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De nouveaux produits corses bientôt au Québec ?

Découvert lors du dernier événement d’Ubifrance à Montréal fin octobre plusieurs beaux produits corses qu’on espère voir bientôt arriver au Québec. Sinon, il faut aller les goûter sur place !

– les biscuits traditionnels de la maison Afa sous la marque Canistrelli: croquants à souhait, en versions amandes, figues et noix, citron, clémentines, châtaignes et autres combinaisons doucereuses. (www.biscuiterie-afa.com)

– les charcuteries corses de Folacci, près d’Ajaccio: copa, lonzo, jambon cru ou cuit, saucisson de porc

– les confitures, gelées et chutney de Corsica Gastronomia (www.charlesantona.com)

– l’huile d’olive très goûteuse de Corsic’Alive, classée appellation d’origine protégée.

– les fromages Pierucci aux saveurs du maquis corse, enrobés d’herbes de Provence pour certains, au lait de brebis ou de chèvre. (www.fromage-pierucci.com)

Salon du livre de Montréal- blocnotes

Le salon aura lieu du 20 au 25 novembre et semble porter par la polémique du pour ou contre un prix réglementé du livre. Une trentaine d’éditeurs ont fait irruption en conférence de presse le 5 novembre au nom du mouvement « Sauvons les livres ». Ils demandent au gouvernement, avec de nombreux petits libraires québécois, l’adoption urgente d’une mesure simple: limiter les rabais autorisés sur les prix des nouveautés à 10%… histoire de damer le pion aux Cosco et autres grandes surfaces de ce monde et de protéger minimalement les librairies.

Le salon voit le retour de l’initiative « la lecture en cadeau » avec ses boîtes de collecte de livres neufs pour enfants défavorisés qu’on retrouvera au salon et dans des librairies. J’ai bien aimé cette phrase de la porte-parole de la Fondation pour l’alphabétisation Marie Turgeon: « un bébé qui machouille un livre à six mois a de bonnes chances d’en dévorer le contenu plus tard ». Objectif de la campagne: récolter 40.000 livres cette année.

J’ai été estomaqué par ailleurs d’entendre la romancière Kim Thuy raconter comment son rapport au livre avait évolué, depuis qu’on l’a obligée au Vietnam, à huit ans, à déchirer des livres, un « geste barbare » , jusqu’à sa première visite au Salon du livre de Montréal, à son arrivée au Québec. Sans argent pour acheter un livre ! Le premier qu’elle a acheté était « L’amant », de Marguerite Duras, qu’elle a appris par cœur !

Touchante a aussi été Marie-Françoise Hébert, autre invitée d’honneur du salon, qui livre avec « Tu me prends en photo », en littérature-jeunesse, un ouvrage coup-de-poing sur la guerre.

Rodney Saint-Éloi est venu présenter le pays à l’honneur cette année au salon (Haïti) en relevant que « dans un pays où les gens ont faim, ils lisent pour trouver l’espérance du monde ». Et ils écrivent, comme en témoigneront les 800 titres haïtiens présentés au salon montréalais.

Quel ravissement aussi de revoir tout souriants le chef Normand Laprise et la photographe Dominique Malaterre (déjà gagnante du prix Lux 2013) pour la remise d’un prix hautement mérité: le Prix Marcel-Couture 2013, décerné le 5 novembre à « Toqué ! Les artisans d’une gastronomie québécoise », publié aux Éditions Du Passage.

Le mot de la fin va à Pierre Ouellet, poète, romancier, essayiste: »L’écriture et la lecture sont l’oxygène de l’esprit »

Le homard envahit Paris

Je ne l’ai pas expérimenté  mais il paraît qu’il déferle sur Paris: le lobster roll ou hotdog au homard.

En fait, on le trouvait déjà au Spring du chef américain Daniel Rose depuis 2009 mais le voici aussi au Lobster bar qui vient d’ouvrir dans le 1er arrondissement; en croque-homard canadien dans la cantine-épicerie Jeanne B, rue de L’épicerie dans le 18ème; à la vapeur avec pamplemousse sur une galette marocaine au Café Prunier, place de La Madeleine; en club-sandwich au nouveau bar à huîtres de Chez Dessirier dans le 17ème ou en hotdog chic fidèlement new-yorkais a la Brasserie de Valois, dans le 8ème arrondissement.

Avis aux amateurs !

Totalement gourmand !

Quel slogan invitant… Il accompagne la toute nouvelle création d’une appellation Terroir et Saveurs, regroupant des « producteurs » d’expériences gourmandes au Québec.

Plusieurs bannières ont uni leurs forces pour lancer ce nouveau label : Gîte du Passant, Auberge du Passant, Table champêtre, Table aux Saveurs du Terroir, Ferme Découverte et Relais du Terroir !

Au total, 450 « adresses » reçoivent la certification : bonnes tables, vignobles, vergers, crèmeries, mielleries, gîtes, auberges de toutes les régions… Voilà une belle idée pour lancer la « saison touristique gourmande » au Québec.

www.terroiretsaveurs.com

Déjeuners sur l’herbe

J’aime beaucoup cette idée de la chaîne Relais & Châteaux qui propose tous les week-ends de juin en France, en Suisse et au Liechtenstein des paniers pique-nique à base de produits du terroir préparés par les grands chefs de ses établissements réputés. Ils sont à déguster dans leurs jardins ou un lieu proche !

Les plus:

-repas gratuit pour les enfants de moins de 10 ans (dans la limite de trois!)

-du homard breton pour un pique-nique à Belle-Ile en mer; du champagne à Champillon, du pâté en croûte aux truffes à Vézelay; des charcuteries et fromages corses à Calvi…

Les moins:

-tout de même 45 euros par personne

-dommage que cette initiative n’ait pas encore franchi l’Atlantique…

www.relaischateaux.com/juin

Au Baron rouge

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C’est la nouvelle responsable presse de l’organisme Atout France à Montréal, Marie-Andrée Boucher, qui m’avait donné cette « bonne adresse » de bar à vins – Le Baron rouge – à Paris dont l’un des proprios, Daniel Gaulliard, aurait un lien familial avec celui du Quai des Brumes montréalais… Me voilà en route en Vélib’ de la place de l’Étoile à La Bastille, en passant par les quais de la Seine. En vingt minutes !

Je cherche un peu le marché d’Alligre, que j’ai beaucoup fréquenté quand j’habitais à Paris il y a près de trente ans… Le marché est toujours aussi populaire même un samedi matin et les vendeurs haranguent la foule pour venter les mérites de leurs belles fraises, belles tomates, beaux radis, belles fleurs…

Tout près du marché, je découvre Le Baron rouge, un troquet à l’ancienne qui vend encore du vin à la tire… directement de barriques. Il se spécialise dans le vin de Touraine. Sur l’heure de midi, les habitués se pressent au bar, debout, pour l’apéro, tandis qu’un groupe d’Allemands entoure une grosse barrique servant de table. On déguste des vins au verre et, pour accompagnement, l’assiette de charcuteries ou celle de fromages variés est très populaire. J’hésite moi-même entre l’assiette mixte copa, tomme ou Pyrénées pour 10 euros mais opte finalement pour un verre de rosé à deux euros et une belle assiette santé de rillettes de la mer (morue aux algues) avec pain grillé, pour 8 euros. Délicieuse ! En saison, on peut aussi déguster des huîtres d’Arcachon avec un bon petit blanc. La halte est salutaire, tant pour le corps que l’esprit !

Avant de repartir sur mon Vélib’, je m’amuse à regarder un Asiatique qui s’est assis à une table du bar. Il est bizarrement habillé d’un KWay, haut et bas. Sur la table, un verre de rosé, et devant lui une toile posée sur un drôle de chevalet: le manche télescopique d’une petite valise à roulettes. Il y dessine l’intérieur du bar à vin…

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À bord du Cyrano de Bergerac dans le port de Bordeaux

Quelle expérience que celle que j’ai vécue mi-mai a Bordeaux en embarquant sur le beau quai des Chartrons après un petit tour de tramway… J’ai passé deux jours et deux nuits à bord du Cyrano de Bergerac, tout nouveau bateau de la compagnie CroisiEurope. Après son inauguration en présence du maire de la ville, Alain Juppé, il va entamer sa vie utile sur les cours de la Garonne et de la Dordogne comme dans l’estuaire de la Gironde, cette belle fenêtre sur l’Atlantique. Au programme, toutes sortes de croisières mais permettant surtout de découvrir le fabuleux monde des vins de Bordeaux et à la réputée gastronomie du sud-ouest de la France.

Pour ma part, j’y ai d’abord retrouvé le plaisir de vivre sur un navire (même s’il est resté à quai cette fois-ci), avec une cabine très confortable et un pont-soleil permettant de profiter du paysage: d’un côté le tout nouveau pont Chaban-Delmas, tout de blanc vêtu sur plus de 500 mètres de long, avec une travée levante permettant de préserver les trafics maritime et fluvial; de l’autre, le vieux Pont de pierre, tout de rouge vêtu, avec ses pierres magnifiques au coucher du soleil… Si la décoration du bateau, œuvre d’une Espagnole, n’est pas tellement de mon goût personnel, elle le sera sûrement de la clientèle plutôt âgée des croisiéristes, avec tout le confort souhaité.

Je n’ai pas vraiment expérimenté la croisière elle-même, puisque j’étais invitée pour l’inauguration du navire (le dernier jour) mais j’ai pu apprécier la qualité des excursions en participant à une demi-journée en bus à Saint-Ephoto2milion, avec visite guidée d’une exploitation viticole (le château Ambe Tour Pourret) et du village médiéval lui-même.

L’ambiance à bord du navire, avec un personnel ultra-efficace, était particulièrement sympathique. Tout comme la gentillesse et la simplicité des membres de la famille strasbourgeoise qui gère cette entreprise. Elle a depuis longtemps quitté les bords du Rhin pour développer ses activités sur tous les grands fleuves et canaux d’Europe, comme en Asie sur le Mékong.

CroisiEurope avait installé un premier bateau en Aquitaine il y a deux ans et en ajoute donc un deuxième cette saison pour répondre à la demande de sa clientèle. Sur cette destination « croisières sur la Gironde, la Garonne et la Dordogne », CroisiEurope revendique déjà 6400 croisiéristes.

Entre mars et novembre, le MS Cyrano de Bergerac proposera 4 types de croisières de 5 à 8 jours :

De mars à novembreDécouverte du Bordelais
Bordeaux • Pauillac • Blaye • Libourne • Saint-Emilion • Bordeaux

D’avril à octobrePatrimoine secret et insolite
Bordeaux • Pauillac • Blaye • Libourne • Saint-Emilion • Bordeaux

De mai à septembreÀ la rencontre d’un terroir de prestige
Bordeaux • Pauillac • Blaye • Cadillac • Libourne • Saint-Emilion • Bordeaux

De mai à octobreL’estuaire de la Gironde et le bassin d’Arcachon
Bordeaux • Pauillac • Blaye • Cadillac • Libourne • Saint-Emilion • Bordeaux • Le Bassin d’Arcachon • Bordeaux

Sans compter une croisière gastronomique en mai et une autre en novembre, en compagnie de Philippe Etchebest, animateur-vedette de la chaîne française M6 et chef de l’Hostellerie de Plaisance, à Saint-Émilion.

www.croisieurope.com

Nourritures terrestres

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Du « ventre » de Paris (le quartier des Halles), le marché de gros de la capitale française a migré en 1969 en banlieue sud où il s’étale sur des kilomètres carrés de rues et de pavillons aux allures d’entrepôts. J’y suis allée vendredi dernier en visite guidée pour un article à paraître dans le quotidien Le Soleil de Québec.
Il faisait nuit noire sur Paris l’endormie en ce petit matin frais. Tandis que le bus démarrait à 4h45, certains étaient déjà en plein travail à Rungis. Leur tâche: alimenter toute la grande région parisienne et même au delà en produits frais et de plus en plus transformés: poissons, fruits de mer, viandes, fromages, fleurs.
À 5 heures, le marché est en pleine effervescence extérieure: un ballet de camions et camionnettes de livraison se remplissent aux portes des différents pavillons pour prendre le chemin de détaillants et restaurants. Le pavillon de la marée compte 28000 m² ! Les poissonniers, à l’oeuvre depuis 20 h, y ont presque terminé leur travail. Les boîtes de styromousse s’alignent encore par ci par là, laissant voir de beaux bars frais, de grosses crevettes de Madagascar, des coquilles Saint-Jacques, des langoustines. On y célèbre aussi l’arrivée des homards…
Au pavillon de la volaille, le poulet de Bresse voisine avec le foie gras en boîte, comme juste à côté, au pavillon de la viande, les bœufs entiers pendent sur des crochets près de délicates pièces de bison. Pas un endroit pour végétariens… En déambulant dans l’allée centrale bordée par les emplacements de grandes maisons de gros, on y apprend à repérer les patrons, arborant un chapeau, et les vendeurs à casquettes. En arrière, des bouchers découpent toute la nuit la viande commandée par les clients.
Arrêt suivant: au pavillon de la triperie où un alignement de têtes de veau nous salue tandis que des langues de bœuf nous tirent la langue !

Il est temps de filer au Pavillon des fruits et légumes, qui fait la part belle aux maraîchers de la région parisienne, proposant de belles salades et fines herbes. Plus loin, on vend du blé d’Inde prêt à cuire, des asperges vertes espagnoles, de grosses blanches de la Loire et de fines asperges sauvages.
Côté fruits, le marché est tout rouge ce matin, avec ses cageots de fraises à perte de vue.
Après le pavillon des produits laitiers, où d’impressionnantes meules de fromages sont empilées partout, on finit par le pavillon des fleurs, expression de la déprime  française… Il y a 40 ans, se souvient notre guide, il y avait ici 100 rosiéristes français; il n’y en à plus que 4… La mondialisation aidant, les Hollandais ont envahi le marché international des fleurs et le pavillon s’essouffle même s’il compte encore quelque 22000 m² de fleurs, avec dominance en ce moment des pivoines, des roses et des lilas.
Je m’amuse à voir passer des acheteurs à vélo dans les pavillons, histoire d’arriver plus vite à destination, mais il est huit heures, plus que temps pour nous de filer au restaurant L’Etoile, l’un des 17 restos de cette ville dans la ville. Comme les travailleurs (12.000 en tout), notre groupe termine sa visite par un déjeuner consistant: café, assiette de jambons blanc et fumė, assiette de fromages, baguette fraîche et croissant itou. Nous voilà d’attaque pour entamer une vraie journée de touriste parisien…

www.visiterungis.com

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Cuisine électro

Photo EP Bergen guitar

J’adore recevoir ce genre de communiqué de presse sur de vrais originaux.

Issu de la galaxie des Bergen, bien connus des critiques gastronomiques québécois puisqu’ils sont en charge des communications pour les Relais & Châteaux canadiens, celui-ci fait toutefois bande-à-part.

Eric-Pierre Bergen (dit EP), est le co-fondateur de Bran Van 3000, auteur-compositeur-interprète-producteur d’une musique bien spéciale. Il vient de « mijoter » un album dédié à sa deuxième passion, la cuisine !

L’aimant conviviale et rythmée, il livre avec Cooking Jams – L’album gourmand une compilation de compositions électro originales, adaptée au chef qui mitonne ses plats comme plus tard à table, en fond sonore.

« Mes meilleurs souvenirs, dit-il, sont souvent ceux passés autour d’une table.  En regardant les photos de famille, on croirait que j’ai passé ma vie à table et dans mon cas, en cuisine avec ma mère qui a développé mes techniques, mon palais et l’amour du bon et du vrai ».

Les pièces musicales sont disponibles dès à présent sur ITUNES et AMAZON .

 

Du sirop d’érable à celui de merisier

Je ne l’ai pas encore goûté mais par esprit de contradiction, je devrais le faire bientôt, surtout en pleine saison de « gavage » au sirop d’érable dans les cabanes à sucre québécoises dont je n’apprécie guère le méchant côté commercial !

Ce nouveau produit québécois se nomme « sirop de merisier »…. ou de bouleau jaune, lui aussi très présent dans les forêts de la province. Il aurait un goût assez intense, à mi-chemin entre sirop d’érable et vinaigre balsamique, c’est dire. On l’utilise parcimonieusement en ajout aux vinaigrettes et sauces, en réduction sur des fruits de mer, voire en dessert dans une crème brûlée par exemple ! L’Érablière Escuminac, de Sainte-Rita (Bas-Saint-Laurent),  a lancé ce produit bio bien original.

Pour les points de vente et des recettes, on passe par le site http://www.escuminac.com.