Solidaire même sur la mer
Le 11 mars prochain, un drôle de course transtlantique prendra le départ entre la France et le Mexique ou, plus précisément, entre les Pays de Loire et le Yucatan. La Solidaire du Chocolat met en présence des coureurs-navigateurs porteurs d’un projet solidaire fort.
Cette course en double et sans escale est dédiée à une classe de bateaux particulièrement dynamique mais peu connue du grand public : la Class’40, regroupant des monocoques de 12,19 m.
Cuisiner par procuration
Les livres de cuisine se vendent de plus en plus comme des petits pains chauds et les médias (surtout télévisuels) suivent le mouvement de l’intérêt populaire pour tout ce qui a trait aux fournaux et à la gastronomie. Au Québec, la compagnie Influence Communication a recensé en 2011 les nouvelles de tous domaines. Le poids de la cuisine dans les médias québécois était de nouveau en hausse, à quelque 5%, soit à peine un peu moins que celui des nouvelles en arts et spectacles ! Le bilan révèle aussi qu’on a parlé dix huit fois plus de cuisine que de pauvreté dans les mêmes médias en 2011… Commentaire de Jean-François Duval, président de la firme au Devoir: « Avant, la cuisine était un service. Maintenant, c’est devenu un divertissement »…. Et tant pis si le frigo est vide ?
Gastronotes-Québec
Halte Canard
On annonce l’arrivée d’un nouveau joueur sur le marché québécois du foie gras et autres produits de canard. Bonne nouvelle à l’approche de Noël… Le Canard goûteux est une ferme artisanale (doublée du gîte Au lit de l’Ange, à Victoriaville) installée à Saint-Christophe d’Arthabaska, région Centre-du-Québec. Les proprios affichent leurs valeurs en faveur d’une agriculture durable et d’une production la plus naturelle possible. On les encourage !
Sites : www.canardgouteux.com; www.gitedelange.com
Au Manitoba, suite…
De la bannique crie au pain ukrainien
La petite ville de Dauphin, au nord du parc du Mont Riding, abrite le musée historique de Fort Dauphin, un site reconstituant un fort des débuts de la colonisation en 1740, du temps de la traite de la fourrure. Dans le bâtiment principal, nous sommes conviés à préparer le frugal repas des « voyageurs » de l’époque : du bison séché mélangé à des baies de Saskatoon et de la graisse de bison. A l’aide d’une pierre, chacun écrasera quelques morceaux de bison séché et de baies pour réduire le tout en poudre. Celle-ci est mélangé à la graisse et prête à déguster. Le premier effet n’est pas mauvais mais l’arrière-goût, vaguement rance, est plutôt tenace. Direction le tipi où Rod Young nous attend autour d’un
bon feu. Il fait brûler quelques herbes sacrées avant de nous expliquer que chacune des treize perches soutenant le tipi cri désigne ce à quoi aspire ou croit son peuple : amour, humilité, ppartage, force… C’est la première fois qu’on me parle ainsi d’un tipi ! Puis il nous montre comment cuire simplement la bannique : en enroulant la pâte en spirale au bout d’une tige de bois vert. Comme un morceau de guimauve ! Au bout de quelques minutes au-dessus des braises, il est prêt à manger…
Direction l’église ukrainienne de Dauphin.
La ville compte une importante communauté ukrainienne , avec quelque 3000 personnes sur 10.000 habitants. Elle organise chaque année en août et depuis 45 ans le Festival national ukrainien. Dans le sous-sol de l’église, un atelier de cuisine permet d’apprendre à décorer un pain à l’ukrainienne ! L’activité Baba’s Bread & Borscht (pain et borscht de grand-mère) vise à faire connaître la façon de faire et surtout de décorer le pain traditionnel , tout en permettant aux visiteurs de goûter à des plats traditionnels. Les grands-mères de la communauté partagent leur savoir-faire en montrant comment malaxer la pâte à pain puis la décorer de motifs, tresses, fleurs, arabesques… Cela semble facile mais ça ne l’est pas car la pâte, très élastique, refuse parfois de répondre aux ordres !! Nous travaillons sérieusement sur nos « œuvres », pendant que quatre musiciens en costume traditionnel jouent des airs de leur pays d’origine. Les pains étant au four, nous dégustons borstch, viande, pierogis et de délicieux petits morceaux de pain enrobés de feuilles de betteraves recouvertes de fromage grillé… Après la tarte au citron, place à la danse pour digérer un peu. Mon passé de danses folkloriques dans un mouvement scout (EEDF en France) m’aide à retrouver le rythme de la polka…
Tourism Dauphin : www.tourismdauphin.ca; 1 877 566-5669
Dans le parc du Mont Riding, Manitoba – suite…
Une boîte de cinq kilos pleine de tomates italiennes… Le
serveur l’a mise au milieu de la table avant d’apporter la pizza commandée…
qu’il a posée dessus, tout simplement ! J’ai bien aimé cet original dessous de
plat surélevé ! Nous étions au restaurant italien TR McKoys, au cœur du village
de Wasagaming, centre de villégiature au bord du Clear Lake, en plein cœur du
parc national du Mont Riding, au Manitoba. L’atmosphère chaleureuse du
restaurant tenait aussi à la présence d’un jeune guitariste et chanteur. Le
restaurant, comme de nombreux bâtiments du village sont en bois rond-rondins. Très
canadien ! Les plats sont particulièrement copieux et peuvent aisément se
partager.
Au coeur du Manitoba
En route pour visiter le parc national du Mont Riding, à
l’ouest du Manitoba (centre du Canada), en compagnie de journalistes canadiens, allemands et australiens, j’ai fait arrêt un soir à Winnipeg, la capitale de la province.
Temps frisquet déjà dans les Prairies canadiennes mais le soleil est de la
partie. Nous avons soupé au Mise Bistro. Les proprios Terry et Sue Gereta (qui est une anglophone originaire de Chicoutimi, au Québec). Le resto se spécialise dans la cuisine des Prairies. Au goût, on ne voit guère ce qu’elle a d’original… On apprécie par contre son parti-pris pour l’approvisionnement en produits les plus locaux possibles.
Retour pour la nuit à l’hôtel Inn at The Forks, un joli hôtel-boutique du
quartier The Forks, quartier historique de la ville joliment restauré. Le futur
Musée canadien des droits de la personne, qui ouvrira en 2013, est en train de sortir de terre à deux pas de là. L’hôtel, de style très contemporain, est un
cinq étoiles « green key eco-rating » délivré par l’Association
hôtelière du Canada, le seul au Manitoba et dans le club select de huit au
Canada. Les chambres, avec beaucoup de bois, sont chaleureuses tout en étant simplement décorées. Mention particulière pour le superbe comptoir et lavabo en verre. Le directeur de l’hôtel nous dira au matin qu’il a été fabriqué par l’entreprise montréalaise Think-Glass !
Inn at the Forks : 204 942-6555
En train dans Charlevoix
C’était la semaine dernière le premier voyage VIP du Train du Massif de Charlevoix, croisière ferroviaire couvrant 140 km aller et autant pour le retour, de la Chute-Montmorency, près de Québec, à La Malbaie. Le projet en lui-même est emballant. Conçu par le groupe de Daniel Gauthier, l’un des fondateurs du Cirque du Soleil, dans le cadre de sa vision d’une « destination quatre saisons » englobant la station de ski Le Massif et un futur hôtel bioclimatique – La Ferme – à La Malbaie, le train touristique emprunte une voie ferrée à ras de fleuve Saint-Laurent. Première partie peu intéressante sur la Côte de Beaupré. Dès l’approche du Cap Tourmente, au pied de la falaise, on est envoûté. Le fleuve omni-présent, la batture verdoyante, l’île d’Orléans à l’horizon… Suit une série de caps et de passages sous roches, plus un tunnel ! Après Petite-Rivière-Saint-François, la large baie de Baie-Saint-Paul ouvre sur un paysage plus terrestre, avec vue sur le chantier de La Ferme, qui ouvrira en juin prochain. Le fin du parcours aller transite par de jolies plages avant arrêt à Pointe-au-Pic, où l’on peut flâner sur le quai, visiter le Manoir Richelieu et son site sur les hauteurs (avec golf et casino), aller faire un tour d’hélico ou un tour guidé en vélo pousse-pousse ou en side-car de moto…
A bord du train, deux repas sont servis, lunch en trois services et souper gastronomique, le tout préparé par la brigade du chef Jean-Michel Breton du Fairmont Manoir Richelieu. Résultat des courses: c’est bon mais les plats ne révolutionnent pas le palais.
Les plus: le cadre magique du bord du fleuve, le confort des voitures, la fenestration et le style intérieur contemporain.
Les moins: le coût de la croisière, le fait que l’on reste à sa place, côté fleuve ou côté falaise, à l’aller comme au retour (pas très sympa pour ceux qui sont collés à la seconde).
Infos: http://www.lemassif.com ; 418 632 5876.
Chute Montmorency : 1 800 665 6527; www.sepaq.com.
Héli-Charlevoix : pour survoler la région, côté montagne ou
côté fleuve (www.heli-charlevoix.com ; 418 435 4071).
Tours guidés en vélo-taxi ou moto à La Malbaie: Charlevoix Éco-Mobilité (www.charlevoixecomobilite.com;
418 202 3266).
Station Blü: tout nouveau spa nordique, entre Québec et
Charlevoix (www.stationblu.ca; 418 647 3868 ou 1 855 261 0508).
Y loger :
Fairmont Le Manoir
Richelieu (La Malbaie) et Fairmont Château Frontenac (Québec) : 001 418 665-3703; www.fairmont.ca.
S’informer
Tourisme Québec : 0 800 90 77
77; www.bonjourquebec.com
consulter: www.lemassif.com
Le Bordeaux à Québec
Pour célébrer le 50ème anniversaire du jumelage entre Québec et Bordeaux, la capitale québécoise organisera en 2012, du 6 au 9 septembre, une grande fête des vins de Bordeaux. L’événement se voudra « rasembleur », dixit le maire de Québec, Régis Labeaume…
pour en savoir plus: www.quebecregion.com/fr/nouvelles/2011-09-09_bordeaux_fete_le_vin_a_quebec_2012



Grouille pour pas qu'ça rouille