Été 2014 – les nouveautés au Québec- 3ème volet
Les régions du Québec se préparent à une nouvelle saison touristique. Voici quelques nouveautés qui ont retenu mon attention
ABITIBI-TÉMISCAMINGUE
-Des sentiers de vélos de montagne et une course à obstacles de 5 km pour cyclistes au Parc-Aventure Joannès.
– A Ville-Marie, la nouvelle auberge de jeunesse Maeva-Témis.
MONTÉRÉGIE
– Ouverture à Vaudreuil-Dorion de la Maison Félix-Leclerc, récemment restaurée, sur le chemin de l’anse. (www.maisonfelixleclerc.org)
– Le Parcours Iroquoien, un circuit vélo reliant quatre auberges de Longueuil à Saint-Jean-sur-Richelieu. Avec transport de bagages.
– Ouverture prévue en novembre du Oasis Surf. Avec vagues intérieures !
– En chalet sur la terre ou en tipi sur l’eau: Domaine Pourki (www.pourki.com)
– Tour d’observation sur le sentier du marais, à Sainte-Anne-de-Sorel…
CHAUDIÈRE-APPALACHES
– La Babine gourmande, un casse-croûte nouveau genre à Bellechasse (www.lababinegourmande.com)
– le Parcours des Caps: 4 km de sentier dans une vieille forêt et sur des caps rocheux, dans le secteur Saint-Fabien du Parc des Appalaches (www.parcappalaches.com)
– Commémoration du centenaire du naufrage de l’Empress of Ireland dans le Saint-Laurent au Musée maritime du Québec (www.mmq.qc.ca)
– Une caverne de sel pour mieux respirer, au Sento Spa de Lévis (www.sentospa.com)
GASPÉSIE
– Une train touristique – L’Amiral – entre Gaspé et Matapédia (www.trainamiral.com)
– La Traversée de la Gaspésie à bottines du 27 septembre au 4 octobre: un must à pied, en groupe et en saveurs régionales (www.tdlg.qc.ca)
– Bateau-ponton ou zodiac pour découvrir l’estuaire de la rivière Bonaventure avec le Bioparc de la Gaspésie (www.bioparc.ca)
Été 2014 – Les nouveautés au Québec – 2ème volet
Les régions du Québec se préparent à une nouvelle saison touristique. Voici quelques nouveautés qui ont retenu mon attention
CANTONS-DE-L’EST
– une installation multimédia dernier cri au Parc de la Gorge de Coaticook (www.gorgedecoaticook.qc.ca)
– une sortie du dimanche train-vélo: aller avec l’Orford Express Magog-Bromont et brunch à bord; retour en vélo (www.orfordexpress.com)
LANAUDIÈRE
-Tortillard gourmand: une balade en minibus de Montréal, avec arrêts gourmands dans Lanaudière (www.tortillardgourmand.com)
-Nouveau camping rustique en bord de rivière Chez Roger L’Ermite (www.chezrogerlermite.ca)
-Au parc régional de la Matawinie, 15 sites de camping rustique dans le secteur Chertsey.
– Une auberge de jeunesse à Sainte-Émélie-de-l’Énergie: La P’tite Verte. Avec café culturel. (www.laptiteverte.com)
CENTRE-DU-QUÉBEC
-Des chalets pièce-sur-pièce au Parc régional de la rivière Gentilly, en plus du camping rustique, du camping équestre et de 20 km de sentiers de vélo de montagne (www.rivieregentilly.com)
– Cascades fête ses 50 ans, à Kingsey Falls: avec notamment une expo de la Collection Loto-Québec.
C’est parti !
Après des semaines d’incertitude, de démarches administratives, de tractations, de formulaires à remplir, me voilà de nouveau en route pour l’une de mes destinations préférées: le Nord du Canada. Je suis partie hier matin de Montréal sur les ailes de First Air, avec un avion dont la queue arborait ce magnifique chien de traîneau sur fond de toundra gelée. Trois semaines de découvertes, de rencontres, de paysages colorés en bleu et blanc m’attendent.
Tremblant fête ses 75 ans
La station de ski alpin Tremblant a fêté ses 75 ans il y a quelques jours en invitant ses visiteurs et employés à former un grand 75 en bas des pistes, image qui a été immortalisée vue du ciel !
N’ayant jamais skié pour ma part à cette station pourtant réputée du Québec, j’ai passé récemment un bel après-midi sur les pistes à découvrir ses versants nord, sud et soleil. J’ai été épatée par la rapidité d’ascension aux sommets, les panoramas magnifiques sur les montagnes enneigées et le lac Tremblant, les belles pistes faciles, tout particulièrement la Nansen qui dévale gentiment le Versant nord sur six kilomètres.
Le lendemain, j’ai découvert la randonnée alpine, nouvelle activité de la station, avec un guide extra. Départ avec un équipement un peu lourd du village piétonnier: skis paraboliques avec peaux synthétiques et bottes dotées d’un système mixte pour monter et redescendre comme en ski alpin. La progression vers le haut du télésiège Flying Mile fut plutôt lente, en forêt comme en bord de piste, mais quel délice ensuite de sortir les peaux, de retourner la fixation et de fixer les bottes avant de redescendre tambour battant sur la piste de ski alpin ! On apprécie d’autant plus la glisse…
En après-midi, changement de style pour monter à la force des piolets et des crampons aux pieds à même une paroi de glace. Un piolet dans chaque main, on casse la glace pour les planter bien solidement l’un après l’autre avant de se hisser de quelques centimètres tout en tapant du bout du pied dans la glace pour s’appuyer et progresser vers le haut. « Tape comme dans un ballon de foot », me dit Bjarne, Danois d’origine et instructeur en escalade de glace. Plus facile à dire qu’à faire, surtout quand la glace est bien dure. Une chance qu’il m’assure avec une belle corde car je dérape deux ou trois fois avant d’atteindre, 25 mètres plus haut, le sommet de la paroi… épuisée ! La descente en rappel est plutôt revigorante et gratifiante !
Je n’aime pas trop le village piétonnier de Tremblant, qui respire le factice, mais j’ai adoré dormir au Marriott Tremblant, au pied du village et à deux pas du départ du Cabriolet qui transporte gratuitement les skieurs de la Place des voyageurs à la base de la télécabine. Tellement facile pour le ski et l’après-ski.
Mention spéciale pour le bon expresso du Grain de café et pour la gentillesse de tous les employés de la station !
http://www.tremblant.ca; 1800 461-8711
L’érable dans tous ses états
Lors de la Fête de l’érable 2014 organisée début février par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, l’optimisme était de mise quant à l’avenir du sirop made in Québec et aux produits qui lui sont associés. J’ai bien aimé goûter à l’eau d’érable de marque Napsi pendant tout un repas au Sofitel de Montréal. Pour sa deuxième année, cette eau d’érable a dépassé le million de litres vendus.
Le réseau des « créatifs de l’érable », chefs, boulangers, traiteurs, brasseurs, pâtissiers ou glaciers, sont maintenant plus de 100 au Québec. Au concours 2013 qu’il organise, Thomas Ginieis, du Valois, a remporté le 1er prix avec un homard ivre… Dave Carlos-Bélanger, de l’Auberge des Glacis, gagnait le second prix avec un esturgeon à l’eau d’érable et Olivier Perret, du Renoir, le troisième prix avec une pieuvre grillée et truffe d’été, eau d’érable et citron vert. Le concours 2014 a pour thème « les alcools d’érable du Québec ».
La Fédération a fini l’année 2013 avec un record de récolte et des ventes dans plus de 50 pays, dont les États-Unis où les ventes ont dépassé celles de 2012. Avec 7300 entreprises, l’industrie a le vent en poupe et ne manque pas de projets, dont celui d’organiser des « ateliers pédagogiques de l’érable » pour les enfants du primaire. Elle cherche aussi à faire reconnaître l’érablière comme un site naturel du patrimoine mondial de l’Unesco ! La fédération met aussi de l’avant la contribution de ses membres acériculteurs au bilan carbone de la province, avançant que les forêts exploitées pour le sirop d’érable sont d' »importants réservoirs de carbone ».
Selon une étude de l’Université Laval, le sirop d’érable aurait un effet positif sur l’indice glycémique et les hormones métaboliques du corps humain. Riche en glucose et en minéraux (manganèse, magnésium, zinc), il serait nettement meilleur que d’autres sucres naturels pour la santé et pour les sportifs.
Pour en savoir plus: http://www.jaimelerable.ca
En Toscane chez une viticultrice québécoise – 4 – Tourisme oenologique
Le Miccine, situé à une vingtaine de kilomètres de Montevarchi et Sienne, en Toscane, on peut se balader sur les petites routes de campagne verdoyante. Les panneaux routiers affichent des flocons de neige, signe que les hivers ne sont pas toujours cléments dans la région… Du printemps à l’automne, elle a un charme aussi doux que fou. La route des châteaux du Chianti en fait visiter plusieurs dans un rayon de seulement dix kilomètres.
On en profite pour faire arrêt dans quelques beaux villages. Le plus proche, Gaiole, se visite à pied. A la Cantinetta del Chianti, sorte de dépanneur de luxe, les produits fins sont à l’honneur: vins évidemment mais aussi fromages, huiles d’olive, biscotti, charcuteries, sauces pour les pasta… A l’heure du lunch, un assortiment de charcuteries-fromages se partage facilement en petite terrasse sur la rue. Ricardo vous conseillera sur le meilleur vin accompagnateur de sa sélection de fromages au lait de brebis ou vache, certains en croûte de tomate ou à l’huile d’olive, plus ou moins vieillis. Le verre de Chianti est à moins de 5 euros et l’assiette de fromages à 11 euros. Pour 5 euros, je conseille fortement sa Panzanella, salade traditionnelle de la région aux tomates, oignons, olives et pain rassi baignant dans une bonne huile d’olive !
Dans le temps des vendanges, il faut goûter au Schiacchiata All’uva, une drôle de pizza rectangulaire, sucrée et garnie de raisins avec pépins croquants, accompagnée de Vinsanto, un doux vin de dessert… On peut aussi y tremper quelques Cantucci ou Cantuccini, délicieux biscuits secs aux amandes ou noisettes, spécialité toscane !
Pour les cyclistes ou les amoureux d’antiquités, la surprenante course de vélos anciens Eroica est toujours programmée pour le début d’octobre dans la région de Gaiole ! Du village, un circuit de sentiers d’une douzaine de kilomètres permet aussi de rejoindre plusieurs châteaux de la région. On peut aussi y louer un scooter pour sortir des sentiers battus et aller faire un tour sur les collines du Chianti, par exemple du côté de Castelnuovo dei Sabbioni, un vieux village quasi-abandonné sur les hauteurs d’un autre: Cavriglia. Ou se rendre sur le site du château de Brolio, au sommet d’une autre colline près de Gaiole. Partie du réseau de défense florentin, on y voit Sienne par beau temps !
On file ensuite, via une route en lacets, à Radda in Chianti, une autre village à arpenter à pied. Perché sur les hauteurs, avec vignes et forêts à perte de vue, il dévoile ses vieilles pierres, ses rues étroites bordées de boutiques touristiques, son église et sa mairie avec expositions à la cave, dans l’ancienne prison… Sur la place de l’église, il fait bon prendre un café ou déguster un verre de chianti. Encore et toujours.
http://www.comune.gaiole.si.it; http://www.lacantinettadelchianti.it; http://www.lemiccine.com
En Toscane chez une viticultrice québécoise – 3 – Tourisme oenologique
Les vacanciers qui louent chambre ou appartement au Miccine aiment bien vivre au rythme du vignoble. Au temps des vendanges – généralement dans la première quinzaine d’octobre – Paula Cook leur fait toujours faire un tour guidé du domaine, en leur expliquant les ressorts de son travail en viticulture intégrée et bio. Ils peuvent mettre la main à la pâte en participant aux vendanges, voir les gens travailler au chais…
Le printemps est aussi une excellente saison pour visiter la Toscane. « En mai et juin, explique Paula, il faut faire le choix des bourgeons à conserver sur les ceps de vignes et c’est le temps de l’embouteillage du vin, de l’étiquetage, de la préparation des commandes. Les gens adorent participer ! »
Évidemment, les dégustations sont aussi à l’honneur au Miccine. Pour cinq euros, on peut goûter à toute la gamme des cinq vins de la propriété… remboursable à l’achat d’une bouteille.
Le studio se loue 90 euros pour deux et les deux appartements pour quatre personnes entre 1500 et 1800 euros la semaine. On peut aussi louer les services d’un chef local pour un repas ou un cours de cuisine italienne !
La photo de la semaine
En Toscane chez une viticultrice québécoise – 2 – Au chais !
Les raisins prennent la direction du chais du Miccine chaque jour de vendange. Les grappes sont « éraflées » à la machine, laissant les tiges de côté pour écraser ensuite les baies dont la peau va donner sa couleur au vin. Pulpe, peau et pépins restent en cuve dix jours avant qu’on sépare le jus des substances solides après pressage, du moins pour le blanc. Pour le rosé, tout reste dans la cuve pour six à douze heures. Le « rosé de saignée » est ensuite obtenu en enlevant une partie des substances solides. Le reste est utilisé pour un vin rouge en moins grande quantité mais de meilleure qualité, à cause de la concentration du moût de raisin rouge, moins liquide mais avec plus de peaux, donc plus coloré et avec un bon tanin, explique Paula Cook.
Le Miccine ne produit que 300 bouteilles environ de rosé par an. « Je l’ai fait pour ma mère et parce que c’est un bon produit pour l’été », dit la viticultrice. Quelque 700 bouteilles de blanc sont aussi produites chaque année. Le plus gros de la production est en rouge (18000 bouteilles), en majorité pour son Reserva (seul produit à la SAQ québécoise) et son Chianti Classico, à 80% Sangioves, dont le millésime 2007 a raflé la médaille d’or aux mondiaux du vin en 2009 à Chicago.
En Toscane chez une viticultrice québécoise
Quand il fait froid sur Montréal, quoi de mieux que de songer à la douce Toscane où j’ai fait un saut de puce en octobre dernier !
De Florence, je n’ai rien vu que sa gare ferroviaire, entre deux trains empruntés grâce à un laisser-passer de Rail Europe. De la Toscane, j’ai vu des paysages magnifiques en train avant de débarquer à la petite gare de Firenze, au sud de Florence. Paula Cook m’y attendait pour me ramener chez elle, près du village de Gaiole. Petites routes sinueuses dans la campagne; coteaux et collines verdoyantes avec des vignes partout… Le Miccine est son domaine: une jolie villa de pierre au bout d’une allée de cyprès, accrochée au flanc d’une colline et tout autour sur les pentes des rangs de vignes à perte de vue sur sept hectares, en plein cœur de la région du Chianti Classico. La maison abrite des chambres d’hôtes tout confort avec le chais à l’arrière. C’est le temps des vendanges et je ne manquerai pas de mettre la main à la pâte entre deux interviews ou séances de photos, me rappelant tous ces automnes du bordelais où, durant mes études universitaires, je passais au moins deux semaines à travailler aux vendanges.
Paula Cook, 29 ans, en est à sa quatrième année au Miccine, ancienne ferme tricentenaire ayant viré en vignoble de Chianti dans les années 1960. Après des études en agriculture à l’université McGill à Montréal, elle songe à se spécialiser en plantes médicinales mais son goût pour le vin, développé en famille, prendra vite le dessus. Née de père écossais et de mère italienne, elle passe tous ses étés chez des parents en Toscane. Après une maîtrise en viticulture et œnologie en Europe, elle travaille un peu en France avant que mûrisse l’idée d' »être vigneronne ». Elle se tourne naturellement vers l’Italie et le chianti classico toscan. Ses parents investissent dans le domaine où elle s’emploie à parfaire des « vins de terroir avec cépages italiens, une petite production bio de vins doux et élégants ». L’assemblage, « question de palais et de nez », est un art qu’elle maîtrise et adore !
Le marché peut bien être saturé en Italie, elle-même vend sa production à 95% à l’exportation, en Suisse, Allemagne, en Chine et évidemment un peu au Québec. Les Québécois de passage, au gîte ou à la boutique, sont bienvenus « pour vivre le rêve avec nous » au moment des vendanges comme pour la mise en bouteilles ou l’étiquetage.
Paula Cook est une vraie artisane qui pratique la vendange à la main « pour éviter l’oxydation par écrasement du raisin qui donne plus de sulfites au vin ». L’herbe court entre les rangs pour prévenir l’érosion sur les pentes et maintenir la concurrence avec les vignes. Moins vigoureuses, explique-t-elle, celles-ci donnent des grappes de raisin plus petites, donnant un jus plus concentré et une meilleure qualité. Les ceps ont aussi moins de feuilles gardant du coup moins d’humidité, ce qui permet de mieux contrôler les maladies.
La conversion en bio du vignoble nécessitant quatre années, il devrait avoir sa certification cette année. Paula apporte un soin particulier aux grappes, scrutées à la loupe par elle et ses vendangeurs, en enlevant les grains pourris à la main. La région est bonne pour la production du chianti, ajoute-elle, en grande partie à cause du phénomène d’excursion thermique – forte différence de température entre jour et nuit – qui favorise la production des arômes.
































Grouille pour pas qu'ça rouille