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La pensée du jour

Quand nous étions enfants, nos parents nous disaient d' »aller jouer dehors voir le jour et rencontrer notre futur ». Quand on rentrait, il fallait expliquer d’où le vent soufflait et, si nous n’avions pas la bonne réponse, on nous renvoyait à l’extérieur.
Zacharias Kunuk, inuit, cinéaste, rencontré à Igloolik au Nunavut

Week-end de rêve au Massif du Sud

Dans les sous-boisAprès une bonne tempête de neige, rien de tel qu’un week-end de ski pour en profiter. En route pour une série d’articles « duos ski alpin-ski de fond », j’ai opté récemment pour la station touristique Massif du Sud, dans Chaudière-Appalaches.

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Du bas des pistes de ski alpin, on ne voit qu’une partie de ce qu’elle offre car, passé un bon surplomb, le remonte-pentes poursuit son chemin sur un plateau en déclinaison plus légère. Quel terrain de   jeu ! Nous le découvrons en compagnie d’un guide de la station: pistes vertes tirant plutôt sur le bleu, bleues vraiment bleues, qui démarrent généralement en douceur pour attaquer ensuite le dénivelé de « front » sur des pistes larges, peu glacées et avec quelques beaux passages en neige fraîche. Au total, 400 mètres de descente! J’ai particulièrement aimé l’expérience en sous-bois, ma première, sur une partie facile de la nouvelle piste « bipolaire ». La station est d’ailleurs réputée pour ses sous-bois.
Ma leçon de ski en sous-bois, donnée par le guide: « regarde entre les arbres, pas les arbres ».

Le lendemain, après une bonne nuit en chalet, on remonte au sommet en ski de fond ! Le sentier du Mont-du-Midi démarre dans un décor féérique, sur une crête battue par les vents qui ont transformé les arbres enneigés en vrais fantômes de glace. La piste large et bien tracée court sur la crête avant de dévaler tranquillement la pente, passant près d’un secteur d’éoliennes, puis rejoignant un premier refuge (Le Versant). La descente se poursuit jusqu’au refuge du Milieu puis la piste passe en lisière du mont Chocolat. On peut rejoindre alors le poste d’accueil du parc régional du Massif du Sud ou poursuivre le long de la rivière des Mornes, en légère montée, jusqu’au pied des pistes de ski alpin.

Les plus: les pistes en sous-bois; la vue sur les montagnes alentour; la yourte du sommet (à louer); le relais chauffé du sommet; la beauté de la crête en ski de fond; la qualité de la nourriture à la cafétéria; les chalets près du bas des pistes.
Les moins: la lenteur du remonte-pentes.

Station de ski: http://www.massifdusud.net
Hébergement Massif du Sud: http://www.massifdusud.net
Parc régional: http://www.massifdusud.com

Un voyage gourmand au Costa Rica

Vous avez envie de soleil et de chaleur en ce mois de janvier. Lisez l’article que j’ai écrit pour le journal Le Soleil et qui vous propose un voyage gourmand au Costa Rica.

La pura vida, cette joie de vivre dont le Costa Rica a fait son slogan, a des ramifications jusque dans sa cuisine. De plus en plus prisé l’hiver par les Québécois, ce pays est davantage reconnu pour ses plages et ses activités écotouristiques que comme destination gourmande. Pourtant, il est possible d’y découvrir de bons produits et plats autres que le gallo pinto (riz et haricots) ou le pollo à toutes les sauces… Encore que même cette cuisine traditionnelle soit si parfumée qu’on aime y revenir, y compris au petit déjeuner. De la région centrale à la côte Pacifique, suivez le guide des saveurs au pays des Ticos!

À peine le pied posé à l’aéroport de San José, on file au marché central aux allures de souk. Dans un dédale de ruelles couvertes, un étal d’épices odorantes succède à un autre d’herbes séchées. Pour un premier café costaricain, on fait arrêt au Cafe central qui torréfie ses grains sur place mais, à l’heure du lunch, on opte pour un jus de Guanábana ou corossol à la Marisqueria San José. Ce gros fruit vert et épineux donne un délicieux jus blanchâtre, doux et acidulé. Il est temps ensuite de goûter aux tamales, petits pâtés à la farine de maïs, farcis et gentiment épicés, avant d’être bouillis dans un morceau de feuille de bananier.

Doublé ski alpin-ski de fond au Vermont

Pour une série d’articles ski alpin-ski de fond en préparation pour le magazine Géo Plein Air, j’ai débuté la saison très tôt fin 2014… par chance, vu qu’elle a mal tourné ensuite ! Première étape à Stowe, au Vermont, un centre de villégiature très prisé des Américains comme des Québécois, étant donné la courte distance routière pour s’y rendre depuis Montréal.

Pas de neige sur la route et ses alentours le 20 décembre mais en pénétrant dans le secteur des montagnes, elle était bien là, en quantité suffisante, tant pour le ski alpin que le ski de fond.

J’ai eu la chance de profiter d’un superbe samedi ensoleillé à la station du Stowe Mountain Resort, un hôtel chic doublé de superbes pistes à flanc du mont Mansfield que j’ai gravi plusieurs fois en été et automne dans le passé mais sans doute par la face nord !

Du grand lodge, on accède au bas des pistes en gondole pour traverser la route et quatre remonte-pentes ou gondoles (très rapides) permettent d’atteindre la crête pour profiter ensuite de la descente sur une bonne gamme de pistes. En qualité de skieuse tout juste intermédiaire, je me spécialise dans les vertes et bleues. En qualité de contemplatrice invétérée, je vote pour la vue de l’Upperliftline et du Gondolier en plein soleil de midi. J’ai aussi adoré descendre la longue piste verte Toll Road, dans un étroit couloir d’arbres croulant sous la neige, la bleue Sunrise, la Crossover et toutes les bleues partant du Gondolier.

En après-midi, quand le soleil se cache, retour vers le lodge en gondole pour aller s’épivarder sur les pistes ensoleillées à flanc du mont Spruce, le petit frère du mont Mansfield. La bleue Sterling sera un pur délice.

En milieu d’après-midi, on file ensuite au spa sympa du Stowe Mountain Lodge pour profiter du sauna, du bain vapeur et du bain tourbillon (ou d’un massage). Il ne faut pas oublier d’aller passer du temps avec un bon livre ou une revue dans la magnifique salle de repos à l’étage: ultra-confortable et tranquille ! On peut aussi aller faire un tour gratuit à la piscine extérieure (avec entrée par l’intérieur), chauffée mais très modérément.

L’hôtel, dont le service à la clientèle est irréprochable (ce qui est normal sans être toujours évident dans une gamme de prix élevés), a des chambres très chaleureuses, avec cuisinettes, qui sont quasiment des suites. Pour les familles ou les groupes d’amis, il y en a même qui ont une entrée commune avec deux chambres ensuite. Le restaurant Solstice, dans l’hôtel, offre des repas de fine cuisine mais on peut aussi souper au lounge, si l’on n’a pas envie de se faire à manger dans les chambres.

A noter: l’hôtel affiche très « bienvenue aux chiens ». Il y en a beaucoup,  avis donc aux personnes allergiques !

Pour le ski de fond, il faut reprendre l’auto pour aller vers le village sur la route 108 et rejoindre à droite le Cross country touring center de Stowe Mountain. Ses pistes sont sur le territoire très varié de la Forêt du mont Mansfield. Je n’ai pas pu tester autre chose que la boucle principale (facile) étant donné les conditions mais il y a là beaucoup de potentiel en montagne pour les amateurs de pistes bleues et noires.DSCN2248

Seule ombre au tableau: le coût élevé du billet de ski de fond: à 26 dollars US par jour, c’est un record. Surtout avec un seul refuge-relais à bonne distance du départ. Au retour, il y a tout de même une belle yourte chauffée pour manger au chaud et se changer avant le retour vers Montréal !

http://www.stowe.com

Les derniers projets de la chaîne d’hôtels MELIA

 

Mon dernier voyage de presse... au Paradisius Palma Real de la République dominicaine

 

 

Plusieurs représentants du groupe MELIA, aux multiples bannières d’hôtels (Gran Melia, Me, Paradisus, Melia, Innside, Tryp et Sol) pour un total de 350 établissements dans 39 pays, étaient en tournée canadienne fin octobre. Né en Espagne, le groupe étend surtout ses tentacules dans les Caraïbes et l’Amérique du Sud, tout en ayant une bonne présence urbaine en Europe, notamment à Londres, Madrid, Rome, Berlin et Paris.

Parmi ses projets, on note l’ouverture en 2015 d’un cinquième Melia parisien, cette fois dans le quartier de La Défense, celles d’un Me branché à Londres et d’un resort aux couleurs de Paradisus l’année suivante au Costa Rica.

La chaîne de beaux hôtels est aussi sur les rangs d’un mégaprojet jamaïcain (de 3,5 milliards de dollars américains, avec gros casino): le complexe Baha Mar. Le Melia Nassau Beach subit une grosse cure de rajeunissement pour l’an prochain et en profitera pour intégrer le complexe (avec 4 autres hôtels d’autres chaînes) en changeant son nom pour Melia Baha Mar.

http://www.melia.com

Zurich, la belle suissesse

Vieille ville de Zurich. Copyright by: Switzerland Tourism By-Line: swiss-image.ch / Rubiano Soto

Vieille ville de Zurich.
Copyright by: Switzerland Tourism By-Line: swiss-image.ch / Rubiano Soto

La Suisse sort des sentiers battus (ceux de la montagne) pour mettre en valeur une ville qui a bien d’autres attraits pour les Canadiens que d’être l’un des principales plaque-tournantes aériennes d’Europe…

Avec deux mille ans d’histoire et une vitalité qui ne se dément pas, la ville voudrait bien attirer davantage de touristes. Quartier historique ou quartier tendance, à l’ouest ? Balade sur l’eau ou journée à la plage ? Randonnée dans la forêt jusqu’au sommet du Uetliberg, le poumon vert de Zurich ? Shopping local ?

J’opte personnellement pour une attraction gourmande : un tour de tramway en fondue ! Enfin : plutôt un repas de fondue dégusté à bord d’un tram qui parcourt la ville. Il semble que la fondue soit une marque de fabrique de Zurich, d’octobre à mars…

A partir du 10 avril, ensuite, place à un festival plutôt allumé, celui de Sechselauten, au cours duquel on brûle un gros bonhomme de neige. Pour célébrer la fin de l’hiver.

En mai, c’est le temps de participer à l’événement haut en couleurs Kreislauf 4+5 (du 23 au 25), si l’on veut approcher de tout ce que la ville compte d’artisans, designers et artistes en tout genre dans un seul district de l’ouest de Zurich. Avec tours guidés si on le veut.

A noter : Zurich aura en 2016 un musée du chocolat Lindt. On fêtera cette année-là le centenaire de naissance à Zurich du dadaïsme, mouvement artistique de grande importance… en attendant le 500ème anniversaire d,un autre mouvement, celui –protestant – de Martin Luther.

www.MySwitzerland.com; www.kreislauf4und5.ch/en/index.html

 

 

 

Vielle ville de Zurich

Copyright by: Switzerland Tourism By-Line: swiss-image.ch / Rubiano Soto

Le nouveau-né des Traversées de la Gaspésie

Voici un article que j’ai publié sur le site Huffington Post le 2 octobre 2014. Vous pourrez y voir des photos de la Traversée de la Gaspésie en randonnée pédestre.

Dernière-née de la gamme des «traversées de la Gaspésie», dites TDLG pour les connaisseurs, celle «à bottine» a pris son envol cette semaine en pleine saison des couleurs qui resplendissaient dans le parc national de la Gaspésie et sur la côte, de Sainte-Anne-des-Monts à Gaspé. Après treize éditions du forfait de groupe en ski de fond et quatre à vélo, la «bottine» a pris le relais, affichant complet depuis plusieurs semaines : avec 125 mordus de randonnée pédestre prêts à parcourir 115 kilomètres en six jours mais aussi à faire la fête le soir, partir à la rencontre de l’autre, goûter des produits typiquement gaspésiens…

La Gaspésie sportive

Même s’il y en a pour tous les goûts (en pouvant raccourcir les trajets), la TDLG à bottine est tout de même un bon défi physique, comme le relève sa porte-parole, la comédienne Pascale Bussières. Joggeuse, skieuse de fond, elle fait aussi beaucoup de yoga mais a été surprise par le degré de difficulté des premiers parcours de la TDLG dans le parc national de la Gaspésie: «Ce n’est pas le cardio le problème, c’est la concentration et la dextérité pour passer de roche en roche sur des sentiers qui en sont pleins», expliquait-elle après la longue descente du circuit du mont Albert, complété sous un soleil exceptionnellement chaud dimanche dernier.

Lise Côté, 73 ans, doyenne de la TDLG, est l’une des premières sur le sentier. «Sportive non compétitive», elle rentre d’une randonnée en Islande, fait du ski hors-piste l’hiver, du vélo et de la marche en été. «À mon âge, Je n’ai pas de temps à perdre», dit-elle avec un sourire malicieux. Sur le sentier, elle ne s’arrête guère: «Je suis dans ma bulle. J’ai de la route à faire, alors je garde un rythme constant».

Ce qui ne l’empêche pas de regarder le paysage… tout comme Jasmin Préville, l’un des «jeunots» de cette cuvée 2014. Grand voyageur, ce paysagiste-horticulteur a quitté ses Laurentides pour la Gaspésie le temps de la TDLG (comme il avait renoncé aux Tropiques l’hiver dernier pour celle en ski de fond): «j’ai eu un vrai coup de coeur pour ces parcours de nomades du plein air. Je me sens comme en voyage dans mon propre pays». Sportif contemplatif, il aime «monter vite aux sommets, puis s’asseoir et prendre le temps d’admirer le paysage tout en parlant aux autres».

La Gaspésie nature

Elle se dévoile au marcheur au détour d’un lacet de montagne ou quand la forêt s’ouvre sur un panorama grandiose, tels ceux des sommets du mont Albert ou du mont Jacques-Cartier : une vraie « mer » de montagnes, sur lesquelles on aurait déposé un tapis rouge-vert-jaune, couleurs chaudes des feuilles d’arbres et des buissons. Même chose sur le Sentier international des Appalaches qu’on grimpe jusqu’au mont Saint-Pierre, avec le fleuve en contrebas, puis le mont Louis, avec descente abrupte dans un festival de couleurs !

La Gaspésie faunique

Il fallait le faire: convoquer Gitane l’orignal et son petit pour venir souhaiter la bienvenue au Gîte du mont-Albert aux randonneurs venus de Montréal en autobus, puis les convoquer de nouveau au petit matin du départ pour l’étape du mont Saint-Pierre… La Gaspésie ne manque pas de richesses fauniques, dont on peut se délecter en marchant. Les caribous étaient ainsi bien au rendez-vous du mont Jacques-Cartier, comme les tétras du Canada sur le mont Xalibu et les geais gris au lac aux Américains, dans le parc de la Gaspésie.

La Gaspésie musicale

La musique est à l’honneur durant toute la «traversée». L’accordéoniste gaspésienne Sylvie Gallant assure le départ comme l’arrivée des troupes et pousse la chansonnette à répondre dans les autobus de transfert : «Chausse tes bottines-Oui c’est parti-Mes chers amis-L’automne est là-Tout en couleurs-Marchons d’un pas- de randonneur… » La musique les rattrape encore à la halte du midi, avec le duo acadien V’là l’bon temps, qui transporte flûte et guitare à dos de sacs de jour ! Le soir, pour ceux qui sont capables de veiller un peu, place au trio jazz spécial TDLG formé par Philippe LeBlanc, Juan Cruz et Bobby Cotton.

La Gaspésie du partage

Au hasard d’un sentier, l’un vous donne un petit cours de botanique alpine, l’autre propose sa gourde d’eau à celui qui n’en a plus, un pansement au blessé, une aide psychologique aux plus fatigués… Et à chaque étape, les occasions de belles rencontres avec de «purs» Gaspésiens ne manquent jamais.

La Gaspésie gourmande

Marcher c’est bien, manger c’est mieux! Si les randonneurs carburent aux sandwichs et fruits séchés le midi, on se délecte de produits régionaux à certaines pauses en forêt, à l’heure de l’apéro et du souper. Poissons fumés Atkins, bière Pit Caribou, crevettes du Nord Atlantique, bouchée de canard, fromage de chèvre, dessert au coulis de fraises, vin de rhubarbe…Tout y passe pour repartir d’attaque et surtout du bon pied le lendemain!

Pour plus de renseignementsTDLG Gaspésie

La traversée de la Gaspésie maintenant à pied

Voici un article paru dans le Monde le 2 octobre 2014  pour parler de la Traversée de la Gaspésie  qui a eu lieu au début de l’automne. Reportage sur une randonnée au coeur de cette région québécoise.

Ils sont venus de Montréal, du Québec, voire de France, rejoindre le bataillon des 125 participants à la Traversée de la Gaspésie, entre le 27 septembre et le 4 octobre. La TDLG a beau être un pur produit de cette péninsule québécoise, elle fédère ­au-delà de ses frontières naturelles.

« La grande famille gaspésienne n’est pas regardante », confie Claudine Roy, l’instigatrice de l’événement, qui œuvre à dynamiser la ­région hors saison estivale. La famille, ajoute-t-elle, « s’agrandit à la demande, adopte ceux qui viennent admirer ses paysages, partager du plaisir le temps de cette grande fête du plein air et de l’amitié ».

Forte de treize éditions en ski de fond et de quatre à vélo, la TDLG a accouché cette ­année d’une version « bottine », fort à propos, alors que la Gaspésie venait d’être sacrée par le magazine National Geographic quatrième plus bel endroit du monde pour admirer les couleurs de l’automne. La bottine, c’est la chaussure de rando, et la traversée, un parcours de six étapes, soit 115 kilomètres à pied, entre montagne et bord de mer.

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Des idées pour visiter Berlin

Voici quelques suggestions pour sortir des sentiers battus dans la vibrante métropole allemande. Le texte est paru le 19 septembre sur le site de Canoë.

HISTOIRES DE MUR

Rien de tel qu’une balade en vélo, avec guide, pour découvrir l’essence d’une ville. À Berlin, la question du mur et de sa chute est un incontournable, même 25 ans après l’événement qui a changé la face de l’Allemagne.

On file d’abord vers le nord de Mitte, quartier central, avec arrêt au Mauer Park, où le mur qui séparait Berlin en deux grimpe à dos de colline. Il est quasi intact… et couvert de graffitis. Premier contact avec l’art de rue pour lequel Berlin est renommé. En contrebas, le parc s’anime le week-end avec un marché et des musiciens. Après un détour dans quelques rues typiques de Berlin Est et Ouest, on rejoindra, plus au sud, Bernauer Strasse et son parc commémoratif de la chute du mur.

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Un reportage sur la course Ivakkak au Nunavik

En mars 2014, je me suis rendue au Nunavik (Nord du Québec) pour un reportage sur la course de traîneaux à chiens Ivakkak, réservée aux Inuit. Je vous invite à lire le reportage que j’ai publié dans le Huffington Post Québec le 19 mars.

C’était jour de fête mardi dernier à Tasiujaq, petit village inuit du Nord-du-Québec. Pas question de travailler au centre de santé local ou à l’école pour les enfants. Il fallait être en après-midi au bord de la baie aux Feuilles pour assister à l’arrivée de la course de traîneaux à chiens Ivakkak (« quand les chiens sont au meilleur de leur rythme », en inuktitut), laquelle est réservée – contrairement à d’autres – aux mushers inuit.

Fondée il y a treize ans par la société Makivik, principale organisation représentant les Inuit du Nunavik, cette course annuelle d’endurance est d’abord un hommage aux chiens de pure race Husky inuit. Ils avaient quasiment disparu depuis que, dans les années 1950 et1960, les autorités canadiennes ont procédé à de nombreux abattages pour sédentariser les Inuit. L’Husky a conservé sa place unique dans la culture inuit. Intimement lié au mode de vie nomade, ce chien fut le meilleur compagnon et une aide précieuse au transport des Inuit, avant la motoneige… La course célèbre le passé, mais veut surtout inciter les Inuit à préserver cette race de chiens du Nord et être source d’inspiration pour la jeune génération, via la transmission de savoirs traditionnels.

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