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Ski de printemps au Massif

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Après la piste de luge expérimentée l’an passé (superbe), j’ai passé une journée pour le magazine Géo Plein Air à la station du Massif, dans Charlevoix le week-end dernier,  juste avant la fin de saison prévue ce dimanche ! Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. N’étant pas une grande skieuse alpine, je me suis concentrée sur les pistes vertes et bleues à l’est de la station. Avec de la très belle neige en matinée et, température et passages de skieurs aidants, de belles bosses en fin d’après-midi… De quoi s’en mettre plein les cuisses !

J’ai adoré l’expérience avec cette vue incroyable sur le fleuve, l’Isle-aux-Coudres, les montagnes environnementales et des pistes suffisamment longues pour ne pas faire la file à tout bout de champ aux remontées mécaniques.

Les plus: le panorama, les remontées ultra-rapides, la variété des pistes, le restaurant Mer & Monts au sommet, pour une touche gastronomique.

Les moins: le prix relativement élevé à la journée ou à la demie-journée mais des forfaits intéressants si l’on compte skier plus souvent !

http://www.lemassif.com

Le jardin du capitaine

Elle s’appelle Mimi Lépine et est bien sympathique. L’artiste-peintre québécoise lançait il y a quelques jours à Montréal un livre dont la couverture avait accroché mon œil: un joli dessin coloré sur l’île d’Orléans et son pont, que j’emprunte une fois par mois pour raisons familiales. Mimi Lépine a une maison sur le cap de Sainte-Pétronille à l’île d’Orléans et c’est là qu’elle a rencontré Pierre Paul Plante. C’est son histoire d’enfant (devenu capitaine) qu’elle raconte avec beaucoup de fraîcheur dans « Le jardin du capitaine », à travers les souvenirs d’un homme bercé par le fleuve Saint-Laurent comme par les traditions ancestrales, à une époque où le reste du Québec s’enflammait dans une « Révolution tranquille » pas si tranquille.

Au lancement organisé par la maison d’édition Art Global, chez Tapeo, dans le quartier Villeray, c’est le brillant journaliste-animateur Jean-François Lépine, le frère cadet de  l’auteure, qui la présentait avec beaucoup de respect et d’humour… Ce qu’il n’avait guère (et on le comprend) quelques jours plus tard en annonçant son propre départ de Radio-Canada après plus de quarante ans au service de la chaîne de télévision nationale. Il œuvrait à mieux faire comprendre l’actualité internationale, devenue au fil des ans le parent plus que pauvre de Radio-Canada, ce dont il se désole comme bien d’autres, dont moi !

http://www.artglobal.ca

Marcher au Québec

Je viens de recevoir un beau « pavé » des Éditions Bipède: Répertoire des lieux de marche au Québec. Ce guide de plus de 500 pages publié par la Fédération québécoise de la marche en est à sa huitième édition. Il est extrêmement complet et fourmille d’informations précieuses sur 763 lieux de promenade ou de randonnée, couvrant toutes les régions de la province. Son poids n’en fait certes pas un guide à mettre dans son petit sac à dos de jour ou son gros de longue randonnée mais au moins dans l’auto ! De fait, c’est plutôt un « sélectionneur » de sorties à consulter  la maison. Il comprend aussi 765 points d’accès géoréférencés et 647 codés pour appareils mobiles, histoire d’être bien dans l’air du temps !

http://www.fqmarche.qc.ca

Retour sur images d’un pape argentin plutôt que québécois

Mercredi dernier, le 13 mars, je prenais le train Montréal-Ottawa pour aller rejoindre une délégation accompagnant le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, venu pour la première fois en visite officielle au Canada, puis au Québec, avec en pointillé un ou deux articles à écrire pour Le Monde.

Juste avant que je mette la clé sous la porte, la fumée blanche s’est élevée au-dessus de la chapelle Sixtine (sur mon écran de télé). Angoisse : allions-nous avoir une pape québécois, vu que le cardinal Marc Ouellet figurait parmi les favoris ? La veille déjà, j’avais fait quelques démarches pour me rendre à La Motte, au fin fond de l’Abitibi (600 km de Montréal), lieu de naissance du dit cardinal. C’était le branle-bas de combat dans ce petit village où les journalistes et caméras de télé affluaient déjà. Les hôtels d’Amos affichaient complets et je craignais pour la disponibilité des vols vers Val d’Or… Allait-il falloir que je change mon fusil d’épaule dans la journée en faisant un aller-retour Montréal-Ottawa et en laissant tomber le chef du gouvernement français pour repartir vers La Motte ??

J’ai gardé mes plans et suis partie pour la gare, non sans espérer que le nom du pape soit annoncé avant mon départ. Du lounge de Via Rail, le nom est sorti du chapeau via internet : un argentin l’avais emportė lors du court conclave de Rome… Quel soulagement pour moi mais, une fois en route, j’ai eu une pensėe ėmue pour tous ces Abitibiens qui se préparaient à un déferlement médiatique en cas d’élection de Marc Ouellet. Elle aurait aussi signifié un autre déferlement continu, celui de milliers de pèlerins par an dans une région qui aurait eu bien besoin du tourisme religieux pour améliorer son ordinaire ! Et j’ai craint un peu aussi les rėactions sarcastiques du Canada anglais, se réjouissant que le Québec n’ait pas eu finalement son heure (et même bien davantage) de gloire catholique.

Au Marais de la Rivière aux Cerises- Magog-Québec

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Le temps était printanier ce week-end dans les Cantons de l’est, au Québec. Les érables coulent et le sirop nouveau n’est pas loin. La faible couverture de neige de cet hiver rend déjà les pistes de ski de fond peu praticables. Occasion d’aller plutôt se balader à pied au Marais de la Rivière aux Cerises à Magog. Bien connu des ornithologues du printemps à l’automne, ce joli parc quasiment sur pilotis est tout de même sympathique à découvrir en hiver. Il faut d’abord « braver » un sentier forestier encore glacé par endroits ou très boueux avant d’atteindre un trottoir de bois qui file en lacets et boucles à travers le marais encore enneigé. On a vue sur le clocher de Magog et on entend un peu la vie urbaine mais avec quelle vue ouverte sur la rivière, les quenouilles, un joli pont, un abri pour observer les canards… quand il y en aura ! Au retour, arrêt au Centre d’interprétation du Marais, une jolie bâtisse de bois avec expo très didactique pour une clientèle familiale.

http://www.maraisauxcerises.com  P1130357

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En ski-raquette dans les Laurentides

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Nouveauté dans le domaine de la « glisse », voici le ski-raquette qui devrait plaire aux amateurs de raquettes un peu lassés de descendre à pied de belles pentes de neige fraîche ! J’ai expérimenté la chose il y a quelques jours dans les Laurentides avec Marc-André Lebuis, guide-fondateur d’Eco Aventure Monde qui organise des sorties d’initiation hivernale aussi bien à la Forêt Montmorency que dans la Vallée Bras-du-Nord (région de Québec) et le parc régional Val David-Val Morin (Laurentides). J’ai bien aimé le concept qui fait gagner environ 30% de distance (ou de temps) par rapport à une sortie de raquettes. On peut emprunter des sentiers de raquettes (surtout en montée et sur le plat) mais pour les descentes, mieux vaut passer dans la poudreuse. C’est là que les choses peuvent se gâter si l’on n’est pas très bon dans le hors piste en général… mais on peut toujours descendre les pentes dans la neige folle en zigzaguant pour ne pas prendre trop de vitesse. Ceux qui savent faire du télémark (comme Marc-André sur la photo) goûtent davantage aux joies de la descente ! Selon lui, la technique s’apprendrait en une seule sortie de groupe…

Le ski-raquette a 125 à 145 cm de long, une bonne largeur et une fixation universelle avec ajustement facile. Une peau synthétique, facilitant la montée, est intégrée à la base du ski. Le modèle utilisé (HOK d’Altai Skis) est fabriqué par deux Québécois, dont un ancien de Karhu.

http://www.ecoaventuremonde.com

Essai de trottinette des neiges

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C’est l’un des nouveaux sports d’hiver à la mode au Québec: la trottinette des neiges tirée par un chien « normal ». J’ai testé la chose le week-end dernier dans le parc régional des Appalaches (région de Chaudière-Appalaches) sur neige fraîche. Les beaux pitous vaillants (surtout des bouviers bernois réputés pour leur endurance) tiraient la langue. Et nous devions patiner allègrement pour les aider, même sur terrain quasi-plat. Un excellent exercice cardio-musculaire (cuisses-fessier) ! En phase de récupération (tous les 500 mètres), voyez les chiens à l’œuvre sur la photo ci-dessous… J’ai résumé l’essai en un « mini-traîneau à chiens » avec certes moins de défis que le vrai avec chiens puissants type Husky, en terme de vitesse (bienvenue aux adeptes de la glisse lente) et de conduite de traîneau (moins sportive dans les virages) mais pour la dépense physique, le partage est plus égal entre patineur et chien, parole de testeuse ! On pourrait aussi appeler ça de la patinette sur neige quoique qu’on puisse bien trotter pour ne pas trop fatiguer les toutous.

Le parc régional des Appalaches a choisi pour « niche » les propriétaires de chiens en mal de balades de toutes sortes, dont celle-ci. On peut y louer trottinette et harnais pour pas cher ou participer à une sortie guidée d’initiation.

http://www.parcappalaches.com

http://www.tourismechaudiereappalaches.com

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Une nouvelle « Table du sommelier » à Québec

Inverser la proposition gastronomique, voilà l’idée toute nouvelle mise de l’avant dès le 27 février prochain par le restaurant Panache de l’Auberge Saint-Antoine à Québec. Chaque mercredi, le chef Julien Dumas proposera la Table du sommelier : vous choisissez vos vins et lui choisit vos plats en harmonie.

Le forfait comprend 4 services (deux entrées, un plat, un dessert), incluant un verre de vin par service, le tout pour 120 dollars avant service et taxes. Pour 22 $ de plus, vous aurez droit à un verre de vin supplémentaire, avec plateau de fromages assortis ! En prime : un Kir Panache gratuit pour les dix premières réservations chaque semaine.

A noter: la cave à vin du Panache est réputée, avec plus de 12000 bouteilles, de nombreux vins de garde et importations privées, plus de 700 étiquettes et 14 pays couverts .

Autre nouveauté: le brunch du Panache, à 18 dollars. La salade de saumon, avec gaufre de pommes de terre, crème raifort, sauce au fromage blanc et citron vert me fait saliver même à distance !

L’Auberge Saint-Antoine est un superbe Relais & Châteaux « urbain », très hôtel-boutique et bien situé dans le Vieux-Québec.

Tél.418-692-1022; www.saint-antoine.com

Ode à la nordicité

Bien beau film, touchant et instructif, que celui que j’ai vu hier au cinéma Ex-Centris de Montréal. Le Nord au cœur, un film de Serge Giguère, dresse un portrait en forme de parcours de vie du géographe québécois Louis-Edmond Hamelin, qui s’est intéressé avec passion au Nord du Canada et du Québec en particulier, en défendant mordicus les peuples autochtones qui y vivent. L’homme de 89 ans, pédagogue hors-pair, est aussi l’inventeur du terme de «nordicité » et fondateur du réputé Centre d’études nordiques, situé à Québec.

Il crève l’écran. On le suit lors d’un voyage au site innu du Mushua-Nipi, en bordure de la rivière George, dans le nord du Québec, lors d’un séminaire autochtone. Serge Giguère utilise aussi de nombreuses images d’archives pour replacer la vision du Nord de M. Hamelin dans le contexte historique et politique canadien. Celui-ci met en relief une constante : l’absence de prise en compte des Nations autochtones, de leurs droits et aspirations, dans les politiques relatives au développement du Nord, comme l’a une nouvelle fois démontré le récent Plan Nord, projet de l’ex-Premier ministre québécois Jean Charest…  

De Serge Giguère, après la présentation du film :

Confidence de Louis-Edmond Hamelin : « tu aurais du appeler ça « L’intellectuel vagabond »…

Le film est en supplémentaire jusqu’au 20 décembre à Montréal puis ailleurs au Québec à partir de janvier.

http://www.cinemaexcentris.com

Nouveautés hivernales dans les parcs nationaux du Québec

Le parc national des Monts-Valin a complété un nouvelle boucle sur son sentier du Mirador, accessible en raquettes. En plus de trois chalets dans le nouveau secteur de la Baie d’Alexis.

Le parc national du Mont Mégantic a modifié le tracé du retour du sentier des Crêtes (rando pédestre, raquette), ouvert l’an passé dans le secteur Franceville. Après le beau sentier qui grimpait sur les hauteurs faisant face au Mont Mégantic, on redescend toujours au fond de la vallée mais au lieu de virer à droite sur un sentier multifonctionnel, plus adapté au vélo qu’à la marche, le nouveau segment se trouve de l’autre côté du ruisseau et revient vers le poste d’accueil par une piste sinueuse passant à travers la forêt.

Le ski-hog à la mode

Cet hybride entre ski de fond et raquettes, qui tente de se tailler une place sur le marché du plein air hivernal depuis quelques années, revient en force, sans doute à la faveur d’une version réellement québécoise du produit. Il semble qu’elle soit nettement plus intéressante que les précédentes, ce que j’ai bien l’intention de vérifier cet hiver. On peut en faire l’essai à la Forêt Montmorency, à Duchesnay, au parc du Fjord du Saguenay ou à l’auberge de montagne des Chic-Chocs.

Le Parc national de la Jacques-Cartier ouvre sa route aux voitures jusqu’au km 10 cet hiver. Une navette permettra en outre aux visiteurs de se rendre jusqu’au pied du sentier des Loups, 8 km plus loin. Ce joli sentier de raquettes grimpe en montagne et permet une belle sortie plutôt que de marcher sur la large route d’été qui longe la rivière. Reste que cette amélioration de l’accessibilité (dixit la SEPAQ) conduit aussi à un nivèlement par le bas en terme d’effort physique à fournir. Personnellement, j’adorais laisser ma voiture à l’entrée du parc, prendre le sentier pédestre suivant la rivière jusqu’à la zone des chalets et tentes-prospecteurs, dormir là en toute tranquillité et sans auto, puis continuer la route à pied pour accéder au sentier des Loups et faire la boucle menant à mi-chemin à un petit sommet.

 Le chalet Nature

Je ne suis pas éblouie non plus par la dernière nouveauté de la SEPAQ: le chalet Nature. Dans la foulée de la tendance de tout le Québec à offrir de nouveaux types d’hébergement, les parcs nationaux proposent cet hiver leur petit dernier : un chalet en bois pour quatre personnes, avec tout le confort d’un chalet traditionnel, donc plus qu’un refuge. Il sera, dit-on, plus économique que les plus gros du réseau mais à 165$ la nuit, on voit mal une petite famille y trouver son compte ! Il y aura cinq de ces chalets au parc du Mont Orford, trois aux Monts-Valin, cinq au Mont-Tremblant et autant au parc de la Yamaska. Et pendant que la Sépaq joue les entrepreneurs en bâtiment, on se désole du peu de nouveautés au chapitre des aménagements de sentiers !

www.sepaq.com