Totalement gourmand !
Quel slogan invitant… Il accompagne la toute nouvelle création d’une appellation Terroir et Saveurs, regroupant des « producteurs » d’expériences gourmandes au Québec.
Plusieurs bannières ont uni leurs forces pour lancer ce nouveau label : Gîte du Passant, Auberge du Passant, Table champêtre, Table aux Saveurs du Terroir, Ferme Découverte et Relais du Terroir !
Au total, 450 « adresses » reçoivent la certification : bonnes tables, vignobles, vergers, crèmeries, mielleries, gîtes, auberges de toutes les régions… Voilà une belle idée pour lancer la « saison touristique gourmande » au Québec.
Les cyclistes bienvenus dans les parcs québécois
La SÉPAQ annonce avoir signé un protocole d’entente avec Vélo Québec pour obtenir l’attestation Bienvenue Cyclistes ! En échange, les parcs, centres touristiques et réserves du Québec sous gestion de la Sépaq vont offrir aux voyageurs se déplaçant uniquement à bicyclette des emplacements de camping sans réservation. Premier arrivé, premier servi toutefois !
Une bonne nouvelle pour les cyclotouristes.
Inouïe Inuit
De passage à Paris mi-mai, j’ai visité pour la première fois le Centre culturel canadien, magnifiquement situé à deux pas des Invalides. À tous les amoureux du Canada, et du Québec en particulier, on devrait conseiller de suivre la passionnante programmation de cet organisme, en cinéma, conférences, expos, concerts…. Il y avait lors de mon passage une expo consacrée à l’artiste inuit Kenojuak Ashevak, décédée en janvier dernier. Elle présentait quarante de ses œuvres, issues de la collection personnelle de Claude Baud, un Français passionné d’art inuit.
L’exposition fait la part belle à des dessins et gravures de l’artiste qui a vécu à Cape Dorset, au Nunavut, berceau de l’art inuit au Canada. J’y ai notamment appris que la plupart des dessinateurs-peintres inuit laissaient carte blanche aux graveurs pour décider des couleurs. comme si le dessin terminé, l’œuvre n’appartenait plus à son créateur mais laissait toute la place au suivant pour réaliser la gravure et la colorer à sa guise, ce qui me semble assez unique au monde !
Centre culturel canadien: www.canada-culture.org
On crée à Montréal
Reconnue pour sa vitalité artistique, la ville de Montréal a de bonnes raisons d’attirer les touristes (comme ses propres habitants) intéressés par les découvertes culturelles originales.
Les dix circuits proposés dans le nouveau Guide du Montréal créatif, édité par la maison d’édition Ulysse, invitent à plonger dans l’univers des arts numériques, des arts visuels, des arts de la scène, de la musique et du design.
Signé par le journaliste Jérôme Delgado, il explore la métropole québécoise par quartiers, avec leurs musées, galeries d’art, théâtres, ateliers, centres d’artistes… tout en faisant la part belle aux œuvres d’art public, des murales aux graffitis les plus étonnants. Sans oublier quelques bonnes adresses de restos, bars et cafés où rencontrer des artistes montréalais.
Le Guide du Montréal créatif est disponible en version papier pour 29,95$, en version numérique pour 21,99$ et par chapitres numériques (de 0,99$ à 3,99$ chacun).
Sarkozy payé; journalistes payeurs ?
Jeudi dernier, l’ex-président français Nicolas Sarkozy nous faisait l’honneur d’une visite-éclair à Montréal, histoire de renflouer son compte personnel (de plus de 180.000 euros selon certaines rumeurs)! A la manière de Bill Clinton et de Tony Blair, il a en effet trouvé un bon moyen de valoriser ses compétences passées d’homme d’État en les « vendant » au plus offrant lors de conférences internationales. Il était l’invité de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et quelle ne fut pas ma surprise la veille en appelant la dite chambre pour y assister comme journaliste en vue de rendre compte de cette digne visite dans Le Monde.
« Si vous vouliez assister à la conférence de Nicolas Sarkozy, il fallait vous inscrire et payer ». C’est la réponse qu’on me donna, en ajoutant que de toutes façons les 750 billets étaient déjà vendus… En plus de trente ans de carrière de journaliste, c’est la première fois qu’on me refusait l’accès à une conférence de personnalité publique ! Même l’attachée de presse de M. Sarkozy a eu le culot de me répondre au téléphone que la conférence donnée au Palais des congrès était « à caractère privé ». Pourtant, la conférence de la « vedette » Sarkozy avait été annoncée publiquement et près de 800 personnes, essentiellement le gratin du milieu des affaires québécois, avaient répondu à l’appel !
Pour « rencontrer l’homme reconnu pour l’énergie avec laquelle il a dirigé la deuxième puissance économique européenne et partager un moment inspirant », selon la chambre de commerce, ils avaient déboursé 170 à 600 euros (avec repas). A ce dernier prix, on obtenait « l’une des 150 meilleures places à table et une photo individuelle avec M. Sarkozy » ! L’histoire ne dit pas combien sont repartis avec leur photo-souvenir…
En échange, l’ex-président a livré une conférence de deux heures, en partie sous la forme d’une discussion avec l’ancien ministre conservateur canadien Michael Fortier, devenu vice-président de la branche Marchés des Capitaux de la Banque royale du Canada, première banque au pays.
Émoustillée par la mise à l’écart des journalistes, je me suis pointée à la sortie de la salle de conférences, comme quelques autres, pour recueillir des commentaires de participants. Les langues se déliaient facilement et l’avis semblait unanime pour saluer la prestation de M. Sarkozy, « fraîche et pleine d’humour » après une « vraie déclaration d’amour à Montréal et au Québec » et avant d’aborder le très sérieux thème de la conférence : « l’état de l’économie mondiale, les perspectives pour l’Europe et les nouveaux équilibres qui caractérisent la gouvernance mondiale ».
J’ai raconté aux lecteurs du Monde les propos rapportés par les VIP groupies de M. Sarkozy…(http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/04/26/la-vedette-sarkozy-defend-l-unite-europeenne-a-montreal).
Louis Hébert, professeur en stratégie à HEC Montréal le jugeait « touchant » quand il évoquait les liens profonds qui unissent la France et le Canada depuis la première guerre mondiale et « très convaincant sur l’importance pour les grandes puissances de travailler ensemble plutôt que de s’isoler et d’ainsi demeurer forts ». Exit les sujets sensibles comme la politique française et la relation triangulaire France-Canada-Québec : Nicolas Sarkozy aurait préféré donner son point-de-vue sur des sujets d’actualité : la crise de l’euro; l’Islam et l’Occident; l’Iran; la Syrie; la montée en puissance du Brésil, de l’Inde et de la Chine…L’état de l’Union européenne a tenu le haut du pavé. Il a été « très rassurant » à ce sujet, disait une cadre en finances. Se plaçant « en vrai militant de la cause européenne, il a dit qu’il n’y avait pas d’euro sans Europe et pas d’Europe sans euro », soulignait Daniel Amar, conseiller au cabinet du ministre québécois du Tourisme.
Nicolas Sarkozy posait « un regard perçant » sur les questions internationales, estimait le ministre québécois des Affaires internationales, Jean-François Lisée, jugeant que le conférencier partageait « la conviction que l’Europe allait tenir » et que « la volonté de paix était le ressort qui la soudait toujours ». L’ancien président aurait aussi appelé de ses vœux une « alliance commerciale Europe-Canada-États-Unis », selon Francis Lacombe, vice-président de la société Technostrobe. Alors que les négociations d’un accord de libre-échange Union européenne-Canada traînent en longueur et qu’un autre accord avec les États-Unis est annoncé, M. Sarkozy aurait plaidé pour une alliance tripartite, étant convaincu d’après M. Lacombe que ce serait la meilleure voie pour « modifier le rapport de force face à la Chine ».
Sur la situation économique française, M. Sarkozy aurait surtout plaidé pour une révision du pouvoir de dépenser de l’État et pour une baisse des charges dans le secteur productif. Quant à son retour éventuel en politique, sur lequel il a été questionné, M. Sarkozy aurait été, selon M. Lisée, « d’un silence de sphinx »…
Un spa théâtral
Quelle belle idée originale ont eu les propagandistes de l’ATSA (un groupe au nom peu politiquement correct d’Action terroriste socialement acceptable qui ne fait rien de terroriste mais tout dans le dérangement de nos petites habitudes…)
En plein Montréal, l’ATSA a décidé de transformer du 10 au 15 juin prochain un théâtre – l’Espace libre – et la rue Coupal adjacente en un spa public dénommé « Spa libre ». Il propose des forfaits amusants: « mouillez-vous » et « restez au sec ». Personnellement, je vais prendre le premier car j’adore les spas et ce n’est pas pour y rester au sec.
Avec ce projet, l’ATSA veut questionner notre relation au confort, le culte du bien-être et du « droit » au loisir, tout en évoquant les problèmes sociaux, politiques et internationaux auxquels nous sommes confrontés au quotidien. Comment ? En intégrant le spectateur dans une démarche déambulatoire dirigée… au Spa libre. Gougounes aux pieds, maillot et peignoir sur soi après passage aux vestiaires avec le forfait « mouillez-vous », vous serez guidés par le directeur du spa, le prof de yoga, un reporter et un trader dans les différentes stations extérieures et intérieures de détente et de réflexion collective: jardin, chaises longues, bain tourbillon, sauna, salle de massage et de méditation yoga-Humana Prana…
Au programme de cette drôle de pièce: « un moment vitaminé de détente et d’émotions régénératrices… peut-être pour mieux se révolter » ! En tout cas, sans manquer d’humour…
Billets: 514 521-4191 ou www.espacelibre.qc.ca
Le premier Grévin hors de France ouvre à Montréal: des vedettes plus vraies qu’en vrai
Au bout d’un couloir sombre, la lumière éclate dans la première galerie Paris-Québec du nouveau Grévin Montréal (avant Prague en 2014, puis Singapour). L’hommage à l’amitié franco-québécoise passe par la rencontre « scénarisée » de statues de cire hyperréalistes de vedettes. Michel Drucker pose ainsi avec l’animatrice québécoise Julie Snyder et le parolier Luc Plamondon; Aznavour n’a d’yeux que pour la chanteuse Marie Mai; Nicolas Vanier pousse son traîneau à chiens en direction de Gilles Vigneault; Franck Dubosc fait de l’humour avec Stéphane Rousseau, tandis qu’Yves Duteil gratte sa guitare avec Roch Voisine et l’imitatrice Véronic Dicaire.
Sur une reproduction de patinoire, Robert Charlebois joue au hockey avec les grands du Canadien de Montréal. Le « vrai » n’en revient pas de la finesse du « travail d’artiste » sur son frère jumeau qui « va vivre bien plus longtemps » que lui-même.
Les statues sont en effet plus vraies que nature. Tellement qu’en déambulant dans la salle de bal archi-comble le jour de l’inauguration, j’ai plusieurs fois dit pardon à une vedette de cire ! Et souris à ma reine préférée (ci-dessus) et astronaute préférée (ci-dessus).
Le musée parisien est plus que centenaire mais celui de Montréal est son porte-étendard pour dépoussiérer la « marque ». Il ne donne pas seulement une seconde vie à 120 personnalités, de Jacques Cartier à Céline Dion qui trône dans la salle de bal, avec René Angélil en arrière-plan ! Le Grévin Montréal offre aussi un spectacle multimédia immersif, une expérience interactive dans la peau d’un personnage de jeu vidéo et un atelier-découverte sur les coulisses de Grévin, avec captage numérique de la tête du visiteur et création virtuelle de sa propre statue, estampillée Grévin.
Ayant redonné vie aux derniers étages du Centre Eaton (ce qui devrait ravir les commerçants aux étages inférieurs), le Musée Grévin s’est aussi adjoint le chef Relais & Châteaux Jérôme Ferrer pour ouvrir un resto-boutique à l’ambiance très bistro parisien. Au menu du Café Grévin par Europea, petit déjeuner, boîtes à lunch, salades-repaset un rayon extra de boulangerie et pâtisseries fines. A déguster sur place ou à emporter.
Une Québécoise en Toscane
Il y a quelques semaines, j’ai fait la rencontre de Paula Papini Cook, 27 ans, viticultrice née en Montérégie, au Québec, et propriétaire d’un vignoble sur les hauteurs de la Toscane (entre Florence et Sienne !
Diplômée en agriculture de la réputée Université McGill, à Montréal, elle a étudié viticulture et œnologie à Angers, en France, puis en Italie, avant de chercher un nouveau port d’attache pour pratiquer le métier qu’elle aime. Et c’est en Toscane qu’elle a atterri.
Le Miccine compte sept hectares de vignes entre Radda in Chianti et Gaiole in Quianti, en plus d’une superbe villa rénovée et transformée en maison d’hôtes de style… toscan. Elle peut accueillir entre 8 et 10 personnes en quatre studios qui dominent le vignoble. Avec grande piscine et un chef qu’on peut faire venir à la demande pour mitonner de bons petits plats italiens. Pour quatre personnes, les prix varient de 1200 à 1800 euros la semaine selon la période.
L’idéal est sans doute d’aller y vivre l’expérience des vendanges fin septembre ou début octobre, un grand moment de convivialité et d’agapes comme je l’ai maintes fois expérimenté dans ma jeunesse à Bordeaux ! Reste qu’en tout temps, chez Mme Cook, les clients peuvent suivre les travaux quotidiens dans les vignes, comme au chai ou à la salle de dégustation.
La vigneronne a choisi de produire moins plutôt que plus, soit à peine 30.000 bouteilles par an. Ses cinq vins (quatre rouges et un blanc) sont de purs produits sans pesticide ni engrais chimique… en attente d’une certification bio pour les prochaines années.
On trouve notamment à la SAQ québécoise Le Miccine, Chianti Classico, 100% Sangiovese, 2009, au prix de 23,60 $. Élégant et moyennement acide, on lui reconnait un bouquet complexe de fruits murs.
http://www.lemiccine.com
Cuisine électro
J’adore recevoir ce genre de communiqué de presse sur de vrais originaux.
Issu de la galaxie des Bergen, bien connus des critiques gastronomiques québécois puisqu’ils sont en charge des communications pour les Relais & Châteaux canadiens, celui-ci fait toutefois bande-à-part.
Eric-Pierre Bergen (dit EP), est le co-fondateur de Bran Van 3000, auteur-compositeur-interprète-producteur d’une musique bien spéciale. Il vient de « mijoter » un album dédié à sa deuxième passion, la cuisine !
L’aimant conviviale et rythmée, il livre avec Cooking Jams – L’album gourmand une compilation de compositions électro originales, adaptée au chef qui mitonne ses plats comme plus tard à table, en fond sonore.
« Mes meilleurs souvenirs, dit-il, sont souvent ceux passés autour d’une table. En regardant les photos de famille, on croirait que j’ai passé ma vie à table et dans mon cas, en cuisine avec ma mère qui a développé mes techniques, mon palais et l’amour du bon et du vrai ».
Les pièces musicales sont disponibles dès à présent sur ITUNES et AMAZON .
Comme à la campagne…
L’hôtel du Massif, à Baie-Saint-Paul, est « le plus urbain des hôtels de campagne », dit son directeur général Richard Germain en faisant la visite guidée des lieux. Ouverte depuis quelques mois, La Ferme a une parenté évidente avec le groupe des hôtels Germain où œuvrait lui-même auparavant M. Germain, le frère de Christiane Germain, la PDG du groupe… Il m’apprend (ou l’ai-je oublié) que Daniel Gauthier, l’homme derrière le méga-projet du Massif, a aussi investi dans les Germain. Presqu’une histoire de famille…
Hôtel-boutique lui aussi, La Ferme mêle néanmoins rustique et contemporain. On aime ces références permanentes en décoration au passé des lieux : une vraie grande ferme au milieu des champs donnant sur la baie, tout proche du centre-ville de Baie-Saint-Paul. Le bois voisine avec le béton dans des bâtiments au noms évocateurs : la Basse-cour, le Clos, la Bergerie, le Moulin. Certaines chambres ont des murs en portes de grange; toutes ont des reproductions de photos anciennes de la région… Lors de notre visite, une vieille dame s’est reconnue juchée sur une motoneige quand elle était nettement plus jeune !
Dans cet « anti-resort », les chambres sont aussi chaleureuses et bien conçues que les espaces communs, dont le lounge-bibliothèque-bar Le Bercail (avec vins au verre et petits repas à prix honnêtes), le Café du marché (et sa jolie boutique) et le Spa du Verger. Relativement modeste, celui-ci offre tout de même de très beaux espaces de relaxation, jouxtant le bain vapeur et le sauna à la lumière naturelle. Dans le couloir, une curieuse machine à glace: après le sauna, on peut s’enduire le corps de cette fine glace concassée avec huiles aromatiques !
L’hébergement de classe supérieure fait sa place aux moins argentés ! Au-dessus de la gare où arrive le train du Massif en provenance de Québec, il y a douze chambres vraiment originales, avec quatre lits escamotables de standard comparable aux autres. Au total 48 lits disponibles selon une formule de type auberge de jeunesse, empruntée selon Richard Germain à un hôtel suisse. A 175 dollars la chambre, pour quatre personnes, on approche du prix d’un refuge dans un parc québécois sans eau, ni électricité !
A l’étage du bâtiment principal, coup de cœur pour le restaurant Les Labours. Sa cuisine centrale ouvre sur la belle salle, elle-même abondamment éclairée de l’extérieur. Le service est rapide, efficace et chaleureux. A table, on se régale de bons produits du terroir charlevoisien, traités avec grande classe par le chef David Forbes, un ex de Leméac, à Montréal. De quoi compléter avec brio l’expérience d’un hébergement à La Ferme qu’on peut aussi coupler avec un bon spectacle, car La Ferme a une salle hors-pair côté acoustique et une programmation de haute volée !
Les plus : la literie ; mille détails de déco, dont de fabuleux luminaires, boîtes de lait recyclés et créations d’un atelier de jeunes décrocheurs de Baie-Saint-Paul. On comprend que La Ferme ait remporté tout récemment le premier prix des Retail and Leisure Interiors Awards 2012 – catégorie Hotels and Service Retailers !
Les moins : les « placotages-bavardages » au spa extérieur; les démarches un peu lentes à l’accueil.










Grouille pour pas qu'ça rouille