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Mauvaise réputation

Plywood aux murs et sur les tables recouvertes de plexiglas; planchers de bois et briques au murs: La Mauvaise réputation, restaurant ouvert cet hiver sur la rue Saint-Denis, à Montréal (mais qui vient tout juste d’être « présenté » aux journalistes), a choisi ce petit côté rustique original pour la déco de sa salle à manger. Pour l’été, il a une terrasse bien invitante côté soleil ! A la barre: les actionnaires du Roméo, sur l’avenue Mont-Royal, mais avec un concept bien différent: celui de faire la part belle aux plats à… mauvaise réputation en termes nutritionnels. Burgers, poutines, BLT, fish and chips, ailes de poulet, poulet frit et crevettes popcorn sont en effet au menu de ce « fast-food » bien revisité, avec plusieurs touches originales. Ainsi, le burger au porc effiloché après cuisson lente peut s’accompagner d’une « bonne conscience » sous forme de salade verte et légumes ou d’une goûteuse salade de haricots verts et jaunes… mais les frites sont bien tentantes !

La rumeur dit que les acras de morue sont un vrai péché mais il faudra revenir pour les goûter… Comme les bulles en importation privée, avec un champagne Michel Loriot à 56 $, soit un prix défiant toute concurrence en restauration. Un autre péché à consommer bientôt !

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LA MAUVAISE RÉPUTATION

3979 rue Saint-Denis, Montréal

Tel. 514-564-3882

www.lamauvaisereputation.ca

Le premier Grévin hors de France ouvre à Montréal: des vedettes plus vraies qu’en vrai

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Au bout d’un couloir sombre, la lumière éclate dans la première galerie Paris-Québec du nouveau Grévin Montréal (avant Prague en 2014, puis Singapour). L’hommage à l’amitié franco-québécoise passe par la rencontre « scénarisée » de statues de cire hyperréalistes de vedettes. Michel Drucker pose ainsi avec l’animatrice québécoise Julie Snyder et le parolier Luc Plamondon; Aznavour n’a d’yeux que pour la chanteuse Marie Mai; Nicolas Vanier pousse son traîneau à chiens en direction de Gilles Vigneault; Franck Dubosc fait de l’humour avec Stéphane Rousseau, tandis qu’Yves Duteil gratte sa guitare avec Roch Voisine et l’imitatrice Véronic Dicaire.

Sur une reproduction de patinoire, Robert Charlebois joue au hockey avec les grands du Canadien de Montréal. Le « vrai » n’en revient pas de la finesse du « travail d’artiste » sur son frère jumeau qui « va vivre bien plus longtemps » que lui-même.

Les statues sont en effet plus vraies que nature. Tellement qu’en déambulant dans la salle de bal archi-comble le jour de l’inauguration, j’ai plusieurs fois dit pardon à une vedette de cire ! Et souris à ma reine préférée (ci-dessus) et astronaute préférée (ci-dessus).

Le musée parisien est plus que centenaire mais celui de Montréal est son porte-étendard pour dépoussiérer la « marque ». Il ne donne pas seulement une seconde vie à 120 personnalités, de Jacques Cartier à Céline Dion qui trône dans la salle de bal, avec René Angélil en arrière-plan ! Le Grévin Montréal offre aussi un spectacle multimédia immersif, une expérience interactive dans la peau d’un personnage de jeu vidéo et un atelier-découverte sur les coulisses de Grévin, avec captage numérique de la tête du visiteur et création virtuelle de sa propre statue, estampillée Grévin.

Ayant redonné vie aux derniers étages du Centre Eaton (ce qui devrait ravir les commerçants aux étages inférieurs), le Musée Grévin s’est aussi adjoint le chef Relais & Châteaux Jérôme Ferrer  pour ouvrir un resto-boutique à l’ambiance très bistro parisien. Au menu du Café Grévin par Europea, petit déjeuner, boîtes à lunch, salades-repaset un rayon extra de boulangerie et pâtisseries fines. A déguster sur place ou à emporter.

 www.grevin-montreal.com

Une Québécoise en Toscane

Il y a quelques semaines, j’ai fait la rencontre de Paula Papini Cook, 27 ans, viticultrice née en Montérégie, au Québec, et propriétaire d’un vignoble sur les hauteurs de la Toscane (entre Florence et Sienne !
Diplômée en agriculture de la réputée Université McGill, à Montréal, elle a étudié viticulture et œnologie à Angers, en France, puis en Italie, avant de chercher un nouveau port d’attache pour pratiquer le métier qu’elle aime. Et c’est en Toscane qu’elle a atterri.
Le Miccine compte sept hectares de vignes entre Radda in Chianti et Gaiole in Quianti, en plus d’une superbe villa rénovée et transformée en maison d’hôtes de style… toscan. Elle peut accueillir entre 8 et 10 personnes en quatre studios qui dominent le vignoble. Avec grande piscine et un chef qu’on peut faire venir à la demande pour mitonner de bons petits plats italiens. Pour quatre personnes, les prix varient de 1200 à 1800 euros la semaine selon la période.
L’idéal est sans doute d’aller y vivre l’expérience des vendanges fin septembre ou début octobre, un grand moment de convivialité et d’agapes comme je l’ai maintes fois expérimenté dans ma jeunesse à Bordeaux ! Reste qu’en tout temps, chez Mme Cook, les clients peuvent suivre les travaux quotidiens dans les vignes, comme au chai ou à la salle de dégustation.
La vigneronne a choisi de produire moins plutôt que plus, soit à peine 30.000 bouteilles par an. Ses cinq vins (quatre rouges et un blanc) sont de purs produits sans pesticide ni engrais chimique… en attente d’une certification bio pour les prochaines années.
On trouve notamment à la SAQ québécoise Le Miccine, Chianti Classico, 100% Sangiovese, 2009, au prix de 23,60 $. Élégant et moyennement acide, on lui reconnait un bouquet complexe de fruits murs.
http://www.lemiccine.com

Cuisine électro

Photo EP Bergen guitar

J’adore recevoir ce genre de communiqué de presse sur de vrais originaux.

Issu de la galaxie des Bergen, bien connus des critiques gastronomiques québécois puisqu’ils sont en charge des communications pour les Relais & Châteaux canadiens, celui-ci fait toutefois bande-à-part.

Eric-Pierre Bergen (dit EP), est le co-fondateur de Bran Van 3000, auteur-compositeur-interprète-producteur d’une musique bien spéciale. Il vient de « mijoter » un album dédié à sa deuxième passion, la cuisine !

L’aimant conviviale et rythmée, il livre avec Cooking Jams – L’album gourmand une compilation de compositions électro originales, adaptée au chef qui mitonne ses plats comme plus tard à table, en fond sonore.

« Mes meilleurs souvenirs, dit-il, sont souvent ceux passés autour d’une table.  En regardant les photos de famille, on croirait que j’ai passé ma vie à table et dans mon cas, en cuisine avec ma mère qui a développé mes techniques, mon palais et l’amour du bon et du vrai ».

Les pièces musicales sont disponibles dès à présent sur ITUNES et AMAZON .

 

Comme à la campagne…

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L’hôtel du Massif, à Baie-Saint-Paul, est « le plus urbain des hôtels de campagne », dit son directeur général Richard Germain en faisant la visite guidée des lieux. Ouverte depuis quelques mois, La Ferme a une parenté évidente avec le groupe des hôtels Germain où œuvrait lui-même auparavant  M. Germain, le frère de Christiane Germain, la PDG du groupe… Il m’apprend (ou l’ai-je oublié) que Daniel Gauthier, l’homme derrière le méga-projet du Massif, a aussi investi dans les Germain. Presqu’une histoire de famille…

Hôtel-boutique lui aussi, La Ferme mêle néanmoins rustique et contemporain. On aime ces références permanentes en décoration au passé des lieux : une vraie grande ferme au milieu des champs donnant sur la baie, tout proche du centre-ville de Baie-Saint-Paul. Le bois voisine avec le béton dans des bâtiments au noms évocateurs : la Basse-cour, le Clos, la Bergerie, le Moulin. Certaines chambres ont des murs en portes de grange; toutes ont des reproductions de photos anciennes de la région… Lors de notre visite, une vieille dame s’est reconnue juchée sur une motoneige quand elle était nettement plus jeune !

Dans cet « anti-resort », les chambres sont aussi chaleureuses et bien conçues que les espaces communs, dont le lounge-bibliothèque-bar Le Bercail (avec vins au verre et petits repas à prix honnêtes), le Café du marché (et sa jolie boutique) et le Spa du Verger. Relativement modeste, celui-ci offre tout de même de très beaux espaces de relaxation, jouxtant le bain vapeur et le sauna à la lumière naturelle. Dans le couloir, une curieuse machine à glace: après le sauna, on peut s’enduire le corps de cette fine glace concassée avec huiles aromatiques !

L’hébergement de classe supérieure fait sa place aux moins argentés ! Au-dessus de la gare où arrive le train du Massif en provenance de Québec, il y a douze chambres vraiment originales, avec quatre lits escamotables de standard comparable aux autres. Au total 48 lits disponibles selon une formule de type auberge de jeunesse, empruntée selon Richard Germain à un hôtel suisse. A 175 dollars la chambre, pour quatre personnes, on approche du prix d’un refuge dans un parc québécois sans eau, ni électricité !

A l’étage du bâtiment principal, coup de cœur pour le restaurant Les Labours. Sa cuisine centrale ouvre sur la belle salle, elle-même abondamment éclairée de l’extérieur. Le service est rapide, efficace et chaleureux. A table, on se régale de bons produits du terroir charlevoisien, traités avec grande classe par le chef David Forbes, un ex de Leméac, à Montréal. De quoi compléter avec brio l’expérience d’un hébergement à La Ferme qu’on peut aussi coupler avec un bon spectacle, car La Ferme a une salle hors-pair côté acoustique et une programmation de haute volée !

Les plus : la literie ; mille détails de déco, dont de fabuleux luminaires, boîtes de lait recyclés et créations d’un atelier de jeunes décrocheurs de Baie-Saint-Paul. On comprend que La Ferme ait remporté tout récemment le premier prix des Retail and Leisure Interiors Awards 2012 – catégorie Hotels and Service Retailers !

Les moins : les « placotages-bavardages » au spa extérieur; les démarches un peu lentes à l’accueil.P1130482

www.lemassif.com

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Du sirop d’érable à celui de merisier

Je ne l’ai pas encore goûté mais par esprit de contradiction, je devrais le faire bientôt, surtout en pleine saison de « gavage » au sirop d’érable dans les cabanes à sucre québécoises dont je n’apprécie guère le méchant côté commercial !

Ce nouveau produit québécois se nomme « sirop de merisier »…. ou de bouleau jaune, lui aussi très présent dans les forêts de la province. Il aurait un goût assez intense, à mi-chemin entre sirop d’érable et vinaigre balsamique, c’est dire. On l’utilise parcimonieusement en ajout aux vinaigrettes et sauces, en réduction sur des fruits de mer, voire en dessert dans une crème brûlée par exemple ! L’Érablière Escuminac, de Sainte-Rita (Bas-Saint-Laurent),  a lancé ce produit bio bien original.

Pour les points de vente et des recettes, on passe par le site http://www.escuminac.com.

Le tango du vin

J’emprunte ce beau titre au site Vitisphère qui, dans la dernière livraison de sa « e-lettre », rend compte d’une note de conjoncture bien instructive publiée par l’Organisation internationale de la Vigne et du Vin (OIV).

Tango en deux temps, avec un pas en avant côté consommation de vin et dix en arrière côté production pour l’année écoulée. Suit un texte qui – curieusement – évoque un équilibre mondial entre l’offre et la demande qui serait à portée de main. Les chiffres me semblent prouver le contraire malgré une légère amélioration: +0,6 % pour la consommation de vin en 2012, – 6% pour la production… Celle-ci a atteint 250, 9 millions d’hectolitres. Les vignobles les plus touchés par la baisse de production, surtout pour cause d’aléas climatiques, sont la Hongrie (-32%), l’Argentine (-24%), la France et la Nouvelle-Zélande (-17%). Les hausses les plus fortes concernent le Chili (+20%), la Grèce (+15%),  la Chine (+13%), le Portugal (+9%) et l’Afrique du Sud (+8%).

La France demeure le premier producteur mondial de vins (avec une part de 20 % mais seulement 15% des exportations internationales), devant l’Italie et l’Espagne. A eux trois, ces pays représentent 51% de la production mondiale.

Pour la consommation, les Chinois affichent une hausse de 27 % de la leur tandis que l’Espagne et l’Italie connaissent un chute respective de 24% et de 14%.

http://www.vitisphere.com

Pomme de reinette et pomme… du Canada

Je viens de recevoir un communiqué de l’Association des croqueurs de pommes réunis, de la région française Poitou-Charentes, qui célébrait le début de la saison de la taille dans ses vergers.

Elle prône la valorisation et la préservation d’espèces régionales, voire leur réintroduction. On apprend dans le communiqué que dans cette région, une trentaine de variétés de pommes sont répertoriées (grise de Saintonge, de Pont-l’Abbé, la clocharde,…). Et aussi que l’ancienne reinette d’Oléron ou de La Rochelle est revenue sous une nouvelle appellation : la reinette du Canada !

Une soirée Outaouais avec Véronique Rivest

Jeudi dernier, j’étais invitée par Tourisme Outaouais à une soirée VIP à la Guilde culinaire, au 6381, boulevard Saint-Laurent, à Montréal. Occasion de faire un tour dans leur superbe boutique pour le plaisir des yeux  ! J’en ai tout de même profité pour refaire le plein de beurre Mycryo, beurre de cacao vraiment intéressant en cuisine. Cette matière grasse « noble » est une vraie bénédiction: zéro cholestérol, très résistant à la chaleur, contrairement au beurre, bon enrobant pour les viandes, poissons et légumes dont il retient jus et sucs !

La sommelière Véronique Rivest animait pendant la soirée un atelier sur les accords mets et vins.  Elle y a fait l’éloge du « plaisir », propre à chacun, en matière de goût pour le vin et nous a fait faire quelques expériences, dont celle de mordre dans une tranche de citron avant de goûter un Gewurztraminer bien acide qui s’en trouvait étonnamment adouci…

J’ai bien aimé aussi avoir son avis sur les bouchons à vis ou en plastique qui remplacent de plus en plus les traditionnels bouchons de liège. Elle préfère de loin les capsules à vis que les bouchons en plastique. Lors d’une dégustation à l’aveugle, elle dit n’avoir pas vu de différence entre un vin sous bouchon de liège et le même sous capsule à vis !

Notre sommelière préférée a renvoyé en cuisine au cours de la soirée une bouteille de vin rouge que personne autour de la table n’avait vu bouchonné ! Mais elle nous a aussi invités à ne pas confondre vin bouchonné et vin boisé ! Comme j’aime les vins boisés, personnellement, j’ai bien du boire sans m’en rendre compte un bon lot de bouchonnés dans ma vie…

On est tout excité surtout par le prochain départ de « notre » meilleure sommelière pour le Japon (elle -même est plutôt sur le stress de la préparation). Véronique Rivest, « meilleur sommelier du Canada » en 2006 et 2012, puis des Amériques l’an passé, s’en va défendre les couleurs du Canada pour la troisième fois au concours du « meilleur sommelier du monde ». Il aura lieu du 27 au 29 mars au Japon. On souhaite la meilleure des chances sur le podium à cette sympathique grande dame du vin, déjà dans le top 12 mondial en 2007 et 2010 ! Évidemment, on n’est pas chauvin…

www.tourismeoutaouais.com

www.laguildeculinaire.com

www.veroniquerivest.com

 

Une nouvelle « Table du sommelier » à Québec

Inverser la proposition gastronomique, voilà l’idée toute nouvelle mise de l’avant dès le 27 février prochain par le restaurant Panache de l’Auberge Saint-Antoine à Québec. Chaque mercredi, le chef Julien Dumas proposera la Table du sommelier : vous choisissez vos vins et lui choisit vos plats en harmonie.

Le forfait comprend 4 services (deux entrées, un plat, un dessert), incluant un verre de vin par service, le tout pour 120 dollars avant service et taxes. Pour 22 $ de plus, vous aurez droit à un verre de vin supplémentaire, avec plateau de fromages assortis ! En prime : un Kir Panache gratuit pour les dix premières réservations chaque semaine.

A noter: la cave à vin du Panache est réputée, avec plus de 12000 bouteilles, de nombreux vins de garde et importations privées, plus de 700 étiquettes et 14 pays couverts .

Autre nouveauté: le brunch du Panache, à 18 dollars. La salade de saumon, avec gaufre de pommes de terre, crème raifort, sauce au fromage blanc et citron vert me fait saliver même à distance !

L’Auberge Saint-Antoine est un superbe Relais & Châteaux « urbain », très hôtel-boutique et bien situé dans le Vieux-Québec.

Tél.418-692-1022; www.saint-antoine.com