À lire dans le Géo Plein air : kayak et escapades
Dans le numéro de juillet/août 2014 de Géo Plein air, vous pourrez lire deux de mes reportages. Le premier vous propose cinq parcours différents de via ferrata dans quatre régions du Québec : en Mauricie, dans Charlevoix, dans les Laurentides et dans la région de Québec.
Plus loin dans le magazine, dans la section Hors frontières, je vous fais un compte rendu d’un voyage de kayak de mer en Basse Californie!
GOURMANDISES DE LA MARTINIQUE
ON DIT D’ELLE QU’ELLE ALLIE LE SAVOIR-FAIRE CULINAIRE FRANÇAIS À LA GÉNÉROSITÉ AFRICAINE, MAIS LA GASTRONOMIE MARTINIQUAISE EST BIEN PLUS QUE CELA, INFLUENCÉE QU’ELLE EST PAR L’UNIVERS CARIBÉEN DANS LEQUEL ELLE BAIGNE. L’ÎLE FRANÇAISE A SES PROPRES PARFUMS ET SAVEURS EXOTIQUES, UNE MER QUI LUI PROCURE DE BONNES «PROVISIONS» ET UN RHUM EMBLÉMATIQUE! SANS COMPTER DES INSULAIRES CHALEUREUX, GARDIENS DE TRADITIONS CULINAIRES SÉCULAIRES AUTANT QUE CRÉATEURS ALLUMÉS EN CUISINE! PRÊTS POUR LE VOYAGE?
À table, après un bon «ti-punch», toute assiette martiniquaise est savamment colorée et promet son lot de découvertes, du velouté de giraumon aux crevettes à la glace à l’avocat, en passant par les acras de morue et écrevisses flambées au vieux rhum. Du grand restaurant à la gargote de bord de route ou de mer, on n’en finit pas d’être étonné par la variété des plats! Lire la Suite…
À Montréal, le basket est une porte de sortie du ghetto
Ne vous empêchez pas de rêver ! » L’injonction fait la « une » d’une revue affichée à l’accueil de l’école secondaire Jeanne-Mance de Montréal. Des rêves, les participants de cet établissement au programme « Bien dans mes baskets » n’en manquent pas. Dans cette école de 970 élèves dont 60 % sont issus de milieux défavorisés, l’opération profite chaque année à une centaine d’adolescents, souvent en grande difficulté d’apprentissage et de comportement. C’est leur bouée de sauvetage pour sortir d’un engrenage maléfique et leur ouvrir une porte vers de nouveaux rêves, sportifs ou académiques.
Martin Dusseault, travailleur social en milieu scolaire, est à l’origine du projet, l’une des best stories du prochain Forum Educasport. « Avant 2001, nous avions beaucoup de mal à rejoindre les adolescents en difficulté des communautés noires du quartier, haïtiens et africains, se souvient-il. L’école fermait à 15 h 30 et les jeunes traînaient dans la cour. Certains jouaient au basket, associé à la culture hip-hop. Un jour, je suis sorti avec mon ballon pour jouer avec eux. » Il s’est alors rendu compte de l’impact positif que cela avait sur ses relations avec les jeunes dans l’école, puis il est devenu entraîneur. Rapidement, les joueurs lui ont confié leurs problèmes, en tête-à-tête dans son bureau. « Ils me voyaient comme quelqu’un de confiance et non plus comme un travailleur social, assure-t-il. J’ai compris que le basket permettrait d’établir un lien significatif avec des ados en difficulté et de faire de l’école un milieu de vie. »
Le programme « Bien dans mes baskets » s’est développé petit à petit dans l’école, en dehors des cours. « On a même réussi à faire ouvrir le gymnase le midi, les week-ends et durant les vacances scolaires », précise Martin Dusseault, qui coordonne une petite équipe de travailleurs sociaux et bénévoles (dont d’anciens élèves) pour l’encadrement et l’entraînement.
Au Québec, Xavier Dolan est chéri des critiques mais boudé par le public
Si Capitaine America : Le soldat de l’hiver bat des records au box-office québécois, Tom à la ferme, dernier opus de Xavier Dolan, séduit moins… À peine sorti au Québec, avant la France, le thriller du jeune réalisateur, auréolé du Prix de la critique internationale à la Mostra de Venise, est, certes, en tête des films québécois mais n’occupe que le neuvième rang au palmarès général.
L’enfant du pays y est habitué. Ses trois films précédents (J’ai tué ma mère,Les Amours imaginaires et Laurence Anyways) n’ont pas attiré les foules au cinéma. Il s’en dit déçu. « J’aimerais maintenant faire des films que les gens vont voir », plaisante-t-il.
PAS DE CONCESSION À LA FACILITÉ
Tom à la ferme ne renversera pas la tendance. Cette adaptation d’une pièce de l’auteur québécois Michel Marc Bouchard confirme le talent de Dolan pour explorer les méandres de l’amour mais aussi de la violence et de l’intolérance. Pas de concession à la facilité, dût-il en souffrir, un brin boudé par « son » public, même s’il fut, en 2013, l’une des dix personnalités du monde culturel international les plus médiatisées au Québec.
A 25 ans, il mène sa barque contre vents et marées, fort d’un succès critique incontestable et de l’attention des cinéphiles canadiens qui le suivent pas à pas depuis six ans.
De tous les honneurs reçus depuis Cannes en 2009 pour J’ai tué ma mère, le Prix collégial du cinéma québécois, accordé en 2013 à Laurence Anyways, revêtait pour lui une importance particulière : celle d’être plébiscité par de jeunes étudiants, « le public de demain, notre espoir, des jeunes avec une passion pour la culture et le cinéma qui ne s’est pas encore émoussée avec l’âge ».
Après la Mostra, Tom à la ferme a tourné dans les festivals canadiens, en « présentation spéciale » à Toronto et à Vancouver (où l’actrice Lise Roy a reçu le Prix de la critique pour le meilleur second rôle féminin dans un film canadien), en compétition au Festival du nouveau cinéma de Montréal…
Il n’y a que Maille qui m’aille
Ce slogan de la célèbre marque de moutarde française a traversé le temps, dont le mien puisque je m’en souviens depuis ma jeunesse bretonne. Elle vient de Dijon, cette moutarde qui pique au nez mais qui a beaucoup évolué depuis 1747 , quand Antoine-Claude Maille, distillateur-vinaigrier ouvrit boutique à Paris et devint fournisseur des grandes cours royales européennes.
Voici que Maille, qui vend déjà une multitude de variétés de moutarde au Canada, débarque en grand à Montréal pour ouvrir deux mini-boutiques dans l’enceinte des magasins 5 Saisons de Westmont et Outremont. Clou du spectacle permanent des colorés présentoirs de moutardes Maille: la pompe à moutarde fraîche au Chablis. Il faut la goûter sur un morceau de pain, cette moutarde piquante aux notes miellées du Chablis rappelant les vieux chais de Bourgogne où il vieillit…
J’ai appris lors de l’inauguration que les Canadiens étaient parmi les plus gros consommateurs de moutarde au monde et le premier pays d’exportation pour Maille. Au Québec, Maille exporte 70 % de sa moutarde de Dijon destinée au marché canadien.
Chez Ateliers et Saveurs, dans le Vieux-Montréal, nous avons préparé et goûté plats et cocktails à la moutarde: un tataki de thon rouge, sésame blanc et moutarde au Chablis Maille; des croquettes de crevettes et des côtelettes d’agneau à la même moutarde. Avec Fanny Gauthier, le groupe a aussi expérimenté la mixologie avec un cocktail à la moutarde aux fines herbes et au vinaigre de cidre au miel Maille, vodka, coriandre et concombre. Aussi surprenant que délicieux !

A la pêche aux moules bleues – Ile du Prince Édouard
La large baie St. Peters, peu profonde, s’engouffre vers l’intérieur des terres. Elle est très propice à la pêche, notamment pour les moules et les huîtres dont nous sommes si friands à l’approche de l’hiver… La mytiliculture (ou aquaculture de moules) existe depuis vingt ans sur l’île du Prince Édouard. Troisième industrie de l’île après l’agriculture et le tourisme, avec 16 millions de livres vendues par an, la culture de la moule bleue est passionnante à observer.
J’ai eu la chance en septembre dernier de faire un tour de bateau avec Terry Innis, le patron de la compagnie Atlantic Aqua Farm, qui exploite la marque Canadian Cove. Il nous montrera comment on place au départ des semences de moules à l’intérieur d’un long filet. Remplis comme des saucisses, les filets sont ensuite accrochés à un mètre de distance sur un cordage qu’on met a l’eau dans la baie avec des bouées en surface. Le processus de culture est 100 % naturel. Au bout de quelques semaines, les moules grossissent et font éclater les petites mailles du filet tout en s’accrochant aux grosses. Elles croissent ainsi en paquet le long du filet que les pêcheurs viennent vérifier tous les trois mois. Ils en profitent pour ajouter des bouées sur les cordages afin de maintenir les moules à environ quatre mètres en-dessous de la surface. Il faut compter dix-huit mois à deux ans pour un cycle complet.
Cette pêche « durable », très peu mécanisée, a lieu tout au long de l’année, y compris quand le gel recouvre la baie en février et mars. La compagnie emploie 135 personnes, y compris à son usine où les moules sont simplement nettoyées et empaquetées pour prendre la route du sud. Soixante pour cent de la production est vendue aux États-Unis et 40% au Canada, 80% en moules fraîches et 20% en moules congelées.
Inouïe Inuit
De passage à Paris mi-mai, j’ai visité pour la première fois le Centre culturel canadien, magnifiquement situé à deux pas des Invalides. À tous les amoureux du Canada, et du Québec en particulier, on devrait conseiller de suivre la passionnante programmation de cet organisme, en cinéma, conférences, expos, concerts…. Il y avait lors de mon passage une expo consacrée à l’artiste inuit Kenojuak Ashevak, décédée en janvier dernier. Elle présentait quarante de ses œuvres, issues de la collection personnelle de Claude Baud, un Français passionné d’art inuit.
L’exposition fait la part belle à des dessins et gravures de l’artiste qui a vécu à Cape Dorset, au Nunavut, berceau de l’art inuit au Canada. J’y ai notamment appris que la plupart des dessinateurs-peintres inuit laissaient carte blanche aux graveurs pour décider des couleurs. comme si le dessin terminé, l’œuvre n’appartenait plus à son créateur mais laissait toute la place au suivant pour réaliser la gravure et la colorer à sa guise, ce qui me semble assez unique au monde !
Centre culturel canadien: www.canada-culture.org
Conférence de l’Année polaire internationale 2012 – Concours photo
Le photographe Bertrand Lemeunier, avec lequel j’ai fait une série de reportages en Arctique canadien l’été passé, a remporté le prix du concours de photos de l’Année polaire internationale « Cold Snap » du Canadian Geographic, dans la catégorie « Sciences et recherche polaires ». La photo gagnante montre un camp scientifique temporaire sur la banquise que nous avons eu la chance de visiter au large de Resolute Bay (Nunavut). Elle sera publiée dans l’un des prochains numéros du Canadian Geographic. Elle était aussi en page couverture du supplément Sciences et Techno du Monde, avec trois de mes articles sur la science en Arctique publiés le 21 avril, à la veille de la Conférence de l’Année polaire internationale 2012 qui a eu lieu à Montréal du 22 au 27 avril.
lemonde.fr fait peau neuve
Dans sa nouvelle version, le site du journal Le Monde – http://www.lemonde.fr – voit son contenu dorénavant concocté par la rédaction du quotidien et non plus par une rédaction séparée.
On annonce « une maquette toute en images, de nouvelles chaînes thématiques, une page d’accueil très riche et une interactivité renforcée ». Le tout supporté par une maquette « réconciliant les différentes temporalités de l’information (du temps réel à l’analyse de fond), une richesse éditoriale unique servie par l’image et la vidéo, une mise en scène inédite du dialogue», avec vision directe des articles partagés sur Facebook et échange continu avec la rédaction du Monde grâce au « live événementiel »…
Bonne lecture virtuelle !
Flâner à skis dans les forêts de Gaspésie
Publié le 14 mars 2012
« Êtes-vous contents d’être heureux ? » La question fuse comme chaque matin dans la bouche de Claudine Roy, présidente de la Traversée de la Gaspésie en ski de fond (TDLG), avant qu’elle ne détaille parcours et événements du jour devant 220 skieurs. Cette région de l’Est québécois est un pays en soi, en forme de péninsule bordée par l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, à quelque 700 kilomètres de Montréal. Ses côtes échancrées ont un air de Bretagne et, à l’intérieur des terres, une succession de montagnes culminant à 1 000 mètres prolonge la chaîne des Appalaches. Lire la suite












Grouille pour pas qu'ça rouille