Comme à la campagne…
L’hôtel du Massif, à Baie-Saint-Paul, est « le plus urbain des hôtels de campagne », dit son directeur général Richard Germain en faisant la visite guidée des lieux. Ouverte depuis quelques mois, La Ferme a une parenté évidente avec le groupe des hôtels Germain où œuvrait lui-même auparavant M. Germain, le frère de Christiane Germain, la PDG du groupe… Il m’apprend (ou l’ai-je oublié) que Daniel Gauthier, l’homme derrière le méga-projet du Massif, a aussi investi dans les Germain. Presqu’une histoire de famille…
Hôtel-boutique lui aussi, La Ferme mêle néanmoins rustique et contemporain. On aime ces références permanentes en décoration au passé des lieux : une vraie grande ferme au milieu des champs donnant sur la baie, tout proche du centre-ville de Baie-Saint-Paul. Le bois voisine avec le béton dans des bâtiments au noms évocateurs : la Basse-cour, le Clos, la Bergerie, le Moulin. Certaines chambres ont des murs en portes de grange; toutes ont des reproductions de photos anciennes de la région… Lors de notre visite, une vieille dame s’est reconnue juchée sur une motoneige quand elle était nettement plus jeune !
Dans cet « anti-resort », les chambres sont aussi chaleureuses et bien conçues que les espaces communs, dont le lounge-bibliothèque-bar Le Bercail (avec vins au verre et petits repas à prix honnêtes), le Café du marché (et sa jolie boutique) et le Spa du Verger. Relativement modeste, celui-ci offre tout de même de très beaux espaces de relaxation, jouxtant le bain vapeur et le sauna à la lumière naturelle. Dans le couloir, une curieuse machine à glace: après le sauna, on peut s’enduire le corps de cette fine glace concassée avec huiles aromatiques !
L’hébergement de classe supérieure fait sa place aux moins argentés ! Au-dessus de la gare où arrive le train du Massif en provenance de Québec, il y a douze chambres vraiment originales, avec quatre lits escamotables de standard comparable aux autres. Au total 48 lits disponibles selon une formule de type auberge de jeunesse, empruntée selon Richard Germain à un hôtel suisse. A 175 dollars la chambre, pour quatre personnes, on approche du prix d’un refuge dans un parc québécois sans eau, ni électricité !
A l’étage du bâtiment principal, coup de cœur pour le restaurant Les Labours. Sa cuisine centrale ouvre sur la belle salle, elle-même abondamment éclairée de l’extérieur. Le service est rapide, efficace et chaleureux. A table, on se régale de bons produits du terroir charlevoisien, traités avec grande classe par le chef David Forbes, un ex de Leméac, à Montréal. De quoi compléter avec brio l’expérience d’un hébergement à La Ferme qu’on peut aussi coupler avec un bon spectacle, car La Ferme a une salle hors-pair côté acoustique et une programmation de haute volée !
Les plus : la literie ; mille détails de déco, dont de fabuleux luminaires, boîtes de lait recyclés et créations d’un atelier de jeunes décrocheurs de Baie-Saint-Paul. On comprend que La Ferme ait remporté tout récemment le premier prix des Retail and Leisure Interiors Awards 2012 – catégorie Hotels and Service Retailers !
Les moins : les « placotages-bavardages » au spa extérieur; les démarches un peu lentes à l’accueil.
Ski de printemps au Massif
Après la piste de luge expérimentée l’an passé (superbe), j’ai passé une journée pour le magazine Géo Plein Air à la station du Massif, dans Charlevoix le week-end dernier, juste avant la fin de saison prévue ce dimanche ! Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. N’étant pas une grande skieuse alpine, je me suis concentrée sur les pistes vertes et bleues à l’est de la station. Avec de la très belle neige en matinée et, température et passages de skieurs aidants, de belles bosses en fin d’après-midi… De quoi s’en mettre plein les cuisses !
J’ai adoré l’expérience avec cette vue incroyable sur le fleuve, l’Isle-aux-Coudres, les montagnes environnementales et des pistes suffisamment longues pour ne pas faire la file à tout bout de champ aux remontées mécaniques.
Les plus: le panorama, les remontées ultra-rapides, la variété des pistes, le restaurant Mer & Monts au sommet, pour une touche gastronomique.
Les moins: le prix relativement élevé à la journée ou à la demie-journée mais des forfaits intéressants si l’on compte skier plus souvent !
Du vélo pour la « belle » saison au Québec
La région de Drummondville est de triste mémoire pour moi, dont la voiture fut incendiée et abandonnée pour perte totale il y a quelques années dans cette ville du Centre-du-Québec, le tout pendant un voyage de presse de deux jours à bicyclette…
Comme je ne suis pas rancunière, il me fait tout de même plaisir d’annoncer une nouveauté vélo dans cette région déjà riche en pistes cyclables et forfaits vélo! L’Association touristique régionale et le Club Plein Air 5 Saisons de Drummondville offrent ainsi en juillet deux nouveaux forfaits « Vélotour » permettant aux cyclistes de suivre un itinéraire de 350 kilomètres en quatre jours, avec autant de nuitées dans des hôtels 4 étoiles certifiés « Bienvenue cyclistes », avec petits déjeuners et soupers inclus. Le séjour clé en mains comprend les services d’un guide, le transport des bagages et les collations ! Ceux qui préfèrent faire du vélo sans guide ou à d’autres dates (de mai à octobre) peuvent opter pour le « Circuit vélo régional ».
Les cartes cyclotouristiques de la région sont disponibles sur le site http://www.avelo.ca ou sur le site mobile m.tcdq.com.
Pomme de reinette et pomme… du Canada
Je viens de recevoir un communiqué de l’Association des croqueurs de pommes réunis, de la région française Poitou-Charentes, qui célébrait le début de la saison de la taille dans ses vergers.
Elle prône la valorisation et la préservation d’espèces régionales, voire leur réintroduction. On apprend dans le communiqué que dans cette région, une trentaine de variétés de pommes sont répertoriées (grise de Saintonge, de Pont-l’Abbé, la clocharde,…). Et aussi que l’ancienne reinette d’Oléron ou de La Rochelle est revenue sous une nouvelle appellation : la reinette du Canada !
Marcher au Québec
Je viens de recevoir un beau « pavé » des Éditions Bipède: Répertoire des lieux de marche au Québec. Ce guide de plus de 500 pages publié par la Fédération québécoise de la marche en est à sa huitième édition. Il est extrêmement complet et fourmille d’informations précieuses sur 763 lieux de promenade ou de randonnée, couvrant toutes les régions de la province. Son poids n’en fait certes pas un guide à mettre dans son petit sac à dos de jour ou son gros de longue randonnée mais au moins dans l’auto ! De fait, c’est plutôt un « sélectionneur » de sorties à consulter la maison. Il comprend aussi 765 points d’accès géoréférencés et 647 codés pour appareils mobiles, histoire d’être bien dans l’air du temps !
Au Marais de la Rivière aux Cerises- Magog-Québec
Le temps était printanier ce week-end dans les Cantons de l’est, au Québec. Les érables coulent et le sirop nouveau n’est pas loin. La faible couverture de neige de cet hiver rend déjà les pistes de ski de fond peu praticables. Occasion d’aller plutôt se balader à pied au Marais de la Rivière aux Cerises à Magog. Bien connu des ornithologues du printemps à l’automne, ce joli parc quasiment sur pilotis est tout de même sympathique à découvrir en hiver. Il faut d’abord « braver » un sentier forestier encore glacé par endroits ou très boueux avant d’atteindre un trottoir de bois qui file en lacets et boucles à travers le marais encore enneigé. On a vue sur le clocher de Magog et on entend un peu la vie urbaine mais avec quelle vue ouverte sur la rivière, les quenouilles, un joli pont, un abri pour observer les canards… quand il y en aura ! Au retour, arrêt au Centre d’interprétation du Marais, une jolie bâtisse de bois avec expo très didactique pour une clientèle familiale.
Entre New York et la Floride, il y a le New Jersey
Certains États américains viennent régulièrement à Montréal vanter leurs mérites en tant que destination touristique, histoire d’accroître leur clientèle québécoise. Une délégation du Vermont est ainsi venue à l’automne pour tenter d’attirer plus de skieurs québécois sur ses pistes et j’ai pu moi-même tester celles de la station Smugglers’ Notch le mois dernier.
Le 21 février, c’était au tour d’une délégation du New Jersey, avec sa lieutenant-gouverneur Kim Guadagno et la directrice du tourisme du Cape May County, Diane Wieland, de faire la route en direction du nord. Principalement pour venir rassurer les Québécois très friands des plages du New Jersey du fait que la région n’a été qu' »égratignée » par le passage de l’ouragan Sandy en octobre dernier. Les sites touchés sont en train d’être nettoyés ou réparés et tout sera « comme à la normale » pour la saison estivale. Qu’on se le dise à l’heure de la préparation des vacances estivales !
Ode à la nordicité
Bien beau film, touchant et instructif, que celui que j’ai vu hier au cinéma Ex-Centris de Montréal. Le Nord au cœur, un film de Serge Giguère, dresse un portrait en forme de parcours de vie du géographe québécois Louis-Edmond Hamelin, qui s’est intéressé avec passion au Nord du Canada et du Québec en particulier, en défendant mordicus les peuples autochtones qui y vivent. L’homme de 89 ans, pédagogue hors-pair, est aussi l’inventeur du terme de «nordicité » et fondateur du réputé Centre d’études nordiques, situé à Québec.
Il crève l’écran. On le suit lors d’un voyage au site innu du Mushua-Nipi, en bordure de la rivière George, dans le nord du Québec, lors d’un séminaire autochtone. Serge Giguère utilise aussi de nombreuses images d’archives pour replacer la vision du Nord de M. Hamelin dans le contexte historique et politique canadien. Celui-ci met en relief une constante : l’absence de prise en compte des Nations autochtones, de leurs droits et aspirations, dans les politiques relatives au développement du Nord, comme l’a une nouvelle fois démontré le récent Plan Nord, projet de l’ex-Premier ministre québécois Jean Charest…
De Serge Giguère, après la présentation du film :
Confidence de Louis-Edmond Hamelin : « tu aurais du appeler ça « L’intellectuel vagabond »…
Le film est en supplémentaire jusqu’au 20 décembre à Montréal puis ailleurs au Québec à partir de janvier.
Nouveautés hivernales dans les parcs nationaux du Québec
Le parc national des Monts-Valin a complété un nouvelle boucle sur son sentier du Mirador, accessible en raquettes. En plus de trois chalets dans le nouveau secteur de la Baie d’Alexis.
Le parc national du Mont Mégantic a modifié le tracé du retour du sentier des Crêtes (rando pédestre, raquette), ouvert l’an passé dans le secteur Franceville. Après le beau sentier qui grimpait sur les hauteurs faisant face au Mont Mégantic, on redescend toujours au fond de la vallée mais au lieu de virer à droite sur un sentier multifonctionnel, plus adapté au vélo qu’à la marche, le nouveau segment se trouve de l’autre côté du ruisseau et revient vers le poste d’accueil par une piste sinueuse passant à travers la forêt.
Le ski-hog à la mode
Cet hybride entre ski de fond et raquettes, qui tente de se tailler une place sur le marché du plein air hivernal depuis quelques années, revient en force, sans doute à la faveur d’une version réellement québécoise du produit. Il semble qu’elle soit nettement plus intéressante que les précédentes, ce que j’ai bien l’intention de vérifier cet hiver. On peut en faire l’essai à la Forêt Montmorency, à Duchesnay, au parc du Fjord du Saguenay ou à l’auberge de montagne des Chic-Chocs.
Le Parc national de la Jacques-Cartier ouvre sa route aux voitures jusqu’au km 10 cet hiver. Une navette permettra en outre aux visiteurs de se rendre jusqu’au pied du sentier des Loups, 8 km plus loin. Ce joli sentier de raquettes grimpe en montagne et permet une belle sortie plutôt que de marcher sur la large route d’été qui longe la rivière. Reste que cette amélioration de l’accessibilité (dixit la SEPAQ) conduit aussi à un nivèlement par le bas en terme d’effort physique à fournir. Personnellement, j’adorais laisser ma voiture à l’entrée du parc, prendre le sentier pédestre suivant la rivière jusqu’à la zone des chalets et tentes-prospecteurs, dormir là en toute tranquillité et sans auto, puis continuer la route à pied pour accéder au sentier des Loups et faire la boucle menant à mi-chemin à un petit sommet.
Le chalet Nature
Je ne suis pas éblouie non plus par la dernière nouveauté de la SEPAQ: le chalet Nature. Dans la foulée de la tendance de tout le Québec à offrir de nouveaux types d’hébergement, les parcs nationaux proposent cet hiver leur petit dernier : un chalet en bois pour quatre personnes, avec tout le confort d’un chalet traditionnel, donc plus qu’un refuge. Il sera, dit-on, plus économique que les plus gros du réseau mais à 165$ la nuit, on voit mal une petite famille y trouver son compte ! Il y aura cinq de ces chalets au parc du Mont Orford, trois aux Monts-Valin, cinq au Mont-Tremblant et autant au parc de la Yamaska. Et pendant que la Sépaq joue les entrepreneurs en bâtiment, on se désole du peu de nouveautés au chapitre des aménagements de sentiers !
Nouveautés hivernales au Québec

En ski de fond dans le Parc Forillon
En Gaspésie
Cet hiver, le parc Forillon sera fermé, sans doute pour cause de compressions budgétaires fédérales… Il faudra aimer la raquette ou le ski nordique pour profiter des pistes non tracées du parc, qui est pourtant magnifique en hiver, comme j’ai pu le constater en février dernier, lors d’une étape de la Traversée de la Gaspésie en ski de fond.
En Montérégie
Plusieurs fois repoussée, l’ouverture d’Oasis Surf, un parc d’attractions intérieur où le surf sera à l’honneur, devrait se faire au printemps prochain !
Dans les Laurentides
Les hébergements dans les arbres ont décidément la cote. A Nominingue, dans les Hautes Laurentides, Les Toits du monde proposent de dormir sur quatre saisons dans des cabanes perchées.
A Laval
J’ai moins la dent sucrée que la bouche gourmande salée mais j’ai craqué récemment pour les petites truffes à la pâte de noix de Tessier Lavigne.
Dans Lanaudière
L’Auberge Matawinie, à Saint-Michel-des-Saints, a fait peau neuve après d’importants travaux intérieurs. Aux fourneaux, Emmanuel R. Desjardins, qui a fait ses armes au restaurant L’Eau à la bouche, avec sa mère Anne Desjardins. L’auberge rouvre le 1er décembre et sera très orientée familles et groupes, avec une formule « tout inclus ». www.matawinie.com
L’homme fort ? A Saint-Jean-de-Matha, où se trouve déjà le Musée Louis-Cyr, on restaure la Maison Louis-Cyr, celle-là même où vécut l’homme qui fut un temps le plus fort au monde. Ouverture prévue l’été prochain.










Grouille pour pas qu'ça rouille