François Hollande au Canada, dont le Québec, mi-octobre
Le président de la République française viendra faire son tour au Canada et au Québec mi-octobre pour « trois ou quatre jours », selon l’ambassadeur de France au Canada, Philippe Zeller. Ottawa, Québec, Montréal sont des passages obligés mais on aimerait lui montrer « une vision d’ensemble » du Canada, avec peut-être une étape plus à l’ouest du pays…
Suite de la saga des droits de scolarité d’étudiants français au Québec
Curieux comme certains vont vite en besogne pour crier victoire ! Dans la presse québécoise, on annonçait la semaine dernière que les Libéraux au pouvoir ne remettraient pas en cause l’avantage dont bénéficient les jeunes français qui viennent faire des études au Québec (où ils paient comme quelques autres francophones les mêmes frais de scolarité que les Québécois, soit environ 2000 $ par an, contrairement aux autres étrangers qui déboursent beaucoup plus d’argent). L’annonce d’un changement, inscrit au projet de budget par l’ancien gouvernement Marois et promis aussi par les Libéraux durant la dernière campagne électorale, avait provoqué un tollé dans la communauté française au Québec et fait jaser jusqu’au Quai d’Orsay.
La nouvelle ministre des Relations internationales, Christine Saint-Pierre, est revenue sur le sujet après avoir « senti l’inquiétude », indiquant ne pas vouloir remettre en cause « nos relations diplomatiques avec Paris » sur cette question. Ce qui ne veut pas dire que les Libéraux vont maintenir l’avantage des étudiants français au niveau actuel…
Rencontré début mai, le sénateur Michel Rivard, vice-président de l’association interparlementaire Canada-France, déplorait « l’irritant » du projet de hausse des frais de scolarité pour les Français au Québec. Et Philippe Zeller, ambassadeur de France au Canada rencontré le même jour à Ottawa, notait que personne n’avait cru bon d’informer le gouvernement français de la mesure intégrée dans le budget québécois… En jeu : 85 millions de dollars selon lui qui sont reversées aux universités pour les indemniser du manque à gagner actuel, alors que les retombées directes de l’accueil d’étudiants français au Québec seraient de 300 millions de dollars par an (frais de transport compris). Sans compter qu’au moins 15% restent ensuite au Québec.
La France, ajoutait-il, demandera à tout le moins un étalement dans le temps de la suppression de l’avantage, si Québec décidait de maintenir la mesure budgétaire, pour ne pas pénaliser les Français qui sont en ce moment aux études au Québec. Ce devrait être aussi l’occasion, selon lui, de réfléchir sur la coopération privilégiée qui unit la France et le Québec et sur les façons de la renforcer.
Affaire à suivre !
Été 2014 – les nouveautés au Québec- 4ème volet
Les régions du Québec se préparent à une nouvelle saison touristique. Voici quelques nouveautés qui ont retenu mon attention
MONTRÉAL
– Le Parc Exalto sera le premier parc acrobatique urbain au Canada: en mai, sur l’esplanade du Parc olympique (www.espacepourlavie.ca)
– Un nouvel hôtel ALT, dans le quartier branché de Griffintown.
OUTAOUAIS
– Dodo en chalet rustique dans Pontiac, avec Rafting Momentum, avant le rafting et la luge d’eau. (www.raftingmomentum.com)
– Dodo près des loups, des ours et des daims, au Parc Omega, en tente prospecteur, cabane sur pilotis ou wi-tente (www.parcomega.ca)
– Tour d’observation panoramique au Parc régional du Mont Morissette, dans la vallée de la Gatineau.
SAGUENAY – LAC-SAINT_JEAN
– Une nouvelle via ferrata sur les hauteurs du fjord du Saguenay, dans le parc national du Fjord du Saguenay (www,sepaq.com/pq/sag)
– La Véloroute du fjord du Saguenay: elle relie désormais Jonquière à Tadoussac. (www.veloroute-bleuets.qc.ca)
– Un forfait kayak sur le lac Saint-Jean avec coucher en îloft, un « loft » flottant avec dôme vitré (www.equinoxaventure.ca)
BAS-SAINT-LAURENT
– Une fromagerie artisanale au nom sympathique: La Tête sur le Bio, à Sainte-Luce.
– Le centenaire du naufrage de l’Empress of Ireland, au large de Sainte-Luce : au Site historique de la Pointe-au-Père.
– Deux nouvelles maisonnettes pour cocooning, modernes et épurées, sur l’île aux Lièvres.
Été 2014 – les nouveautés au Québec – 1er volet
Les régions du Québec se préparent à une nouvelle saison touristique. Voici quelques nouveautés qui ont retenu mon attention.
RÉGION DE QUÉBEC
– Le look nouveau du Château Frontenac (chambres, restauration): http://www.youtube.com/watch?v=1b5xAvwexkw
– Une nouvelle via ferrata à la Vallée Bras-du-Nord (Portneuf), en plus d’une passerelle neuve, d’un camping rustique et de 20 km supplémentaires de sentiers (www.valleebrasdunord.com)
– Une grotte (celle de Saint-Casimir) à arpenter en visite guidée: un parcours de 3 h plutôt sportif. http://www.natureportneuf.com/default.asp?no=42
CHARLEVOIX
– Une mauvaise nouvelle: la fermeture totale pour un an du parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie pour travaux majeurs de barrage.
– De nouveaux chalets EXP pour deux personnes au parc national des Grands- Jardins
– Une randonnée champignons avec Aventure Laurentienne.
– L’Auberge Carpe Diem, à Baie-Saint-Paul, dans un ancien presbytère. Sentiers et restaurant sur place.
-l’Auberge de jeunesse de La Malbaie et son resto-pub, en plein coeur du village.
– L’Auberge La Fascine et son bistro culturel, à l’Isle-aux-Coudres.
LAVAL
– Un club de pagayeurs voit le jour au Parc de la Rivière-des-Mille-îles.
Tremblant fête ses 75 ans
La station de ski alpin Tremblant a fêté ses 75 ans il y a quelques jours en invitant ses visiteurs et employés à former un grand 75 en bas des pistes, image qui a été immortalisée vue du ciel !
N’ayant jamais skié pour ma part à cette station pourtant réputée du Québec, j’ai passé récemment un bel après-midi sur les pistes à découvrir ses versants nord, sud et soleil. J’ai été épatée par la rapidité d’ascension aux sommets, les panoramas magnifiques sur les montagnes enneigées et le lac Tremblant, les belles pistes faciles, tout particulièrement la Nansen qui dévale gentiment le Versant nord sur six kilomètres.
Le lendemain, j’ai découvert la randonnée alpine, nouvelle activité de la station, avec un guide extra. Départ avec un équipement un peu lourd du village piétonnier: skis paraboliques avec peaux synthétiques et bottes dotées d’un système mixte pour monter et redescendre comme en ski alpin. La progression vers le haut du télésiège Flying Mile fut plutôt lente, en forêt comme en bord de piste, mais quel délice ensuite de sortir les peaux, de retourner la fixation et de fixer les bottes avant de redescendre tambour battant sur la piste de ski alpin ! On apprécie d’autant plus la glisse…
En après-midi, changement de style pour monter à la force des piolets et des crampons aux pieds à même une paroi de glace. Un piolet dans chaque main, on casse la glace pour les planter bien solidement l’un après l’autre avant de se hisser de quelques centimètres tout en tapant du bout du pied dans la glace pour s’appuyer et progresser vers le haut. « Tape comme dans un ballon de foot », me dit Bjarne, Danois d’origine et instructeur en escalade de glace. Plus facile à dire qu’à faire, surtout quand la glace est bien dure. Une chance qu’il m’assure avec une belle corde car je dérape deux ou trois fois avant d’atteindre, 25 mètres plus haut, le sommet de la paroi… épuisée ! La descente en rappel est plutôt revigorante et gratifiante !
Je n’aime pas trop le village piétonnier de Tremblant, qui respire le factice, mais j’ai adoré dormir au Marriott Tremblant, au pied du village et à deux pas du départ du Cabriolet qui transporte gratuitement les skieurs de la Place des voyageurs à la base de la télécabine. Tellement facile pour le ski et l’après-ski.
Mention spéciale pour le bon expresso du Grain de café et pour la gentillesse de tous les employés de la station !
http://www.tremblant.ca; 1800 461-8711
L’érable dans tous ses états
Lors de la Fête de l’érable 2014 organisée début février par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, l’optimisme était de mise quant à l’avenir du sirop made in Québec et aux produits qui lui sont associés. J’ai bien aimé goûter à l’eau d’érable de marque Napsi pendant tout un repas au Sofitel de Montréal. Pour sa deuxième année, cette eau d’érable a dépassé le million de litres vendus.
Le réseau des « créatifs de l’érable », chefs, boulangers, traiteurs, brasseurs, pâtissiers ou glaciers, sont maintenant plus de 100 au Québec. Au concours 2013 qu’il organise, Thomas Ginieis, du Valois, a remporté le 1er prix avec un homard ivre… Dave Carlos-Bélanger, de l’Auberge des Glacis, gagnait le second prix avec un esturgeon à l’eau d’érable et Olivier Perret, du Renoir, le troisième prix avec une pieuvre grillée et truffe d’été, eau d’érable et citron vert. Le concours 2014 a pour thème « les alcools d’érable du Québec ».
La Fédération a fini l’année 2013 avec un record de récolte et des ventes dans plus de 50 pays, dont les États-Unis où les ventes ont dépassé celles de 2012. Avec 7300 entreprises, l’industrie a le vent en poupe et ne manque pas de projets, dont celui d’organiser des « ateliers pédagogiques de l’érable » pour les enfants du primaire. Elle cherche aussi à faire reconnaître l’érablière comme un site naturel du patrimoine mondial de l’Unesco ! La fédération met aussi de l’avant la contribution de ses membres acériculteurs au bilan carbone de la province, avançant que les forêts exploitées pour le sirop d’érable sont d' »importants réservoirs de carbone ».
Selon une étude de l’Université Laval, le sirop d’érable aurait un effet positif sur l’indice glycémique et les hormones métaboliques du corps humain. Riche en glucose et en minéraux (manganèse, magnésium, zinc), il serait nettement meilleur que d’autres sucres naturels pour la santé et pour les sportifs.
Pour en savoir plus: http://www.jaimelerable.ca
Une fromagerie modèle
La Fromagerie Hamel est une vraie entreprise familiale ayant pignon sur rue au Marché Jean-Talon et à celui d’Atwater mais qui a quatre autres boutiques dans Montréal. Ian Picard, maître-fromager-affineur présentait la semaine dernière aux journalistes le nouvel agencement de la fromagerie du marché Jean-Talon, avec un espace plus convivial pour « magasiner » du fromage et d’autres produits fins.
En façade, une nouvelle cave à fromages vitrée de trois côtés laisse voir les fleurons de la maison ! « C’est vraiment un écrin pour les bijoux que sont les fromages », expliquait un Ian Picard enthousiaste. Au centre de la cave de garde trônait une demie-meule d’un fromage d’exception que nous avons eu la chance de goûter: le Pionnier. Le fromage de lait cru de vache et brebis, à pâte ferme pressée cuite et à croûte lavée, était vraiment délicieux ! Sauf que Le Pionnier est produit en quantité limitée, ce qui fait que même la fromagerie Hamel ne peut l’offrir que quelques fois par an. Il est le fruit du travail commun de la Fromagerie Nouvelle France, à Racine, et de la Fromagerie du Presbytère, à Sainte-Élizabeth-de-Warwick.
Dans la gamme Le Pic (surnom des Picard), d’excellents fromages ont été sélectionnés au Québec comme en Europe par Ian Picard qui assure ensuite leur vieillissement. J’ai bien aimé le Comté Le Pic, au lait cru de vache, et le Veinard, au chèvre, mais le Pic Amour Le Pic en mettait décidément trop en lait et crème de vache, avec croûte épaisse de bleuets et canneberges macérés dans le Sortilège au whisky et sirop d’érable. Par contre, le Saint-Félicien Le Pic moulé à la louche et le Maroilles affiné à la bière emportaient immédiatement mon adhésion.
Vive les fromages !
En Toscane chez une viticultrice québécoise – 3 – Tourisme oenologique
Les vacanciers qui louent chambre ou appartement au Miccine aiment bien vivre au rythme du vignoble. Au temps des vendanges – généralement dans la première quinzaine d’octobre – Paula Cook leur fait toujours faire un tour guidé du domaine, en leur expliquant les ressorts de son travail en viticulture intégrée et bio. Ils peuvent mettre la main à la pâte en participant aux vendanges, voir les gens travailler au chais…
Le printemps est aussi une excellente saison pour visiter la Toscane. « En mai et juin, explique Paula, il faut faire le choix des bourgeons à conserver sur les ceps de vignes et c’est le temps de l’embouteillage du vin, de l’étiquetage, de la préparation des commandes. Les gens adorent participer ! »
Évidemment, les dégustations sont aussi à l’honneur au Miccine. Pour cinq euros, on peut goûter à toute la gamme des cinq vins de la propriété… remboursable à l’achat d’une bouteille.
Le studio se loue 90 euros pour deux et les deux appartements pour quatre personnes entre 1500 et 1800 euros la semaine. On peut aussi louer les services d’un chef local pour un repas ou un cours de cuisine italienne !
La photo de la semaine
En Toscane chez une viticultrice québécoise – 2 – Au chais !
Les raisins prennent la direction du chais du Miccine chaque jour de vendange. Les grappes sont « éraflées » à la machine, laissant les tiges de côté pour écraser ensuite les baies dont la peau va donner sa couleur au vin. Pulpe, peau et pépins restent en cuve dix jours avant qu’on sépare le jus des substances solides après pressage, du moins pour le blanc. Pour le rosé, tout reste dans la cuve pour six à douze heures. Le « rosé de saignée » est ensuite obtenu en enlevant une partie des substances solides. Le reste est utilisé pour un vin rouge en moins grande quantité mais de meilleure qualité, à cause de la concentration du moût de raisin rouge, moins liquide mais avec plus de peaux, donc plus coloré et avec un bon tanin, explique Paula Cook.
Le Miccine ne produit que 300 bouteilles environ de rosé par an. « Je l’ai fait pour ma mère et parce que c’est un bon produit pour l’été », dit la viticultrice. Quelque 700 bouteilles de blanc sont aussi produites chaque année. Le plus gros de la production est en rouge (18000 bouteilles), en majorité pour son Reserva (seul produit à la SAQ québécoise) et son Chianti Classico, à 80% Sangioves, dont le millésime 2007 a raflé la médaille d’or aux mondiaux du vin en 2009 à Chicago.

























Grouille pour pas qu'ça rouille