Conférence de l’Arctique : la fonte du pergélisol
Des villages inuits qu’on songe à déplacer, des routes impraticables, des côtes érodées, du méthane et du carbone libérés dans les airs… Le pergélisol, ce sol autrefois gelé en permanence, n’est plus ce qu’il était. La liste des méfaits découlant de sa dégradation en Arctique s’allonge au rythme du réchauffement climatique, qui touche gravement les régions polaires.
A la conférence internationale Arctic Change 2014, qui vient de réunir à Ottawa (Canada) plus de mille scientifiques, le sujet figurait en tête des thèmes traités lors de séances très courues. « Personne ne soupçonnait, il y a quelques années, que le pergélisol jouerait un tel rôle », résume Hugues Lantuit, directeur des recherches en dynamiques côtières à l’Institut de recherche polaire et marine de Potsdam, en Allemagne. Ni qu’il aurait « des impacts directs si importants sur ceux qui vivent en Arctique, avec des coûts socio-économiques majeurs », ajoute Martin Fortier, président du comité organisateur de la conférence et directeur du réseau canadien des centres d’excellence ArcticNet.
Priorité de recherche
La gravité de la situation est telle qu’on ne peut plus laisser le sujet aux seuls spécialistes du pergélisol, note Warwick Vincent, directeur scientifique du Centre d’études nordiques à Québec et expert en écosystèmes d’eau douce. Objet de deux…
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Des idées de sorties de ski
L’hiver est arrivé, la neige s’installe et plusieurs semaines de ski sont devant nous. Voici quelques articles que j’ai écris pour Géo Plein air que vous pouvez consulter pour vous inspirer et trouver des idées de sentiers de ski à parcourir.
Skier dans l’histoire
La Canadienne: du super-tracé au vrai hors-piste

Photo : Anne Pélouas
Beau soleil, neige fraîche… on part! La Canadienne commence à l’extrémité nord-est du Réseau Plein Air Saint-Adolphe-d’Howard pour finir au Camping Sainte-Agathe-des-Monts, 12 km plus loin. Petite distance pour un aller simple si on laisse une seconde auto au point d’arrivée. À moins d’être obligé – comme nous – de revenir sur ses pas.
Blizzard sur la Whizzard
La piste historique Whizzard (ou Wizzard, selon les cartes) faisait autrefois la liaison entre Prévost (anciennement Shawbridge), Mont-Rolland, Sainte-Adèle et Val-Morin. On la retrouve encore entière sur certaines cartes des années 1980, mais bonne chance à qui voudrait la faire en totalité aujourd’hui, perdue qu’elle est dans les lotissements… Dans le secteur hors-piste Far Hills du parc régional Val-David–Val-Morin, il en reste à tout le moins un court tronçon plutôt olé olé pour des skieurs qui n’ont pas froid aux yeux. Deux options s’offrent alors à vous.
Sur la piste des Vikings
Pourquoi choisir une piste quand on peut les avoir toutes? Celles-ci portent parfois des noms comme Crown, mais plus souvent la signalisation indique des couleurs: verte, rouge, bleue, jaune, orange (avec un casque de Viking en surimpression). Les 50 km de pistes du club Viking, fondé en 1929 avec Jackrabbit à titre de membre honoraire, ont de quoi plaire à tous les amateurs de ski de fond. Il y a du relief, une belle forêt, quelques pistes damées et d’autres qui ne le sont pas!
Une portion de Gillespie

Photo : Anne Pélouas
Si la Gillespie a déjà été l’épine dorsale du réseau de ski de fond de Sainte-Agathe-des-Monts (piste 4 du réseau du parc régional Val-Morin–Val-David), tel n’est plus le cas aujourd’hui. L’idéal pour retrouver un bon circuit sur cette piste légendaire est de partir du secteur Far Hills du parc régional de Val-David–Val-Morin par la tranquille piste 1 puis par la 10. Par beau temps (moins 20 degrés, ciel bleu et neige crissante), la traversée plein nord du lac Lavallée est un vrai bonheur!
Le nouveau-né des Traversées de la Gaspésie
Dernière-née de la gamme des «traversées de la Gaspésie», dites TDLG pour les connaisseurs, celle «à bottine» a pris son envol cette semaine en pleine saison des couleurs qui resplendissaient dans le parc national de la Gaspésie et sur la côte, de Sainte-Anne-des-Monts à Gaspé. Après treize éditions du forfait de groupe en ski de fond et quatre à vélo, la «bottine» a pris le relais, affichant complet depuis plusieurs semaines : avec 125 mordus de randonnée pédestre prêts à parcourir 115 kilomètres en six jours mais aussi à faire la fête le soir, partir à la rencontre de l’autre, goûter des produits typiquement gaspésiens…
La Gaspésie sportive
Même s’il y en a pour tous les goûts (en pouvant raccourcir les trajets), la TDLG à bottine est tout de même un bon défi physique, comme le relève sa porte-parole, la comédienne Pascale Bussières. Joggeuse, skieuse de fond, elle fait aussi beaucoup de yoga mais a été surprise par le degré de difficulté des premiers parcours de la TDLG dans le parc national de la Gaspésie: «Ce n’est pas le cardio le problème, c’est la concentration et la dextérité pour passer de roche en roche sur des sentiers qui en sont pleins», expliquait-elle après la longue descente du circuit du mont Albert, complété sous un soleil exceptionnellement chaud dimanche dernier.
Lise Côté, 73 ans, doyenne de la TDLG, est l’une des premières sur le sentier. «Sportive non compétitive», elle rentre d’une randonnée en Islande, fait du ski hors-piste l’hiver, du vélo et de la marche en été. «À mon âge, Je n’ai pas de temps à perdre», dit-elle avec un sourire malicieux. Sur le sentier, elle ne s’arrête guère: «Je suis dans ma bulle. J’ai de la route à faire, alors je garde un rythme constant».
Ce qui ne l’empêche pas de regarder le paysage… tout comme Jasmin Préville, l’un des «jeunots» de cette cuvée 2014. Grand voyageur, ce paysagiste-horticulteur a quitté ses Laurentides pour la Gaspésie le temps de la TDLG (comme il avait renoncé aux Tropiques l’hiver dernier pour celle en ski de fond): «j’ai eu un vrai coup de coeur pour ces parcours de nomades du plein air. Je me sens comme en voyage dans mon propre pays». Sportif contemplatif, il aime «monter vite aux sommets, puis s’asseoir et prendre le temps d’admirer le paysage tout en parlant aux autres».
La Gaspésie nature
Elle se dévoile au marcheur au détour d’un lacet de montagne ou quand la forêt s’ouvre sur un panorama grandiose, tels ceux des sommets du mont Albert ou du mont Jacques-Cartier : une vraie « mer » de montagnes, sur lesquelles on aurait déposé un tapis rouge-vert-jaune, couleurs chaudes des feuilles d’arbres et des buissons. Même chose sur le Sentier international des Appalaches qu’on grimpe jusqu’au mont Saint-Pierre, avec le fleuve en contrebas, puis le mont Louis, avec descente abrupte dans un festival de couleurs !
La Gaspésie faunique
Il fallait le faire: convoquer Gitane l’orignal et son petit pour venir souhaiter la bienvenue au Gîte du mont-Albert aux randonneurs venus de Montréal en autobus, puis les convoquer de nouveau au petit matin du départ pour l’étape du mont Saint-Pierre… La Gaspésie ne manque pas de richesses fauniques, dont on peut se délecter en marchant. Les caribous étaient ainsi bien au rendez-vous du mont Jacques-Cartier, comme les tétras du Canada sur le mont Xalibu et les geais gris au lac aux Américains, dans le parc de la Gaspésie.
La Gaspésie musicale
La musique est à l’honneur durant toute la «traversée». L’accordéoniste gaspésienne Sylvie Gallant assure le départ comme l’arrivée des troupes et pousse la chansonnette à répondre dans les autobus de transfert : «Chausse tes bottines-Oui c’est parti-Mes chers amis-L’automne est là-Tout en couleurs-Marchons d’un pas- de randonneur… » La musique les rattrape encore à la halte du midi, avec le duo acadien V’là l’bon temps, qui transporte flûte et guitare à dos de sacs de jour ! Le soir, pour ceux qui sont capables de veiller un peu, place au trio jazz spécial TDLG formé par Philippe LeBlanc, Juan Cruz et Bobby Cotton.
La Gaspésie du partage
Au hasard d’un sentier, l’un vous donne un petit cours de botanique alpine, l’autre propose sa gourde d’eau à celui qui n’en a plus, un pansement au blessé, une aide psychologique aux plus fatigués… Et à chaque étape, les occasions de belles rencontres avec de «purs» Gaspésiens ne manquent jamais.
La Gaspésie gourmande
Marcher c’est bien, manger c’est mieux! Si les randonneurs carburent aux sandwichs et fruits séchés le midi, on se délecte de produits régionaux à certaines pauses en forêt, à l’heure de l’apéro et du souper. Poissons fumés Atkins, bière Pit Caribou, crevettes du Nord Atlantique, bouchée de canard, fromage de chèvre, dessert au coulis de fraises, vin de rhubarbe…Tout y passe pour repartir d’attaque et surtout du bon pied le lendemain!
Pour plus de renseignements : TDLG Gaspésie
La traversée de la Gaspésie maintenant à pied
Ils sont venus de Montréal, du Québec, voire de France, rejoindre le bataillon des 125 participants à la Traversée de la Gaspésie, entre le 27 septembre et le 4 octobre. La TDLG a beau être un pur produit de cette péninsule québécoise, elle fédère au-delà de ses frontières naturelles.
« La grande famille gaspésienne n’est pas regardante », confie Claudine Roy, l’instigatrice de l’événement, qui œuvre à dynamiser la région hors saison estivale. La famille, ajoute-t-elle, « s’agrandit à la demande, adopte ceux qui viennent admirer ses paysages, partager du plaisir le temps de cette grande fête du plein air et de l’amitié ».
Forte de treize éditions en ski de fond et de quatre à vélo, la TDLG a accouché cette année d’une version « bottine », fort à propos, alors que la Gaspésie venait d’être sacrée par le magazine National Geographic quatrième plus bel endroit du monde pour admirer les couleurs de l’automne. La bottine, c’est la chaussure de rando, et la traversée, un parcours de six étapes, soit 115 kilomètres à pied, entre montagne et bord de mer.
Un reportage sur la course Ivakkak au Nunavik
C’était jour de fête mardi dernier à Tasiujaq, petit village inuit du Nord-du-Québec. Pas question de travailler au centre de santé local ou à l’école pour les enfants. Il fallait être en après-midi au bord de la baie aux Feuilles pour assister à l’arrivée de la course de traîneaux à chiens Ivakkak (« quand les chiens sont au meilleur de leur rythme », en inuktitut), laquelle est réservée – contrairement à d’autres – aux mushers inuit.
Fondée il y a treize ans par la société Makivik, principale organisation représentant les Inuit du Nunavik, cette course annuelle d’endurance est d’abord un hommage aux chiens de pure race Husky inuit. Ils avaient quasiment disparu depuis que, dans les années 1950 et1960, les autorités canadiennes ont procédé à de nombreux abattages pour sédentariser les Inuit. L’Husky a conservé sa place unique dans la culture inuit. Intimement lié au mode de vie nomade, ce chien fut le meilleur compagnon et une aide précieuse au transport des Inuit, avant la motoneige… La course célèbre le passé, mais veut surtout inciter les Inuit à préserver cette race de chiens du Nord et être source d’inspiration pour la jeune génération, via la transmission de savoirs traditionnels.
Une virée à Munich : 10 curiosités à découvrir
Au pied des Alpes, Munich est une ville chaleureuse où il fait bon prendre quelques jours avant un trek en montagne ou un vol de plus… Son aéroport est en effet une plateforme d’envergure pour d’autres destinations européennes, en Asie, au Moyen-Orient ou en Afrique. Sans compter que le fleuron allemand Lufthansa inaugure cet été (et jusqu’à fin octobre) un vol direct Toronto-Munich.
Je vous invite à découvrir 10 curiosités à découvrir dans cette ville de Bavière.
Vacances en Montérégie pour la famille
Voici un circuit ponctué d’aventures naturelles en Montérégie.
Croisière dans les chenaux
À moins d’une heure de Montréal se trouve le lac Saint-Pierre, reconnu comme «réserve mondiale de biosphère» par l’Unesco. Vous découvrirez ce joyau naturel grâce au Biophare, à Sorel-Tracy. Ce musée présente trois expositions virtuelles qui émerveilleront petits et grands, en particulier celle qui a pour objet la vie sous l’eau, avec capsules vidéo et images prises sur et sous la surface. Puis, un bateau vous emmènera en croisière dans l’archipel des îles de Sorel, où, en sillonnant un labyrinthe de chenaux, vous découvrirez une végétation luxuriante et une multitude de petites bêtes.
Dans le Grand Nord, on prend son envol en paraski
Article publié sur le monde.fr le 18 juillet 2014
Au nord du 60e parallèle, dans l’immense baie Wakeham encadrée de montagnes enneigées, des points colorés tournoient au-dessus de la surface gelée. Les voiles de paraski vont et viennent au gré du vent et de ceux qui les dirigent sous un ciel bleu azur, à deux pas du village de Kangiqsujuaq, un ancien poste de traite de la fourrure, dans cette baie du Grand Nord ouverte sur le détroit d’Hudson. Même par – 30 °C, les paraskieurs s’amusent à faire virevolter leurs voiles, à changer de cap, à jouer à saute-mouton sur de petits monticules de neige ou à filer au loin. Mais le paraski est plus qu’une activité sportive et récréative.
Un article en terres italiennes
À la fin juin 2014, je publiais un article dans le journal Le Soleil, intitulé «Un rêve québécois en terres italiennes» dans le cahier Voyages.
Elle a à peine trente ans et a déménagé ses pénates depuis quelques années de sa Montérégie natale aux collines de la Toscane… Paula Cook règne en maître sur un vignoble qui se love dans le relief, sur sept hectares de vignes, dans la verdoyante campagne de Gaiole in Chianti. Pour ceux qui aiment les voyages œnologiques comme pour les amoureux de l’Italie, c’est un arrêt de choix au cœur d’une région bénie des dieux!
Envie de vins de Bordeaux?
Vous avez d’en connaître plus sur les vins de Bordeaux? Vous avez envie de visiter cette région de France? Allez lire le reportage que j’ai écrit sur le sujet pour le magazine M à l’automne 2013. Le reportage commence à la page 42 du numéro publié par La Presse. Santé!


Grouille pour pas qu'ça rouille