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Retour sur images du Québec Authentique (Mauricie-Lanaudière) – 1er épisode

Rien de tel qu’une bonne journée de grisaille en cette fin d’automne au Québec pour se remémorer des souvenirs plus colorés. Comme ceux qui me restent si bien en mémoire d’une virée en octobre sur le site Atikamekw de Matakan dans la région de Lanaudière.

Premier épisode : embarquement immédiat à bord d’un hydravion sur la rivière Saint-Maurice, aux allures de grand fleuve.
Le site d’Hydravion Aventure est idéal pour une envolée vers le nord. J’adore ces hydravions, véritables coucous de brousse qui ressemblent un peu à ma première 2 CV des années 1970: les pièces de la carlingue tiennent avec des boulons, des écrous ou des rivets, et on fait presque corps avec les éléments extérieurs, surtout le vent ! Mais ce sont les meilleurs…

Manque de chance : il pleut quand nous nous préparons à embarquer. Retour au pavillon d’accueil. C’est l’occasion de prendre le temps : pour admirer la déco intérieure bien léchée du bâtiment tout nouveau, tout neuf, et faire connaissance avec les proprios d’Hydravion Aventure. Alain et Laure sont venus de France s’installer au bord du Saint-Maurice. Lui a été pilote de Mirage dans l’armée française. Le voici bien au calme, jeune retraité fringuant mais plein de projets pour faire rouler cette belle entreprise aérienne qui compte plusieurs Beaver, Piper et Cessna amarrés au quai. Ils sont toujours prêts pour les apprentis-pilotes, pour un survol de la région, un safari nordique dans les Torngats, un petit forfait avion-motoneige ou hydravion-canot. Ou pour aller comme nous rendre visite aux Atikamekw de Manawan…

En décollage sur le Saint-Maurice

En décollage sur le Saint-Maurice

C’est parti ! Avec Xavier, à l’accent de Bayonne, lui aussi ancien pilote de Mirage français, on est entre de bonnes mains. Le décollage sur la rivière est un vrai bonheur : après quelques minutes pour réchauffer le moteur, l’hydravion s’avance gentiment sur l’eau avant de prendre son élan, puis il s’élève dans les airs avant d’attendre sa vitesse de croisière (160 km/h). Comme il demeure à 300 mètres d’altitude, on a tout le loisir d’admirer le paysage. GRANDIOSE !

 

D’abord, il y a cette rivière majestueuse dont on suit le cours vers le nord de la Mauricie, bordée de forêts en feu, aux couleurs de l’été des Indiens. Très vite, bye bye la civilisation. Les villages se font plus rares, puis ce seront les chalets, les camps de pêche blottis dans le creux d’une baie. On s’enfonce vers le nord, les traces humaines se limitent à une piste perdue, long ruban de gravier qui tranche le paysage au scalpel: des collines à la végétation chargée de couleurs (jaune, orange, rouge, vert); des épinettes serrées comme des sardines; des lacs rond, en croix, longiligne, avec ou sans îles, à perte de vue. Dont l’immense Wapizagonke, du parc national de la Mauricie, que j’ai souvent « canoté ». Comme les tentacules du grand réservoir du Lac Taureau où j’ai fait du kayak-camping bien des fois, le voir de haut plutôt qu’au ras de l’eau est une expérience magique.

La forêt, entre automne et hiver

La forêt, entre automne et hiver

Ici, les conifères scintillent, drapés d’une fine neige tombée dans la nuit. Là, c’est un camaïeu de couleurs forestières qui forme une peinture grandeur nature sous nos yeux. Là-bas, des lacs frissonnent sous le vent. On vit en accéléré le passage de l’automne à l’hiver, les feuillus de moins en moins feuillus, les conifères givrés…

Théâtre d’ombre, théâtre d’illusion ? Je crois voir un troupeau d’animaux en mouvement. Ce n’est que l’ombre d’un bouquet d’épinettes sur l’eau qui bouge à la vitesse de l’hydravion! Une heure plus tard, les yeux grands ouverts, on surplombe la rive du réservoir Kempf. Le pilote vire à gauche, tourne en rond dans le ciel au-dessus de la presqu’île de Matakan, petit bout de terre perdu dans l’immensité aquatique. Il amorce sa descente, rasant la cime des arbres, pour finir sur l’eau, frein naturel, dans un joyeux tremblement. Nous sommes arrivés à bon port. En territoire Atikamekw.

Forfait vedette d’un trio de choc de mai à octobre: Le Baluchon Eco-Villégiature/Tourisme Manawan/Hydravion Aventure ; http://www.hydravion.ca/index.php/fr/nos-forfaits/excursions.html

Manawan

 

 

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La Gaspésie, la liberté… en ski ou en raquette

De la montagne à la mer, en Gaspésie.

De la montagne à la mer, en Gaspésie.

La TDLG, c’est reparti. Après les bottines cet automne, on annonce le retour de la Traversée de la Gaspésie à ski de fond et à raquette, du 20 au 27 février, et il reste encore des places.

Parole de journaliste et néanmoins amie des TDLG, qui offrent ce superbe forfait de « vacances sportives tout inclus »: on y intègre une grande famille dont le cœur est gaspésien et les enfants de partout au Québec ou d’ailleurs. A chaque retrouvaille, la joie est là !

A tout seigneur, tout honneur (la Gaspésie): la plaquette des TDLG, signée ricochet design et remise lors de la conférence de presse de lundi à Montréal, est agrémentée de petits mots de journalistes et participants.

Claudine Royparle TDLG chez Kanuk, à Montréal

Claudine Roy parle TDLG chez Kanuk, à Montréal

Je retiens ceux de Gabriel Durocher, de la TDLG à ski 2015: « Je ne suis pas sûr d’avoir traversé la Gaspésie. J’ai plutôt l’impression que c’est elle qui m’a traversé »… Et elle laisse des traces, je peux vous le dire. Tellement qu’on veut toujours y revenir, c’est bien embêtant…

En février, il y aura toujours près de 200 km à se mettre sous les skis en six jours, ou 100 sous les raquettes. Tout au long de la journée, sur les sentiers ou les pistes, on retrouvera les musiciens Luc Proulx, Lou Babin, Nemo Venba, Dany Nicolas et le collectif Kilombo. Plus l’accordéonniste Sylvie Gallant.

Pause au son de l'accordéon

Pause au son de l’accordéon

Isabel Richer, Sophie Faucher et Pierre Brassard se chargent de vous étirer les muscles zygomatiques chaque matin et chaque soir.

Parmi les invités 2016: le brillant auteur de BD Michel Rabagliati, l’aventurier-pompier Sébastien Lapierre et le navigateur de l’Arctique Philippe Hercher.

On célèbre le partage, les produits du terroir, en plus « de la vie et de la beauté du monde », comme dit la Grande Manitoute Claudine Roy.

 

 

« Route des huîtres » en Virginie

Au resto-@AnnePélouasLors de mon dernier reportage pour le Huffington Post Québec la semaine dernière en Virginie, j’ai rencontré des gens fort sympathiques qui m’ont bien fait aimer cet état que je ne connaissais pas.
Il y a eu d’abord une réception haute en couleurs avec Terence R. McAuliffe, le gouverneur de la Virginie, pour l’inauguration de la toute nouvelle Virginia Oysters Trail, un parcours autant gourmand que culturel ! Un rigolo, le gouverneur, dont le discours a bien fait rire l’assistance. Puis, il a ouvert (difficilement) quelques huîtres. La soirée dans les jardins du superbe hôtel The Tinns Inn, à Irvington, m’a permis de faire le tour gourmand en accéléré sur la pelouse où les kiosques des producteurs d’huîtres et de vignerons se succédaient. Comme vin et huître vont bien ensemble…Huîtres barbecue-@AnnePélouas

Plus tôt, j’avais aimé rencontrer les « watermen » de la Rappahannock River Oyster Company, l’un des plus gros producteurs d’huîtres de la Virginie. Voir comment un bébé-huître devient en l’espace de 18 mois maximum une huître propre à la consommation fut un régal. Le mollusque passe du bac à bébés à la pouponnière de la « ferme » de Topping, dans des cages immergées directement dans le petit port de Locklies, puis séjourne dans une autre cage au fond de la baie avant de rentrer provisoirement au bercail ! Nous avons embarqué dans une chaloupe de la compagnie pour aller relever une cage dans la baie. J’y ai mangé une huître des plus fraîches avant de revenir au quai pour assister au tri et à la mise en sacs d’expédition.

Le lendemain, petit tour à Virginia Beach… sous la pluie. Les grands resorts collés sur la mer, ce n’est pas trop mon genre mais la promenade piétonne et cycliste est tout de même bien agréable. J’ai surtout aimé manger de gros pétoncles au Bubba’s sur Shore Drive, avec vue sur l’eau. Pour y apprendre que la proprio est une Québécoise installée là depuis longtemps. Je l’ai d’ailleurs rencontrée deux jours plus tard à la porte d’à côté: une poissonnerie-boutique où j’ai acheté deux douzaines d’huîtres pour les faire goûter à mes amis de Montréal ! Excellentes encore…

En fin d’après-midi, j’ai entrepris un vrai périple pour rejoindre la Côte Est (East Shore) par le superbe pont-tunnel qui traverse la baie Chesapeake (voir mon précédent billet).

Chesapeake Bay Bridge-Tunnel is known as one of the Seven Engineering Wonders of the Modern World. It showcases the beauty of the Cheaspeake Bay and delights motorist driving to Virginia's Eastern Shore.  www.Virginia.org, Virginia Tourism Corporation

Chesapeake Bay Bridge-Tunnel is known as one of the Seven Engineering Wonders of the Modern World. It showcases the beauty of the Cheaspeake Bay and delights motorist driving to Virginia’s Eastern Shore.
http://www.Virginia.org, Virginia Tourism Corporation

La péninsule de la Côte Est est superbe, pourvu qu’on s’écarte de la route principale pour emprunter plutôt les petites routes, côté mer ou côté baie. Les champs de coton, le villages historiques, les jolies forêts de pin et la vue sur l’eau, rien de plus beau !

La cerise sur le sunday ? Un mémorable coucher de soleil sur la baie de Chesapeake en kayak de mer. J’étais partie en après-midi avec une guide de South East Expeditions pour me rendre jusqu’au vignoble de Chatham Vineyards, au fond de Church Creek. Original: une heure de kayak, petite marche-santé sur le domaine viticole, puis visite en compagnie de l’un des propriétaires et dégustation de toute leur gamme de vins. Impressionnant: autant les blancs que les rouges et même un très bon vin de dessert, à prix relativement doux. Au retour, j’ai eu cette superbe surprise d’un coucher de soleil flamboyant. Coucher de soleil en kayak-@AnnePélouas

Seul regret: je n’ai pas eu trop le temps d’explorer les villages de Cape Charles et Onancock mais j’ai tout de même eu la chance de séjourner dans deux magnifiques maisons coloniales transformées en B & B: Cape Charles House et The Onancock InnB&BCapeCharlesHouse

Les couleurs de l’aventure

En route pour Hydravion Aventures

En route pour Hydravion Aventures

En route pour Hydravion Aventures[/caption]C’est au plus fort des couleurs automnales que notre groupe s’est envolé en hydravion vers le site Atikamekw de Manawan, histoire de « tester » un forfait alléchant. Baptisé Le Québec authentique (du nom de cette belle association des deux régions de la Mauricie et de Lanaudière), il propose un séjour de deux nuits au Baluchon Eco-Villégiature, un vol en hydravion vers la presqu’île de Matakan, avec deux nuits ensuite sur le site traditionnel des Atikamekw de Manawan, du printemps à l’automne.

Au Baluchon, il y a pléthore de choix d’activités, de la marche au vélo de montagne, de l’équitation au canot, du géocaching au tir à l’arc. sans compter la bonne bouffe et les bières de la Nouvelle-France !
Mais là, cette partie est finie pour nous: on embarque en hydravion et pour une bonne heure qui nous permettra de survoler une grande partie de la Mauricie et de Lanaudière.
A notre arrivée chez Hydravion Aventures, il pleut. Nous aurons donc un peu de temps pour parler aux proprios Alain et Laure, deux Français qui se sont lancés en affaire ici. Alain est comme Xavier, le pilote qui nous accompagnera, un ancien pilote de Mirage, l’avion de chasse de l’armée française… Rien à voir avec ces sympathiques coucous Beaver, Cessna ou Piper, montés sur flotteur et qui font la réputation des grands espaces canadiens.
La pluie a cessé. C’est l’heure d’embarquer pour un vrai voyage « dans le paysage ». J’adore la sensation des envols sur l’eau, comme sur le dos d’un grand oiseau qui s’élève lentement dans les airs mais pas trop. Quelques villages en contrebas et nous voilà déjà complètement dépaysés. Bye bye la civilisation.
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Nous survolons des collines chargées de couleurs, jaune, rouge, orange, verte… Les lacs se succèdent, dont le grand Wapizagonke du parc de la Mauricie qui fut l’un des premiers plans d’eau que j’ai arpentés en canot au Québec. Un autre immense, avec une toute petite île au milieu, précède un forêt d’épinettes qui scientillent, drapés d’un fin manteau de neige. D’autres lacs frissonnent sous le vent, en longqs rubans sinueux,  tout en rondeur, en croix… Les forêts se transforment, les conifères prenant le dessus sur les feuillus. Le tout forme un vrai labyrinthe de lacs et forêts entrelacés.
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Le Beaver poursuit sa route vers le nord à 160 km heure. Voici le grand Réservoir du lac Taureau dont j’aime les plages estivales en kayak-camping. Du ciel, il étale ses tentacules, dévoilent ses îles et ses presquîles, son barrage. Parfois, un chemin de terre surgi de nulle part coupe le paysage, comme un trait au scalpel dans la chair forestière. L’ombre d’un bouquet d’épinettes fait apparaître un mirage, celui d’un troupeau en mouvement. Mais non, c’est notre hydravion qui bouge.
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Le réservoir Kempf est en vue. Un petit tour au-dessus de la presqu’île de Manawan nous donne une bonne idée de sa magnificence. L’hydravion rase la côte aux arbres colorés avant d’amerrir. Voilà, nous y sommes, au pays des Atikamekw.

24 heures avec mon Baluchon

C’est court, je sais, passer seulement une nuit à L’Auberge Le Baluchon… mais ainsi va la vie parfois. Ce n’est pas la première fois que je séjourne dans cette auberge de la Mauricie qui brille par son orientation éco-touristique et j’y reviens toujours avec plaisir. Pas une fois où je n’y ai fait de belles découvertes.

En ce vendredi soir d’automne, j’ai goûté avec délice la cuisine de Sabrina Lemay, nouvelle cheffe du Baluchon. Elle a fait ses armes auprès de Jean-Luc Boulay, chef propriétaire du prestigieux restaurant Saint-Amour à Québec. Le menu en quatre services fait la part belle aux produits du terroir avec de surprenantes variations, du velouté de patates douces au paprika fumé à l’escabèche de truite fumée locale, du cerf rouge, betteraves et topinambours aux pétoncles et lentilles, sans compter avant le dessert, le passage par le trou normand au calvados : obligatoire !

Première neige au Baluchon

Première neige au Baluchon

Après une bonne nuit de sommeil dans l’une des chambres rénovées du Baluchon, avec vue sur la forêt et plein de clins d’œil boisés en décoration, surprise au matin : il a neigé. Dans les couleurs de l’automne, ce premier tapis blanc semble encore irréel mais c’est charmant. Par un joli trottoir de bois, on accède au café-bistro pour le petit déjeuner.

Bienvenue au petit déjeuner et au lunch au Baluchon !

Bienvenue au petit déjeuner et au lunch au Baluchon !

La salle à manger est chaleureuse et le petit salon attenant digne des plus cossus clubs de pêche des temps anciens.

Bienvenue au petit déjeuner et au lunch au Baluchon !

Humili-yoga

Facile le yoga ?

Facile le yoga ?

En route à pied pour le « Chalet au bout du rouleau ». Nous avons rendez-vous pour une heure de yoga. J’en suis tout excitée mais ce sera de courte durée… Après une heure de torture, j’ai mal partout : aux poignets, au dos, aux jambes et surtout à la tête. Bien mauvais pour l’estime de moi-même, cette petite séance qui m’a vu me comparer (très négativement) à mes compagnes qui avaient l’air de beaucoup jouir du temps passé à se contorsionner sur leur tapis, tandis que mes articulations grinçaient et refusaient de m’obéir. Souplesse : zéro pour la fille un peu maso ! Heureusement, le professeur était très gentil et le bruit du ruisseau voisin a compensé pour un salut au soleil qui par chance n’a pas été filmé…

Direction, le Spa
Au spa du Baluchon, j’ai eu droit ensuite à un super-massage, incluant orteils, doigts et vertèbres cervicales. Avec la délicate attention d’un coussin chaud sur les pieds, la nuque, les yeux…
En me rendant plus tard au sauna et aux bains extérieurs, j’ai vraiment pris le temps d’admirer la décoration où le bois est mis à l’honneur en intérieur comme en extérieur. Le bois de grange, les bardeaux, des morceaux de tronc, des tableaux sur les murs avec du bois intégré… c’est joli comme tout.


Promis :
-l’été prochain, je teste le nouveau forfait Le Baluchon-Maïkan Aventures pour faire du kayak de lac en lac sur deux, quatre ou six jours, dans le nord de la Mauricie
-l’automne prochain, je re-teste le vélo de montagne sur le magnifique territoire du Baluchon, tout en collines et petites forêts, vu qu’on y travaille à un tracé amélioré et des pistes plus longues.

Montréal s’apprête à déverser ses égouts dans le Saint-Laurent

Article paru sur lemonde.fr le 10 octobre 2015

 

Le maire de Montréal a engagé une épreuve de force avec le gouvernement d’Ottawa, hostile aux rejets.

Le projet risque fort de ruiner sa réputation de «ville verte» : la ville de Montréal s’apprête à déverser volontairement huit milliards de litres d’eaux usées (rejets d’égouts et de toilettes) dans le fleuve Saint-Laurent. Or, la majeure partie de la population du Québec vit, comme 64  espèces d’animaux, au bord de cette artère maritime longue de plus de 1 000 kilomètres. Elle abrite de nombreuses espèces marines, dont des baleines et des bélugas dans son estuaire, 80 sortes de poissons et près de 400 d’oiseaux. Le Saint-Laurent fournit 45  % de l’eau potable consommée pat les 8  millions de Québécois.

Le maire de Montréal, Denis -Coderre, a annoncé que l’opération se déroulerait du 18 au 25  octobre pour permettre des travaux sur un échangeur autoroutier sous lequel se trouve une conduite majeure acheminant les eaux usées vers une station d’épuration. Tous les experts consultés estiment, selon lui, qu’il n’y a pas d’autre option. Sans ce déversement, l’usine locale de traitement des eaux usées pourrait être menacée, prévient-il. Les effets sont selon lui «minimes» : pas d’impact sur l’eau potable en aval ; peu d’effets sur les poissons, dont la période de fraie est terminée, pas de risque de développement de bactéries, en raison de la basse température du fleuve en automne.

« Le Saint-Laurent n’est pas une poubelle »

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Premier GR nord-américain… en Gaspésie

Vue du haut du Mont Saint-Alban lors de la cinquième journée de la Traversée.

Vue du haut du Mont Saint-Alban lors de la cinquième journée de la Traversée.

Le 2 octobre, branle-bas de combat à Cap Gaspé en Gaspésie: on inaugure le premier GR en Amérique du Nord. Les GR sont très connus en France: ce sont des sentiers de Grande Randonnée superbement balisés.

Le GR québécois relie le parc Forillon à Matapédia, en passant par les bords du fleuve Saint-Laurent et les monts Chic-Chocs. Il emprunte le Sentier international des Appalaches (SIA). J’ai marché plusieurs fois sur certains tronçons vraiment exceptionnels du SIA, notamment du mont Logan à Petit-Sault.

L’an passé, j’ai participé à la première édition de la Traversée de la Gaspésie à bottines avec quelque 200 marcheurs dans une ambiance aussi colorée dans les arbres que dans le groupe… Le trajet était en grande partie sur le SIA, y compris dans la magnifique portion qui traverse le parc Forillon. Quel souvenir !

J’ai une pensée émue pour toutes les « bottines » qui seront à Cap Gaspé demain vendredi pour clore la seconde édition de la TDLG à bottine et participer à l’inauguration du GR A1, en présence de représentants de la Fédération française de la randonnée pédestre.

Quelle belle initiative…

En savoir plus sur Les inuits, résistants

Mon livre Les inuits, résistants est sorti en France le 12 mars 2015 chez HD, soit les Ateliers Henry Dougier.

Quelques liens à consulter en ligne

J’ai répondu aux questions des gens du Consulat général de France à Montréal. Mes réponses sont disponibles sur leur site web.  Aussi, vous pouvez consulter quelques pages du livre sur différents sites de libraires, notamment en allant sur le site des libraires.fr. Vous pourrez en savoir plus sur le livre, son contenu et ses informations, en cliquant sur l’image du document de présentation ci-dessous.

Les Inuits résistants - livre écrit par Anne Pélouas

Le lodge El Silencio du Costa Rica, nouveau Relais & Châteaux

J’ai de la chance, ayant passé mes derniers jours de voyage au Costa Rica en novembre dernier dans ce qui allait devenir un nouveau Relais & Châteaux. L’El Silencio figure en effet au rang des 12 nouveaux promus de cette association prestigieuse d’auberges de charme et de tables remarquables à travers le monde.

Niché au cœur de la forêt tropicale et des montagnes du centre du Costa Rica, l’El Silencio est un écolodge de luxe qui fait de l’environnement sa priorité. À seulement 90 minutes de l’aéroport international de San José, il trône à 1.500 mètres d’altitude au milieu de la jungle, comme son joli spa, avec terrasse de yoga ouverte… Les suites-maisons, où dominent les matériaux naturels, sont décorées avec beaucoup de goût et invitent au repos !

en cours de cuisine

en cours de cuisine

J’ai eu aussi la chance de rencontrer le jeune chef du lodge, Andres Melendez, de faire le tour de sa serre biologique et de suivre un petit cours de cuisine en sa compagnie. « Le Costa Rica a toujours été un pont, me dira-t-il, entre Amérique du Nord et Amérique du Sud ». Des Indiens, cette cuisine a retenu entre autres le mais et le cacao qui servait de monnaie d’échange… Des Européens, surtout espagnols, sont arrivés le pain, le riz, la vache et tous ses sous-produits laitiers; des Caraïbes, les épices, le poivre, les haricots, le lait de coco, la banane plantain…. Et même les Indiens d’Inde et les Chinois, venus au Costa Rica aux 18ème et 19ème siècles y ont laissé le curry et le gingembre !
Chaque jour, avec son panier, et parfois avec des clients qui prennent avec lui un cours de cuisine, il fait le tour du jardin. A la serre, on cueille des feuilles de salade, des fines herbes, des oignons verts, des radis, du céleri, des fleurs de courgettes; dehors, des mûres pour les vinaigrettes ou desserts, des fruits dans les arbres… De grands bassins d’élevage abritent aussi des milliers de truites arc-en-ciel qui attendent leur tour pour un frais carpaccio, un tartare ou une grillade. A la basse-cour, les poules se laissent caresser comme des lapins. Elles ne finiront pas dans l’assiette, seulement leurs œufs !

Un chef à la pêche

Un chef à la pêche

« De la terre à la table » est la devise du chef cuisinier dont j’ai goûté deux jours de temps des plats très raffinés, tant en présentation qu’en goût : un carpaccio de truite sur lit de concombre et un tilapia monté sur une purée de courge ont figuré parmi mes préférés.
http://www.relaischateaux.com/elsilencio
http://www.visitcostarica.

 

 

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