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Nouveau vol Montréal-Francfort sur Lufthansa

Lufthansa procède aujourd’hui à l’inauguration de sa nouvelle liaison transatlantique Montréal-Francfort, avec cinq vols hebdomadaires sans escale jusqu’au 12 octobre à bord d’Airbus A340-300 et 330-300. Premier départ à 17h15 !
C’est la deuxième destination européenne, avec un Munich-Montréal, offerte au Québec.

Plaque-tournante européenne et mondiale pour Lufthansa, l’aéroport de Francfort fait de plus en plus concurrence à Roissy-Charles de Gaulle pour accueillir des voyageurs en transit de tous les continents.

La compagnie allemande lancera également le 5 juin prochain un vol Toronto-Munich, complétant ainsi son offre sur trois aéroports d’arrivée ou de départ au Canada, avec Montréal et Vancouver (et 17 destinations aux États-Unis).

Pour Lufthansa, le Canada est un marché en croissance et, comme celui des États-Unis, nettement plus profitable que ceux d’Asie où la concurrence féroce oblige à casser les prix.

L’industrie aérienne a longtemps cru que sa croissance viendrait des marchés d’Asie et du Moyen-Orient mais « il y a surcapacité sur ces marchés et beaucoup de compétiteurs » qui sont loin d’avoir les mêmes contraintes que des compagnies européennes comme Lufthansa, explique Nils Haupt, directeur des communications corporatives de Lufthansa pour les Amériques. Depuis plusieurs années, il n’y a plus de compagnies européennes ou américaines dans le top 10 mondial, rappelle-t-il.

Avec une marge de profit de 1,3% en 2013, les compagnies européennes n’ont guère le choix que de consolider leurs quelques marchés porteurs, notamment nord-américains.
Parmi les contraintes qui expliqueraient de pas pouvoir être aussi concurrentiel que certaines compagnies asiatiques, il y a celles, selon M. Haupt, liées à l’existence de régimes de pension des employés, la présence de syndicats, le non-subventionnement public de l’industrie (contrairement à Dubaï par exemple), la non-imposition de tarifs pour services à bord ou réservations particulières de sièges…
Pas question toutefois pour Lufthansa de revenir sur la gratuité des boissons servies par exemple mais pour la réservation de sièges particuliers, c’est déjà en route!

http://www.LH.com; 1 800 563-5954

François Hollande au Canada, dont le Québec, mi-octobre

Le président de la République française viendra faire son tour au Canada et au Québec mi-octobre pour « trois ou quatre jours », selon l’ambassadeur de France au Canada, Philippe Zeller. Ottawa, Québec, Montréal sont des passages obligés mais on aimerait lui montrer « une vision d’ensemble » du Canada, avec peut-être une étape plus à l’ouest du pays…

Restos: on ferme sur le Plateau Mont-Royal, à Montréal

L’un ferme vraiment ses portes alors que l’autre va déménager dans les Laurentides. C’est triste pour le Plateau ! Une institution que ce Continental, un restaurant qui a roulé sa bosse sur la rue Saint-Denis depuis des lustres.
Mon collègue Jean-Philippe Tastet écrivait dans Le Devoir la semaine dernière que les maisons classiques de ce style s’essouflaient, les clients allant désormais moins au restaurant pour le plaisir de manger que pour l’ambiance, la musique… Je ne suis sans doute pas représentative de la majorité car je vais surtout au restaurant pour ce qu’on y mange, pour découvrir un nouveau chef, comprendre les subtilités des saveurs et des textures dont certains savent si bien jouer et d’autres si mal !
Un qui justement sortait du lot, c’était bien La Porte, restaurant du boulevard Saint-Laurent qui ferme lui aussi fin mai. Cette artère commerciale mythique de Montréal va bien mal. On n’y compte plus les fermetures de boutiques et de restaurants. Mais par chance, il parait que La Porte renaitra de ses cendres dans le « nord ». Espérons dans le coin des Laurentides où j’ai un chalet !

Été 2014 – les nouveautés au Québec- 4ème volet

Les régions du Québec se préparent à une nouvelle saison touristique. Voici quelques nouveautés qui ont retenu mon attention

MONTRÉAL
– Le Parc Exalto sera le premier parc acrobatique urbain au Canada: en mai, sur l’esplanade du Parc olympique (www.espacepourlavie.ca)
– Un nouvel hôtel ALT, dans le quartier branché de Griffintown.

OUTAOUAIS
– Dodo en chalet rustique dans Pontiac, avec Rafting Momentum, avant le rafting et la luge d’eau. (www.raftingmomentum.com)
– Dodo près des loups, des ours et des daims, au Parc Omega, en tente prospecteur, cabane sur pilotis ou wi-tente (www.parcomega.ca)
– Tour d’observation panoramique au Parc régional du Mont Morissette, dans la vallée de la Gatineau.

SAGUENAY – LAC-SAINT_JEAN
– Une nouvelle via ferrata sur les hauteurs du fjord du Saguenay, dans le parc national du Fjord du Saguenay (www,sepaq.com/pq/sag)
– La Véloroute du fjord du Saguenay: elle relie désormais Jonquière à Tadoussac. (www.veloroute-bleuets.qc.ca)
– Un forfait kayak sur le lac Saint-Jean avec coucher en îloft, un « loft » flottant avec dôme vitré (www.equinoxaventure.ca)

BAS-SAINT-LAURENT
– Une fromagerie artisanale au nom sympathique: La Tête sur le Bio, à Sainte-Luce.
– Le centenaire du naufrage de l’Empress of Ireland, au large de Sainte-Luce : au Site historique de la Pointe-au-Père.
– Deux nouvelles maisonnettes pour cocooning, modernes et épurées, sur l’île aux Lièvres.

Une fromagerie modèle

Hamel-2La Fromagerie Hamel est une vraie entreprise familiale ayant pignon sur rue au Marché Jean-Talon et à celui d’Atwater mais qui a quatre autres boutiques dans Montréal. Ian Picard, maître-fromager-affineur présentait la semaine dernière aux journalistes le nouvel agencement de la fromagerie du marché Jean-Talon, avec un espace plus convivial pour « magasiner » du fromage et d’autres produits fins.

En façade, une nouvelle cave à fromages vitrée de trois côtés laisse voir les fleurons de la maison !  « C’est vraiment un écrin pour les bijoux que sont les fromages », expliquait un Ian Picard enthousiaste. Au centre de la cave de garde trônait une demie-meule d’un fromage d’exception que nous avons eu la chance de goûter: le Pionnier. Le fromage de lait cru de vache et brebis, à pâte ferme pressée cuite et à croûte lavée, était vraiment délicieux ! Sauf que Le Pionnier est produit en quantité limitée, ce qui fait que même la fromagerie Hamel ne peut l’offrir que quelques fois par an. Il est le fruit du travail commun de la Fromagerie Nouvelle France, à Racine, et de la Fromagerie du Presbytère, à Sainte-Élizabeth-de-Warwick.photo

Dans la gamme Le Pic (surnom des Picard), d’excellents fromages ont été sélectionnés au Québec comme en Europe par Ian Picard qui assure ensuite leur vieillissement. J’ai bien aimé le Comté Le Pic, au lait cru de vache, et le Veinard, au chèvre, mais le Pic Amour Le Pic en mettait décidément trop en lait et crème de vache, avec croûte épaisse de bleuets et canneberges macérés dans le Sortilège au whisky et sirop d’érable. Par contre, le Saint-Félicien Le Pic moulé à la louche et le Maroilles affiné à la bière emportaient immédiatement mon adhésion.

Vive les fromages !

http://www.fromageriehamel.com

Dany Laferrière, nouvel immortel

Dany LaferrièreLes Éditions Boréal sabraient le champagne le 29 janvier à Montréal en l’honneur d’un auteur-phare, Dany Laferrière, élu tout récemment à l’Académie française.

Plein d’humour, l’écrivain et président de Boréal Jacques Godbout a venté les mérites du nouvel immortel au « curriculum vitae exemplaire » qui se baladait déjà de Port-au-Prince à Montréal, Miami et Paris. « S’il a un passeport canadien, a-t-il ajouté, il est d’abord sujet littéraire, comme on disait autrefois sujet britannique ».

Dany Laferrière, qui se présente volontiers comme étant « de nulle part », a lui aussi réjoui l’assistance par son langage coloré. Morceaux choisis:

« Ce qui fait peur quand on est immortel, c’est le nombre de discours qui nous attend ».

« La devise qui me plaît est celle-ci: lent à se décider; prompt à agir ».

« Port-au-Prince, c’est la ville du jeune homme, qui écrit déjà et a risqué sa vie; Montréal m’a appris la liberté, la vie quotidienne, le vin, les après-midis sans fin, la nuit »…

En Toscane chez une viticultrice québécoise

Quand il fait froid sur Montréal, quoi de mieux que de songer à la douce Toscane où j’ai fait un saut de puce en octobre dernier !

De Florence, je n’ai rien vu que sa gare ferroviaire, entre deux trains empruntés grâce à un laisser-passer de Rail Europe. De la Toscane, j’ai vu des paysages magnifiques en train avant de débarquer à la petite gare de Firenze, au sud de Florence.  Paula Cook m’y attendait pour me ramener chez elle, près du village de Gaiole. Petites routes sinueuses dans la campagne; coteaux et collines verdoyantes avec des vignes partout… Le Miccine est son domaine: une jolie villa de pierre au bout d’une allée de cyprès, accrochée au flanc d’une colline et tout autour sur les pentes des rangs de vignes à perte de vue sur sept hectares, en plein cœur de la région du Chianti Classico. La maison abrite des chambres d’hôtes tout confort avec le chais à l’arrière. C’est le temps des vendanges et je ne manquerai pas de mettre la main à la pâte entre deux interviews ou séances de photos, me rappelant tous ces automnes du bordelais où, durant mes études universitaires, je passais au moins deux semaines à travailler aux vendanges.

Paula Cook, 29 ans, en est à sa quatrième année au Miccine, ancienne ferme tricentenaire ayant viré en vignoble de Chianti dans les années 1960. Après des études en agriculture à l’université McGill à Montréal, elle songe à se spécialiser en plantes médicinales mais son goût pour le vin, développé en famille, prendra vite le dessus. Née de père écossais et de mère italienne, elle passe tous ses étés chez des parents en Toscane. Après une maîtrise en viticulture et œnologie en Europe, elle travaille un peu en France avant que mûrisse l’idée d' »être vigneronne ». Elle se tourne naturellement vers l’Italie et le chianti classico toscan. Ses parents investissent dans le domaine où elle s’emploie à parfaire des « vins de terroir avec cépages italiens, une petite production bio de vins doux et élégants ». L’assemblage, « question de palais et de nez », est un art qu’elle maîtrise et adore !

Le marché peut bien être saturé en Italie, elle-même vend sa production à 95% à l’exportation, en Suisse, Allemagne, en Chine et évidemment un peu au Québec. Les Québécois de passage, au gîte ou à la boutique, sont bienvenus « pour vivre le rêve avec nous » au moment des vendanges comme pour la mise en bouteilles ou l’étiquetage.

Paula Cook est une vraie artisane qui pratique la vendange à la main « pour éviter l’oxydation par écrasement du raisin qui donne plus de sulfites au vin ». L’herbe court entre les rangs pour prévenir l’érosion sur les pentes et maintenir la concurrence avec les vignes. Moins vigoureuses, explique-t-elle, celles-ci donnent des grappes de raisin plus petites, donnant un jus plus concentré et une meilleure qualité. Les ceps ont aussi moins de feuilles gardant du coup moins d’humidité, ce qui permet de mieux contrôler les maladies.

La conversion en bio du vignoble nécessitant quatre années, il devrait avoir sa certification cette année. Paula apporte un soin particulier aux grappes, scrutées à la loupe par elle et ses vendangeurs, en enlevant les grains pourris à la main. La région est bonne pour la production du chianti, ajoute-elle, en grande partie à cause du phénomène d’excursion thermique – forte différence de température entre jour et nuit – qui favorise la production des arômes.

La Coupole revisitée

Le restaurant associé à l’Hôtel Le Crystal, à deux pas du Centre Bell au cœur de Montréal, avait déjà de la gueule dans le genre « brasserie française à la mode nord-américaine », tant côté décor qu’à table mais il vient de se re-vamper avec brio.

Après un passage au nouveau bar à vin (où les cocktails sont à l’honneur), on passe à table dans une ambiance raffinée pour goûter à un menu réinventé sous la houlette d’une chef-conseil bien connue: Anne Desjardins, ex chef-proprio de L’eau à la bouche, qui avait périclité avant de disparaître. Elle apporte au jeune chef Cédric Désilets (ex-Auberge Godefroy de Bécancour) son expérience dans la mise en valeur des produits du terroir québécois.

Le menu propose d’abord un burger spécial bœuf AAA et deux beaux tartares de bœuf et saumon. J’aime particulièrement les « plaisirs à partager » en trois versions d’ardoises de charcuteries artisanales, de fromages du Québec ou de saumon-esturgeon fumés de Saint-Alexis. Idéales pour goûter à tout entre amis !

En entrée, le clafoutis aux champignons est particulièrement original et goûteux. La carte en dix propositions de plats signatures d’Anne Desjardins est alléchante et souvent surprenante, non dans ses choix premiers (filet de truite, côte de bœuf, risotto ou suprême de canard par exemple) mais dans les modes de cuisson (poulet braisé à l’hydromel, confit…) et les accompagnements originaux: purée de fèves blanches à l’ail rôti, risotto à la courge musquée, champignons et poireaux, purée de céleri-rave et pommes.

En dessert, on rajeunit ici le traditionnel pouding chômeur québécois; la tatin de pommes peut s’adjoindre un foie gras poêlé et le macaron au citron est un vrai délice…

http://www.restaurantlacoupole.ca

Lumières sur la ville

Le Festival Montréal en lumière annonçait cette semaine sa programmation gastronomique, pour sa quinzième édition, du 20 février au 2 mars.

Voici en vrac ce qui m’a le plus et le moins épatée !

Lumière sur Montréal: le 18 février, en pré-ouverture, une soirée gastronomique (avec 25 chefs montréalais) et culturelle (avec Pierre Lapointe, Jorane et Michel Rivard notamment)…dans ce lieu magique qu’est la SAT (Société des arts technologiques), le tout au profit de Centraide qui distribue ses dons à divers organismes sans but lucratif de Montréal.

– San Francisco, ville à l’honneur: avec notamment la venue d’Emmanuelle Leftick, du Benu Restaurant, à La Fabrique. C’est l’une des étoiles montantes parmi les chefs d’Amérique et sa carte de visite compte le Torontois Susur Lee, resto que j’ai adoré en son temps !

Un coup de chapeau à Haiti, avec entre autres  un gros repas convivial orchestré par Stephan Berrouet Durand, du Plaza Hôtel de Port-au-Prince.

La série des Amitiés gourmandes, sponsorisée par Air France

Les Laurentides en ville: une série de rencontres de chefs montréalais et laurentiens.

un cours de cuisine pour enfants: chez Appolo Concept, deux dimanches après-midis

La Fête des fromages d’ici... avant l’envahissement attendu des fromages européens sur fond d’accord de libre-échange.

Le dîner des anciens combattants (des anciens du Toqué!), en formule brunch au Toqué !

un menu tout truffes à la Brasserie T.

Les ateliers du Marché Jean-Talon, avec producteurs et chefs des Laurentides, animés par Jean-Paul Grappe.

Les balades culinaires dans Montréal: centre-ville, Vieux-Montréal, Petite Italie ou quartier des spectacles.

Au Pullman, le retour pour un soir de Paryse Taillefer, de la regrettée La Paryse.

LE MOINS

– le côté racoleur vedettes: ou comment se servir de vedettes pour attirer le client dans les restos qui les reçoivent pour un ou deux soirs? De Grégory Charles à France Castel, en passant par Alexandre Despatie ou Boucar Diouf… On aime ou on n’aime pas !

De nouveaux produits français bientôt au Québec ?

J’ai découvert lors du dernier événement d’Ubifrance à Montréal fin octobre plusieurs beaux produits français qu’on espère voir bientôt arriver au Québec:

– une soupe de poissons bien onctueuse de Chez Fonfon, une maison familiale de Marseille qui a son propre resto. Elle produit aussi bouillabaisse, rouille et aïoli. (www.chez-fonfon.com)

– une gelée de piment d’Espelette de la maison Gaztelua, du Pays Basque (www.maison-inona.com)

– même s’il n’est plus à découvrir le sel de Guérande, en version sel fin, gros sel ou fleur de sel, est toujours un beau produit. On rappelait qu’il était 100% naturel, non raffiné, non lavé et sans additif… J’ai bien aimé leurs sous-produits de sel aromatisé aux algues ou aux herbes. (www.seldeguerande.com).

– les lentillons de la Champagne: superbe petite lentille rose, à goût fin vaguement sucré spécifique du terroir calcaire de la Champagne. Produit par la petit compagnie de Reims Louise Bon, dont on aimerait bien une exportation vers Montréal ! (www.louisebon.com)