La Gaspésie, la liberté… en ski ou en raquette
La TDLG, c’est reparti. Après les bottines cet automne, on annonce le retour de la Traversée de la Gaspésie à ski de fond et à raquette, du 20 au 27 février, et il reste encore des places.
Parole de journaliste et néanmoins amie des TDLG, qui offrent ce superbe forfait de « vacances sportives tout inclus »: on y intègre une grande famille dont le cœur est gaspésien et les enfants de partout au Québec ou d’ailleurs. A chaque retrouvaille, la joie est là !
A tout seigneur, tout honneur (la Gaspésie): la plaquette des TDLG, signée ricochet design et remise lors de la conférence de presse de lundi à Montréal, est agrémentée de petits mots de journalistes et participants.
Je retiens ceux de Gabriel Durocher, de la TDLG à ski 2015: « Je ne suis pas sûr d’avoir traversé la Gaspésie. J’ai plutôt l’impression que c’est elle qui m’a traversé »… Et elle laisse des traces, je peux vous le dire. Tellement qu’on veut toujours y revenir, c’est bien embêtant…
En février, il y aura toujours près de 200 km à se mettre sous les skis en six jours, ou 100 sous les raquettes. Tout au long de la journée, sur les sentiers ou les pistes, on retrouvera les musiciens Luc Proulx, Lou Babin, Nemo Venba, Dany Nicolas et le collectif Kilombo. Plus l’accordéonniste Sylvie Gallant.
Isabel Richer, Sophie Faucher et Pierre Brassard se chargent de vous étirer les muscles zygomatiques chaque matin et chaque soir.
Parmi les invités 2016: le brillant auteur de BD Michel Rabagliati, l’aventurier-pompier Sébastien Lapierre et le navigateur de l’Arctique Philippe Hercher.
On célèbre le partage, les produits du terroir, en plus « de la vie et de la beauté du monde », comme dit la Grande Manitoute Claudine Roy.
« Route des huîtres » en Virginie
Lors de mon dernier reportage pour le Huffington Post Québec la semaine dernière en Virginie, j’ai rencontré des gens fort sympathiques qui m’ont bien fait aimer cet état que je ne connaissais pas.
Il y a eu d’abord une réception haute en couleurs avec Terence R. McAuliffe, le gouverneur de la Virginie, pour l’inauguration de la toute nouvelle Virginia Oysters Trail, un parcours autant gourmand que culturel ! Un rigolo, le gouverneur, dont le discours a bien fait rire l’assistance. Puis, il a ouvert (difficilement) quelques huîtres. La soirée dans les jardins du superbe hôtel The Tinns Inn, à Irvington, m’a permis de faire le tour gourmand en accéléré sur la pelouse où les kiosques des producteurs d’huîtres et de vignerons se succédaient. Comme vin et huître vont bien ensemble…
Plus tôt, j’avais aimé rencontrer les « watermen » de la Rappahannock River Oyster Company, l’un des plus gros producteurs d’huîtres de la Virginie. Voir comment un bébé-huître devient en l’espace de 18 mois maximum une huître propre à la consommation fut un régal. Le mollusque passe du bac à bébés à la pouponnière de la « ferme » de Topping, dans des cages immergées directement dans le petit port de Locklies, puis séjourne dans une autre cage au fond de la baie avant de rentrer provisoirement au bercail ! Nous avons embarqué dans une chaloupe de la compagnie pour aller relever une cage dans la baie. J’y ai mangé une huître des plus fraîches avant de revenir au quai pour assister au tri et à la mise en sacs d’expédition.
Le lendemain, petit tour à Virginia Beach… sous la pluie. Les grands resorts collés sur la mer, ce n’est pas trop mon genre mais la promenade piétonne et cycliste est tout de même bien agréable. J’ai surtout aimé manger de gros pétoncles au Bubba’s sur Shore Drive, avec vue sur l’eau. Pour y apprendre que la proprio est une Québécoise installée là depuis longtemps. Je l’ai d’ailleurs rencontrée deux jours plus tard à la porte d’à côté: une poissonnerie-boutique où j’ai acheté deux douzaines d’huîtres pour les faire goûter à mes amis de Montréal ! Excellentes encore…
En fin d’après-midi, j’ai entrepris un vrai périple pour rejoindre la Côte Est (East Shore) par le superbe pont-tunnel qui traverse la baie Chesapeake (voir mon précédent billet).

Chesapeake Bay Bridge-Tunnel is known as one of the Seven Engineering Wonders of the Modern World. It showcases the beauty of the Cheaspeake Bay and delights motorist driving to Virginia’s Eastern Shore.
http://www.Virginia.org, Virginia Tourism Corporation
La cerise sur le sunday ? Un mémorable coucher de soleil sur la baie de Chesapeake en kayak de mer. J’étais partie en après-midi avec une guide de South East Expeditions pour me rendre jusqu’au vignoble de Chatham Vineyards, au fond de Church Creek. Original: une heure de kayak, petite marche-santé sur le domaine viticole, puis visite en compagnie de l’un des propriétaires et dégustation de toute leur gamme de vins. Impressionnant: autant les blancs que les rouges et même un très bon vin de dessert, à prix relativement doux. Au retour, j’ai eu cette superbe surprise d’un coucher de soleil flamboyant.
Seul regret: je n’ai pas eu trop le temps d’explorer les villages de Cape Charles et Onancock mais j’ai tout de même eu la chance de séjourner dans deux magnifiques maisons coloniales transformées en B & B: Cape Charles House et The Onancock Inn…
Éloge de la lenteur : TGV Paris-Barcelone
Neuf heures du matin en gare de Lyon, dans la capitale française : 6h15 plus tard, passées en TGV, on peut être à Barcelone la vibrante… mais pourquoi se priver de découvrir en cours de séjour quelques-unes des belles villes qui se trouvent sur le trajet, d’autant que leurs gares sont au cœur des cités?
Roulant presque toujours à 295 km̸ h, le TGV est en soi une expérience. Après la bousculade des quais de gare parisienne, l’ambiance feutrée des voitures bien insonorisées fait déjà descendre l’adrénaline d’un cran. Un regard vers l’extérieur et on a déjà quitté la grande ville pour filer vers le sud-est de la France. Du haut des voitures duplex, on a la plus belle vue panoramique. Défilent un aqueduc romain, des champs de céréales, des forêts, des troupeaux de vaches et de moutons, quelques villages… Cette traversée de paysages en accéléré nous mène bientôt à la vallée du Rhône. Coteaux et vallons se succèdent, avec les premiers vignobles et champs de lavande, la garrigue et le roc calcaire qui affleure. Dans le confort du TGV climatisé, on sent déjà la chaleur du sud…
Sur les pas de Félix Leclerc : des souliers au lieu des fleurs au cimetière
Article publié dans Le Monde et sur le monde.fr le 10 août 2015
En ce petit matin d’été, la pelouse du paisible cimetière de Saint-Pierre-de- l’Ile-d’Orléans, au Québec, est encore imprégnée de rosée. A gauche d’une jolie chapelle au toit en bardeau, la tombe de Félix Leclerc, autrefois solitaire, est aujourd’hui bien entourée. Elle n’a pas perdu sa sobriété, voulue par l’artiste aux multiples facettes de poète, auteur-compositeur-interprète, écrivain : une pierre de granit clair, à la verticale sur l’herbe rase, porte seulement son nom et les deux dates – 1914-1988 – encadrant sa vie.
Pas d’épitaphe, pas de fleurs. Sur la tranche, des pièces de monnaie ont été posées par ses admirateurs. « Des pièces porte-bonheur, peut-être, des vœux qu’on formule en se recueillant » : Nathalie Leclerc, qui a voué une bonne partie de sa vie depuis vingt-sept ans à entretenir la mémoire de son illustre père, ne sait pas trop. Comme elle ne sait pas pourquoi, ce jour-là, il n’y a pas, « comme d’habitude, un paquet de souliers au pied de la tombe ». Peut-être le tondeur de gazon les a-t-il mis de côté pour faire son travail…
La tombe de celui qui est considéré comme le père de la chanson québécoise et l’un des premiers à avoir été reconnu comme tel en France est, depuis sa mort, le 8 août 1988, la plus visitée du petit cimetière de l’île d’Orléans, aux portes de Québec. Ses fans n’en finissent pas de venir y déposer de vieilles godasses, des tennis,…
Pour lire la suite sur le site du Devoir ou le site du monde.fr.
Entrevue à Ici Radio Canada…
Demain… SAMEDI 13 JUIN 2015, je suis invitée à l’émission de ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE « Samedi et rien d’autre », animée par Joel Lebigot !
L’entrevue à propos de mon livre Les Inuits résistants! sera diffusée de 10h15 à 10h35. J’y serai en duo avec Lisa Koperqualuk de la Fédération des coopératives du Nouveau Québec (FCNQ) qui parlera du livre The Right To Be Cold de Sheila Watt-Cloutier, grande dame inuite.
L’émission peut être écoutée en différé sur http://ici.radio-canada.ca/emissions/samedi_dimanche/2014-2015/index.asp
Ce qu’il ne faut pas dire
Marquise Lepage signe ce film à petit budget et qui a été boudé par les institutions prêteuses! Il sera deman vendred 29 mai sur les écrans du Beaubien à Montréal et du Clap à Québec. Cettte histoire de mémoire et de drame personnel m’a beaucoup touchée. C’est fin, bien joué et avec des touches d’humour bienvenues pour sécher les petites larmes…
On peut donner à Marquise Lepage et à Annick Fontaine, actrice principale et productrice associée la médaille de la persévérance pour avoir complété ce projet contre vents et marées.
Mon incursion dans le monde du curling
À l’occasion du championnat du monde de curling qui s’est tenu à Halifax début avril, j’ai publié un reportage sur cette discipline dans le cahier Sport & Forme du quotidien français. Je vous invite à découvrir cette incursion dans l’univers d’un sport qui est toujours très populaire au Canada.
Pierre qui glisse amasse les Canadiens
Pour une fois, les héros du moment ne sont pas des hockeyeurs professionnels cette semaine au Canada, mais bien des curleurs amateurs. Le quatuor vedette de Team Canada, qui défend les couleurs du pays aux championnats du monde de curling jusqu’au dimanche 5 avril, à Halifax, dans l’est du pays, peut en effet se targuer d’avoir une armée de supporteurs derrière lui. A commencer par le premier ministre canadien, Stephen Harper, grand amateur de hockey, bien évidemment, mais qui ne manque jamais une occasion, dit-on, d’aller encourager ses équipes favorites, Team Canada en tête. Objectif : reprendre le titre de champion du monde chipé en 2014 par les Norvégiens à Pékin. Et jusqu’à maintenant tout s’est bien passé puisque les joueurs locaux caracolent en tête du classement général.
Le curling, drôle de discipline qui consiste à propulser un gros galet vers une cible en frottant frénétiquement la glace avec un balai, ne détrône certes pas le hockey dans le cœur des Canadiens mais il y tient fièrement la seconde place. A la télévision, les matchs nationaux et internationaux, comme les championnats du monde, sont retransmis en direct aux heures de grande écoute. La chaîne sportive nationale TSN-RDS diffuse à elle seule chaque année au moins trois cents heures de curling et fait appel à des vedettes de la discipline, comme les médaillés d’or olympiques Russ Howard et Linda Moore, pour commenter les matchs. Quelque 613 000 personnes ont ainsi regardé il y a deux ans la finale des championnats du monde sur TSN, dont le Canada était déjà le pays hôte. On est loin toutefois de l’engouement pour la retransmission des matchs de hockey durant la saison des éliminatoires de la célèbre NHL, la Ligue nord américaine. Pour 2 millions de téléspectateurs en moyenne par match, il n’en reste plus qu’un quart intéressés par une finale du Brier, le championnat national de curling.
En 88 ans d’existence, ce Brier maintient néanmoins son rang au chapitre de la popularité. A Calgary, en Alberta, où il se tenait début mars, quatorze équipes de haut niveau se sont affrontées. Au grand bonheur des fans, attirés par la présence sur la patinoire de neuf des douze médaillés d’or canadiens de la discipline lors des trois dernières éditions des Jeux d’hiver, dont Brad Jacobs, à Sotchi en 2014. Son équipe, Northern Ontario, a toutefois dû s’incliner devant Team Canada, un nouveau quatuor albertain dont le coup d’essai à Calgary fut un coup de maître : pas étonnant avec trois anciens champions du monde dans ses rangs, Carter Rycroft, Nolan Thiessen et John Morris, ce dernier ayant même été dans l’équipe auréolée d’or aux Jeux de Vancouver en 2010.
En savoir plus sur Les inuits, résistants
Mon livre Les inuits, résistants est sorti en France le 12 mars 2015 chez HD, soit les Ateliers Henry Dougier.
Quelques liens à consulter en ligne
J’ai répondu aux questions des gens du Consulat général de France à Montréal. Mes réponses sont disponibles sur leur site web. Aussi, vous pouvez consulter quelques pages du livre sur différents sites de libraires, notamment en allant sur le site des libraires.fr. Vous pourrez en savoir plus sur le livre, son contenu et ses informations, en cliquant sur l’image du document de présentation ci-dessous.
Les Inuits résistants !
Mon livre sort en France ce 12 mars. France Culture en a fait mention en toute fin d’émission il y a deux jours. Suivez ce lien…
http://www.franceculture.fr/emission-tout-un-monde-nous-sommes-tous-des-surui-d-amazonie-2015-03-10
Les Français venant étudier au Québec perdent des privilèges
Voici un article publié le 13 février sur le site du monde.fr.
Les quelque 12 000 jeunes Français fréquentant des universités québécoises peuvent pousser un soupir de soulagement : les droits de scolarité réduits dont ils bénéficiaient jusqu’à présent restent en vigueur, mais les bacheliers qui les suivront à la rentrée prochaine (et leurs parents) n’auront pas la même chance. Les frais d’inscription leur coûteront trois fois plus cher pour étudier à la prestigieuse université McGill, à l’école Polytechnique, à HEC Montréal ou à un autre établissement universitaire au Québec. La norme sera alors de 4 700 euros par an, au lieu de 1 500 euros, en vertu d’une entente sur « la mobilité étudiante » rendue publique jeudi 12 février par Laurent Fabius et Christine St-Pierre, ministre québécoise des relations internationales et de la francophonie.
Le maintien de droits d’inscription réduits figurait au premier rang des dossiers chauds entre le Québec et la France depuis plusieurs mois. En novembre, lors de sa visite officielle au Canada, avec arrêt au Québec, le président François Hollande y avait vu un « gage d’amitié » à conforter. Ménageant la chèvre et le chou, le Québec a décidé d’accorder un « traitement unique et privilégié » aux étudiants français, tout en augmentant la contribution de certains. Rigueur budgétaire oblige : le premier ministre québécois, Philippe Couillard, estimait ne plus pouvoir leur offrir un privilège datant de 1978 et coûtant 84 millions d’euros par an aux financespubliques. Le nouveau dispositif permettra d’en économiser le quart.








Grouille pour pas qu'ça rouille