On débarque sur un long quai de bois qui grimpe sur les rochers de la petite île escarpée. Les visiteurs d’un jour partiront bientôt et l’île du Pot-du-Phare sera alors toute à nous! C’est la seule île accessible de l’archipel du Pot à l’Eau-de-Vie.
Géré par la Société Duvetnor, l’archipel (qui doit son nom à son utilisation discrète au temps de la prohibition) est une des merveilles du Saint-Laurent, un site de rêve pour une nuit de rêve… Occupé à partir de 1861, et laissé à l’abandon en 1975, cet endroit a été brillamment restauré et réaménagé par Duvetnor. Autour du phare pimpant, la maison du gardien est unique en son genre. Trois chambres décorées à l’ancienne y accueillent désormais ceux qui ont réservé pour la nuit. On y dort comme dans un musée! Le forfait comprend un souper de fine cuisine régionale servi dans la salle à manger de l’ancien gardien. Ne traînez pas à table, car le coucher de soleil n’attend pas… On en profite sur la terrasse, assis sur des chaises Adirondacks, en solitaire sur un rocher ou du haut du phare.
Au matin, on prend le temps d’admirer à la jumelle les voiliers et vraquiers qui passent au loin, ou les oiseaux, nombreux sur le petit bout de terre. L’île du Pot-du-Phare est notamment une vraie «crèche» à eiders, où la Société Duvetnor récolte le duvet dans les nids à la fin de la période d’incubation. Une occasion de faire le suivi biologique de l’espèce
Découvrez des Via Ferrata québécoises
Article paru sur le site canoe.ca en mai 2015
Via Ferrata: 11 parcours rocheux au Québec
Le fjord du Saguenay à vos pieds, la canopée de la forêt de Charlevoix vue de haut, les bouillons d’un canyon près de Québec ou d’une chute en Outaouais… C’est avec tous les sens qu’on découvre certains paysages du Québec en empruntant une Via Ferrata.
Hybride entre la randonnée pédestre et l’escalade, cette activité de plein air ne requiert pas de compétence particulière, sauf être un peu en forme. Ultra-sécuritaires, les sorties sont toujours guidées et offrent différents degrés de difficultés (facile, intermédiaire, avancé) et des durées variables. Dans tous les cas, on s’en met plein la vue.
Nées en Italie, les Via Ferrata (dits aussi «parcours ferrés») se sont multipliées ces dernières années au Québec. Les onze actuelles sont désormais regroupées pour offrir une «Route des Via Ferrata», avec passeport pour profiter de rabais quand on se promène d’une région à une autre.
Le principe est toujours le même: on met son casque et on enfile un harnais d’escalade muni de deux mousquetons dont on apprend vite le maniement. Ils servent à s’attacher en permanence à un câble courant sur une paroi rocheuse. On progresse alors à son rythme le long du câble en déplaçant un mousqueton après l’autre (pour ne jamais être sans protection).
À l’horizontale, en montée ou en descente, les itinéraires sont agrémentés d’échelles et de marches d’acier pour faciliter la tâche. Et il ne faut oublier les pauses photos, car le jeu en vaut la chandelle.
Cliquez ici pour pouvoir avoir un coup d’oeil sur les 11 circuits proposés.
Faites du camping en ville
ARTICLE PUBLIÉ SUR LE SITE DE canoe.ca | voyages
Un nouveau camping s’apprête à voir le jour au parc national des Îles-de-Boucherville. Le site sera opérationnel le 17 juillet 2015, mais les réservations sont ouvertes depuis le 22 mai. N’attendez pas si vous voulez vous échapper de Montréal et goûter aux plaisirs du camping sans vous éloigner.
L’île Grosbois, où le nouveau site est implanté, est l’une des plus sauvages du petit archipel, situé au milieu du Saint-Laurent, à l’est de Montréal. Malgré la proximité de la ville, le dépaysement est garanti, d’autant que le camping n’est pas accessible en voiture, mais seulement à pied, en vélo, canot, kayak ou chaloupe. Pour faire le trajet de trois kilomètres depuis l’île Sainte-Marguerite, avec passage de rivière sur un bac à câble, l’idéal est de partir avec un chariot (gratuit) ou de faire transporter ses bagages jusqu’au camping. Le parc offre aussi en location embarcations et vélos.
Sur place, on monte sa tente sur l’un des 54 emplacements sans services ou on s’installe dans l’une des 21 tentes Huttopia. Un dépanneur et des installations sanitaires complètes sont sur le site. Adossé à un boisé, le camping est tourné vers le Vieux-Boucherville tandis que l’autre côté de l’île a vue sur les marais.
L’île Grosbois mérite le déplacement. Au nord du parc, ceinturée par un sentier de sept kilomètres, elle est bucolique à souhait. On passe allègrement de champs de maïs à des zones d’herbages où la faune trouve refuge. Il y a de grandes chances d’y voir des cerfs de Virginie et une multitude d’oiseaux.
«Ce qui est bien, a souligné Rémi Chapados, responsable du service à la clientèle du parc, c’est qu’on est toujours à proximité de l’eau et les haltes nautiques offrent de beaux points de vue, avec aires de pique-nique à l’ombre de grands saules.»
En canot ou kayak, le chenal du Courant est un haut lieu d’observation d’oiseaux et, en vélo, le parc a une bonne vingtaine de kilomètres de pistes. Parfait pour se dégourdir les jambes.
Bon plan: les activités de découverte sont gratuites jusqu’à 17 ans, avec accompagnement d’un parent. Prêt pour un safari au crépuscule, une «chasse» au castor, la découverte d’un marais prolifique ou une remontée dans l’histoire de l’île Grosbois qui abrite un site archéologique amérindien?
Infos et réservations : www.parcquebec.com; 1 800 665-6527
Paris vu de haut
Paris vu de haut, c’est poser un regard d’ensemble – ou pointu – sur la capitale française, sous différents angles, voir émerger ces églises et autres monuments imposants qu’on a visité ou qu’on visitera un jour. Suivez le guide pour découvrir quelques sites insolites dans cet article publié sur le site du Huffington Post Québec.
Oubliez la Tour Eiffel, le Toit de la Grande Arche de la Défense et la Tour Montparnasse du haut desquels on domine certes la capitale française mais au prix de longues files d’attente au pied des ascenseurs et en échange d’espèces sonnantes et trébuchantes. Oubliez aussi, sauf exception, la multitude de bars et de restaurants chics qui ont leur « rooftop », comme disent les Parisiens ! Il existe bien d’autres façons de prendre un peu de hauteur (mais pas trop) pour découvrir cet autre Paris. Avec des vues souvent insolites sur ses typiques toits de zinc et ses nombreux monuments, sans compter d’incroyables détails architecturaux.
Parc de Belleville
Entre les vignes et la fontaine en cascade, ce petit parc du 20ème arrondissement, au nord-est de Paris, a déjà un charme fou mais au coucher du soleil, il faut avoir grimpé au sommet de la colline qui lui sert d’écrin. De la terrasse tournée vers l’ouest, la vue est imprenable sur le centre de la capitale, surtout quand le ciel s’embrase. Même quand la nuit est tombée, la Tour Eiffel brillamment éclairée semble surgir du néant…
Palais de Chaillot/Musée du quai Branly
Ces deux musées réputés se font quasiment face d’un côté de la Seine à l’autre, à l’ouest de Paris. Du Parvis des droits de l’homme et des libertés dans le 16ème arrondissement, entre le Palais de Chaillot et le Musée de l’Homme, les Jardins du Trocadéro à vos pieds descendent jusqu’au fleuve, avec la fameuse Tour Eiffel en alignement parfait ! Pour la voir d’un autre point-de-vue, on traverse la Seine pour aller prendre l’apéro sur la terrasse du chic resto Les Ombres un jour de beau temps, à défaut de pouvoir se payer cette table de renom qui partage son toit avec le Musée du quai Branly, dans le 7ème arrondissement. En prime, le Trocadéro, la belle verrière du Grand Palais et au loin plus au nord, Montmartre et le Sacré-Cœur.
Le Déli-cieux
Dans la gamme des grands magasins parisiens, le Printemps (dans le 9ème arrondissement) vous régalera à coup sûr! Sa terrasse carrée du 9ème étage a quelques bancs pour se reposer en prenant le soleil mais on peut aussi en profiter pour luncher à la cafétéria, prendre un verre ou simplement un café. Un regard pour les désormais attraits incontournables de la Tour Eiffel et de La Défense mais surtout pour s’arrêter sur de plus insolites : l’arrière de l’imposante église de La Madeleine toute en colonnes, les immeubles haussmanniens en alignement parfait, les toits étagés en zinc gris… En avant-plan, on se délecte particulièrement d’être aussi proche d’une série de dômes et de tourelles dorées, qui marquent le territoire aérien du Printemps.
Galeries Lafayette
Pas le temps de traîner… A la descente sur le boulevard Haussmann, on ne fait que quelques pas pour remonter par l’escalier roulant au sommet des Galeries Lafayette. On admire au passage, à l’intérieur, la coupole richement décorée. De la terrasse du 7ème étage, couverte de tapis vert, la coupole a nettement moins d’intérêt ! Une plaque rappelle qu’en 1919, un aviateur – Jules Védrines – a posé son appareil sur cette terrasse… Même si elle est immense, on a réellement peine à le croire. Collée sur l’arrière du Palais Garnier (Opéra national de Paris), elle est l’endroit rêvé en tout cas pour relaxer, pique-niquer, voire faire la sieste dans un fauteuil.
Pour lire plus de suggestions, visitez le site du Huffington.
Bombardier ouvre le capital de sa branche ferroviaire
Article publié sur le monde.fr le 7 mai 2015
Alors que sa division d’équipements ferroviaires faisait l’objet de rumeurs de cession ces derniers jours, le groupe canadien Bombardier a annoncé, jeudi 7 mai, qu’il allait céder sur le marché boursier, avant la fin de l’année, une part minoritaire du capital de Bombardier Transport.
Bombardier a choisi l’option d’un « premier appel public à l’épargne visant une participation minoritaire » dans cette division matériels ferroviaires, qu’il continuera à contrôler et à consolider dans ses résultats.
L’objectif affiché est de renforcer la situation financière du groupe, qui a essuyé l’an dernier une perte de 1,2 milliard de dollars et est confronté à de sérieux déboires dans son autre activité, l’aéronautique.
En 2014, sa division Transport (véhicules de transport sur rail, signalisation ferroviaire) a généré des revenus de 7 milliards d’euros et un bénéfice de 315 millions d’euros, mais la branche Aéronautique (avions d’affaires, avions commerciaux) affichait une perte de 730 millions d’euros malgré des ventes de 7,7 millions d’euros.
Il y a un mois, l’agence Reuters avait indiqué que la division ferroviaire de Bombardier intéressait deux fabricants de trains chinois. L’agence notait que Bombardier envisageait aussi l’option de fusionner cette division avec un autre leader du secteur, Alstom ou Siemens.
La direction avait alors indiqué que différentes options étaient sur la table mais que, si elle voulait bien « participer à une consolidation » de l’industrie, il n’y avait pas d’urgence.
Mercredi 6 mai, Bombardier avait reçu confirmation de la part de la SNCF d’une commande de 19 trains de banlieue de type Francilien au groupe canadien. Le contrat de 127 millions d’euros (partie d’une entente de 2006 pour l’achat de 172 trains) prévoit la livraison à partir de fin 2016 d’automotrices électriques pour la ligne Versailles-gare Saint-Lazare.
Du kayak et des glaces sur le Saint-Laurent
Le printemps s’est pointé le 21 mars et tranquillement les adeptes de kayak sortent leurs embarcations pour profiter des eaux québécoises. Je vous propose une sortie sur le fleuve avec Katabatik dans un texte sur le site de canoë.ca.
Fini le ski, bonjour le kayak!
De la descente sur les pistes de ski à la glisse au fil de l’eau, il n’y a souvent qu’un pas à franchir. Les fanatiques du kayak de mer trépignent à l’idée de sortir leur embarcation dès la moindre brèche dans la glace d’un lac près de chez eux ou du grand fleuve Saint-Laurent.
Dans Charlevoix, à hauteur de l’estuaire, les glaces sont en mouvement dès la mi-février, ouvrant des veines d’eau libre qui font le bonheur des kayakistes. Jusqu’à fin avril au moins, de petits «icebergs» se baladent à la surface, au gré des marées, offrant un spectacle très spécial à ceux qui s’en approchent. Cap à l’Aigle, à l’est de La Malbaie, est le seul endroit au Québec où l’on peut participer à une sortie guidée sur le Saint-Laurent en kayak de mer, version hivernale-printanière. Et il reste encore quelques belles semaines pour cela.
Depuis 10 ans, l’entreprise éco-touristique Katabatik propose de telles escapades d’une demi-journée avec tout l’équipement requis: le kayak avec sa jupette quasi-hermétique, une combinaison isothermique, bas, bottillons et gants en néoprène pour avoir bien chaud aux extrémités.
«Pagayer est en soi le premier plaisir, surtout avec le sentiment d’être les premiers à se retrouver ainsi sur le fleuve quand l’hiver cède la place au printemps», note son directeur, Sébastien Savard.

Grouille pour pas qu'ça rouille