archive | Gastronomie RSS pour cette section

Visite de palace

En balade à Saint-Jean-Cap-Ferrat, dans le sud de la France début janvier, j’ai visité l’un des plus beaux palaces de la Côte d’Azur. Le Grand Hôtel du Cap Ferrat domine la pointe de la presqu’île avec une vue incroyable sur la mer et des jardins dont on devine la beauté même en hiver. A défaut de loger sur place – certaines suites coûtent 4.000 euros la nuit – on peut à tout le moins aller prendre un verre à l’heure de l’apéritif (comme le cocktail Cocteau à la Suze) ou à l’heure du thé.

www.saintjeancapferrat.fr; www.cotedazur-tourisme.com; www.grand-hotel-cap-ferrat.com

Sur la route: de Nice à Ventimille

Quoi de plus simple que de passer de la Riviera française à l’italienne quand on séjourne un peu dans la région de Nice. Même sans voiture, on peut s’y rendre en train. Ventimille est la première petite ville après la frontière et nombreux sont ceux qui, de France, vont y faire une excursion d’une journée, voire seulement le marché. Car les prix sont plus doux qu’en France et le lieu idéal pour acheter des fromages artisanaux comme la P1120550P1120569« burrata » des Pouilles, une belle boule de mozzarella au cœur crémeux, ou un gros morceau de parmesan ! Côté charcuterie, place surtout au San Daniele, l’un des meilleurs jambons crus  au monde.

Au retour, on se paie un coucher de soleil sur la Méditerranée.

Un week-end à Québec

Invitée à Québec récemment, j’ai redécouvert le Café du Monde qui fêtait cette année ses vingt-cinq ans. Je n’ai pas été déçue. En pleine gare maritime, on grimpe par un escalier imposant pour aboutir dans l’immense salle. A droite, la cuisine ouverte, puis une série d’espaces figurant quasiment des salles différentes. Complètement réaménagé, le restaurant offre un nouveau visage depuis le printemps, avec une grand terrasse et une verrière superbe. Bois, verre et acier inoxydable, avec des teintes de gris charcoal donnent à l’ensemble un look très actuel.

Le restaurant s’affiche comme une brasserie à la française mais son décor et même sa table sont à mon avis plus nord-américains que français ! Et c’est tant mieux.  Pour faire son choix, une grand ardoise se promène entre les tables, en plus du menu. Les classiques boudin, foie gras et huîtres (irréprochables) voisinent avec beaucoup de poissons, une bavette, un foie de veau ou un pot-au-pot de fruits de mer des îles de la Madeleine. J’opte pour le panier vapeur, ses moules, crevettes et poissons; mes compagnes pour la dorade entière et la lotte en sauce. En finale, la crème glacée frite avec caramel au beurre salé a emporté le pleine adhésion de toutes !

Bons points : le service ultra-rapide, très prévenant sans l’être trop; des plats copieux et surtout bien faits. Et une mention spéciale pour Cédric Boutevillain, le gérant du café à l’accent du sud et à la bonne humeur communicative !

Au sortir de table, une petite marche-santé me conduit à l’Hôtel Le Germain-Dominion, dans le Vieux-Québec. Très bel hôtel-boutique d’une chaîne québécoise réputée ! Optez si vous pouvez pour une chambre côté fleuve. Vous aurez peut-être la chance, comme moi, d’avoir vue sur un gros bateau de croisière en balade sur le Saint-Laurent. Et chaque soir sur le (faux) feu qui brûle dans la tour de l’ancienne caserne de pompiers Dalhousie, repaire depuis longtemps de la compagnie Ex-Machina de Robert Lepage, célèbre metteur en scène-cérateur québécois.

www.lecafedumonde.com

www.www.germaindominion.com

L’été des indiens à bicyclette

C’était fin octobre, un superbe vendredi ensoleillé, une journée fraîche le matin mais avec 18 degrés sur l’heure de midi ! J’avais pris la clé des champs avec une amie pour aller faire du vélo près de Lévis afin de compléter un sujet d’article pour Géo Plein Air. Direction : le parc de la Martinière, à l’est de Lévis, pour embarquer sur les vélos, avec la responsable médias de l’Association touristique régionale.

Après un petit parcours sur route (6,5 km) grimpant dans une zone résidentielle puis sur les coteaux, on rejoint la piste Harlaka qui file à même une ancienne voie ferrée à travers champs de blé et petits boisés jusqu’à Saint-Henri. 7,8 km bucoliques. Nous prenons le temps en chemin de regarder passer de grands voiliers d’oies blanches en migration vers le sud avant de faire demi-tour. Retour facile, tellement qu’on aurait bien poursuivi à bicyclette jusqu’à la « traverse » de Lévis…

Juste en face du traversier, le Barbacoa offre un étonnant menu de « vrai de vrai BBQ » du sud des États-Unis… Le proprio y a vécu et en a rapporté de belles idées. Il fume au bois d’érable bœuf Angus, côtes levées, poulet ou épaule de porc qu’il sert avec un choix de salades originales et des sauces BBQ de sa composition… On peut repartir avec des plats pour la maison ! Une bonne adresse pour manger sur le pouce, avec une limonade-maison ou une bière-pression.

Cartes et parcours vélo : http://www.chaudiereappalaches.com/velo

Restaurant Barbacoa : www.barbacoabbq.com

Au sommet de la sommellerie

La Québécoise Véronique Rivest est devenue en octobre meilleure sommelière des Amériques. Lors du concours 2012 qui a eu lieu au Brésil, elle a raflé la première place à l’Américain Ian Caube et au Brésilien Thiago Locatelli.

En mars prochain, Véronique Rivest – gagnante du concours du Meilleur sommelier du Canada cette année, comme en 2006 – représentera donc le Canada et l’Amérique du Nord au concours mondial qui aura lieu à Tokyo au Japon.

www.veroniquerivest.com

Bouchées surréalistes

Hier soir, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, à Montréal, on dévoilait un rideau de scène peint par Dali en 1944 pour un ballet new-yorkais dont je vous reparlerai. La toile immense est surprenante mais pour l’heure je voudrais partager en pensée les délices qui ont suivi cette présentation.

Signées Antonin  Mousseau-Rivard, les bouchées servies au cocktail étaient incroyalement originales. Le menu lui-même, concocté par le chef du Contemporain, le restaurant du Musée d’art contemporain de Montréal, était « inspiré par l’oeuvre de Dali », c’est dire ! Le torero hallucinogène ne lui fut pas mais ce tartare de boeuf aux armillaires et fromage Fleurs-des-Monts commençait bien la dégustation. Suivait un délicat tartare de thon au jeune gingembre et perle à la pêche blanche, dénommé La pêche au thon. Si la Galatée aux sphères ( pomme ratte fumée, yaourt à la truite fumée et caviar de truite) m’a laissé songeuse, j’ai littéralement adoré Ceci n’est pas une cerise-hommage au surréalisme: imaginez une cerise posée sur un pain d’épices, avec gelée aux mûres et fraises, qui en bouche dégage une grand air de foie gras. Somptueux ! Tellement, pardonnez-moi, que j’en ai oublié d’en faire une photo pour immortaliser la chose…. Le Gala aux deux cotelettes d’agneau en équilibre sur ses épaules ne pouvait rivaliser mais La tentation de Saint-Antoine (une huître frite avec wakame, mayo japonaise et melon confit) a eu un goût prononcé de « revenez-y ». En finale, Le miel est plus doux que le sang, en macaron miel-chèvre vanillé, a emporté définitivement mon adhésion… à l’oeuvre de Dali revisitée en cuisine !  Du grand art culinaire…

Les délices fromagers du Québec

Les fromages du Québec ont raflé trente-six prix au dernier concours annuel de l’American Cheese Society, organisé à Raleigh, en Caroline du Nord. Preuve que nos artisans fromagers font bien leur travail, ils ont même remporté sept places en haut des podiums. Le Québec s’est ainsi classé troisième, derrière la Californie et le Wisconsin quant au nombre de prix reçus.  Deux cinquante-quatre producteurs étaient en compétition dans 125 catégories ! Agropur, La Moutonnière, Fromages SDA, Saputo et Fromagerie Le Détour ont remporté un ou plusieurs premiers prix…

 Et voici les grands gagnants du Québec :

Rondoux Triple Crème – Agropur
Allegro probio 7 % – Agropur
Feta – La Moutonnière
L’Empereur Léger – Fromages CDA Inc.
Le Baluchon – Fromages CDA Inc.
La Tentation de Laurier – Fromagerie 1860 Du Village (Saputo)
Le Clandestin – Fromagerie Le Détour

Et nos fromagers vedettes…
La Moutonnière : 8 prix
Agropur : 8 prix
Saputo : 7 prix
Fromages CDA : 4 prix
Fromagerie La Station : 2 prix
Fromagerie du Presbytère : 2 prix

Fromagerie Le Détour : 2 prix
Fromagerie Bergeron : 2 prix
Fromagerie Nouvelle France : 1 prix

Le nouveau Guide Restos Voir est arrivé

Comme le Beaujolais nouveau, le Guide Restos Voir auquel je collabore comme critique depuis plusieurs années, revient chaque automne… L’édition 2013, avec plus de 700 adresses recommandées de restaurants et boutiques gourmandes, vient de paraître, en vente en librairie au prix de 19,95 $. Nouveauté cette année: en achetant une carte Boutique Voir, on obtient un rabais de 19,95$, soit le prix du guide…

http://www.guiderestos.com; http://www.boutique.voir.ca

Place aux « artisans d’une gastronomie québécoise »

Cinq livres à la naissance: c’est le poids du petit dernier des livres de la sphère gourmande du Québec: Toqué !, édité par Les éditions du passage. Un « beau » livre, mis en vente ce jour à 69 dollars et qu’on aura du mal à tenir entre ses mains en cuisine ou au lit pour la lecture du soir. Ça tombe bien car l’ouvrage n’est pas vraiment un livre de cuisine (ou de recettes), ni un livre gourmand, même si l’on y trouve des recettes et beaucoup d’informations sur des produits. Sous sa belle couverture blanche, aussi sobre qu’élégante, se cache un véritable « manifeste » en faveur de l’artisan alimentaire québécois, membre à part entière – du pêcheur de maquereau ou du producteur de semences anciennes jusqu’au chef-cuisinier du Toqué ! et même de ses clients – d’une chaîne alimentaire soucieuse de qualité, de fraîcheur et de développement durable. Au-travers de l’expérience racontée du Toqué!, ce livre en est en quelque sorte le « témoin », notait l’interviewer-vedette Stephan Bureau lors du lancement. « Si nous faisons une cuisine si « identifiée », c’est en grande partie grâce à tous ces producteurs qui nous font découvrir tant de produits. Ce qu’ils nous envoient nous stimule », soulignait pour sa part Normand Laprise.

Les photos de Dominique Malaterre, qui signe aussi la direction artistique du projet, occupent une place de choix dans l’ouvrage. Elles reflètent l’intime (en portraits) autant que la beauté (en assiettes et visions du Québec). La couleur flamboyante pour la présentation de plats alléchants ou certains portraits des « artisans » du Toqué ! et de ses amis producteurs contraste sans nullement choquer avec le noir et blanc mat d’autres portraits de chefs ou de superbes paysages du Québec, prises sur quatre saisons. « Je voulais notamment témoigner de la grandeur de ce pays et de ses paysages », dit la photographe qui s’est prise de passion pour ce projet et pour l’équipe qui l’a mené à bien, côté édition comme côté Toqué !.

Cette équipe soudée, on la sent au Toqué! quand par exemple son copropriétaire Normand Laprise parle de son allumé chef des cuisines Charles-Antoine Crête comme du « chef qui m’inspire le plus »… Comme lorsqu’ils se renvoient la balle sur l’importance de « rester ce que l’on est tout en allant de l’avant » (N. Laprise) et sur le respect du produit (C.A. Crête). J’ai bien aimé ce dernier, roi de la « scrap » (récupération alimentaire) mise au service de la gastronomie, expliquant la genèse de son « cre-thon »: parce qu’il ne peut supporter de voir 20 livres sur 100 d’un thon gaspésien partir aux poubelles…

En prime

L’éditrice Julia Duchastel racontait lors du lancement avoir eu l’idée du livre, le premier du genre pour les Éditions du passage, après le visionnement du film « Dur à cuire ».

Charles Lapointe, PDG de Tourisme Montréal, a mis la table du prochain événement « Montréal à table » qui aura lieu la semaine prochaine (97 menus de restaurants pendant 11 jours à prix raisonnables), en soulignant la part importante (52%) de l’offre culinaire dans le choix d’une destination par les touristes. A Montréal même, a-t-il relevé, les touristes dépensent en moyenne 525 millions de dollars par an dans des restaurants.

Conseil de Normand Laprise: « Lisez le livre, cuisinez après »

Photos de Une, portrait de Normand Laprise et couverture de livre: Dominique Malaterre

Auberge de charme en Gaspésie

Dans la série hôtels de charme, j’ai beaucoup aimé l’Auberge Château Lamontagne à Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie, où j’ai dormi une nuit le printemps dernier. L’auberge est installée sur un promontoire, dominant le village et une falaise en bordure du fleuve Saint-Laurent. D’ailleurs, plusieurs chambres ont vue côté « mer ». Et le bâtiment en impose ! De style « régence », il a été construit à la fin du 19ème siècle pour le compte d’un riche homme d’affaires. Entièrement rénovée, il est devenu auberge haut-de-gamme, avec restaurant, appartenant à Destination Chic-Chocs, une pourvoirie réputée de la région ! Elle n’a nullement toutefois le style (plutôt rustique) d’une pourvoirie mais bien celui d’un sympathique hôtel-boutique. Plutôt rare en région… Ses chambres sont superbes et, sous les toits, on entend le vent du large… Le restaurant et le lounge du rez-de-chaussée sont tout aussi beaux avec boiseries partout et vue sur la baie de Sainte-Anne-des-Monts. Aux fourneaux : le chef Jérôme Paquet. www.rivieresainteanne.com