Cuisine & Confessions

Dernière-née des créations de la compagnie québécoise Les 7 doigts de la main, Cuisine & Confessions est à la hauteur des attentes ! Présentée à la Tohu de Montréal jusqu’au 16 novembre, le spectacle signé Shana Carroll et Sébastien Soldevila prendra l’affiche à Marseille du 2 au 6 décembre, puis à Paris du 9 décembre au 3 janvier. Pas de bûche de Noël à manger en sortant mais quelques délicieux gâteaux, dont le traditionnel pain aux bananes qu’on aura vu cuire sur scène.

Sur la thématique de la cuisine, avec toujours un savant dosage de numéros de cirque et de récit théâtral, Cuisine & Confessions met en scène neuf interprètes aux multiples talents. On y parle français, anglais, espagnol; on y fait d’incroyables acrobaties, notamment dans des anneaux chinois en forme de cadres de bois, sur mât chinois ou tissu aérien; on y danse sur les tables ou dans la farine; on y jongle avec des fouets; on y découvre la recette de bortsch de l’un, l’omelette de la mère de l’autre, l’histoire du dernier souper d’un jeune Argentin avec son père, avant qu’il ne disparaisse avec des suppôts de la dictature…

Dans le décor d’une grande cuisine, les artistes passent du dramatique au comique à la lueur des souvenirs-témoignages de chacun, sur une trame musicale particulièrement réussie.

Du début à la fin, le public est partie prenante au spectacle, invité à monter sur scène pour couper des oignons, attraper un (faux) œuf lancé dans les gradins, boire du maté, jouer les faire-valoir avec les artistes, allumer l’alarme de son cellulaire pour la fin du temps de cuisson du pain aux bananes…

Cuisine & Confessions se classe selon moi à un niveau comparable, en termes d’inventivité circassienne et théâtrale, à Loft, première création de la troupe, avec une bonne longueur d’avance sur Psy, Traces, La Vie, Séquence 8, Intersection, qui suivirent. Tant mieux !

http://www.7doigts.com

Les derniers projets de la chaîne d’hôtels MELIA

 

Mon dernier voyage de presse... au Paradisius Palma Real de la République dominicaine

 

 

Plusieurs représentants du groupe MELIA, aux multiples bannières d’hôtels (Gran Melia, Me, Paradisus, Melia, Innside, Tryp et Sol) pour un total de 350 établissements dans 39 pays, étaient en tournée canadienne fin octobre. Né en Espagne, le groupe étend surtout ses tentacules dans les Caraïbes et l’Amérique du Sud, tout en ayant une bonne présence urbaine en Europe, notamment à Londres, Madrid, Rome, Berlin et Paris.

Parmi ses projets, on note l’ouverture en 2015 d’un cinquième Melia parisien, cette fois dans le quartier de La Défense, celles d’un Me branché à Londres et d’un resort aux couleurs de Paradisus l’année suivante au Costa Rica.

La chaîne de beaux hôtels est aussi sur les rangs d’un mégaprojet jamaïcain (de 3,5 milliards de dollars américains, avec gros casino): le complexe Baha Mar. Le Melia Nassau Beach subit une grosse cure de rajeunissement pour l’an prochain et en profitera pour intégrer le complexe (avec 4 autres hôtels d’autres chaînes) en changeant son nom pour Melia Baha Mar.

http://www.melia.com

Zurich, la belle suissesse

Vieille ville de Zurich. Copyright by: Switzerland Tourism By-Line: swiss-image.ch / Rubiano Soto

Vieille ville de Zurich.
Copyright by: Switzerland Tourism By-Line: swiss-image.ch / Rubiano Soto

La Suisse sort des sentiers battus (ceux de la montagne) pour mettre en valeur une ville qui a bien d’autres attraits pour les Canadiens que d’être l’un des principales plaque-tournantes aériennes d’Europe…

Avec deux mille ans d’histoire et une vitalité qui ne se dément pas, la ville voudrait bien attirer davantage de touristes. Quartier historique ou quartier tendance, à l’ouest ? Balade sur l’eau ou journée à la plage ? Randonnée dans la forêt jusqu’au sommet du Uetliberg, le poumon vert de Zurich ? Shopping local ?

J’opte personnellement pour une attraction gourmande : un tour de tramway en fondue ! Enfin : plutôt un repas de fondue dégusté à bord d’un tram qui parcourt la ville. Il semble que la fondue soit une marque de fabrique de Zurich, d’octobre à mars…

A partir du 10 avril, ensuite, place à un festival plutôt allumé, celui de Sechselauten, au cours duquel on brûle un gros bonhomme de neige. Pour célébrer la fin de l’hiver.

En mai, c’est le temps de participer à l’événement haut en couleurs Kreislauf 4+5 (du 23 au 25), si l’on veut approcher de tout ce que la ville compte d’artisans, designers et artistes en tout genre dans un seul district de l’ouest de Zurich. Avec tours guidés si on le veut.

A noter : Zurich aura en 2016 un musée du chocolat Lindt. On fêtera cette année-là le centenaire de naissance à Zurich du dadaïsme, mouvement artistique de grande importance… en attendant le 500ème anniversaire d,un autre mouvement, celui –protestant – de Martin Luther.

www.MySwitzerland.com; www.kreislauf4und5.ch/en/index.html

 

 

 

Vielle ville de Zurich

Copyright by: Switzerland Tourism By-Line: swiss-image.ch / Rubiano Soto

Le nouveau-né des Traversées de la Gaspésie

Voici un article que j’ai publié sur le site Huffington Post le 2 octobre 2014. Vous pourrez y voir des photos de la Traversée de la Gaspésie en randonnée pédestre.

Dernière-née de la gamme des «traversées de la Gaspésie», dites TDLG pour les connaisseurs, celle «à bottine» a pris son envol cette semaine en pleine saison des couleurs qui resplendissaient dans le parc national de la Gaspésie et sur la côte, de Sainte-Anne-des-Monts à Gaspé. Après treize éditions du forfait de groupe en ski de fond et quatre à vélo, la «bottine» a pris le relais, affichant complet depuis plusieurs semaines : avec 125 mordus de randonnée pédestre prêts à parcourir 115 kilomètres en six jours mais aussi à faire la fête le soir, partir à la rencontre de l’autre, goûter des produits typiquement gaspésiens…

La Gaspésie sportive

Même s’il y en a pour tous les goûts (en pouvant raccourcir les trajets), la TDLG à bottine est tout de même un bon défi physique, comme le relève sa porte-parole, la comédienne Pascale Bussières. Joggeuse, skieuse de fond, elle fait aussi beaucoup de yoga mais a été surprise par le degré de difficulté des premiers parcours de la TDLG dans le parc national de la Gaspésie: «Ce n’est pas le cardio le problème, c’est la concentration et la dextérité pour passer de roche en roche sur des sentiers qui en sont pleins», expliquait-elle après la longue descente du circuit du mont Albert, complété sous un soleil exceptionnellement chaud dimanche dernier.

Lise Côté, 73 ans, doyenne de la TDLG, est l’une des premières sur le sentier. «Sportive non compétitive», elle rentre d’une randonnée en Islande, fait du ski hors-piste l’hiver, du vélo et de la marche en été. «À mon âge, Je n’ai pas de temps à perdre», dit-elle avec un sourire malicieux. Sur le sentier, elle ne s’arrête guère: «Je suis dans ma bulle. J’ai de la route à faire, alors je garde un rythme constant».

Ce qui ne l’empêche pas de regarder le paysage… tout comme Jasmin Préville, l’un des «jeunots» de cette cuvée 2014. Grand voyageur, ce paysagiste-horticulteur a quitté ses Laurentides pour la Gaspésie le temps de la TDLG (comme il avait renoncé aux Tropiques l’hiver dernier pour celle en ski de fond): «j’ai eu un vrai coup de coeur pour ces parcours de nomades du plein air. Je me sens comme en voyage dans mon propre pays». Sportif contemplatif, il aime «monter vite aux sommets, puis s’asseoir et prendre le temps d’admirer le paysage tout en parlant aux autres».

La Gaspésie nature

Elle se dévoile au marcheur au détour d’un lacet de montagne ou quand la forêt s’ouvre sur un panorama grandiose, tels ceux des sommets du mont Albert ou du mont Jacques-Cartier : une vraie « mer » de montagnes, sur lesquelles on aurait déposé un tapis rouge-vert-jaune, couleurs chaudes des feuilles d’arbres et des buissons. Même chose sur le Sentier international des Appalaches qu’on grimpe jusqu’au mont Saint-Pierre, avec le fleuve en contrebas, puis le mont Louis, avec descente abrupte dans un festival de couleurs !

La Gaspésie faunique

Il fallait le faire: convoquer Gitane l’orignal et son petit pour venir souhaiter la bienvenue au Gîte du mont-Albert aux randonneurs venus de Montréal en autobus, puis les convoquer de nouveau au petit matin du départ pour l’étape du mont Saint-Pierre… La Gaspésie ne manque pas de richesses fauniques, dont on peut se délecter en marchant. Les caribous étaient ainsi bien au rendez-vous du mont Jacques-Cartier, comme les tétras du Canada sur le mont Xalibu et les geais gris au lac aux Américains, dans le parc de la Gaspésie.

La Gaspésie musicale

La musique est à l’honneur durant toute la «traversée». L’accordéoniste gaspésienne Sylvie Gallant assure le départ comme l’arrivée des troupes et pousse la chansonnette à répondre dans les autobus de transfert : «Chausse tes bottines-Oui c’est parti-Mes chers amis-L’automne est là-Tout en couleurs-Marchons d’un pas- de randonneur… » La musique les rattrape encore à la halte du midi, avec le duo acadien V’là l’bon temps, qui transporte flûte et guitare à dos de sacs de jour ! Le soir, pour ceux qui sont capables de veiller un peu, place au trio jazz spécial TDLG formé par Philippe LeBlanc, Juan Cruz et Bobby Cotton.

La Gaspésie du partage

Au hasard d’un sentier, l’un vous donne un petit cours de botanique alpine, l’autre propose sa gourde d’eau à celui qui n’en a plus, un pansement au blessé, une aide psychologique aux plus fatigués… Et à chaque étape, les occasions de belles rencontres avec de «purs» Gaspésiens ne manquent jamais.

La Gaspésie gourmande

Marcher c’est bien, manger c’est mieux! Si les randonneurs carburent aux sandwichs et fruits séchés le midi, on se délecte de produits régionaux à certaines pauses en forêt, à l’heure de l’apéro et du souper. Poissons fumés Atkins, bière Pit Caribou, crevettes du Nord Atlantique, bouchée de canard, fromage de chèvre, dessert au coulis de fraises, vin de rhubarbe…Tout y passe pour repartir d’attaque et surtout du bon pied le lendemain!

Pour plus de renseignementsTDLG Gaspésie

La traversée de la Gaspésie maintenant à pied

Voici un article paru dans le Monde le 2 octobre 2014  pour parler de la Traversée de la Gaspésie  qui a eu lieu au début de l’automne. Reportage sur une randonnée au coeur de cette région québécoise.

Ils sont venus de Montréal, du Québec, voire de France, rejoindre le bataillon des 125 participants à la Traversée de la Gaspésie, entre le 27 septembre et le 4 octobre. La TDLG a beau être un pur produit de cette péninsule québécoise, elle fédère ­au-delà de ses frontières naturelles.

« La grande famille gaspésienne n’est pas regardante », confie Claudine Roy, l’instigatrice de l’événement, qui œuvre à dynamiser la ­région hors saison estivale. La famille, ajoute-t-elle, « s’agrandit à la demande, adopte ceux qui viennent admirer ses paysages, partager du plaisir le temps de cette grande fête du plein air et de l’amitié ».

Forte de treize éditions en ski de fond et de quatre à vélo, la TDLG a accouché cette ­année d’une version « bottine », fort à propos, alors que la Gaspésie venait d’être sacrée par le magazine National Geographic quatrième plus bel endroit du monde pour admirer les couleurs de l’automne. La bottine, c’est la chaussure de rando, et la traversée, un parcours de six étapes, soit 115 kilomètres à pied, entre montagne et bord de mer.

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Des idées pour visiter Berlin

Voici quelques suggestions pour sortir des sentiers battus dans la vibrante métropole allemande. Le texte est paru le 19 septembre sur le site de Canoë.

HISTOIRES DE MUR

Rien de tel qu’une balade en vélo, avec guide, pour découvrir l’essence d’une ville. À Berlin, la question du mur et de sa chute est un incontournable, même 25 ans après l’événement qui a changé la face de l’Allemagne.

On file d’abord vers le nord de Mitte, quartier central, avec arrêt au Mauer Park, où le mur qui séparait Berlin en deux grimpe à dos de colline. Il est quasi intact… et couvert de graffitis. Premier contact avec l’art de rue pour lequel Berlin est renommé. En contrebas, le parc s’anime le week-end avec un marché et des musiciens. Après un détour dans quelques rues typiques de Berlin Est et Ouest, on rejoindra, plus au sud, Bernauer Strasse et son parc commémoratif de la chute du mur.

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Un reportage sur la course Ivakkak au Nunavik

En mars 2014, je me suis rendue au Nunavik (Nord du Québec) pour un reportage sur la course de traîneaux à chiens Ivakkak, réservée aux Inuit. Je vous invite à lire le reportage que j’ai publié dans le Huffington Post Québec le 19 mars.

C’était jour de fête mardi dernier à Tasiujaq, petit village inuit du Nord-du-Québec. Pas question de travailler au centre de santé local ou à l’école pour les enfants. Il fallait être en après-midi au bord de la baie aux Feuilles pour assister à l’arrivée de la course de traîneaux à chiens Ivakkak (« quand les chiens sont au meilleur de leur rythme », en inuktitut), laquelle est réservée – contrairement à d’autres – aux mushers inuit.

Fondée il y a treize ans par la société Makivik, principale organisation représentant les Inuit du Nunavik, cette course annuelle d’endurance est d’abord un hommage aux chiens de pure race Husky inuit. Ils avaient quasiment disparu depuis que, dans les années 1950 et1960, les autorités canadiennes ont procédé à de nombreux abattages pour sédentariser les Inuit. L’Husky a conservé sa place unique dans la culture inuit. Intimement lié au mode de vie nomade, ce chien fut le meilleur compagnon et une aide précieuse au transport des Inuit, avant la motoneige… La course célèbre le passé, mais veut surtout inciter les Inuit à préserver cette race de chiens du Nord et être source d’inspiration pour la jeune génération, via la transmission de savoirs traditionnels.

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Une virée à Munich : 10 curiosités à découvrir

rafting sur radeau - Munich - Anne PélouasAu pied des Alpes, Munich est une ville chaleureuse où il fait bon prendre quelques jours avant un trek en montagne ou un vol de plus… Son aéroport est en effet une plateforme d’envergure pour d’autres destinations européennes, en Asie, au Moyen-Orient ou en Afrique. Sans compter que le fleuron allemand Lufthansa inaugure cet été (et jusqu’à fin octobre) un vol direct Toronto-Munich.

Je vous invite à découvrir 10 curiosités à découvrir dans cette ville de Bavière.

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Vacances en Montérégie pour la famille

Il reste encore quelques semaines avant la fin des vacances et le retour en classe des enfants. Revoyez des suggestions publiées dans le magazine Enfants Québec en 2013 qui sont toujours de bonnes idées pour l’été 2014.

 

Voici un circuit ponctué d’aventures naturelles en Montérégie.

Croisière dans les chenaux
À moins d’une heure de Montréal se trouve le lac Saint-Pierre, reconnu comme «réserve mondiale de biosphère» par l’Unesco. Vous découvrirez ce joyau naturel grâce au Biophare, à Sorel-Tracy. Ce musée présente trois expositions virtuelles qui émerveilleront petits et grands, en particulier celle qui a pour objet la vie sous l’eau, avec capsules vidéo et images prises sur et sous la surface. Puis, un bateau vous emmènera en croisière dans l’archipel des îles de Sorel, où, en sillonnant un labyrinthe de chenaux, vous découvrirez une végétation luxuriante et une multitude de petites bêtes.

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Dans le Grand Nord, on prend son envol en paraski

Article publié sur le monde.fr le 18 juillet 2014

Au nord du 60e parallèle, dans l’immense baie Wakeham encadrée de montagnes enneigées, des points colorés tournoient au-dessus de la surface gelée. Les voiles de paraski vont et viennent au gré du vent et de ceux qui les dirigent sous un ciel bleu azur, à deux pas du village de Kangiqsujuaq, un ancien poste de traite de la fourrure, dans cette baie du Grand Nord ouverte sur le détroit d’Hudson. Même par – 30 °C, les paraskieurs s’amusent à faire virevolter leurs voiles, à changer de cap, à jouer à saute-mouton sur de petits monticules de neige ou à filer au loin. Mais le paraski est plus qu’une activité sportive et récréative.

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