Archive par auteur | Anne Pélouas

Une Québécoise en Toscane

Il y a quelques semaines, j’ai fait la rencontre de Paula Papini Cook, 27 ans, viticultrice née en Montérégie, au Québec, et propriétaire d’un vignoble sur les hauteurs de la Toscane (entre Florence et Sienne !
Diplômée en agriculture de la réputée Université McGill, à Montréal, elle a étudié viticulture et œnologie à Angers, en France, puis en Italie, avant de chercher un nouveau port d’attache pour pratiquer le métier qu’elle aime. Et c’est en Toscane qu’elle a atterri.
Le Miccine compte sept hectares de vignes entre Radda in Chianti et Gaiole in Quianti, en plus d’une superbe villa rénovée et transformée en maison d’hôtes de style… toscan. Elle peut accueillir entre 8 et 10 personnes en quatre studios qui dominent le vignoble. Avec grande piscine et un chef qu’on peut faire venir à la demande pour mitonner de bons petits plats italiens. Pour quatre personnes, les prix varient de 1200 à 1800 euros la semaine selon la période.
L’idéal est sans doute d’aller y vivre l’expérience des vendanges fin septembre ou début octobre, un grand moment de convivialité et d’agapes comme je l’ai maintes fois expérimenté dans ma jeunesse à Bordeaux ! Reste qu’en tout temps, chez Mme Cook, les clients peuvent suivre les travaux quotidiens dans les vignes, comme au chai ou à la salle de dégustation.
La vigneronne a choisi de produire moins plutôt que plus, soit à peine 30.000 bouteilles par an. Ses cinq vins (quatre rouges et un blanc) sont de purs produits sans pesticide ni engrais chimique… en attente d’une certification bio pour les prochaines années.
On trouve notamment à la SAQ québécoise Le Miccine, Chianti Classico, 100% Sangiovese, 2009, au prix de 23,60 $. Élégant et moyennement acide, on lui reconnait un bouquet complexe de fruits murs.
http://www.lemiccine.com

Cuisine électro

Photo EP Bergen guitar

J’adore recevoir ce genre de communiqué de presse sur de vrais originaux.

Issu de la galaxie des Bergen, bien connus des critiques gastronomiques québécois puisqu’ils sont en charge des communications pour les Relais & Châteaux canadiens, celui-ci fait toutefois bande-à-part.

Eric-Pierre Bergen (dit EP), est le co-fondateur de Bran Van 3000, auteur-compositeur-interprète-producteur d’une musique bien spéciale. Il vient de « mijoter » un album dédié à sa deuxième passion, la cuisine !

L’aimant conviviale et rythmée, il livre avec Cooking Jams – L’album gourmand une compilation de compositions électro originales, adaptée au chef qui mitonne ses plats comme plus tard à table, en fond sonore.

« Mes meilleurs souvenirs, dit-il, sont souvent ceux passés autour d’une table.  En regardant les photos de famille, on croirait que j’ai passé ma vie à table et dans mon cas, en cuisine avec ma mère qui a développé mes techniques, mon palais et l’amour du bon et du vrai ».

Les pièces musicales sont disponibles dès à présent sur ITUNES et AMAZON .

 

Les Francofolies de Montréal ont 25 ans

photo

L’Équipe Spectra dévoilait hier la programmation en salles de cet événement-phare de la chanson francophone, prévu du 13 au 22 juin. Un melting-pot qui fait tourbillonner les têtes et les oreilles, tant on cherche à plaire à tout le monde et surtout à remplir les salles. Faut ce qui faut  !

Alain Simard, le PDG, estime que les Francofolies « ont le vent dans les voiles » depuis leur déplacement dans le créneau du mois de juin, où elles lancent la saison des festivals estivaux au Québec. Allez-voir les monstres sacrés mais ne négligez pas les « artistes en développement » qui font les premières parties, conseille-t-il.

Laurent Saulnier, brillant programmateur, a concocté une sélection aussi riche que d’habitude. Côté nostalgie, place Au Chants d’amour de Félix (Leclerc) en grand spectacle d’ouverture en salle, avec Gilles Vigneault comme chef de chœur ! En clôture, c’est un Salut à Claude Léveillée qui sera orchestré par plusieurs artistes québécois.

A noter: l’association avec le Théâtre du Nouveau Monde  pour la présentation de six représentations de la pièce de théâtre musical Le chant de Sainte-Carmen de la Main, mis en scène par René-Richard Cyr à partir d’une pièce de Michel Tremblay; un hommage à Brel le 19 juin; le retour de Serge Lama, les 50 ans de scène de Robert Charlebois…

A suivre: la bombe Lisa LeBlanc; le jeune groupe Forêt; le buzzy man  Karim Ouellet; Coeur de pirate en solo; Jorane au Gesu; les folles nuits aux Katacombes; Daphné chante Barbara, un must selon Laurent Saulnier.

Toutes infos sur www.francofolies.com

 

Comme à la campagne…

P1130478

P1130456P1130460

L’hôtel du Massif, à Baie-Saint-Paul, est « le plus urbain des hôtels de campagne », dit son directeur général Richard Germain en faisant la visite guidée des lieux. Ouverte depuis quelques mois, La Ferme a une parenté évidente avec le groupe des hôtels Germain où œuvrait lui-même auparavant  M. Germain, le frère de Christiane Germain, la PDG du groupe… Il m’apprend (ou l’ai-je oublié) que Daniel Gauthier, l’homme derrière le méga-projet du Massif, a aussi investi dans les Germain. Presqu’une histoire de famille…

Hôtel-boutique lui aussi, La Ferme mêle néanmoins rustique et contemporain. On aime ces références permanentes en décoration au passé des lieux : une vraie grande ferme au milieu des champs donnant sur la baie, tout proche du centre-ville de Baie-Saint-Paul. Le bois voisine avec le béton dans des bâtiments au noms évocateurs : la Basse-cour, le Clos, la Bergerie, le Moulin. Certaines chambres ont des murs en portes de grange; toutes ont des reproductions de photos anciennes de la région… Lors de notre visite, une vieille dame s’est reconnue juchée sur une motoneige quand elle était nettement plus jeune !

Dans cet « anti-resort », les chambres sont aussi chaleureuses et bien conçues que les espaces communs, dont le lounge-bibliothèque-bar Le Bercail (avec vins au verre et petits repas à prix honnêtes), le Café du marché (et sa jolie boutique) et le Spa du Verger. Relativement modeste, celui-ci offre tout de même de très beaux espaces de relaxation, jouxtant le bain vapeur et le sauna à la lumière naturelle. Dans le couloir, une curieuse machine à glace: après le sauna, on peut s’enduire le corps de cette fine glace concassée avec huiles aromatiques !

L’hébergement de classe supérieure fait sa place aux moins argentés ! Au-dessus de la gare où arrive le train du Massif en provenance de Québec, il y a douze chambres vraiment originales, avec quatre lits escamotables de standard comparable aux autres. Au total 48 lits disponibles selon une formule de type auberge de jeunesse, empruntée selon Richard Germain à un hôtel suisse. A 175 dollars la chambre, pour quatre personnes, on approche du prix d’un refuge dans un parc québécois sans eau, ni électricité !

A l’étage du bâtiment principal, coup de cœur pour le restaurant Les Labours. Sa cuisine centrale ouvre sur la belle salle, elle-même abondamment éclairée de l’extérieur. Le service est rapide, efficace et chaleureux. A table, on se régale de bons produits du terroir charlevoisien, traités avec grande classe par le chef David Forbes, un ex de Leméac, à Montréal. De quoi compléter avec brio l’expérience d’un hébergement à La Ferme qu’on peut aussi coupler avec un bon spectacle, car La Ferme a une salle hors-pair côté acoustique et une programmation de haute volée !

Les plus : la literie ; mille détails de déco, dont de fabuleux luminaires, boîtes de lait recyclés et créations d’un atelier de jeunes décrocheurs de Baie-Saint-Paul. On comprend que La Ferme ait remporté tout récemment le premier prix des Retail and Leisure Interiors Awards 2012 – catégorie Hotels and Service Retailers !

Les moins : les « placotages-bavardages » au spa extérieur; les démarches un peu lentes à l’accueil.P1130482

www.lemassif.com

P1130477P1130475

 

Ski de printemps au Massif

P1130486

Après la piste de luge expérimentée l’an passé (superbe), j’ai passé une journée pour le magazine Géo Plein Air à la station du Massif, dans Charlevoix le week-end dernier,  juste avant la fin de saison prévue ce dimanche ! Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. N’étant pas une grande skieuse alpine, je me suis concentrée sur les pistes vertes et bleues à l’est de la station. Avec de la très belle neige en matinée et, température et passages de skieurs aidants, de belles bosses en fin d’après-midi… De quoi s’en mettre plein les cuisses !

J’ai adoré l’expérience avec cette vue incroyable sur le fleuve, l’Isle-aux-Coudres, les montagnes environnementales et des pistes suffisamment longues pour ne pas faire la file à tout bout de champ aux remontées mécaniques.

Les plus: le panorama, les remontées ultra-rapides, la variété des pistes, le restaurant Mer & Monts au sommet, pour une touche gastronomique.

Les moins: le prix relativement élevé à la journée ou à la demie-journée mais des forfaits intéressants si l’on compte skier plus souvent !

http://www.lemassif.com

Le jardin du capitaine

Elle s’appelle Mimi Lépine et est bien sympathique. L’artiste-peintre québécoise lançait il y a quelques jours à Montréal un livre dont la couverture avait accroché mon œil: un joli dessin coloré sur l’île d’Orléans et son pont, que j’emprunte une fois par mois pour raisons familiales. Mimi Lépine a une maison sur le cap de Sainte-Pétronille à l’île d’Orléans et c’est là qu’elle a rencontré Pierre Paul Plante. C’est son histoire d’enfant (devenu capitaine) qu’elle raconte avec beaucoup de fraîcheur dans « Le jardin du capitaine », à travers les souvenirs d’un homme bercé par le fleuve Saint-Laurent comme par les traditions ancestrales, à une époque où le reste du Québec s’enflammait dans une « Révolution tranquille » pas si tranquille.

Au lancement organisé par la maison d’édition Art Global, chez Tapeo, dans le quartier Villeray, c’est le brillant journaliste-animateur Jean-François Lépine, le frère cadet de  l’auteure, qui la présentait avec beaucoup de respect et d’humour… Ce qu’il n’avait guère (et on le comprend) quelques jours plus tard en annonçant son propre départ de Radio-Canada après plus de quarante ans au service de la chaîne de télévision nationale. Il œuvrait à mieux faire comprendre l’actualité internationale, devenue au fil des ans le parent plus que pauvre de Radio-Canada, ce dont il se désole comme bien d’autres, dont moi !

http://www.artglobal.ca

Du sirop d’érable à celui de merisier

Je ne l’ai pas encore goûté mais par esprit de contradiction, je devrais le faire bientôt, surtout en pleine saison de « gavage » au sirop d’érable dans les cabanes à sucre québécoises dont je n’apprécie guère le méchant côté commercial !

Ce nouveau produit québécois se nomme « sirop de merisier »…. ou de bouleau jaune, lui aussi très présent dans les forêts de la province. Il aurait un goût assez intense, à mi-chemin entre sirop d’érable et vinaigre balsamique, c’est dire. On l’utilise parcimonieusement en ajout aux vinaigrettes et sauces, en réduction sur des fruits de mer, voire en dessert dans une crème brûlée par exemple ! L’Érablière Escuminac, de Sainte-Rita (Bas-Saint-Laurent),  a lancé ce produit bio bien original.

Pour les points de vente et des recettes, on passe par le site http://www.escuminac.com.

Du vélo pour la « belle » saison au Québec

La région de Drummondville est de triste mémoire pour moi, dont la voiture fut incendiée et abandonnée pour perte totale il y a quelques années dans cette ville du Centre-du-Québec, le tout pendant un voyage de presse de deux jours à bicyclette…

Comme je ne suis pas rancunière, il me fait tout de même plaisir d’annoncer une nouveauté vélo dans cette région déjà riche en pistes cyclables et forfaits vélo! L’Association touristique régionale et le Club Plein Air 5 Saisons de Drummondville offrent ainsi en juillet deux nouveaux forfaits « Vélotour » permettant aux cyclistes de suivre un itinéraire de 350 kilomètres en quatre jours, avec autant de nuitées dans des hôtels 4 étoiles certifiés « Bienvenue cyclistes », avec petits déjeuners et soupers inclus. Le séjour clé en mains comprend les services d’un guide, le transport des bagages et les collations ! Ceux qui préfèrent faire du vélo sans guide ou à d’autres dates (de mai à octobre) peuvent opter pour le « Circuit vélo régional ».

Les cartes cyclotouristiques de la région sont disponibles sur le site http://www.avelo.ca ou sur le site mobile m.tcdq.com.

 

Le tango du vin

J’emprunte ce beau titre au site Vitisphère qui, dans la dernière livraison de sa « e-lettre », rend compte d’une note de conjoncture bien instructive publiée par l’Organisation internationale de la Vigne et du Vin (OIV).

Tango en deux temps, avec un pas en avant côté consommation de vin et dix en arrière côté production pour l’année écoulée. Suit un texte qui – curieusement – évoque un équilibre mondial entre l’offre et la demande qui serait à portée de main. Les chiffres me semblent prouver le contraire malgré une légère amélioration: +0,6 % pour la consommation de vin en 2012, – 6% pour la production… Celle-ci a atteint 250, 9 millions d’hectolitres. Les vignobles les plus touchés par la baisse de production, surtout pour cause d’aléas climatiques, sont la Hongrie (-32%), l’Argentine (-24%), la France et la Nouvelle-Zélande (-17%). Les hausses les plus fortes concernent le Chili (+20%), la Grèce (+15%),  la Chine (+13%), le Portugal (+9%) et l’Afrique du Sud (+8%).

La France demeure le premier producteur mondial de vins (avec une part de 20 % mais seulement 15% des exportations internationales), devant l’Italie et l’Espagne. A eux trois, ces pays représentent 51% de la production mondiale.

Pour la consommation, les Chinois affichent une hausse de 27 % de la leur tandis que l’Espagne et l’Italie connaissent un chute respective de 24% et de 14%.

http://www.vitisphere.com

Pomme de reinette et pomme… du Canada

Je viens de recevoir un communiqué de l’Association des croqueurs de pommes réunis, de la région française Poitou-Charentes, qui célébrait le début de la saison de la taille dans ses vergers.

Elle prône la valorisation et la préservation d’espèces régionales, voire leur réintroduction. On apprend dans le communiqué que dans cette région, une trentaine de variétés de pommes sont répertoriées (grise de Saintonge, de Pont-l’Abbé, la clocharde,…). Et aussi que l’ancienne reinette d’Oléron ou de La Rochelle est revenue sous une nouvelle appellation : la reinette du Canada !