Villa Grecque Kérylos
La Grèce antique à Beaulieu sur mer (France)
Il fallait être un riche passionné de l’Antiquité grecque pour faire construire et décorer un tel chef-d’œuvre de raffinement ! C’est l’archéologue, anthropologue et mécène Théodore Reinach qui conçut à la Belle époque, au tout début du 20ème siècle, avec l’aide de l’architecte Emmanuel Pontremoli, cette réplique unique au monde d’une maison noble de l’île grecque Délos du IIème siècle avant Jésus-Christ. Elle occupe un emplacement de choix sur la Pointe des fourmis, à l’extrémité de la baie du même nom, non loin de la villa de Gustave Eiffel !
Dès l’entrée monumentale, toute en marbres et mosaïques, on est charmé par les lieux. Suit une cour centrale, un péristyle à colonnes ouvert sur le ciel et entouré de quelques pièces magnifiquement meublées, avec un rare souci du détail. La bibliothèque est particulièrement réussie avec des bureaux, des étagères, des fauteuils de bois, le tout très travaillé mais néanmoins avec une grande sobriété. Dans la salle à manger ont été reproduites table à trois pieds et lit pour manger… à la romaine ! Là comme au salon adjacent, les sols sont décorés de magnifiques céramiques en mosaïques, les plafonds quasi-sculptés en caissons arborent des couleurs chaudes et le marbre est partout. A l’étage, on déambule de chambre en chambre. Le bois de citronnier est de rigueur pour le mobilier tandis que le cèdre est maître au plafond des salles de bain. Le marbre y est toutefois omniprésent. La baignoire seule de Monsieur Reinach pèserait une tonne de marbre…
Ne manquez un petit tour à l’extérieur même en hiver ou au printemps, pour profiter de la vue, puis au sous-sol où est installé un atelier de céramique et la Galerie des Antiques. Celle-ci présente quelques moulages de grandes statues gréco-romaines qui n’ont guère d’intérêt autre que de trôner dans une pièce très originale qui tourne en rond avec de grandes baies vitrées au ras de l’eau !
(Villa Kérylos : impasse Gustave-Eiffel, Beaulieu sur mer; www.villa-kerylos.com; tarif combiné avec la visite de la Villa Ephrussi de Rothschild)
Visite de palace
En balade à Saint-Jean-Cap-Ferrat, dans le sud de la France début janvier, j’ai visité l’un des plus beaux palaces de la Côte d’Azur. Le Grand Hôtel du Cap Ferrat domine la pointe de la presqu’île avec une vue incroyable sur la mer et des jardins dont on devine la beauté même en hiver. A défaut de loger sur place – certaines suites coûtent 4.000 euros la nuit – on peut à tout le moins aller prendre un verre à l’heure de l’apéritif (comme le cocktail Cocteau à la Suze) ou à l’heure du thé.
www.saintjeancapferrat.fr; www.cotedazur-tourisme.com; www.grand-hotel-cap-ferrat.com
Saint-Jean-Cap-Ferrat
Paradis de milliardaires, la jolie presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat ne coûte rien à qui veut en faire le tour à pied sur un charmant sentier du littoral. De criques en petites plages, il suit le relief, serpentant au milieu des rochers du bord de mer. Attention de ne pas s’en éloigner si le vent se lève car les vagues pourraient bien vous doucher ! Le tout a un charme fou et les visites de quelques belles villas célèbres agrémentent les courts séjours comme les plus longs dans cette région des Alpes-Maritimes, non loin de la frontière italienne, où le climat est tout doux, même en hiver. 
Sur la route: de Nice à Ventimille
Quoi de plus simple que de passer de la Riviera française à l’italienne quand on séjourne un peu dans la région de Nice. Même sans voiture, on peut s’y rendre en train. Ventimille est la première petite ville après la frontière et nombreux sont ceux qui, de France, vont y faire une excursion d’une journée, voire seulement le marché. Car les prix sont plus doux qu’en France et le lieu idéal pour acheter des fromages artisanaux comme la 
« burrata » des Pouilles, une belle boule de mozzarella au cœur crémeux, ou un gros morceau de parmesan ! Côté charcuterie, place surtout au San Daniele, l’un des meilleurs jambons crus au monde.
Au retour, on se paie un coucher de soleil sur la Méditerranée.
Sur les traces de Cocteau !

L’une des premières mosaïques signées Jean Cocteau, dans le patio de la Villa Santo Sospir, l’une des petites merveilles de la presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat, sur la Côte d’Azur.
Ode à la nordicité
Bien beau film, touchant et instructif, que celui que j’ai vu hier au cinéma Ex-Centris de Montréal. Le Nord au cœur, un film de Serge Giguère, dresse un portrait en forme de parcours de vie du géographe québécois Louis-Edmond Hamelin, qui s’est intéressé avec passion au Nord du Canada et du Québec en particulier, en défendant mordicus les peuples autochtones qui y vivent. L’homme de 89 ans, pédagogue hors-pair, est aussi l’inventeur du terme de «nordicité » et fondateur du réputé Centre d’études nordiques, situé à Québec.
Il crève l’écran. On le suit lors d’un voyage au site innu du Mushua-Nipi, en bordure de la rivière George, dans le nord du Québec, lors d’un séminaire autochtone. Serge Giguère utilise aussi de nombreuses images d’archives pour replacer la vision du Nord de M. Hamelin dans le contexte historique et politique canadien. Celui-ci met en relief une constante : l’absence de prise en compte des Nations autochtones, de leurs droits et aspirations, dans les politiques relatives au développement du Nord, comme l’a une nouvelle fois démontré le récent Plan Nord, projet de l’ex-Premier ministre québécois Jean Charest…
De Serge Giguère, après la présentation du film :
Confidence de Louis-Edmond Hamelin : « tu aurais du appeler ça « L’intellectuel vagabond »…
Le film est en supplémentaire jusqu’au 20 décembre à Montréal puis ailleurs au Québec à partir de janvier.
Nouveautés hivernales dans les parcs nationaux du Québec
Le parc national des Monts-Valin a complété un nouvelle boucle sur son sentier du Mirador, accessible en raquettes. En plus de trois chalets dans le nouveau secteur de la Baie d’Alexis.
Le parc national du Mont Mégantic a modifié le tracé du retour du sentier des Crêtes (rando pédestre, raquette), ouvert l’an passé dans le secteur Franceville. Après le beau sentier qui grimpait sur les hauteurs faisant face au Mont Mégantic, on redescend toujours au fond de la vallée mais au lieu de virer à droite sur un sentier multifonctionnel, plus adapté au vélo qu’à la marche, le nouveau segment se trouve de l’autre côté du ruisseau et revient vers le poste d’accueil par une piste sinueuse passant à travers la forêt.
Le ski-hog à la mode
Cet hybride entre ski de fond et raquettes, qui tente de se tailler une place sur le marché du plein air hivernal depuis quelques années, revient en force, sans doute à la faveur d’une version réellement québécoise du produit. Il semble qu’elle soit nettement plus intéressante que les précédentes, ce que j’ai bien l’intention de vérifier cet hiver. On peut en faire l’essai à la Forêt Montmorency, à Duchesnay, au parc du Fjord du Saguenay ou à l’auberge de montagne des Chic-Chocs.
Le Parc national de la Jacques-Cartier ouvre sa route aux voitures jusqu’au km 10 cet hiver. Une navette permettra en outre aux visiteurs de se rendre jusqu’au pied du sentier des Loups, 8 km plus loin. Ce joli sentier de raquettes grimpe en montagne et permet une belle sortie plutôt que de marcher sur la large route d’été qui longe la rivière. Reste que cette amélioration de l’accessibilité (dixit la SEPAQ) conduit aussi à un nivèlement par le bas en terme d’effort physique à fournir. Personnellement, j’adorais laisser ma voiture à l’entrée du parc, prendre le sentier pédestre suivant la rivière jusqu’à la zone des chalets et tentes-prospecteurs, dormir là en toute tranquillité et sans auto, puis continuer la route à pied pour accéder au sentier des Loups et faire la boucle menant à mi-chemin à un petit sommet.
Le chalet Nature
Je ne suis pas éblouie non plus par la dernière nouveauté de la SEPAQ: le chalet Nature. Dans la foulée de la tendance de tout le Québec à offrir de nouveaux types d’hébergement, les parcs nationaux proposent cet hiver leur petit dernier : un chalet en bois pour quatre personnes, avec tout le confort d’un chalet traditionnel, donc plus qu’un refuge. Il sera, dit-on, plus économique que les plus gros du réseau mais à 165$ la nuit, on voit mal une petite famille y trouver son compte ! Il y aura cinq de ces chalets au parc du Mont Orford, trois aux Monts-Valin, cinq au Mont-Tremblant et autant au parc de la Yamaska. Et pendant que la Sépaq joue les entrepreneurs en bâtiment, on se désole du peu de nouveautés au chapitre des aménagements de sentiers !
Nouveautés hivernales au Québec

En ski de fond dans le Parc Forillon
En Gaspésie
Cet hiver, le parc Forillon sera fermé, sans doute pour cause de compressions budgétaires fédérales… Il faudra aimer la raquette ou le ski nordique pour profiter des pistes non tracées du parc, qui est pourtant magnifique en hiver, comme j’ai pu le constater en février dernier, lors d’une étape de la Traversée de la Gaspésie en ski de fond.
En Montérégie
Plusieurs fois repoussée, l’ouverture d’Oasis Surf, un parc d’attractions intérieur où le surf sera à l’honneur, devrait se faire au printemps prochain !
Dans les Laurentides
Les hébergements dans les arbres ont décidément la cote. A Nominingue, dans les Hautes Laurentides, Les Toits du monde proposent de dormir sur quatre saisons dans des cabanes perchées.
A Laval
J’ai moins la dent sucrée que la bouche gourmande salée mais j’ai craqué récemment pour les petites truffes à la pâte de noix de Tessier Lavigne.
Dans Lanaudière
L’Auberge Matawinie, à Saint-Michel-des-Saints, a fait peau neuve après d’importants travaux intérieurs. Aux fourneaux, Emmanuel R. Desjardins, qui a fait ses armes au restaurant L’Eau à la bouche, avec sa mère Anne Desjardins. L’auberge rouvre le 1er décembre et sera très orientée familles et groupes, avec une formule « tout inclus ». www.matawinie.com
L’homme fort ? A Saint-Jean-de-Matha, où se trouve déjà le Musée Louis-Cyr, on restaure la Maison Louis-Cyr, celle-là même où vécut l’homme qui fut un temps le plus fort au monde. Ouverture prévue l’été prochain.
Du ski de fond sans vraie neige ?
Voilà un sujet d’étonnement pour moi : comment peut-on organiser une Coupe du monde de ski de fond en plein centre-ville de Québec alors qu’il n’y a pas encore de neige fraîche ou si peu ? C’est pourtant ce qui va arriver du 6 au 9 décembre pour l’événement Sprint Canada présenté par Quebecor !
On parle ici d’une compétition internationale avec les meilleurs fondeurs au monde, dont Alex Harvey, qu’on pourra voir sur une boucle de 850 mètres tracée sur neige artificielle (sans doute) près du Parlement. Bon coup de marketing sans doute pour la ville de Québec mais pour une adepte de neige folle et de ski de fond dans les bois comme moi, c’est presque une imposture… surtout à côté d’une vraie station de ski de fond comme celle du mont Sainte-Anne.
Un Club Med au Massif
C’est toute une nouvelle que celle-ci : l’annonce le 27 novembre d’un partenariat du célèbre Club Med avec le projet du Massif de Charlevoix. En fait, le projet semble bien avancé pour voir un Club Med s’installer au pied des pentes de skis, à Petit-Rivière-Saint-François, avec 300 chambres, à compter de décembre 2015. Le pdg du Club Med pour l’Amérique du Nord, Xavier Mufraggi, a expliqué que son groupe était à la recherche de points de chute sur le continent et que près de 40 propositions avaient été analysées. Cinq avaient un fort potentiel, dont celui du Massif de Charlevoix qui « pourrait devenir le premier Club Med au Canada ». Le projet « cadre tout à fait avec notre désir d’offrir de l’hébergement tout inclus à la Montagne », estime pour sa part Daniel Gauthier, président du groupe Le Massif. Il a tenu à préciser que l’hôtel opéré conjointement avec le Club Med, ne représenterait qu’une partie de l’offre d’hébergement à la Montagne. « Tel que prévu initialement, il y aura différents types d’hébergement pour tous les goûts et tous les budgets ».
Rencontré juste après cette annonce, Claude Beaudoin, directeur Stratégie et Développement du Groupe Le Massif, m’indiquait que le projet entrait dans la stratégie de développement d’hôtels de montagne du Club Med (il en a 23 pour l’instant sur 80 clubs). La station du Massif tourné sur le Saint-Laurent, la proximité de parcs nationaux, les possibilités de croisières aux baleines, la notoriété de la région de Charlevoix, la proximité de la ville de Québec ont selon lui été des critères importants pour le Club Med. Pour le Massif, cet hôtel fait office d’ouverture vers une clientèle internationale familiale avec une marque de renom et ce pour une destination quatre saisons. On en saura plus sur le projet en février prochain, semble-t-il.






Grouille pour pas qu'ça rouille