Le nouveau Guide Restos de Voir
La nouvelle édition du Guide Restos / Guide Gourmand Voir, auquel je collabore depuis plusieurs années, notamment pour faire la tournée de restaurants dans certaines régions du Québec, sort en librairie le 24 octobre prochain.
On peut consulter sa nouvelle mouture sur le site Guide Restos Voir! Et obtenir des rabais de 25 à 40 % dans certains restaurants ou boutiques gourmandes québécoises via le site boutique.voir.ca.
En bref – Québec – Chez Coco
De passage dans le Bas-Saint-Laurent, j’ai soupé Chez Saint-Pierre, le restaurant du Bic de Colombe Saint-Pierre. Toujours aussi allumée et sympathique, cette Coco, comme on l’appelle en cuisine. Une soirée mémorable que j’ai passée les yeux fermés en dégustant à l’aveugle son menu-découverte en cinq services. Elle fume elle-même un prosciutto légèrement salé qu’on mangerait bien tous les jours…. J’ai appris à cette occasion qu’elle venait de vendre ses parts dans le bistro ouvert il y a quelques années à Rimouski avec des associés…
Arrêt à Trois-Rivières au Poivre noir
C’est mon coup de coeur de l’année en matière de restaurant québécois ! Le Poivre noir, à Trois-Rivières. Il faut passer par-dessus l’arrivée en auto, dans un stationnement public plutôt glauque pour monter à l’étage et entrer dans ce bel établissement au décor contemporain. Vedette: le fleuve Saint-Laurent omniprésent via de grandes baies vitrées et, au coucher du soleil, il est magnifique. On aime l’espace entre les tables qui préservent un maximum d’intimité. Le service stylé est vraiment impeccable et le chef bien allumé ! En-dehors du menu-dégustation à l’aveugle, tout est à la carte. En entrées, huîtres et os à moelle voisinent avec le foie gras, spécialité du chef ! Les crevettes de roches, croustillantes et bien épicées, n’ont d’égal qu’un gravlax de saumon présenté sur ardoise. Aucune fausse note dans les plats, desserts compris. Si les assiettes, savamment présentées, sont aérées, on picore allègrement les différents éléments proposés: bar rayé, boeuf, accompagnements de légumes différents pour chacun. Si l’on en manque, on opte pour le bol de légumes ! Mention spéciale pour le foie gras poelé, réussi à la perfection ! Côté desserts, l’ananas confit avec crème glacée à la noix de coco a fait fureur. A essayer en dessert (la prochaine fois pour moi): le foie gras sucré !
Découvert dans les Laurentides…
… un charmant café dans le village un peu endormi de Sainte-Marguerite du lac Masson. Installé dans une belle maison ancienne au cœur du village, le Café O’Marguerites est une coopérative de solidarité mise sur pied par cinq femmes allumées. Au menu bio, de délicieuses et copieuses salades-repas, soupe du jour, empanadas et sandwichs, des desserts-maison et des viennoiseries appétissantes, sans compter un bon café.
Sur place, on vend toutes sortes de produits du terroir de la région ou d’ailleurs, des cafés équitables et des produits naturels. En prime, une terrasse où il fait bon traînasser !
http://www.cafeomarguerites.com. Ouvert tous les jours de 8h à 18h, sauf le mardi.
La Dame de Pic à Paris
C’est maintenant connu: Anne-Sophie Pic, la cheffe étoilée trois fois dans le Guide Michelin pour la Maison Pic, à Valence, en France (et qui a aussi le Beau-Rivage Palace à Lausanne), étend ses tentacules à Paris en ouvrant en septembre La Dame de Pic. L’adresse du 20, rue du Louvre prend la place d’un antiquaire ! Dans Le Monde du 28 mars (qui reprend un article du Temps), cette adepte de la cuisine intuitive à fort accent du terroir explique que le resto gastronomique parisien sera « plus simple » que ses deux autres tables, comme pour en donner un « avant-goût ».
Dernière balade « hivernale » en Estrie – deuxième arrêt


De retour du Mont-Mégantic, j’ai fait arrêt à Sutton pour une sortie de ski de fond. Belle surprise que de découvrir la nouvelle auberge D & K, style Nouvelle-Angleterre, qui trône en plein coeur du charmant village. Les quatre proprios en deux couples d’amis sont des fans finis de la populaire série télé Les Arpents verts, d’où ce nom sibyllin qui évoque les familles Douglas et Kimball, personnages principaux de la télésérie. La comparaison s’arrête là. L’hôtel-resto a un style résolument contemporain même s’il occupe les lieux d’un ancien magasin général, au bord de la rivière Sutton. On adore ses huit chambres chaleureuses où les matériaux bruts sont mis en valeur (tout comme au restaurant du rez-de-chaussée). Une mezzanine et l’on accueille deux enfants ou deux adultes de plus dans la chambre. Ici, on a songé à la clientèle familiale mais aussi aux cyclistes qui pédalent souvent en groupe masculin ou féminin et qui ne veulent pas toujours partager un lit double ! Dans ces chambres, on a le choix avec quatre beaux lits simples qui se transforment à la demande en deux lits King et inversement ! Au restaurant, cuisine bistro avec plats irréprochables et copieux petits déjeuners ! Voilà une très bonne adresse à prix honnêtes pour les Cantons de l’est.
J’ai aussi visité Sutton-en-haut, le centre de ski de fond et de raquette local, géré désormais par une coopérative de solidarité, sans toutefois pouvoir tester ses pistes pour cause de pluie battante ! Il faudra y revenir l’hiver prochain… J’en ai profité pour fouiner dans les boutiques de Sutton et ai bien aimé Vert Partout, au 22-1, rue Principale Nord. On y trouve toutes sortes d’objets écolos, recyclés, récupérés, transformés… De quoi patienter en attendant l’heure du lunch au Cafetier, café de village bien sympathique, avec grandes tables à partager avec de parfaits inconnus, des soupes, salades et sandwichs maison aussi bons qu’originaux. Excellent café de surcroît ! Au 9, rue Principale Nord.
Culture maraîchère à l’aéroport
A l’aéroport de Chicago, on va bientôt récolter des légumes, indique le Réseau de veille en tourisme de l’UQÀM, rapportant une dépêche d’AP. Le choix s’est porté sur un jardin aéroponique… terme qui convient bien au domaine aérien mais qui représente surtout une méthode de culture écologique hors sol originale. Les racines des plantes sont alimentées par des vaporisations nutritives, un genre de brouillard comme on n’en aime pas en avion ! Le jardin de l’aérogare 3 produira des produits frais toute l’année et ils seront utilisés par les restos de l’aéroport…



Grouille pour pas qu'ça rouille