archive | Thèmes RSS pour cette section

Ski de printemps au Massif

P1130486

Après la piste de luge expérimentée l’an passé (superbe), j’ai passé une journée pour le magazine Géo Plein Air à la station du Massif, dans Charlevoix le week-end dernier,  juste avant la fin de saison prévue ce dimanche ! Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. N’étant pas une grande skieuse alpine, je me suis concentrée sur les pistes vertes et bleues à l’est de la station. Avec de la très belle neige en matinée et, température et passages de skieurs aidants, de belles bosses en fin d’après-midi… De quoi s’en mettre plein les cuisses !

J’ai adoré l’expérience avec cette vue incroyable sur le fleuve, l’Isle-aux-Coudres, les montagnes environnementales et des pistes suffisamment longues pour ne pas faire la file à tout bout de champ aux remontées mécaniques.

Les plus: le panorama, les remontées ultra-rapides, la variété des pistes, le restaurant Mer & Monts au sommet, pour une touche gastronomique.

Les moins: le prix relativement élevé à la journée ou à la demie-journée mais des forfaits intéressants si l’on compte skier plus souvent !

http://www.lemassif.com

Le jardin du capitaine

Elle s’appelle Mimi Lépine et est bien sympathique. L’artiste-peintre québécoise lançait il y a quelques jours à Montréal un livre dont la couverture avait accroché mon œil: un joli dessin coloré sur l’île d’Orléans et son pont, que j’emprunte une fois par mois pour raisons familiales. Mimi Lépine a une maison sur le cap de Sainte-Pétronille à l’île d’Orléans et c’est là qu’elle a rencontré Pierre Paul Plante. C’est son histoire d’enfant (devenu capitaine) qu’elle raconte avec beaucoup de fraîcheur dans « Le jardin du capitaine », à travers les souvenirs d’un homme bercé par le fleuve Saint-Laurent comme par les traditions ancestrales, à une époque où le reste du Québec s’enflammait dans une « Révolution tranquille » pas si tranquille.

Au lancement organisé par la maison d’édition Art Global, chez Tapeo, dans le quartier Villeray, c’est le brillant journaliste-animateur Jean-François Lépine, le frère cadet de  l’auteure, qui la présentait avec beaucoup de respect et d’humour… Ce qu’il n’avait guère (et on le comprend) quelques jours plus tard en annonçant son propre départ de Radio-Canada après plus de quarante ans au service de la chaîne de télévision nationale. Il œuvrait à mieux faire comprendre l’actualité internationale, devenue au fil des ans le parent plus que pauvre de Radio-Canada, ce dont il se désole comme bien d’autres, dont moi !

http://www.artglobal.ca

Du sirop d’érable à celui de merisier

Je ne l’ai pas encore goûté mais par esprit de contradiction, je devrais le faire bientôt, surtout en pleine saison de « gavage » au sirop d’érable dans les cabanes à sucre québécoises dont je n’apprécie guère le méchant côté commercial !

Ce nouveau produit québécois se nomme « sirop de merisier »…. ou de bouleau jaune, lui aussi très présent dans les forêts de la province. Il aurait un goût assez intense, à mi-chemin entre sirop d’érable et vinaigre balsamique, c’est dire. On l’utilise parcimonieusement en ajout aux vinaigrettes et sauces, en réduction sur des fruits de mer, voire en dessert dans une crème brûlée par exemple ! L’Érablière Escuminac, de Sainte-Rita (Bas-Saint-Laurent),  a lancé ce produit bio bien original.

Pour les points de vente et des recettes, on passe par le site http://www.escuminac.com.

Du vélo pour la « belle » saison au Québec

La région de Drummondville est de triste mémoire pour moi, dont la voiture fut incendiée et abandonnée pour perte totale il y a quelques années dans cette ville du Centre-du-Québec, le tout pendant un voyage de presse de deux jours à bicyclette…

Comme je ne suis pas rancunière, il me fait tout de même plaisir d’annoncer une nouveauté vélo dans cette région déjà riche en pistes cyclables et forfaits vélo! L’Association touristique régionale et le Club Plein Air 5 Saisons de Drummondville offrent ainsi en juillet deux nouveaux forfaits « Vélotour » permettant aux cyclistes de suivre un itinéraire de 350 kilomètres en quatre jours, avec autant de nuitées dans des hôtels 4 étoiles certifiés « Bienvenue cyclistes », avec petits déjeuners et soupers inclus. Le séjour clé en mains comprend les services d’un guide, le transport des bagages et les collations ! Ceux qui préfèrent faire du vélo sans guide ou à d’autres dates (de mai à octobre) peuvent opter pour le « Circuit vélo régional ».

Les cartes cyclotouristiques de la région sont disponibles sur le site http://www.avelo.ca ou sur le site mobile m.tcdq.com.

 

Le tango du vin

J’emprunte ce beau titre au site Vitisphère qui, dans la dernière livraison de sa « e-lettre », rend compte d’une note de conjoncture bien instructive publiée par l’Organisation internationale de la Vigne et du Vin (OIV).

Tango en deux temps, avec un pas en avant côté consommation de vin et dix en arrière côté production pour l’année écoulée. Suit un texte qui – curieusement – évoque un équilibre mondial entre l’offre et la demande qui serait à portée de main. Les chiffres me semblent prouver le contraire malgré une légère amélioration: +0,6 % pour la consommation de vin en 2012, – 6% pour la production… Celle-ci a atteint 250, 9 millions d’hectolitres. Les vignobles les plus touchés par la baisse de production, surtout pour cause d’aléas climatiques, sont la Hongrie (-32%), l’Argentine (-24%), la France et la Nouvelle-Zélande (-17%). Les hausses les plus fortes concernent le Chili (+20%), la Grèce (+15%),  la Chine (+13%), le Portugal (+9%) et l’Afrique du Sud (+8%).

La France demeure le premier producteur mondial de vins (avec une part de 20 % mais seulement 15% des exportations internationales), devant l’Italie et l’Espagne. A eux trois, ces pays représentent 51% de la production mondiale.

Pour la consommation, les Chinois affichent une hausse de 27 % de la leur tandis que l’Espagne et l’Italie connaissent un chute respective de 24% et de 14%.

http://www.vitisphere.com

Pomme de reinette et pomme… du Canada

Je viens de recevoir un communiqué de l’Association des croqueurs de pommes réunis, de la région française Poitou-Charentes, qui célébrait le début de la saison de la taille dans ses vergers.

Elle prône la valorisation et la préservation d’espèces régionales, voire leur réintroduction. On apprend dans le communiqué que dans cette région, une trentaine de variétés de pommes sont répertoriées (grise de Saintonge, de Pont-l’Abbé, la clocharde,…). Et aussi que l’ancienne reinette d’Oléron ou de La Rochelle est revenue sous une nouvelle appellation : la reinette du Canada !

Marcher au Québec

Je viens de recevoir un beau « pavé » des Éditions Bipède: Répertoire des lieux de marche au Québec. Ce guide de plus de 500 pages publié par la Fédération québécoise de la marche en est à sa huitième édition. Il est extrêmement complet et fourmille d’informations précieuses sur 763 lieux de promenade ou de randonnée, couvrant toutes les régions de la province. Son poids n’en fait certes pas un guide à mettre dans son petit sac à dos de jour ou son gros de longue randonnée mais au moins dans l’auto ! De fait, c’est plutôt un « sélectionneur » de sorties à consulter  la maison. Il comprend aussi 765 points d’accès géoréférencés et 647 codés pour appareils mobiles, histoire d’être bien dans l’air du temps !

http://www.fqmarche.qc.ca

Notes d’une journaliste (aussi) politique

photoavionAyrault2

J’étais en balade la semaine dernière entre Ottawa, Toronto et Montrėal afin de suivre pour Le Monde le Premier ministre français en voyage officiel au Canada pour la première fois. C’est au pas de course que nous filions d’un rendez-vous a un autre, parfois sans même avoir le temps d’entendre l’invité de marque, comme à l’Université de Toronto! Raison : la GRC avait refusé que le minibus des journalistes français prenne place dans le cortège officiel du chef de gouvernement, lequel avait l’immense avantage de stopper le trafic routier, à l’heure de pointe de l’après-midi, pour se rendre à l’aéroport Pearson ! Las, contrairement à Ottawa où nous faisions partie du cortège (5 limousines, des dizaines de voitures, une ambulance, deux minibus), nous avons passé plus d’une heure dans les embouteillages torontois avec la crainte de ne pas arriver à temps sur le tarmac pour embarquer dans l’avion officiel de la délégation. Finalement, le conducteur a attrapé la queue du cortège près de l’aéroport et sommes arrivés à temps, avec mon article quasiment écrit dans le bus !

Comme au matin, pour le vol Ottawa-Toronto, l’accueil à bord de l’Airbus A 310 de l’armée de l’air française (assurant les voyages du Premier ministre français) est irréprochable. Pour calmer les esprits, rien de tel qu’une coupe de vrai champagne ou d’un bon bourgogne…

A bord, certains journalistes se reposent tandis que d’autres (comme moi et le journaliste de l’AFP) travaillent, confortablement assis dans des sièges typiques classe affaire. Au vol aller, vers 11h30, nous avions eu droit à un repas froid gastronomique, illustré par la photo ci-dessous! Avec crevettes aux petits légumes, flan d’asperges et poisson fumé, purée de champignons, brochette de bœuf, fromages fins et dessert, le tout servi avec de vrais couverts et verres en verre pour le champagne ou un château Margaux… Mais seulement cinq minutes pour l’avaler avant l’atterrissage…

A l’avant de l’appareil, les ministres et les grands pontes de l’industrie qui les accompagnent; à l’arrière, les conseillers de tout ce beau monde et les journalistes. Pas beaucoup d’échanges entre les deux « zones », ceux de la première se gardant d’approcher la « clique » journalistique. Certains viennent tout de même « vendre leur salade » aux journalistes, comme cet attaché de presse de Joe Oliver, ministre canadien des ressources naturelles, qui vient me parler sables bitumineux albertains et pipeline Keystone pour lequel le gouvernement canadien fait des pieds et des mains ces temps-ci dans l’entourage d’Obama pour qu’il l’accepte. Un autre, chef de PME visiblement passionné, viendra m’entretenir de son logiciel libre qui fait un tabac en France et qu’il veut vendre maintenant au Canada via une filiale à Montréal.

La veille, réception et discours du Premier ministre à l’ambassade de France à Ottawa, magnifiquement située sur le bord de la rivière des Outaouais. Buffet de luxe, dont de délicieux macarons au foie gras, vin et champagne coulant à flot… On attrape un morceau au passage car il n’y aura pas forcément de repas ensuite pour nous, pauvres journalistes obligés de suivre M. Ayrault mais ensuite de courir écrire nos papiers ou de monter nos reportages télé ou radio pendant que les membres de la délégation mangent tranquillement… Nous fumes toutefois très bien traités par les accompagnateurs presse de la délégation, ayant toujours dans les salles de presse de bons buffets pour alimenter nos neurones.

photoavion Ayrault

Lire la Suite…

Retour sur images d’un pape argentin plutôt que québécois

Mercredi dernier, le 13 mars, je prenais le train Montréal-Ottawa pour aller rejoindre une délégation accompagnant le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, venu pour la première fois en visite officielle au Canada, puis au Québec, avec en pointillé un ou deux articles à écrire pour Le Monde.

Juste avant que je mette la clé sous la porte, la fumée blanche s’est élevée au-dessus de la chapelle Sixtine (sur mon écran de télé). Angoisse : allions-nous avoir une pape québécois, vu que le cardinal Marc Ouellet figurait parmi les favoris ? La veille déjà, j’avais fait quelques démarches pour me rendre à La Motte, au fin fond de l’Abitibi (600 km de Montréal), lieu de naissance du dit cardinal. C’était le branle-bas de combat dans ce petit village où les journalistes et caméras de télé affluaient déjà. Les hôtels d’Amos affichaient complets et je craignais pour la disponibilité des vols vers Val d’Or… Allait-il falloir que je change mon fusil d’épaule dans la journée en faisant un aller-retour Montréal-Ottawa et en laissant tomber le chef du gouvernement français pour repartir vers La Motte ??

J’ai gardé mes plans et suis partie pour la gare, non sans espérer que le nom du pape soit annoncé avant mon départ. Du lounge de Via Rail, le nom est sorti du chapeau via internet : un argentin l’avais emportė lors du court conclave de Rome… Quel soulagement pour moi mais, une fois en route, j’ai eu une pensėe ėmue pour tous ces Abitibiens qui se préparaient à un déferlement médiatique en cas d’élection de Marc Ouellet. Elle aurait aussi signifié un autre déferlement continu, celui de milliers de pèlerins par an dans une région qui aurait eu bien besoin du tourisme religieux pour améliorer son ordinaire ! Et j’ai craint un peu aussi les rėactions sarcastiques du Canada anglais, se réjouissant que le Québec n’ait pas eu finalement son heure (et même bien davantage) de gloire catholique.

Spa Nordic Station (Magog, Québec)

P1130359

J’aime beaucoup les spas nordiques québécois, que je « pratique » régulièrement pour une journée de détente ou quelques heures après une activité sportive. Dimanche dernier, j’ai passé deux heures incognito au Spa Nordic Station de Magog, déjà « testé » il y a quelques années. J’ai apprécié le style vieillot de ce spa, avec bâtisses en bois, décorations intérieures et extérieures d’antiquités. Même les vestiaires sont faits en bois de grange.

Hormis le fait que le personnel ne brille pas par sa gentillesse, le site est bien sympathique: en plusieurs niveaux, avec un beau hammam et un sauna de bonne grandeur. Les deux salles de repos sont aussi originales: l’une en bancs de bois anciens (pas très confortables toutefois), l’autre en tapis et oreillers sur plusieurs niveaux pour se repose, avec décoration de port de pêche, filets compris.

Le plus: le silence vraiment respecté sur le site.

Les moins: même pas de serviette comprise dans le prix, pourtant comparable à d’autres; pas de service minimum de repas, seulement des fruits et barres tendres.

www.nordicstation.ca