archive | Le Monde RSS pour cette section

Le Monde : Un cocktail de polluants affecte l’Artique

Article publié sur le monde.fr le 19 décembre 2014

A l’heure où les changements climatiques s’accélèrent, l’Arctique est plus que jamais affecté par la présence de contaminants dans le sol, l’eau ou l’atmosphère. La future présidence américaine du Conseil de l’Arctique (pour 2015-2017) l’a mis sur sa liste de priorités.

Les spécialistes de l’Arctique réunis à Ottawa, au Canada, la semaine dernière pour la conférence Arctic Change 2014 n’ont pas fait montre d’un grand optimisme. La fonte du pergélisol menace de libérer massivement dans l’atmosphère du méthane et du mercure. Dans la mer et les sédiments de l’archipel arctique canadien, mercure et méthylmercure sont à des niveaux toujours plus élevés, selon les chercheurs.

Concentration de mercure et méthylmercure

Kang Wang, de l’université du Manitoba (Canada), a récemment observé dans la mer de Beaufort une concentration importante de mercure et une production inhabituelle de méthylmercure dans le sous-sol. La situation est encore plus grave dans la baie de Baffin, à l’est de l’Arctique canadien.

Charles Gobeil, de l’Institut national de recherche scientifique de Québec, relève que l’accumulation de ces deux contaminants dans le réseau trophique marin est « à un niveau tel qu’elle pose des risques pour plusieurs espèces marines comme pour les Inuits » qui les consomment, selon une étude de sédiments collectés du détroit de Béring à la baie de Baffin. Le mercure s’accumule aussi par bioaccumulation et bioamplification dans le zooplancton, ajoute Jesse Carrie, de l’université du Manitoba, avec des concentrations élevées dans la mer de Beaufort et celle des Tchouktches, côté russe.

Pollution importée et locale

En matière de pollution atmosphérique, les ajouts à la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POPs) ne suffisent pas. « Un cocktail complexe » de produits chimiques anciens et nouveaux, incluant les nouveaux composés perfluorés (pour imperméabiliser des tissus) ou les retardateurs de flamme (ajoutés à une grande variété de produits pour les rendre moins inflammables), se retrouve chez les mammifères, oiseaux marins et ours polaires, constate Robert Letcher, du ministère canadien de l’environnement. Lire la Suite…

Conférence de l’Arctique : la fonte du pergélisol

Des villages inuits qu’on songe à déplacer, des routes impraticables, des côtes érodées, du méthane et du carbone libérés dans les airs… Le pergélisol, ce sol autrefois gelé en permanence, n’est plus ce qu’il était. La liste des méfaits découlant de sa dégradation en Arctique s’allonge au rythme du réchauffement climatique, qui touche gravement les régions polaires.

A la conférence internationale Arctic Change 2014, qui vient de réunir à Ottawa (Canada) plus de mille scientifiques, le sujet figurait en tête des thèmes traités lors de séances très courues. « Personne ne soupçonnait, il y a quelques années, que le pergélisol jouerait un tel rôle », résume Hugues Lantuit, directeur des recherches en dynamiques côtières à l’Institut de recherche polaire et marine de Potsdam, en Allemagne. Ni qu’il aurait « des impacts directs si importants sur ceux qui vivent en Arctique, avec des coûts socio-économiques majeurs », ajoute Martin Fortier, président du comité organisateur de la conférence et directeur du réseau canadien des centres d’excellence ArcticNet.

Priorité de recherche

La gravité de la situation est telle qu’on ne peut plus laisser le sujet aux seuls spécialistes du pergélisol, note Warwick Vincent, directeur scientifique du Centre d’études nordiques à Québec et expert en écosystèmes d’eau douce. Objet de deux…

[Lire la suite sur lemonde.fr…]

 

La traversée de la Gaspésie maintenant à pied

Voici un article paru dans le Monde le 2 octobre 2014  pour parler de la Traversée de la Gaspésie  qui a eu lieu au début de l’automne. Reportage sur une randonnée au coeur de cette région québécoise.

Ils sont venus de Montréal, du Québec, voire de France, rejoindre le bataillon des 125 participants à la Traversée de la Gaspésie, entre le 27 septembre et le 4 octobre. La TDLG a beau être un pur produit de cette péninsule québécoise, elle fédère ­au-delà de ses frontières naturelles.

« La grande famille gaspésienne n’est pas regardante », confie Claudine Roy, l’instigatrice de l’événement, qui œuvre à dynamiser la ­région hors saison estivale. La famille, ajoute-t-elle, « s’agrandit à la demande, adopte ceux qui viennent admirer ses paysages, partager du plaisir le temps de cette grande fête du plein air et de l’amitié ».

Forte de treize éditions en ski de fond et de quatre à vélo, la TDLG a accouché cette ­année d’une version « bottine », fort à propos, alors que la Gaspésie venait d’être sacrée par le magazine National Geographic quatrième plus bel endroit du monde pour admirer les couleurs de l’automne. La bottine, c’est la chaussure de rando, et la traversée, un parcours de six étapes, soit 115 kilomètres à pied, entre montagne et bord de mer.

[Lire la suite]

Dans le Grand Nord, on prend son envol en paraski

Article publié sur le monde.fr le 18 juillet 2014

Au nord du 60e parallèle, dans l’immense baie Wakeham encadrée de montagnes enneigées, des points colorés tournoient au-dessus de la surface gelée. Les voiles de paraski vont et viennent au gré du vent et de ceux qui les dirigent sous un ciel bleu azur, à deux pas du village de Kangiqsujuaq, un ancien poste de traite de la fourrure, dans cette baie du Grand Nord ouverte sur le détroit d’Hudson. Même par – 30 °C, les paraskieurs s’amusent à faire virevolter leurs voiles, à changer de cap, à jouer à saute-mouton sur de petits monticules de neige ou à filer au loin. Mais le paraski est plus qu’une activité sportive et récréative.

[Lire la suite…]

 

 

À Montréal, le basket est une porte de sortie du ghetto

Ne vous empêchez pas de rêver ! » L’injonction fait la « une » d’une revue affichée à l’accueil de l’école secondaire Jeanne-Mance de Montréal. Des rêves, les participants de cet établissement au programme « Bien dans mes baskets » n’en manquent pas. Dans cette école de 970 élèves dont 60 % sont issus de milieux défavorisés, l’opération profite chaque année à une centaine d’adolescents, souvent en grande difficulté d’apprentissage et de comportement. C’est leur bouée de sauvetage pour sortir d’un engrenage maléfique et leur ouvrir une porte vers de nouveaux rêves, sportifs ou académiques.

Martin Dusseault, travailleur social en milieu scolaire, est à l’origine du projet, l’une des best stories du prochain Forum Educasport. « Avant 2001, nous avions beaucoup de mal à rejoindre les adolescents en difficulté des communautés noires du quartier, haïtiens et africains, se souvient-il. L’école fermait à 15 h 30 et les jeunes traînaient dans la cour. Certains jouaient au basket, associé à la culture hip-hop. Un jour, je suis sorti avec mon ballon pour jouer avec eux. » Il s’est alors rendu compte de l’impact positif que cela avait sur ses relations avec les jeunes dans l’école, puis il est devenu entraîneur. Rapidement, les joueurs lui ont confié leurs problèmes, en tête-à-tête dans son bureau. « Ils me voyaient comme quelqu’un de confiance et non plus comme un travailleur social, assure-t-il. J’ai compris que le basket permettrait d’établir un lien significatif avec des ados en difficulté et de faire de l’école un milieu de vie. »

Le programme « Bien dans mes baskets » s’est développé petit à petit dans l’école, en dehors des cours. « On a même réussi à faire ouvrir le gymnase le midi, les week-ends et durant les vacances scolaires », précise Martin Dusseault, qui coordonne une petite équipe de travailleurs sociaux et bénévoles (dont d’anciens élèves) pour l’encadrement et l’entraînement.

Lire la suite …

Au Québec, Xavier Dolan est chéri des critiques mais boudé par le public

Si Capitaine America : Le soldat de l’hiver bat des records au box-office québécois, Tom à la ferme, dernier opus de Xavier Dolan, séduit moins… À peine sorti au Québec, avant la France, le thriller du jeune réalisateur, auréolé du Prix de la critique internationale à la Mostra de Venise, est, certes, en tête des films québécois mais n’occupe que le neuvième rang au palmarès général.

L’enfant du pays y est habitué. Ses trois films précédents (J’ai tué ma mère,Les Amours imaginaires et Laurence Anyways) n’ont pas attiré les foules au cinéma. Il s’en dit déçu. « J’aimerais maintenant faire des films que les gens vont voir », plaisante-t-il.

PAS DE CONCESSION À LA FACILITÉ

Tom à la ferme ne renversera pas la tendance. Cette adaptation d’une pièce de l’auteur québécois Michel Marc Bouchard confirme le talent de Dolan pour explorer les méandres de l’amour mais aussi de la violence et de l’intolérance. Pas de concession à la facilité, dût-il en souffrir, un brin boudé par « son » public, même s’il fut, en 2013, l’une des dix personnalités du monde culturel international les plus médiatisées au Québec.

A 25 ans, il mène sa barque contre vents et marées, fort d’un succès critique incontestable et de l’attention des cinéphiles canadiens qui le suivent pas à pas depuis six ans.

De tous les honneurs reçus depuis Cannes en 2009 pour J’ai tué ma mère, le Prix collégial du cinéma québécois, accordé en 2013 à Laurence Anyways, revêtait pour lui une importance particulière : celle d’être plébiscité par de jeunes étudiants, « le public de demain, notre espoir, des jeunes avec une passion pour la culture et le cinéma qui ne s’est pas encore émoussée avec l’âge ».

Après la Mostra, Tom à la ferme a tourné dans les festivals canadiens, en « présentation spéciale » à Toronto et à Vancouver (où l’actrice Lise Roy a reçu le Prix de la critique pour le meilleur second rôle féminin dans un film canadien), en compétition au Festival du nouveau cinéma de Montréal…

Lire la suite…

Notes d’une journaliste (aussi) politique

photoavionAyrault2

J’étais en balade la semaine dernière entre Ottawa, Toronto et Montrėal afin de suivre pour Le Monde le Premier ministre français en voyage officiel au Canada pour la première fois. C’est au pas de course que nous filions d’un rendez-vous a un autre, parfois sans même avoir le temps d’entendre l’invité de marque, comme à l’Université de Toronto! Raison : la GRC avait refusé que le minibus des journalistes français prenne place dans le cortège officiel du chef de gouvernement, lequel avait l’immense avantage de stopper le trafic routier, à l’heure de pointe de l’après-midi, pour se rendre à l’aéroport Pearson ! Las, contrairement à Ottawa où nous faisions partie du cortège (5 limousines, des dizaines de voitures, une ambulance, deux minibus), nous avons passé plus d’une heure dans les embouteillages torontois avec la crainte de ne pas arriver à temps sur le tarmac pour embarquer dans l’avion officiel de la délégation. Finalement, le conducteur a attrapé la queue du cortège près de l’aéroport et sommes arrivés à temps, avec mon article quasiment écrit dans le bus !

Comme au matin, pour le vol Ottawa-Toronto, l’accueil à bord de l’Airbus A 310 de l’armée de l’air française (assurant les voyages du Premier ministre français) est irréprochable. Pour calmer les esprits, rien de tel qu’une coupe de vrai champagne ou d’un bon bourgogne…

A bord, certains journalistes se reposent tandis que d’autres (comme moi et le journaliste de l’AFP) travaillent, confortablement assis dans des sièges typiques classe affaire. Au vol aller, vers 11h30, nous avions eu droit à un repas froid gastronomique, illustré par la photo ci-dessous! Avec crevettes aux petits légumes, flan d’asperges et poisson fumé, purée de champignons, brochette de bœuf, fromages fins et dessert, le tout servi avec de vrais couverts et verres en verre pour le champagne ou un château Margaux… Mais seulement cinq minutes pour l’avaler avant l’atterrissage…

A l’avant de l’appareil, les ministres et les grands pontes de l’industrie qui les accompagnent; à l’arrière, les conseillers de tout ce beau monde et les journalistes. Pas beaucoup d’échanges entre les deux « zones », ceux de la première se gardant d’approcher la « clique » journalistique. Certains viennent tout de même « vendre leur salade » aux journalistes, comme cet attaché de presse de Joe Oliver, ministre canadien des ressources naturelles, qui vient me parler sables bitumineux albertains et pipeline Keystone pour lequel le gouvernement canadien fait des pieds et des mains ces temps-ci dans l’entourage d’Obama pour qu’il l’accepte. Un autre, chef de PME visiblement passionné, viendra m’entretenir de son logiciel libre qui fait un tabac en France et qu’il veut vendre maintenant au Canada via une filiale à Montréal.

La veille, réception et discours du Premier ministre à l’ambassade de France à Ottawa, magnifiquement située sur le bord de la rivière des Outaouais. Buffet de luxe, dont de délicieux macarons au foie gras, vin et champagne coulant à flot… On attrape un morceau au passage car il n’y aura pas forcément de repas ensuite pour nous, pauvres journalistes obligés de suivre M. Ayrault mais ensuite de courir écrire nos papiers ou de monter nos reportages télé ou radio pendant que les membres de la délégation mangent tranquillement… Nous fumes toutefois très bien traités par les accompagnateurs presse de la délégation, ayant toujours dans les salles de presse de bons buffets pour alimenter nos neurones.

photoavion Ayrault

Lire la Suite…

Québec : le mouvement étudiant suscite un « débat de société »

Publié le 23 mai 2012

« La question de l’accès universel à des études supérieures ne date pas d’hier au Québec », souligne Antonia Maioni, professeur de sciences politiques à l’université McGill, université anglophone réputée de Montréal. « Acquis de la « révolution tranquille » [la conversion aux principes de l’Etat-providence dans les années 1960], ajoute-elle, la gratuité a été contestée dans les années 1990″, mais le Parti québécois au pouvoir avait alors imposé un moratoire pour la préserver. Lire la suite…

Récemment publié… Au Québec, le conflit étudiant s’étend et se radicalise

Publié le 24 mai 2012

Un manifestant arrêté par la police, dans la nuit de mardi à mercredi. Depuis le début de la grève les étudiants ont organisé 29 manifestations nocturnes pour protester contre la hausse des frais d'inscription à l'université.
Un manifestant arrêté par la police, dans la nuit de mardi à mercredi. Depuis le début de la grève les étudiants ont organisé 29 manifestations nocturnes pour protester contre la hausse des frais d’inscription à l’université. | Brett Gundlock/ Reuters

Une marée humaine a répondu, à Montréal, au premier ministre québécois, Jean Charest. Quatre jours après l’adoption d’une loi censée briser un mouvement de protestation contre une hausse de frais de scolarité dans l’enseignement supérieur, le cortège s’est déplacé, mardi 22 mai, du quartier des spectacles à celui des affaires, sur de grandes artères, provoquant des bouchons à la sortie des bureaux. Lire la suite…

Le Monde: dernières parutions sur l’Arctique

Aux abords du camp scientifique de l’Île Bylot, au Nunavut

L’Arctique pourrait s’ouvrir au trafic maritime dès 2015

Publié le 29 Avril 2012

Le mouvement vers une libération des glaces dans l’océan Arctique s’accélère, poussé par le réchauffement climatique. Au point que le Conseil de l’Arctique, qui regroupe les huit pays riverains, estime qu’il sera dès 2015 en eau libre durant une courte période estivale. On entrevoit d’ici à 2020 une explosion du trafic maritime qui pose de sérieux problèmes. L’Arctique sera « de plus en plus intégré dans l’économie globale », a déclaré la Norvégienne Gro Harlem Brundtland, en ouverture de la conférence de l’Année polaire internationale 2012, qui a réuni quelque 2 000 scientifiques du 22 au 27 avril à Montréal (Canada). Lire la suite…

L’accumulation inquiétante du nombre de polluants dans l’Arctique

Publié le 28 Avril 2012

Les recherches menées pour l’Année polaire internationale 2012 pointent la contamination de toute la chaîne alimentaire. S’il est vrai, comme le pense l’ex-première ministre norvégienne Gro Harlem Brundtland, que « les régions polaires demeurent celles du monde sur lesquelles on a le moins de connaissances », les travaux présentés du 22 au 27 avril à Montréal, lors de la Conférence de l’Année polaire internationale 2012, ont permis de mesurer les avancées scientifiques réalisées. C’est particulièrement le cas pour les études concernant la présence en Arctique de métaux – comme le mercure – et de polluants organiques persistants (POP), dont les impacts sur la santé et l’environnement sont très nocifs. Lire la suite…

Le Grand Nord, labo éphémère

Paru dans l’édition du 21.04.12
Au retour des beaux jours, des dizaines de scientifiques convergent vers Resolute Bay, centre névralgique canadien de la recherche arctique. Reportage sur place, à l’occasion de l’ouverture, à Montréal, de la conférence de l’Année polaire internationale.

Resolute Bay Avec les scientifiques du Grand Nord

Publié le 21 Avril 2012

Montréal accueille, du 22 au 27 avril, 2 000 spécialistes de l’Arctique et de l’Antarctique pour la conférence de l’Année polaire internationale 2012. A cette occasion, reportage dans le haut Arctique canadien, où les beaux jours voient, année après année, revenir les migrateurs et les chercheurs.

« Incroyable ! Toute notre recherche arctique tient dans cet entrepôt « , lâche Daniel Fortier, géographe à l’université de Montréal. Spécialiste de l’Arctique, il s’apprête à partir en ce début juillet 2011 avec une équipe québécoise pour l’île Ward Hunt, ultime « rocher » canadien avant le pôle Nord, et termine ses préparatifs à Resolute Bay, sur l’île Cornwallis, sur le 75e parallèle. Lire la suite

Parc Sirmilik : jobs d’été pour jeunes scientifiques

Publié le 21 Avril 2012

Entre eux, ils s’appellent lemmings, limicoles, renards, oies… On dirait des patrouilles scoutes, mais ce sont les équipes de quinze étudiants du Québec (dont un Français) partis travailler, l’été 2011, sur l’île Bylot, en Arctique canadien, à des projets en biologie. Leur terrain de jeu ? Une vallée glaciaire adossée à la cordillère arctique. Impressionnante de beauté sauvage, l’île est, à 700 kilomètres au nord du cercle arctique, un refuge d’oiseaux migrateurs, notamment la grande oie des neiges, et fait partie du parc national Sirmilik (« terre des glaciers » en inuktitut). Lire la suite...

Un labo sur la banquise

Publié le 21 Avril 2012

Les motoneiges serpentent sur la banquise en tirant des qamutik (traîneaux inuits traditionnels), très résistants aux chocs. En vêtements de survie, les huit chercheurs et étudiants associés au projet Arctic ICE (Arctic marine ice-associated ecosystem in a changing environment) rejoignent leur « camp de glace », à trois kilomètres de la côte. En cet été 2011, ils viennent d’y passer neuf semaines à recueillir des données, rentrant une fois par semaine à la base de Resolute Bay pour analyser leurs échantillons. Au loin, l’eau est déjà libre, et la mission de treize semaines, de mai à juillet, sera raccourcie de deux. L’équipe ne dort déjà plus sur place par sécurité. Plus de tente-dortoir ni de cuisine. Lire la suite…